Alessandro Baricco

  • Soie

    Alessandro Baricco

    Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des oeufs sains. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.
    Soie, publié en Italie en 1996 et en France en 1997, est devenu en quelques mois un roman culte - succès mérité pour le plus raffiné des jeunes écrivains italiens.

  • « Ils disposaient instinctivement la Pandémie après les autres grandes créatures mythiques dont on avait le souvenir, acceptant de la prendre pour ce qu'elle était bel et bien : une contagion des esprits avant une contagion des corps. » Alessandro Baricco

    Il faudrait réussir à envisager la Pandémie en tant que créature mythique. Beaucoup plus complexe qu'une simple urgence sanitaire, celle-ci semble plutôt être une construction collective dans laquelle différents savoirs et de nombreuses ignorances ont contribué au partage manifeste d'un même objectif, analyse Alessandro Baricco dans ces trente-trois fragments écrits près d'un an après l'apparition de la Covid-19. Cette figure a gagné et occupé pleinement les esprits à la faveur de l'avènement de la civilisation numérique, plus rapidement que le virus n'a infecté les corps. C'est un phénomène artificiel, certes : un produit de l'homme. Mais confondre artificiel et irréel serait une erreur stupide, car le mythe est peut-être la créature la plus réelle qui soit. Cet événement que nous vivons. Ce que nous cherchons.

  • The game

    Alessandro Baricco

    ' Quand les gens pensent voir la fin de la culture chez un jeune de seize ans qui n'emploie pas le subjonctif, sans remarquer que par ailleurs ce garçon a vu trente fois plus de films que son père au même âge, ce n'est pas moi qui suis optimiste, ce sont eux qui sont distraits. '

    Nous voilà immergés dans une nouvelle ère numérique. Et si cette révolution n'était pas tant technologique que mentale ? De l'invention du jeu vidéo jusqu'au premier iPhone, en passant par la naissance de Google ou d'Uber, les nouvelles technologies ont bouleversé notre mode de vie. Mêlant sérieux et humour, Alessandro Baricco raconte les événements fondateurs qui ont forgé notre monde moderne où, comme dans un jeu, chaque problème est devenu une partie à gagner.

  • "Là où elle avait imaginé entrer comme épouse, elle se retrouvera soeur, fille, invitée, présence appréciée et objet décoratif.
    Y a-t-il des règles qui m'ont échappé ? demanda la Jeune Épouse.
    Si vous m'y autorisez, je n'en mentionnerai que quatre, histoire de ne pas courir trop de lièvres à la fois.
    Soit."

    Italie, début du XXe siècle. La Jeune Épouse doit se marier avec le Fils. En attendant qu'il rentre d'Angleterre, elle va faire la connaissance de la Famille et de ses secrets bien gardés.

    Grand Prix de l'Héroïne Madame Figaro 2016

  • Océan mer

    Alessandro Baricco

    Au bord de l'océan, à la pension Almayer, "posée sur la corniche ultime du monde", se croisent sept personnages au destin étrange et romanesque, sept naufragés de la vie qui tentent de recoller les morceaux de leur existence. Mais leur séjour est bouleversé par le souvenir d'un hallucinant naufrage d'un siècle passé et la sanglante dérive d'un radeau. Et toujours, la mer, capricieuse et fascinante...
    Avec une époustouflante maîtrise, Alessandro Baricco nous offre à la fois un roman à suspense, un livre d'aventures, une méditation philosophique et un poème en prose.

  • Mr Gwyn

    Alessandro Baricco

    - Je crois que j'aimerais tre copiste. - Cela consiste copier des choses, non ? - Probablement. - Mais pas des actes notaris ou des chiffres, je vous prie. - J'essaierai d'viter. - Essayez de voir si vous ne pouvez pas par exemple copier les gens. - Oui. - Tels qu'ils sont. - Oui. - Vous y arriverez trs bien. Qu'est-ce qu'un artiste ? Alessandro Baricco nous invite suivre le parcours de Mr Gwyn, entre badinage et aventures cocasses. Un roman intrigant et brillant.

  • "C'était un hôtel, d'un charme un peu suranné qui avait su probablement, par le passé, tenir certaines promesses de luxe et de raffinement. Il avait une belle porte à tambour en bois, un détail toujours propice aux fantasmes. C'est par là qu'une femme entra."

    Deux personnages se rencontrent à trois reprises dans un hôtel, jusqu'à ce que l'aube se lève et avec elle, la promesse d'un nouveau départ. Un homme se confie à une femme plus âgée que lui, un portier aide une jeune femme à s'affranchir de son passé et une inspectrice de police cherche à protéger un orphelin.

    Habilement enchevêtrées, ces histoires donnent à voir l'étendue des talents d'Alessandro Baricco. D'autant plus que le titre n'est pas sans rappeler celui d'un livre mentionné dans son dernier roman... Mr Gwyn.

  • Vers le milieu du XIXe siècle, dans la petite ville imaginaire de Quinnipak, vit toute une communauté rassemblée autour de la très belle Jun Reihl, dont toute la ville admire les lèvres, et de son mari Monsieur Reihl, directeur de la fabrique de verre.
    À Quinnipak, chacun a son désir, sa 'folie' secrète : Pekish, l'extravagant inventeur de l''humanophone', un orchestre où chacun ne chante qu'une seule note, toujours la même ; Pehnt, son jeune assistant, enfant trouvé toujours vêtu d'une veste immense et informe ; la 'veuve' Abegg, veuve d'un mari qu'elle n'a jamais épousé ; Horeau, l'architecte français qui rêve de grandioses constructions transparentes, et Élisabeth, la locomotive à vapeur...
    Avec Châteaux de la colère, Baricco nous offre un roman foisonnant et singulier, construit comme une fugue où chacun chante sa partition avec justesse et jubilation.

  • Emmaüs

    Alessandro Baricco

    Quatre garçons, une fille : d'un côté, le narrateur, le Saint, Luca et Bobby, et, de l'autre, Andre. Elle est riche, belle, et elle distribue généreusement ses faveurs. Ils ont dix-huit ans comme elle, sont avant tout catholiques, fervents voire intégristes. Musiciens, ils forment un groupe qui anime les services à l'église et passent une partie de leur temps libre à assister les personnes âgées de l'hospice.
    Alors qu'elle incarne la luxure, Andre les fascine, ils en sont tous les quatre amoureux. La tentation est forte mais le prix à payer sera lui aussi considérable.

    Alessandro Baricco nous offre son récit le plus personnel, à la fois peinture de l'Italie des années 1970, roman d'apprentissage et subtile réflexion sur le réel et l'idéal.

  • Sans sang

    Alessandro Baricco

    Dans la campagne, la vieille ferme de Mato Rujo demeurait aveugle, sculptée en noir contre la lumière du crépuscule. Seule tache dans le profil évidé de la plaine.
    Les quatre hommes arrivèrent dans une vieille Mercedes. La route était sèche et creusée - pauvre route de campagne. De la ferme, Manuel Roca les vit.
    Il s'approcha de la fenêtre. D'abord il vit la colonne de poussière s'élever au-dessus de la ligne des maïs. Puis il entendit le bruit du moteur. Plus personne n'avait de voiture, dans le coin. Manuel Roca le savait. Il vit la Mercedes apparaître au loin puis se perdre derrière une rangée de chênes. Ensuite, il ne regarda plus.
    Il revint vers la table et mit la main sur la tête de sa fille. Lève-toi, lui dit-il. Il prit une clé dans sa poche, la posa sur la table et fit un signe de tête à son fils. Tout de suite, dit son fils. C'étaient des enfants, deux enfants.

  • City

    Alessandro Baricco

    "D'abord le titrer. Une ville. Pas une ville précise. Plutôt l'empreinte d'une ville quelconque. Son squelette. Je pensais aux histoires que j'avais dans la tête comme à des quartiers. Et j'imaginais des personnages qui étaient des rues, et qui certaines

  • Ultimo Parri est un jeune homme qui vieillit en s'efforçant de remettre de l'ordre dans le monde. Il a cinq ans lorsqu'il voit sa première automobile, l'année de la course mythique Versailles-Madrid de 1903, dix-neuf le jour de la grande défaite de Caporetto en 1917, vingt-cinq lorsqu'il rencontre la femme de sa vie, et beaucoup plus le soir où il meurt, loin de sa campagne piémontaise natale.
    Cette histoire-là est son histoire, qui nous emporte dans une course effrénée à travers le vingtième siècle, à laquelle l'écriture brillante et habile d'Alessandro Baricco confère une formidable vivacité, pour en faire une de ses plus belles réussites.

  • "La tristesse est notre destin : mais c'est pour cela que nos vies seront chantées à jamais, par tous les hommes qui viendront." La voix d'Homère continue de résonner du fond des siècles. L'Iliade chante cinquante et un jours de la dernière année d'une guerre de dix ans qui prend fin avec la conquête et la destruction de Troie. Elle chante des dieux, des hommes et des héros, inoubliables dans la colère et l'ambition, l'audace et l'ingéniosité, la vengeance et la pitié, prisonniers des frontières d'un éternel champ de bataille.
    À partir d'une traduction moderne, Alessandro Baricco a concentré et ramené la matière première du texte à vingt et une voix dont la dernière, celle de l'aède Démodocos, raconte la fin de Troie ; les personnages d'Homère sont invités sur la scène - les dieux laissés au second plan - pour raconter, avec des accents très contemporains, leur histoire de passion et de sang, leur grande guerre, leur grande aventure.

  • "Maintenant je résume : on attendait un tas de choses de la vie, on n'a rien fait de bien, on glisse peu à peu vers le néant, et ce dans un trou paumé où une splendide cascade nous rappelle tous les jours que la misère est une invention humaine et la grandeur le cours naturel du monde."
    Année 1902, Tom Smith et Jerry Wesson se rencontrent au pied des chutes du Niagara. L'un passe son temps à rédiger des statistiques météorologiques ; l'autre à repêcher les corps engloutis par les rapides. Rencontre exceptionnelle, comme celle que les deux types font avec Rachel Green, jeune journaliste prête à tout pour dénicher le scoop du siècle, même à embarquer Smith et Wesson dans son projet loufoque : plonger dans les chutes du Niagara et s'en sortir vivante. Tout le monde en rêve, personne ne l'a jamais fait. Il ne reste alors qu'à se glisser dans un tonneau, défier les lois de la physique et sauter. Nous avons tous besoin d'une histoire mémorable, d'un exploit hors norme pour réaliser quelque chose qui nous soit vraiment propre.

  • Selon Hegel, "la musique doit soulever l'âme au-dessus du sentiment dans lequel elle est plongée."
    À l'inverse, les chercheurs de l'Université du Wisconsin ont découvert que la production de lait augmentait de 7,5 % chez les vaches qui écoutent de la musique symphonique !
    Dans ce livre, Alessandro Baricco explore l'univers musical, de Beethoven à Sting, à la recherche d'indices qui lui permettraient de retrouver le sens de la musique dans la société contemporaine. Avec brio et originalité, l'auteur de Soie propose ici un essai décapant, voire iconoclaste.

  • "Penser, c'est un travail de géographe. Il faut savoir que l'on travaille avec quelque chose qui n'existe pas encore... le pressentir, en fait, comme le pressentaient les premiers explorateurs qui allaient découvrir l'Amérique. Ils avaient le dessin des rivages, et à l'intérieur : terra incognita. Oui, je crois que l'on peut éprouver cela en philosophie, travailler avec l'inconnu." De l'interprétation audacieuse de l'opera buffa à la mise en scène du monde par le langage, Alessandro Baricco offre à travers trois courts textes et un entretien ses réflexions de musicologue et de philosophe sur la création artistique et la naissance d'un chef-d'oeuvre.
    Un livre subtil, provocant et moderne.

  • Que peut notre culture face aux assauts du monde actuel ? Telle est la question que se pose l'auteur de Soie et de Novecento devant l'effacement progressif d'une culture de type classique au profit de la modernité apportée par les nouvelles technologies. Le village de la culture est-il mis à sac par les barbares ? se demande Alessandro Baricco. Oui, mais son but n'est pas de juger. Il s'agit au contraire de comprendre qui sont ces barbares et plus encore comment ils procèdent, quels sont leur logique, leur mode de fonctionnement, les dégâts qu'ils ont causés et les leçons qu'on peut en tirer. À travers divers exemples (le vin, le football, les livres, la musique classique, Google), Alessandro Baricco dresse un fulgurant portrait de cette mutation et s'interroge sur le concept d'expérience, sur la localisation du sens, pour nous et pour ces nouveaux barbares. Un passionnant voyage dans le présent qui le mène jusque sur la Grande Muraille de Chine.

    Avec sérieux et humour, Alessandro Baricco nous livre une réflexion forte et articulée qui constitue une contribution précieuse au débat sur l'avenir de la culture. Riche d'idées et de suggestions, Les barbares est un livre qui nous concerne tous.

  • "Il y a dix ans, j'ai déménagé dans une autre ville. Jusque-là, rien de bien intéressant. Simplement, en déménageant dans une nouvelle ville, j'ai laissé dans l'ancienne tous les livres que j'avais lus et je me suis installé dans un logement où il n'y en avait pas un seul à moi. Et donc, à présent, il y a dans cet appartement dix ans de lecture, ces dix dernières années. Je range les livres les uns à côté des autres, non par ordre alphabétique ou par catégorie, mais suivant l'ordre dans lequel je les ai ouverts (un système que je conseille, d'ailleurs : les soirs d'ennui, on peut examiner le dos des livres et, si on en a envie, passer en revue des pans entiers de sa vie, il suffit d'attendre que revienne le parfum des jours où on les a tenus entre nos mains : et il revient, il revient toujours). C'est pour cette raison que je suis en mesure de dire sans trop de risque de me tromper quels sont les cinquante meilleurs livres que j'ai lus au cours des dix dernières années. Ce qui est un tantinet plus difficile à expliquer, c'est pourquoi j'ai décidé d'écrire sur chacun d'eux, de publier un article par livre et par semaine, chaque dimanche pendant un an. Pour que d'autres les lisent, dirais-je. Et ce serait une raison suffisante. Mais ce n'est pas tout. D'abord, j'aime l'idée de parler de livres, à un moment où il ne semble plus si important de se demander lesquels sont bons et lesquels ne le sont pas, de se disputer et de donner son avis." Une certaine vision du monde rassemble les chroniques publiées par Alessandro Baricco en 2011 et 2012 dans le quotidien La Repubblica. Avec l'humour et l'intelligence qu'on lui connaît, il y évoque les livres qui lui ont semblé particulièrement significatifs. Des ouvrages qui, à ses yeux, incarnent notre civilisation : la civilisation du livre.

  • Alessandro Baricco re-creates the siege of Troy through the voices of 21 Homeric characters. Sacrificing none of Homer's panoramic scope, Baricco forgoes Homer's detachment and admits us to realms of subjective experience his predecessor never explored. From the return of Chryseis to the burial of Hector, we see through human eyes and feel with human hearts the unforgettable events first recounted more than 3,000 years ago events arranged not by the whims of the gods in this instance but by the dictates of human nature. With Andromache, Patroclus, Priam, and the rest, we are privy to the ghastly confusion of battle, the clamour of the princely councils, the intimacies of the bedchamber until finally only a blind poet is left to recount secondhand the awful fall of Ilium. Imbuing the stuff of legend with a startlingly new relevancy and humanity, Baricco gives us The Iliad as we have never known it. His transformative achievement is certain to delight and fascinate all the readers of Homer's indispensable classic.

  • Without Blood begins with a shocking, visceral act of violence - the assassination of a man and his family. Only the daughter, Nina, survives, thanks to an extraordinary act of mercy by one of the attackers. Nina is just four years old. Decades later Nina hunts down the last of her family's murderers, the man who was her saviour. Their reunion brings about a profound reappraisal of their lives and what took place on that fateful night over half a century earlier. Highly visual and unforgettably sad, Without Blood is a haunting book about damage, longing, memory and forgiveness. Ann Goldstein's superb translation captures Baricco's effortless prose style and gives readers in Britain the opportunity to experience this gem of a novel that has already delighted hundreds of thousands across Europe.

  • When the body of a murdered woman is found in the extraordinary, decaying city of Besźel, somewhere at the edge of Europe, it looks like a routine case for Inspector Tyador Borlú of the Extreme Crime Squad. But as he probes, the evidence begins to point to conspiracies far stranger, and more deadly, than anything he could have imagined. Soon his work puts him and those he cares for in danger. Borlú must travel to the only metropolis on Earth as strange as his own, across a border like no other. With shades of Kafka and Philip K. Dick, Raymond Chandler and 1984 , The City & The City is a murder mystery taken to dazzling metaphysical and artistic heights.

  • France, 1861. When an epidemic threatens to wipe out the silk trade in France, Herve Joncour (a young silkworm breeder) has to travel overland to distant Japan, out of bounds to foreigners, to smuggle out healthy silkworms. In the course of his secret negotiations with the local baron, Joncour's attention is arrested by the man's concubine, a girl who does not have oriental eyes. Although they are unable to exchange so much as a word, love blossoms between them, a love that is conveyed in a number of recondite messages. How their secret affair develops is told in this remarkable love story.

  • From one of Italy's most respected literary voices, a manifesto on the state of global culture and how connectivity is changing the way we experience it. For the gatekeepers of traditional high culture, the rise of young ambitious outsiders has indeed seemed like nothing short of a barbarian invasion. In this concise and powerful manifesto, Alessandro Baricco explores a handful of realms that have been "plundered"-wine, soccer, music, and books-and extrapolates that it is not a case of old values against new but a widespread mutation that we are all part of, leading toward a different way of having experiences and creating meaning.

  • Without Blood begins with a shocking, visceral act of violence - the assassination of a man and his family. Only the daughter, Nina, survives, thanks to an extraordinary act of mercy by one of the attackers. Nina is just four years old. Decades later Nina hunts down the last of her family's murderers, the man who was her saviour. Their reunion brings about a profound reappraisal of their lives and what took place on that fateful night over half a century earlier. Highly visual and unforgettably sad, Without Blood is a haunting book about damage, longing, memory and forgiveness. Ann Goldstein's superb translation captures Baricco's effortless prose style and gives readers in Britain the opportunity to experience this gem of a novel that has already delighted hundreds of thousands across Europe.

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