Alexia Savey

  • Voici un livre qui ne va pas vous laisser indifférents. D'abord parce qu'il parle d'un sujet grave, d'une maladie, l'anorexie mentale. Mais aussi parce que ce n'est pas un énième ouvrage scientifique écrit par un thérapeute quelconque. Non, il s'agit du journal précis et détaillé d'une jeune fille, elle-même anorexique, qui a su détailler, décrire et même expliquer les symptômes de sa maladie, ses conséquences ainsi que les mécanismes physiques et psychiques qui la caractérisent.
    Un témoignage forcément indispensable, une véritable analyse clinique parfaitement documentée, vécue de l'intérieur. L'auteure a ainsi particulièrement bien compris les raisons de son mal et l'impuissance du corps médical en la matière, lequel continue de croire qu'il suffit de nourrir l'anorexique pour le guérir. Tout en expliquant qu'on n'en guérit jamais, en réalité.
    Tantôt sombre, tantôt pleine d'espoir, l'écriture syncopée nous plonge presque immédiatement dans une sorte de transe, irrésistible, étouffante même parfois. On ne lit plus Alexia, on devient Alexia, par la magie et le rythme hypnotique de mots qui viennent des tripes. Véritable radiographie de son état intérieur, sa prose rythmée donne forme et vie à l'anorexie, la transformant tantôt en monstre, tantôt en double maléfique de l'auteure, suggérant même parfois une entité de substitution à ce père jamais connu.
    Non pas un livre, finalement, mais plutôt cinq en un :
    Un livre-démonstration pour comprendre ce qu'est VRAIMENT l'anorexie mentale.
    Un livre-thérapie pour la jeune écrivain en devenir dont on ne peut que ressentir le puissant souffle littéraire.
    Un livre-soutien propre à porter la voix des anorexiques, mais aussi de tous ceux qui, confrontés ou non à la maladie chez un proche, se trouvent souvent désemparés par des comportements qu'ils ne comprennent pas.
    Un livre-document qui expose avec intelligence et sensibilité tout ce que l'anorexie engendre comme contraintes, décortiquant l'ambiguïté des rapports conflictuels avec soi-même comme avec les autres dans une quête perpétuelle et inassouvie d'amour, révélant aussi la masse de souffrance physique et psychique ressentie par l'anorexique qui refuse pourtant l'idée qu'il est malade.
    Un livre-référence enfin, qui propose de vraies pistes de réflexion et des suggestions pour une meilleure prise en charge de cette pathologie parfaitement réelle, véritable cancer de l'âme dont le malade n'est ni coupable ni même responsable, en dépit de ce que la plupart des gens, médecins et psys compris (!) auraient tendance à croire.

  • Au 9 de la rue des Dames vivent Ellie et son père.
    Mais pas sa mère. Enfin si. Mais dans une urne funéraire.
     
    Deuil maternel, nouvelle ville, nouveau lycée, bac à la fin de l'année... Ellie a bien des raisons de vouloir se camoufler derrière le rideau de ses mèches rousses.
     
    Au 9 de la rue des Dames vit aussi Mme Bertile, une prof de philo telle qu'on en a tous rêvé et qui se plaît à répéter à ses élèves  : « Je ne suis pas professeur d'art plastique, mais je veux vous aider à faire de votre vie une oeuvre d'art. »
     
    Quand on a 17 ans, un tas de casseroles, genre cocotte-minute prête à exploser, et peur de ce que la vie vous réserve, ça donne quoi, comme tableau  ?
    À petites touches, Ellie Vermuse va apprendre à la composer, son oeuvre d'art...
     
    «  Généreuse, passionnée, captivante... Une jeune femme incroyable qui m'a immédiatement touchée  »
    Raphaëlle Giordano

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