Amin Allal

  • Premières élections pluralistes, nouvelle constitution, multiplication des partis et des associations, montée des revendications des minorités sexuelles, régionales et religieuses, recomposition du personnel politico-administratif, explosion des conflits autour de la question sociale...

    Premières élections pluralistes, nouvelle constitution, multiplication des partis et des associations, montée des revendications des minorités sexuelles, régionales et religieuses, recomposition du personnel politico-administratif, explosion des conflits autour de la question sociale... Depuis 2011, la Tunisie vit en ébullition permanente, comme portée par la redécouverte du débat public, trop longtemps confisqué par un parti et un clan. Mais cette effervescence revendicative ne doit pas faire oublier que le pays a toujours été animé par une quête de démocratie.

    Ce livre, en replaçant les événements de 2011 dans le temps long, cherche à dépasser les représentations binaires dictature/démocratie, autoritarisme/pluralisme. Il s'attache à rendre compte des mutations culturelles, sociales et politiques, à décortiquer la part d'inédit et de créativité de la période post-Ben Ali et analyse comment elle s'accommode des structures héritées.

    En une vingtaine de contributions originales (analyses historiques, enquêtes de terrain, entretiens avec les acteurs), ce livre dresse un portrait à la fois sociologique et politique de la Tunisie d'aujourd'hui.

  • En 2011, les Printemps arabes ont fait l'actualité mondiale. Depuis, des recompositions politiques et des évolutions sociales d'importance sont en cours dans cette vaste région qui s'étend du Maroc à l'Irak.
    Les auteur·e·s analysent ces dynamiques récentes, en intégrant les acquis des recherches existantes et en s'appuyant sur la sociologie et l'économie politiques. Ce manuel offre ainsi, de manière inédite, une grille d'analyse comparée, organisée autour des grandes modalités d'exercice du politique : assujettir, contester, participer, développer et gouverner.
    Cette approche invite à une compréhension sereine de pays placés quotidiennement sous le feu des projecteurs, mais qui restent souvent méconnus et caricaturés. Par son caractère global, elle montre que ces pays ne sont pas des exceptions. Par les descriptions précises et les nombreuses illustrations qu'elle fournit, elle en souligne cependant certaines spécificités et permet d'acquérir de solides connaissances à leur sujet.
    Pour les étudiant·e·s et enseignant·e·s des 1er et 2e cycles en science politique, langues et civilisations, histoire ou sociologie.

  • On s´est beaucoup interrogé sur le pourquoi du « Printemps arabe » mais aucun ouvrage n´avait encore étudié comment il s´était déroulé. Parce que la plupart des chercheurs ici réunis ont observé les événements en direct, ce livre offre une véritable ethnographie des protestations « en train de se faire ».

    Les contributions portent sur les pays qui ont connu un changement de régime (Tunisie, Égypte, Yémen, Libye) mais également sur ceux où la répression a permis aux pouvoirs en place de se maintenir au moins temporairement (Syrie, Bahreïn) et sur ceux où les protestations n´ont pas débouché sur une situation révolutionnaire (Maroc, Algérie, Jordanie). L´approche adoptée par les auteurs permet de rendre pleinement compte de la spécificité de chacun des contextes étudiés, montrant comment l´élan révolutionnaire, qui balaie alors le monde arabe, connaît des traductions locales très diverses. L´étude de ces révolutions montre aussi qu´elles ne sont pas une simple éruption spontanée qui viendrait réveiller une société jusque-là apathique mais qu´elles s´enracinent dans l´histoire des contestations de chacun des pays concernés.

    Les « témoignages analytiques » proposés ici constituent une source très précieuse pour ceux qui s´efforcent de mieux comprendre le plus grand bouleversement politique survenu dans le monde arabe depuis l´ère des indépendances.

  • Les débats autour des frondeurs du PS ou l'exclusion de J.-M. Le Pen du FN montrent que l'indiscipline partisane est aujourd'hui fréquemment mise au coeur de l'actualité politique. Exemplaires, ces cas rappellent que les partis politiques ne sont pas seulement des organisations auxquelles on adhère, mais aussi des institutions qui requièrent certaines attitudes de leurs membres, leur enjoignent une discipline et peuvent, le cas échéant, les sanctionner. Bien qu'abordées dès les premiers travaux sur les partis politiques, l'(in)discipline et les multiples voies qu'elle emprunte restent mal connues. Cet ouvrage analyse (in)disciplines et sanctions ordinaires, statutaires ou plus diffuses, comme des entrées pour questionner le lien partisan. Pluridisciplinaire et comparatiste, il comble une lacune dans l'étude des phénomènes partisans et propose des clefs de compréhension de questions d'actualité récurrentes.

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