Alain Montandon

  • Les premières montgolfières suscitèrent un extraordinaire enthousiasme dans toute l'Europe, accompagné par un flot de publications techniques, scientifiques, frivoles, théâtrales, satiriques, mystiques... L'incarnation matérielle d'un rêve fait de passivité, d'abandon, de libération voluptueuse dans une embarcation instable, allait de pair avec la découverte de nouvelles perspectives et de nouveaux paysages. L'air avec ses songes et ses cauchemars suscita de nouvelles poétiques.

  • Épigramme, proverbe, sentence, maxime, aphorisme, fragment, anecdote. mot d'esprit... la brièveté peut prendre des formes nombreuses, hétérogènes, mais elle est toujours fulgurance, magie du mot, faite d'images rapides dont le raccourci aiguise l'éclat. Ces formes brèves instaurent ainsi des traits d'écritures spécifiques ; elles relèvent d'une rhétorique, d'une stylistique et d'une poétique particulière. Ce livre offre un parcours à travers ce continent peu exploré de la littérature. Des inscriptions lapidaires antiques aux télégrammes de l'âme de notre modernité, le lecteur est amené à découvrir La Rochefoucauld, Lichtenberg, Char, Michaux, Nietzsche, Erasme, Jean-Paul, Gracian, Chamfort, Pascal, La Bruyère, Blanchot, Leiris et bien d'autres. Enrichi de textes critiques, d'un index des formes et des auteurs, l'ouvrage constitue une précieuse introduction pour des étudiants débutants comme pour des lecteurs plus avertis.

  • Épigramme, proverbe, sentence, maxime, aphorisme, fragment, anecdote. mot d'esprit... la brièveté peut prendre des formes nombreuses, hétérogènes, mais elle est toujours fulgurance, magie du mot, faite d'images rapides dont le raccourci aiguise l'éclat. Ces formes brèves instaurent ainsi des traits d'écritures spécifiques ; elles relèvent d'une rhétorique, d'une stylistique et d'une poétique particulière. Ce livre offre un parcours à travers ce continent peu exploré de la littérature. Des inscriptions lapidaires antiques aux télégrammes de l'âme de notre modernité, le lecteur est amené à découvrir La Rochefoucauld, Lichtenberg, Char, Michaux, Nietzsche, Erasme, Jean-Paul, Gracian, Chamfort, Pascal, La Bruyère, Blanchot, Leiris et bien d'autres. Enrichi de textes critiques, d'un index des formes et des auteurs, l'ouvrage constitue une précieuse introduction pour des étudiants débutants comme pour des lecteurs plus avertis.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Je suis comme un pèlerin qui se serait endormi un jour d´été les pieds dans l´eau et qui se réveillerait en hiver les jambes prises et emboîtées dans la glace », dit un personnage de Gautier. Ainsi Gautier, hanté par le Beau, sombre dans le spleen lorsqu´il se sent écrasé par un sublime qui le dépasse : l´insatisfaction de l´artiste - qui préfère « la statue à la femme et le marbre à la chair » - entraîne alors un repliement narcissique aboutissant à la désillusion. Spécialiste de littérature fantastique et romantique, Alain Montandon observe cette alternance dans toute l´oeuvre de l´écrivain, mais aussi dans l´empreinte laissée par ses maîtres, notamment Hoffmann et Poe, nous faisant alors découvrir un Gautier intime et secret.

  • Le nouvel éclairage urbain au XIXe siècle, modifiant la sensibilité et la perception de l'espace, du temps et de la société, est à l'origine d'un nouveau regard, de nouveaux modes d'appropriation de la ville et de nouvelles poétiques caractéristiques de la modernité. A la figure du veilleur de nuit du romantisme allemand, qui traverse les rues désertes en déclinant les heures, spectateur nocturne et solitaire, figure d'un poète désespéré, succède celle d'un flâneur qui se fait noctambule et voyeur de la vie citadine plongée dans de singulières ténèbres, qui, sous les nouveaux lampadaires, prend un nouveau visage.

  • L'histoire du roman durant le siècle des lumières est une histoire européenne dont les créations foisonnantes animent le siècle : utopies, romans d'aventures et de voyage, roman picaresque et épistolaire, etc. A travers la variété des cultures et traditions nationales, ce sont les orientations du roman européen, tant sur le plan thématique que formel qui sont analysées.

  • Ecrire la danse relève de la mimétique, de l'ekphrasis et de la description. La complexité est rehaussée par le fait de la multiple variété des formes de danse (danse populaire, danse de cour, ballet, bal, etc.). Les systèmes de notations qui permettent de fixer sur le papier ces mouvements ont été nombreux et l'écriture elle-même s'exhibe comme un mouvement dansant.

  • Espace de liberté, fantaisie ludique et poétique, le récit merveilleux révèle de manière originale, avec la distance et la rupture qui lui sont propres, les maux de la famille, de la société, de l'époque de son auteur. Animant nos premières rêveries, il désigne les tourments, les peurs, les doutes, individuels ou collectifs - la Toscane du XIXe siècle pour Pinocchio, la peur de grandir pour l'auteur de Peter Pan, la dépression pour Saint-Exupéry, la crise américaine pour le Magicien d'Oz et ET - et tous les avatars d'une Histoire sans fin qui peuplent nos bibliothèques, histoire sans fin de la lecture, nous permettent de retrouver la précieuse saveur de l'enfance.
    Alain Montandon nous invite, dans cet ouvrage, à une lecture sociopoétique de six grands récits fondateurs de l'imaginaire enfantin.

  • Les usages nocturnes de la ville se sont récemment intensifiés face à la mise en place historique d'un couvre-feu. L'évolution des modes de vie tend vers une désynchronisation des temps sociaux entre eux et avec les rythmes individuels. L'idée d'une conquête progressive de la ville nocturne par des éléments de la ville diurne fait son chemin. Ce phénomène a ses revers : des conflits de cohabitation se formalisent entre sommeil et temps ludico-festif.

  • Sacrifices d'Isaac et d´Iphigénie, avalement de sa progéniture par Cronos, démembrement de Pélops et d´Arcas, servis par leurs pères à la table des dieux, festins effroyables de Thyeste et de Térée : le sacrifice et la dévoration de l´enfant, de ses propres enfants, représentent les formes de violence les plus transgressives qui puissent se concevoir, le degré suprême de l´horreur - sans doute parce que le sacrifice infanticide pervertit doublement l´ordre du monde : les liens entre les hommes, en particulier dans la famille, et les rapports de ceux-ci avec les dieux. L´ingestion est ainsi une inversion monstrueuse de la mise au monde. Ce volume explore les principales expressions mythiques de cette forme de violence commise par les parents sur les enfants, de leurs formulations antiques jusqu´à leurs transformations et actualisations modernes et contemporaines.

    Ces récits ou schémas mythiques de la violence infanticide offrent un champ d´interrogation et de réflexion fructueux sur les représentations collectives des liens familiaux et des modalités de la filiation, propre à nourrir la réflexion sur l´enfance engagée par notre société.

    Sommaire Sandrine DUBEL - « Avant-goût » I. Archétypes antiques et réécritures : les scandales du ventre - Abraham et Isaac : sacrifice ou pas ? De la lecture à la lettre du texte (Marie-Christine GOMEZ-GÉRAUD) - Des enfants avalés : ventres et progénitures divines dans la Théogonie hésiodique (Christine HUNZINGER) - Un repas qui reste en travers de la gorge : l'exemple des enfants de Cronos (Charles DELATTRE) - La dévoration de Pélops : de l´infanticide au modèle politique et social (Anne GANGLOFF) - Aux origines mythiques de l´Arcadie. La symbolique du sacrifice d´Arcas par Lycaon (Christine KOSSAIFI) - Itys : tué par sa mère, mangé par son père. La victime dans le mythe figuré de Térée et Procné au 5e siècle av. J.-C (Ludi CHAZALON) - Intus habes quem poscis : l´infanticide dans les Métamorphoses d´Ovide, entre identité et altérité (Hélène VIAL) - Le traitement du sacrifice d´Iphigénie chez Rotrou et Racine: de « l´adorable merveille » à l´impossible « machine » (Sabine GRUFFAT) - Le festin de Thyeste. Reprises et variations sur la scène européenne du 18e siècle (Sylvie HUMBERT-MOUGIN) - D´Iphigénie à la Fiancée de Corinthe : l´infanticide sacrificiel chez Goethe (Markus WINKLER) II. Histoires de bouche : de la chair du conte à l´origine du livre - Différenciation et indifférenciation dans le conte-type 720 « Ma mère m´a tué, mon père m´a mangé » (Daniel ARANDA) - « Nous aimons mieux que ce soit Monsieur qui nous mange » : le conte-type 327 (Les enfants chez l´Ogre) en Europe, Afrique du Nord et Afrique de l´Ouest (Martine COURTOIS) - Ça sent la chair-texte : quand le repas cannibale est évité. Réécritures de la figure du poucet (Lorine BOST) - Boire le sang de l´innocence (à propos d´un conte d´Hoffmann) (Alain MONTANDON) - Sacrifices et Expositions fantastiques : de la chair au livre (Éric LYSØE) - Enfants sacrifiés, enfants tués, enfants mangés dans les littératures africaines francophones (Liana NISSIM) III. Pratiques, fantasmes et idéologies: vers une rhétorique de l´infanticide - La consécration des jeunes filles à Artemis et le retour d´Iphigénie de la Tauride à Brauron (Giuseppina Paola VISCARDI) - Ménécée, un héros très discret. Réflexions sur le sacrifice dans les Phéniciennes d´Euripide (Anne DE CREMOUX) - La part du féminin et du masculin dans l´infanticide: des realia aux représentations tragiques (Athènes, époque classique) (Aurélie DAMET) - Le tyran et les enfants de la cité (Stavroula KEFALLONITIS) - Quand les pères désirent la mort de leurs fils et que les mères les accueillent dans leur lit. Catulle, la crise de la République romaine et l´épilogue du carmen LXIV (Jean-Pierre DE GIORGIO) - Des ragoûts d´enfants dans les orgies dionysiaques ? La recette d´une légende (Stéphanie WYLER) - Les agapes tecnophages, une élaboration littéraire « païenne » dans la première littérature chrétienne latine ? (Stéphane SOLIER)

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