Andre Jacques

  • L'espèce humaine n'est pas une espèce parmi d'autres, elle est la seule à s'auto-détruire et à détruire les autres espèces. Sauf une... Profitant de la dégradation des écosystèmes marins, la méduse prolifère. Elle a zéro neurone, l'homme, depuis qu'il est sapiens, en a 86 milliards. À la fin, qui l'emporte ? Figure privilégiée du totémisme psychanalytique et du sexe de la mère, lequel pétrifie celui qui ose le regarder en face, de quoi la méduse est-elle aujourd'hui le symbole ?
    À l'heure où la pulsion d'auto-anéantissement s'empare des quatre éléments : la terre, la mer, l'air et le feu, la symbolisation du désastre en terme de castration est presque devenue une aimable figure. La psychanalyse a pour toile de fond ces deux expériences anthropologiques fondamentales que sont la sexualité et la mort. Alternant essais et fragments cliniques, ce livre cherche à restituer le vif d'une expérience, tant individuelle que collective, dont l'inconscient, ce fonds le plus inacceptable de la vie psychique de chacun, est le secret horizon.

  • La vie sexuelle

    André Jacques

    Sexe, sexualité, désir, amour... Difficile de s'y retrouver dans la confusion des sentiments ! Jacques André et ses collègues vous proposent d'y voir un peu plus clair dans les chambres obscures (et ailleurs...). Vocabulaire pour interroger le sens de nos faits et gestes en la matière, puis tour d'horizon de la sexualité féminine et de la sexualité masculine, et enfin - sous la conduite de Vincent Estellon -, exploration du sexe quand il est addictif : dans ce livre, le sexe passe sur le divan !

  • À travers la présentation de sept textes de Freud, Jacques André traite une oeuvre qui déborde largement l'espace limité de la psychanalyse, marquant toute la culture du XXe siècle : l'enfant, la sexualité, la destructivité, l'oeuvre d'art, la religion, la psychologie des masses, sans parler de la psychopathologie, ne sont plus les mêmes problématiques avant et après Freud. La pensée freudienne a révolutionné quelques-uns des fondamentaux sur lesquels reposent l'expérience humaine : ce que « moi » veut dire, l'infantilisme de la sexualité, notre rapport à la temporalité et à la mort, la présence d'un inconciliable, d'un inacceptable au coeur de la vie psychique de chacun, l'empire de la honte et de la culpabilité par-delà la morale ordinaire, l'inexorable violence individuelle et collective... et nos modes de pensée les plus communs ne sont pas épargnés : il n'est plus possible après un lapsus de s'en remettre à la fatigue, ou de renvoyer l'homosexualité à la « contre-nature ».

  • Cinq psychanalystes et une politiste interrogent les théories du genre. Domination masculine et privilège de l'hétérosexualité sont les deux adversaires dont les théories du genre remettent en cause les prétentions. L'expérience du psychanalyste est d'un autre ordre, son objet, l'inconscient, ignore l'égalité et cultive à loisir le « politiquement incorrect ». Les études de genre nourrissent l'espoir politique d'un traitement social à parité entre les sexes et les sexualités. Si la psychanalyse aspire aussi au changement, celui qui permet au moi de l'analysant de gagner un peu de liberté, c'est sans préjuger de ce qui définit le « bien » de chacun. Entre la psychanalyse et les Gender Studies, le débat est aussi nécessaire que complexe, parce que convoquant des plans hétérogènes. L'expérience clinique des homosexualités et des bisexualités est pour ce débat un véritable croisement.

  • À l'heure du « développement personnel », du « bonheur en vingt leçons » et du devoir de « positiver », la force de la psychanalyse est de ne pas sous-estimer la violence de la vie psychique. Derrière la façade des vies « comme il faut », la folie privée est la chose du monde la mieux partagée.
    Ce livre, à travers des instantanés de séances, cherche à faire entendre la parole souvent dérangeante, et en dépit du bon sens, de l'inconscient. Le bouleversement des anciennes rigidités familiales, les nouvelles libertés du choix sexuel ont le « mérite » de révéler mieux que jamais l'âpreté de la relation homme-femme, l'expérience à la fois éprouvante et passionnante de leur altérité.
    Les « vérités » de la psychanalyse ne sont pas toujours bonnes à entendre - l'inconscient ignore le « politiquement correct » -, mais au moins elles ne font pas l'impasse sur la complexité des vies intérieures.

  • Bribes d'un récit de guerre, amplifiant et refaçonnant la bonté et la cruauté, la lâcheté et le courage, bribes survivantes d'un doute constant entre vécu et imaginaire. Est-il possible de penser cette banalité d'un homme parmi cinq cent mille autres avec des marges sombres, des remugles, des refus, des aubes, du sang, les sueurs aigres d'une marche, la peur, la vacuité, la somptuosité d'une chevelure nocturne, la matité d'une peau, la pestilence d'un cadavre piégé et l'ouverture d'une figue fraîche près de la source ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La nouvelle aventure d'Alexandre Jobin, l'enquêteur-vedette des Lions rampants et de La Commanderie, « UN INCONTOURNABLE DU POLAR QUÉBÉCOIS » - Norbert Spehner, Entre les lignes. Un rendez-vous dans un bar glauque de Montréal. Un informateur en retard. Des pas dans le stationnement. Puis le vide. Et tout à coup, tout le monde se met mystérieusement à mourir... Attention, Alexandre Jobin reprend du service dans un thriller envoûtant et sophistiqué où se mêlent l'art et le sang. Des journalistes agressés, assassinés même, parce qu'ils enquêtent sur le crime organisé. Un frère et une soeur qui, illégalement entrés au Canada, tentent d'écouler des trésors artistiques chinois de provenance douteuse. Et un entrepreneur qui, pour satisfaire aux caprices de son épouse, veut acheter un mètre de livres anciens reliés en rouge pour décorer son salon. Peu à peu ces trois intrigues croiseront leurs fils pour former un noeud qu'Alexandre Jobin tentera de dénouer, à sa manière... De Shanghai à Montréal, de Vale Perkins à Paris, une quête effrénée entraînera les personnages dans toute une série de poursuites où se mêlent groupes de motards, mafia russe, triades chinoises, hauts fonctionnaires corrompus et bien d'autres personnages louches. De la rue de la Commune à la rue Jean-Talon, du Chinatown à la Petite Italie, La Tendresse du serpent se veut aussi une sorte d'ode au boulevard Saint-Laurent, ce grand axe aux mille reflets, pivot de toutes les intrigues.

  • Ceux qui ont lu le captivant roman policier Les Lions rampants reconnaîtront dans La Commanderie la manière propre à l'auteur : une histoire savamment machinée, des personnages à la fois complexes et étonnamment familiers, une intrigue moderne mais subtilement inscrite dans l'histoire et la culture. Ce thriller n'est pas sans rappeler les univers sophistiqués de Perez-Reverte. L'antiquaire Alexandre Jobin, officier retraité de l'armée canadienne, est appelé à reprendre du service dans une bien curieuse affaire. D'abord engagé par une vieille et riche héritière pour faire évaluer des huiles et des aquarelles de peintres postimpressionnistes, il se retrouve bien malgré lui investi d'une seconde et plus périlleuse mission : retrouver, en Europe, la trace de la petite-fille de sa richissime commanditaire, mystérieusement disparue. De Montréal à Paris, de la Haute-Provence à la Savoie, cette enquête entraîne notre héros dans une série d'aventures où se mêlent les milieux de l'art, les sectes ésotériques, les trafiquants d'images pornographiques, les partis politiques d'extrême droite et la mafia russe. La double mission qui au début s'annonçait comme un séjour touristique en France prend alors les allures d'une poursuite déchaînée.

  • Cet ouvrage présente un état de la condition du médecin à Rome dans une perspective historique : sa vie professionnelle de l'acquisition des connaissances à sa retraite ou à sa mort ; sa place dans la société : esclave, affranchi ou citoyen (de naissance ou par octroi du droit de cité) ; son comportement quotidien dans sa boutique ou en visite ; ses rapports avec ses confrères et avec l'autorité politique ; sa situation inégale et fluctuante selon la fortune et la localisation de sa clientèle, riche ou pauvre, urbaine ou rurale ; ses devoirs et sa responsabilité morale et juridique. Avec le temps, le développement de l'urbanisme favorise la multiplication des praticiens et leur concentration dans les grandes cités où vivent les riches, en même temps que le corps médical se diversifie (médecins, chirurgiens, cliniciens, médecins-masseurs, etc.). Abstraction faite des progrès postérieurs de la science médicale et de la civilisation, cette revue permet de saisir en germe plusieurs traits modernes de la profession : médecins de collectivités préfigurant la médecine du travail, médecins municipaux, enseignement officiel, institution, restreinte aux grandes cités, de l'assistance médicale gratuite pour les prolétaires, et même amorce de la médecine légale.

  • À la suite de la disparition de Sylvie Poitier, adolescente de 15 ans, fille de la Libellule et du Puma, ainsi que la disparition de sa copine, Nadine Carembois, l'Aigle est entraîné dans une organisation d'enfants prostitués qui sont formés pour l'espionnage. Cette mission va le conduire dans différents pays où la morale n'existe plus et les cadavres s'accumulent.

  • Les mères adoptives Nouv.

    Ce livre explore les différents aspects que la mère adoptive laisse entrevoir de sa réalité psychique, notamment : l'intérêt, voire la fascination envers les parents biologiques de son enfant et l'idéalisation de la mère de naissance, la transformant, puisqu'elle est inconnue et que la mère adoptive sacralise la venue au monde, en véritable incarnation de la figure mythique de la mère. Le livre présente un fait clinique remarquable : l'enfant adopté propose à sa mère le jeu de sa mise au monde, un vrai levier de la renaissance qu'il attend visiblement de son adoption. Cet ouvrage interroge les paradoxes du désir d'enfant chez la mère renonçant à l'enfant qu'elle a mis au monde et le syntagme de « déni de grossesse ». Il interroge la pratique de « don d'enfant » présente en Océanie, où la relation réelle entre la mère de naissance et la mère adoptive diffère de celle purement imaginaire entre les deux femmes en France.

  • La naissance de la psychanalyse est inséparable des excès d'un père séducteur et de leurs conséquences hystériques. C'est pourtant l'image inverse, celle d'un père médiateur, confondu avec sa fonction de tiers séparateur entre la mère et l'enfant, représentant l'ordre symbolique et ses interdits, brisant la confusion incestueuse au profit de l'ouverture au socius et à la vie de l'esprit, qui est devenue la référence psychanalytique. Un siècle de « révolution » sexuelle et de bouleversements dans la parentalité n'a pas laissé indemne l'ordre patriarcal et sa filiation patrilinéaire. De quelle façon ces changements anthropologiques profonds, sinon « fous », affectent-ils le devenir-père, tant le désir d'enfant chez un homme que sa relation à « l'enfant qui paraît » ?

  • « Survivre à quelqu'un » : tel est le sens le plus ancien du mot « survivre ». Il s'oppose moins à la mort qu'il n'en dit la proximité, le décès d'un proche étant la seule expérience de la mort que nous puissions vivre au présent. La survie psychique évoque un « appareil de l'âme » atteint dans ses possibilités créatrices, qui ne fonctionne plus qu'au minimum de ses capacités productives. L'histoire du sujet permet rarement de relier cette menace de l'effondrement à un moment tragique, car la temporalité humaine diffracte le trauma et impose la réalité psychique de l'après-coup à l'existence. Cet appareil de liaison, qui permet de symboliser et transformer, est-il simplement en panne ou à reconstruire ? L'attraction du transfert peut-elle substituer « vivre » à « survivre », pour que le monde apparaisse sous un nouveau jour ? À l'heure des canots de sauvetage en Méditerranée, quand l'auto-conservation règne en seul maître, « survivre » perd tout sens métaphorique. Quand « toutes les valeurs de la culture s'inclinent devant la survie » (Imre Kertész) car la terreur ne permet rien d'autre, d'où peut surgir l'espoir, celui de l'histoire et de sa transformation de la catastrophe en expérience ?

  • Accablé par les ennuis qui n´en finissent pas de s´accumuler - qu´a-t-il fait pour mériter cela, c´est quand même « bien cher payé » -, l´homme qui va pour composer le code de l´immeuble où l´attend son psychanalyste se trompe de chiffre et tape celui de sa carte bancaire...
    D´« acte manqué » à « visage », ces 100 mots de la psychanalyse sont moins un mini-dictionnaire qu´une façon d´évoquer à la fois la théorie et la pratique psychanalytiques, les deux indissociablement mêlées. Les notions-clés (ça, moi, surmoi, castration, complexe d´OEdipe, transfert...) côtoient les figures de la souffrance psychique (addiction, anorexie, dépression, paranoïa, phobies, suicide...) et quelques notions plus incidentes sur lesquelles la psychanalyse apporte un éclairage original (crise d´adolescence, honte, indifférence, mensonge, tendresse...).

  • En reportage à Hollywood pour y suivre la cérémonie des Oscars, Lefranc est témoin de la croisade agressive que mène une faction religieuse extrémiste, l'Église du Pardon et de la Foi du Révérend Blackstone, contre les milieux du cinéma, accusés de toutes les dépravations. Plusieurs accidents et attentats violents se succèdent, visant des personnalités hollywoodiennes. Lefranc soupçonne l'organisation de Blackstone de vouloir infliger à Hollywood un châtiment d'inspiration divine, radical et définitif. Et va tenter de s'y opposer, au péril de sa vie...

  • Alors que Lefranc se remet des émotions du Maître de l'atome, Londres est secouée par une vague d'attentats à la bombe. Bien vite, le reporter découvre que les dates des attentats correspondent toutes à des dates de victoires alliées sur l'occupant nazi pendant la Seconde guerre mondiale. Envoyé à Londres afin de partager sa découverte avec les policiers anglais, Lefranc fait l'objet d'une tentative d'assassinat pendant la traversée de la Manche. Le journaliste réussit à jeter son adversaire à la mer. Dans la bataille, celui-ci perd une boîte contenant une mystérieuse orchidée... Tandis que les alertes à la bombe continuent à se succéder dans la capitale britannique, l'enquête de Lefranc au Royaume-Uni le mettra sur les traces d'une mystérieuse organisation d'anciens nazis baptisée Unsere Welt ("notre monde"), qui semble s'être donné pour but de rayer Londres à tout jamais des atlas de géographie...

  • "L'image arrive souvent sous cette forme : l'analyse touchera à sa fin quand... Ce qui suit a tout d'un inventaire à la Perec : quand elle aimera danser, quand il saura nager sous l'eau, quand il présentera un concours de soliste, quand elle rencontrera un homme autre que "perdu sans collier", quand il pourra penser à rien, quand elle découvrira que j'existe, quand il arrêtera d'avoir faim, quand elle cessera de confondre "faire une analyse" et "faire une scène", quand il (ou elle) prendra une maîtresse, quand elle aura le temps... Au fil d'une même analyse, les images changent. Leur valeur prédictive, elle, vaut ce que vaut le bulletin météo. Pour Anaïs l'image était : quand nous pourrons parler tranquillement de la pluie et du beau temps."

  • « Si la jouissance se divise en dix parties, la femme en a neuf et l´homme une seule. » Ainsi s´exprime Tirésias que les aventures mythologiques ont successivement conduit à être homme et femme. La négation, le refoulement dont la sexualité féminine a été l´objet à travers les âges et les cultures sont inséparables des représentations dangereuses et démesurées qui l´accompagnent. « Femme tu es la porte du diable » écrit Tertullien.
    Ce qu´il est convenu d´appeler la « libération sexuelle » a principalement concerné les femmes. À ce bouleversement des représentations sociales de la sexualité correspond-il une transformation psychique équivalente ?

  • « Je resterai intraitable... » Le propos paraît énoncer une loi morale inflexible, et émaner d'un surmoi sans faille. Mais jamais celui dont la morbidité affichée, les symptômes entravants, les addictions immobiles, la sourde douleur, la plainte récurrente, la névrose têtue... jamais celui-là ne proclamera haut et clair qu'il est « intraitable ». Et pourtant, si ce n'est « je », il y a bien un « ça » (ou un moi qui s'ignore) logé quelque part, qui ne veut surtout pas guérir, ni même changer. Comment relever le défi, celui d'un sujet qui adresse consciemment au « traitement psychique » sa demande d'échapper enfin à la souffrance et au malheur, et qui s'entoure secrètement d'une tranchée infranchissable ? C'est la fierté de la psychanalyse de ne pas tourner le dos aux formes les plus insidieuses de la destructivité.

  • Quelles différences de compétences et de posture entre un manager opérationnel et un manager de managers ? Comment prendre du recul, de la distance, de la hauteur sans se couper des réalités du terrain et sans court-circuiter les managers ? Comment conserver une proximité avec ses managers et les équipes? Comment donner de la cohérence aux pratiques managériales ? Comment faire pour que la vision stratégique devienne réalité sur le terrain ? En quoi un collaborateur qui est lui-même manager diffère-t-il d'un autre collaborateur ?
    Découvrez 62 outils simples et faciles à intégrer dans votre quotidien pour performer dans votre nouvelle fonction de manager de managers.
    Chaque outil est traité de façon visuelle sur 2 ou 4 pages avec une illustration, l'essentiel, les objectifs, le contexte d'utilisation, des conseils méthodologiques, les avantages et les précautions à prendre.
    Des cas issus de situations concrètes vous sont proposés pour vous approprier certains outils.

  • " Seule la lecture de Jacques A. Bertrand peut rendre l'homme meilleur et plus heureux. " Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur.
    Publié en 1984, Chronique de la vie continue, dont le titre est déjà en soi tout un programme, est le second livre écrit par Jacques A. Bertrand. Le style et l'humour inimitables de ce " funambule plein de grâce qui rit au bord des gouffres et voit dans la légèreté une indispensable politesse à rendre à l'existence " (Gérard Pussey, Elle) s'y expriment dès les premières lignes. Trente-cinq ans plus tard, conforté par la vingtaine d'ouvrages publiés depuis par Jacques A. Bertrand, l'effet est toujours aussi spectaculaire.

  • En psychanalyse, le mot « persécution » doit beaucoup à la paranoïa, qui cultive la persécution jusqu'au délire. Faut-il pour autant en réserver l'usage à la psychose ? La persécution rejette au dehors la haine, la honte, le désespoir que l'on ne supporte pas au-dedans. Le « il » prend la place du « je ». Car c'est bien, chaque fois, l'étreinte du moi et de l'autre qui s'emballe et tente de se défaire lorsque la peur de ne plus être aimé se transforme en conviction d'être haï. Folie sans doute, mais que celui qui l'écarte complètement jette la première pierre.

  • Cette Histoire de l'écriture typographique - Le XXe siècle, tome II : de 1950 à 2000 termine la collection créée par Yves Perrousseaux qui, en six volumes, retrace l'histoire des caractères d'imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages et de leur implication dans la culture écrite occidentale. La lettre ne se déclinait guère, jusqu'en 1900, qu'en lettre d'imprimerie ou en lettre manuscrite. Au XXe siècle, ces lettres à lire vont être complétées par celles, mécaniques, du bureau (machines à écrire), et par des lettres à voir, celles, graphiques, utilisées en communication (affiches, magazines, signalétique). Puis, à partir de 1950, plusieurs révolutions technologiques vont bouleverser les typographies de ces trois mondes (livre, bureau, graphique) au point de les faire converger vers ce qui est devenu « la typographie ». En 1950, l'invention de la photocomposition (optique puis informatique) conduit à la disparition du plomb et oblige les grands dessinateurs de caractères à réfléchir sur le concept de fonte. Peu après, le concept de lettre transfert permet à toute une nouvelle génération de typo-graphistes de diffuser, plus facilement qu'en plomb, leurs créations. En parallèle, l'informatique naissante s'intéresse à la lettre pour les besoins des scientifiques et de la bureautique et apparaissent ainsi les premiers systèmes de dessin de caractères. En 1975 l'invention de l'imprimante à laser et de ses logiciels de pilotage marque une nouvelle étape. Les choses vont alors très vite avec les formats de fonte, la guerre des polices, Unicode et les standards de caractères, pour arriver à une typographie unique utilisable par les éditeurs, les graphistes, les secrétariats, tant sur papier que sur écran (d'ordinateurs, d'affichage urbain ou des téléphones portables). La création typographique a d'abord été une adaptation de l'existant aux nouvelles technologies. Les fontes d'aujourd'hui proposent des milliers de caractères différents dans des centaines de variantes graphiques. Mais ces nouveautés technologiques, et leur facilité d'emploi, a conduit à une multitude de fontes que l'on commence à peine à pouvoir cataloguer selon des concepts comme la typographie expressive ou le post-modernisme. Ce sixième volume de l'Histoire de l'écriture typographique a été rédigé par une dizaine de spécialistes, chacun montrant à sa façon la diversité typographique de ce demi-siècle. Selon la tradition de cette collection, des pauses sont proposées hors chronologie, consacrées ici aux classifications historiques des caractères, à la typographie ludique, à la réinterprétation des caractères classiques et à la préservation du patrimoine typographique. Par son iconographie très riche (plus de six cents illustrations, presque toutes en couleurs), ses index et sa bibliographie de plusieurs centaines de titres, cette Histoire s'adresse aussi bien à un large public qu'aux étudiants des beaux-arts ou des écoles de communication, aux amoureux, spécialistes ou professionnels de la typographie et de ses techniques, du web, de l'édition et des arts graphiques.

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