Alfred Wahl

  • Cet ouvrage offre un panorama complet de l'histoire allemande depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il retrace les destins parallèles de la RFA et de la RDA jusqu'à la réunification et présente les racines et lignes de conduite qui font aujourd'hui de l'Allemagne la puissance majeure de l'Union européenne. Cette étude comparative des deux régimes, de part et d'autre du Mur, est inédite. L'auteur prend soigneusement en compte les dernières recherches des historiens allemands, tout en apportant un éclairage original.

  • Cette description de la société allemande met l'accent sur les effets de la réunification, source permanente de nouveaux problèmes et moteur d'un changement de la situation (Kurt Sontheimer). Une autre société allemande est en train de se mettre en place, c'est pourquoi son visage actuel, très contrasté, est appelé à subir rapidement d'importantes modifications.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Voici la version abrégée d'une thèse de doctorat de 3e cycle, soutenue en 1972, et portant sur "Les problèmes de l'option et de l'émigration des Alsaciens-Lorrains en 1871-1872". Tout part du traité signé à Francfort le 10 mai 1871 entre la France et l'Empire allemand, autorisant les habitants des territoires cédés au vainqueur à opter pour la nationalité française. Il était donc important de revenir de manière approfondie sur la question de cette option de nationalité, de dresser un bilan de l'émigration et de l'intégration de ces populations.

  • Faire la " seconde histoire du national-socialisme ", selon le mot de l'historien Peter Reichel : voilà l'ambition de ce livre. L'histoire de l'Allemagne d'après-guerre ne peut, en effet, se résumer à la légende dorée du miracle économique ou de l'édification d'une démocratie modèle. Ce sont, en majeure partie, les cadres du régime nazi qui, à la même place, ont édifié et développé la RFA. Cette permanence des élites n'a néanmoins cessé de peser sur le présent comme l'attestent les nombreux débats et scandales qui ont secoué la société allemande jusqu'à nos jours. Ce livre présente d'abord les limites de la dénazification entreprise sous l'autorité ou le contrôle des Alliés durant la période d'occupation jusqu'en 1949. Il retrace ensuite la politique du gouvernement d'Adenauer, axée sur l'indulgence en faveur des ex-nazis et la continuité des personnels, qui permit une remarquable longévité des cadres politiques et administratifs, d'une part, des notables et dirigeants de l'ensemble du secteur privé, économique et culturel, d'autre part. A travers cette analyse sans précédent, on comprend à quel point la présence du passé (Vergangenheitsbewältigung) forme d'incessants échos dans l'actualité de la plus peuplée et la plus riche des démocraties européennes, et combien elle conditionne, encore aujourd'hui, sa culture politique tout autant que sa conscience collective.

  • Cet ouvrage aborde les prémices de la Coupe du monde de football pour parcourir ensuite les différentes étapes, jusqu'aux plus récentes, de son histoire. L'accent est mis sur l'évolution de cette compétition qui accompagne la mondialisation à l'oeuvre en parallèle. De nombreux aspects en témoignent, comme le choix des lieux, le système de qualification, l'organisation au niveau international, les méthodes de préparation des équipes, l'uniformisation des règles de l'arbitrage ou des tactiques de jeu, le rôle des médias, la circulation de l'argent, l'interférence du politique et du sportif ou encore les pratiques des supporteurs. La Coupe du monde de football devient ainsi un miroir de la mondialisation où les compétitions successivement décrites dans cet ouvrage constituent une histoire de notre temps, festive et dramatique, s'écrivant sur un rythme quadriennal.

  • Dans ce volume sont présentés cinq pays, attachés différemment à une tradition démocratique en 1918 et qui, en 1989, semblent converger vers un modèle à la fois comparable par certaines institutions, et différent par la pratique liée à des cultures et surtout à des histoires récentes originales. La république fédérale américaine et la monarchie britannique puisent à une source commune, et pourtant elles changent de façon différente : le président américain n'a cessé de renforcer son pouvoir pour affronter et la crise des années Trente, celle de la guerre mondiale et surtout celle longue de la guerre froide. En Grande-Bretagne, les responsabilités du Premier ministre et de sa majorité n'ont cessé de se renforcer. En Espagne, un premier essai a échoué dans les années Trente sans doute parce que la culture politique n'avait pas encore intégré la notion d'État, à la différence de l'évolution qui suivit la fin de la dictature, la « transition ». En Italie, la monarchie de Savoie n'avait pu enraciner une vraie démocratie à cause du refus électoral des Catholiques et de l'hétérogénéité sociale, culturelle et économique du pays, dont l'unité était trop récente. En 1946, l'expérience a réussi, non à cause de l'élimination de la monarchie, mais par la constitution de quelques grands partis bien identifiés, de la possibilité d'unifier le pays par la langue contre les dialectes, par les medias, par une politique économique. En Allemagne, la république de Weimar est une expérience discutée, inachevée, dont un historien ne peut prédire quelle eût été son évolution. En 1947, le modèle démocratique a été imposé par les Américains, sous une forme fédérale, à cause de la guerre froide, et dans la partie de l'Allemagne historique qui pouvait, sans doute, en faire l'expérience le plus efficacement.

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