Votre compte

Vers l'automatisme social ?


Machinisme et informatisation peuvent-ils permettre autonomie et liberté?? C’est à cette question que répond cet ouvrage. Pour Pierre Naville, il ne s’agissait pas en 1963 de décrire le travail automatisé, mais de proposer un véritable manifeste. Inscrit dans le mouvement d’idées issu du Capital de Karl Marx, Pierre Naville montrait concrètement les perspectives de transformation de la société telle qu’elle se dessinait dès le milieu des années 1960. Les possibilités de réduction et de réorganisation du temps de travail sont importantes car les automatismes permis par les «?machines?» autorisent des équipes travaillant moins longtemps. Comment penser les transformations du rapport au travail, et aussi une réorganisation de la société?? L’auteur évoque des régulations d’un genre nouveau où systèmes techniques et systèmes sociaux fonctionneraient à la fois -en autonomie et en coopération. «?C’est le socialisme de l’avenir?», écrivait Pierre Naville à la veille de Mai 68. L’automation engendre une haute pro-ductivité, oblige à raccourcir la durée du travail. Elle met en cause le grand capital. L’automation ne devrait pas être un épouvantail, mais un levier. Elle ouvre des horizons. L’industrie nouvelle doit devenir une technique vivante, autonome, débarrassée de l’exploitation, et par conséquent des exploiteurs. Automatismes, systèmes de production, objectifs plus simples à définir... A condition de se saisir des changements, une liberté nouvelle est possible pour la société. Le développement ultérieur des nouvelles technologies qui sont notre quotidien illustre la pertinence des analyses de Pierre Naville et l’utilité de les revisiter. Dans sa préface, «?Un retard immense?», Pierre Cours-Salies évoque le «?temps perdu?» qui nous sépare de la publication de cet ouvrage et la «?défaite historique?» subie dans la marche vers la liberté?: il y a 50 ans déjà que des possibles se dessinaient par l’évolution de la «?machine?» et de l’informatique. L’actualité des analyses de Pierre Naville est plus grande encore aujourd’hui.

Ce livre est classé dans les catégories :

10,99 €
?

Version papier

18,00 €

Ebook PDF

Ce format de livre numérique est plus adapté aux grands écrans (ordinateur & tablette) qu'aux petits écrans (liseuse et smartphone) car il ne permet pas d'adapter la taille de la police d'écriture.

Ebook protégé par filigrane

L’éditeur de ce livre a choisi de protéger ce fichier par filigrane (ou watermarking). Ce filigrane permet de relier le fichier à son propriétaire via l’apposition d’un filigrane visible ou invisible sur le fichier.

Vérifier la compatibilité de vos supports

Vous aimerez aussi

Fiche détaillée de “Vers l'automatisme social ?”

Fiche technique

  • Auteur : Pierre Naville
  • Éditeur : Syllepse
  • Collection : Mille Marxismes
  • Date de parution : 05/07/16
  • EAN : 9782849505120
  • Format : PDF
  • Nombre de pages: 328
  • Protection : Digital Watermarking

Résumé

Machinisme et informatisation peuvent-ils permettre autonomie et liberté?? C’est à cette question que répond cet ouvrage. Pour Pierre Naville, il ne s’agissait pas en 1963 de décrire le travail automatisé, mais de proposer un véritable manifeste. Inscrit dans le mouvement d’idées issu du Capital de Karl Marx, Pierre Naville montrait concrètement les perspectives de transformation de la société telle qu’elle se dessinait dès le milieu des années 1960. Les possibilités de réduction et de réorganisation du temps de travail sont importantes car les automatismes permis par les «?machines?» autorisent des équipes travaillant moins longtemps. Comment penser les transformations du rapport au travail, et aussi une réorganisation de la société?? L’auteur évoque des régulations d’un genre nouveau où systèmes techniques et systèmes sociaux fonctionneraient à la fois -en autonomie et en coopération. «?C’est le socialisme de l’avenir?», écrivait Pierre Naville à la veille de Mai 68. L’automation engendre une haute pro-ductivité, oblige à raccourcir la durée du travail. Elle met en cause le grand capital. L’automation ne devrait pas être un épouvantail, mais un levier. Elle ouvre des horizons. L’industrie nouvelle doit devenir une technique vivante, autonome, débarrassée de l’exploitation, et par conséquent des exploiteurs. Automatismes, systèmes de production, objectifs plus simples à définir... A condition de se saisir des changements, une liberté nouvelle est possible pour la société. Le développement ultérieur des nouvelles technologies qui sont notre quotidien illustre la pertinence des analyses de Pierre Naville et l’utilité de les revisiter. Dans sa préface, «?Un retard immense?», Pierre Cours-Salies évoque le «?temps perdu?» qui nous sépare de la publication de cet ouvrage et la «?défaite historique?» subie dans la marche vers la liberté?: il y a 50 ans déjà que des possibles se dessinaient par l’évolution de la «?machine?» et de l’informatique. L’actualité des analyses de Pierre Naville est plus grande encore aujourd’hui.

Biographie de Pierre Naville

Engagé avec les surréalistes, Pierre Naville est exclu en 1928 du PCF après un voyage à Moscou en 1927 où il solidarise avec Trotsky. Dirigeant du mouvement trotskiste de 1929 à 1939, engagé aux côtés de la Yougoslavie, contre les guerres du Vietnam et d’Algérie. Dirigeant du PSU de 1960 à 1969. Sociologue du travail, chercheur au CNRS, il a animé des recherches sur les possibilités du travail à l’âge de la généralisation de la culture et de l’automatisation. Il a notamment publié Le nouveau Léviathan (Anthropos et Galilée, 1967-1977) et Temps, travail et autogestion (Syros, 1980).

Avis des internautes


Aucun commentaire n'a été posté sur ce livre.

Ajouter votre commentaire