André Gaudreault

  • Il fut un temps où la télévision, encore en quête d'un langage qui lui soit propre, était un espace d'expérimentation et de recherche remplissant pleinement sa mission de service public. Pendant ces premières années d'existence du nouveau média, la figure d'un créateur ressort entre toutes : celle de Jean-Christophe Averty, un Français qui a multiplié les expérimentations formelles et qui s'est employé à combattre la bêtise par le gag. Bien que ses créations soient difficilement accessibles et que son oeuvre n'ait pas vraiment fait école, Averty est un protagoniste essentiel de l'histoire de la télévision. Ce numéro de Cinémas est l'occasion d'analyser l'esthétique qui se dégage des tournages en studio de ce pionnier de la télévision, et de reconstruire le puzzle que représente dans l'histoire des formes - au croisement entre musique, illustration satirique et expérimentation vidéo - son oeuvre éclatée et teintée d'humour noir.

  • Rédigé par deux pionniers de la narratologie du cinéma, Le Récit cinématographique est devenu, depuis sa première édition en 1990, un classique reconnu pour sa clarté.
    Véritable manuel d'introduction, mais aussi ouvrage de synthèse particulièrement précieux, il se destine aux enseignants et aux étudiants en cinéma et en communication, ainsi qu'à tous ceux qui veulent comprendre les concepts et les mécanismes du récit : la narration, l'espace, la temporalité et le point de vue. À l'occasion de cette troisième édition revue et augmentée, les références cinématographiques ont été actualisées, l'étude du récit a été étendue aux séries télévisées et des analyses de séquences de films et de séries ont été ajoutées pour illustrer l'usage que l'on peut faire des concepts.
    /> « [...] rarement on aura vu autant de clarté et de concision dans un ouvrage traitant de narratologie et de cinéma. [...] Parce qu'on ne se lasse pas d'un discours conjuguant limpidité et intelligence et parce qu'un bon ouvrage de synthèse manquait cruellement aux écrits sur la narratologie, voilà un petit essai auquel on reviendra souvent » (Marcel Jean, directeur de la Cinémathèque québécoise).

  • Submergé par la déferlante du numérique, qui brouille radicalement les frontières entre les médias (cinéma, télévision, BD, Internet, téléphonie, etc.), le cinéma serait en train de mourir : la chaleur du photochimique a cédé le terrain à la froideur du pixel et le hors-film a commencé à envahir, avec ses transmissions par satellite, les salles dévolues au septième art. Pourtant le cinéma est partout : il s´inscrit sur de nouveaux supports et s´affiche sur de nouveaux écrans. On peut néanmoins se demander si un film en DVD vu sur écran vidéo, c´est encore du cinéma, et si les images encodées du compositing numérique et de la motion capture relèvent toujours du cinématographique.En s´appuyant sur leur hypothèse de la « double naissance des médias », les auteurs interrogent les soubresauts identitaires que le cinéma traverse aujourd´hui et proposent des clefs pour comprendre l´impact du numérique sur l´univers médiatique actuel. Serions-nous en train d´assister à une troisième naissance du cinéma

  • Pour son plus récent numéro, la revue Cinémas propose un dossier sur l'éclatement du cinéma, ses formes et la théorie. Le cinéma se disperse sur différents supports, mais il se transforme aussi en autre chose, encore indéterminée. Un travail sur les définitions s'impose. Pour saisir théoriquement certains bouleversements récents en s'appuyant sur des concepts forts qui peuvent nous éclairer, chaque auteur de ce dossier propose une notion clé pour observer tant ce qui demeure du cinéma que ce qui change. Penser l'éclatement, ce n'est pas penser une « essence » (une ontologie), même élastique, du cinéma, mais bien s'intéresser aux lignes de fracture elles-mêmes, aux distinctions et aux articulations conceptuelles qu'elles manifestent. Il s'agit de discerner certains phénomènes contemporains tout en affinant les concepts qui permettent de parler de cinéma, quitte à réexaminer certaines définitions acquises ou « organiques », au sens où elles étaient liées à un état précédent du cinéma. (source : Cinémas)

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