Anne-Marie Bouchard

  • «INFORMER» À l'heure des réseaux sociaux et du Web 2.0, où en sont les relations entre l'art actuel et les médias? La réflexion sur les paradoxes des relations entre les principaux acteurs de la communauté (critiques, artistes et institutions), palpable dans coulisses de l'art actuel, remet à l'ordre du jour la nécessité de se demander si les codes relationnels et médiatiques du monde de l'art agissent positivement ou négativement sur le développement des pratiques et sur la réception publique des oeuvres. Ainsi, l'article de Sébastien Hudon examine la rhétorique journalistique autour de la polémique de la fontaine de Tourny à Québec, Jean-Pierre Guay traite de la singulière réussite de l'émission de radio l'Aérospatial et Elena Lopez Martin analyse l'évolution du ­Net.art­. Section « Néomédias » : retour sur l'exposition Ryoji Ikeda à la Fondation DHC/ART et le travail photographique intimement lié à la création numérique de Thibault Brunet.

  • Le numéro 102 d'ETC MEDIA présente un important article sur le nouveau Printemps numérique qui a littéralement envahi les scènes artistiques de Montréal le printemps dernier. La revue présente également des articles sur des performers comme Tino Sehgal au MAC, Tilda Swinton au MoMA, Li Alin et Cécile Martin ; sur des artistes des arts numériques et médiatiques comme Patrick Bernatchez ; sur la designer de mode Ying Gao ; sur la vidéaste et photographe Élaine Frigon ; et beaucoup d'autres. Aussi au sommaire de ce numéro au format augmenté de pages : des essais sur la lenteur ainsi que sur le collectionnement à l'ère d'Internet, une entrevue avec Rory Blain de Sedition et un compte rendu de l'exposition Afteratlas de Georges Didi-Huberman, entre autres.

  • Dans ce numéro 101, vous le constaterez très rapidement, un souffle nouveau de présentation de la scène artistique des arts visuels est proposé. En accordant nos espaces de publication essentiellement aux arts médiatiques, nous ouvrons nos pages et à une hétérogénéité et une vivacité sans précédent. Il en résulte une démocratisation et une divulgation de pratiques artistiques encore peu connues de la scène publique, hors des laboratoires et centres de recherche artistiques. Et pour une première fois au Québec, une revue d'arts médiatiques. C'est un événement!
    Les oeuvres médiatiques de ce numéro ont la puissance de l'autonomie, ou entretiennent des liens certes non accessoires avec le cinéma, la vidéo, le théâtre, les arts plastiques, le son, la musique, la photo et la performance. En grande partie, elles ont pour particularité de rejoindre l'ensemble des publics artistiques, spécialisés mais, aussi, néophytes.
    C'est ce fait pluriel qui rend notre projet, à notre avis, encore plus sympatique. En établissant le parti pris d'une convergence entre les médias où l'haptique et autres sens sont grandement convoqués, nous lançons des ponts vers une nouvelle reconfiguration de notre paysage artistique. Il est d'ores et déjà de notre mission de promouvoir un réseau intermédial, ramifié, qui garantit un nombre incalculable de systèmes de communication, où le rôle du spectateur vient à changer. C'est dans ce contexte qu'ETC MEDIA participe de cette posture de non hiérarchie entre les disciplines tout comme entre le privé et le public.

  • Le plus récent numéro de L'Inconvénient se penche sur « L'amitié au temps de Facebook » avec un dossier réunissant des essais d'Éric Dupont, de Jean-Philippe Martel, d'Étienne Savignac et d'Ugo Gilbert Tremblay. Cette édition comprend aussi un extrait du roman à paraître en avril de Nancy Huston et des poèmes inédits de Thomas Mainguy et d'Hélène Dorion. Côté peinture, Marie-Anne Letarte présente l'artiste Louis-Philippe Côté et côté critique, Michel Biron offre une fine analyse du roman L'année la plus longue de Daniel Grenier, Marie-Andrée Lamontagne recense la traduction française de The Infinite Jest de David Foster Wallace et David Dorais se penche sur le roman 2084 de Boualem Sansal. Les chroniques de Serge Bouchard, Geneviève Letarte, Olivier Maillart, Patrick Nicol, Georges Privet et Martin Winckler sont aussi au rendez-vous et, pour clore ce numéro en beauté, Mathieu Bélisle signe un billet amusant intitulé "Désolé pour les inconvénients".

  • Ce numéro d'Études littéraires se propose de réfléchir aux relations entre la presse et la littérature, de la fin du XVIIIe au XXe siècle. Si naguère la recherche distinguait soigneusement les territoires médiatiques et littéraires, le renouveau de l'histoire culturelle et de l'histoire littéraire, ainsi que la vague de fond sociocritique nous ont appris à revisiter ces frontières trop communément acceptées. Certes, nulle discipline scientifique ne peut penser et se penser sans frontières : ici le territoire de la littérature, les rapports d'un texte avec son « co-texte », l'établissement des limites d'un corpus, ou encore toute la question des effets du texte sur le social, effets qui supposent à la fois des passages et des blocages entre le texte et le monde. Pour les historiens comme pour les littéraires, il n'y a sans doute pas de pensée possible sans frontière, sans limites et sans articulation fines de ces frontières et limites.
    Or, les études actuelles de la presse, qu'elles soient celles de l'histoire culturelle, de l'histoire littéraire, de la sociocritique ou de la sociologie de la littérature et de l'imprimé, sont emportées dans un grand mouvement de redéploiement. La raison essentielle en est sans doute la prise de conscience de l'immense valeur qui gît dans ce continent englouti qu'est la presse. En revisitant les hiérarchisations des corpus et les collaborations d'à peu près tous les écrivains à la presse; en explorant et en analysant les genres médiatiques qui constituent le corpus journalistique; en mettant en relation directe les poétiques médiatiques et les poétiques littéraires pour voir comment elles interagissent; en réévaluant à la hausse la qualité sémiotique accordée aux diverses représentations issues du journal, susceptibles, peut-être aussi bien que le roman, de dire le monde qui les a vues naître : en tout cela les études littéraires confèrent une valeur irremplaçable à l'objet journal et y trouvent une source de leur renouvellement. Ce numéro d'Études littéraires entend contribuer à cette réflexion et invite à penser la littérature par la presse.

  • En prenant le parti de l'expression et de la liberté créative, Les Impatients offre à des personnes qui ont vécu ou qui vivent des problèmes de santé mentale un lieu dans lequel tisser un rapport renouvelé à soi, aux autres et au monde, à travers l'art et la création. En ce lieu, souffrances, joies et découvertes peuvent se décliner ensemble, d'un même mouvement, et ouvrir ainsi sur de nouveaux possibles. Ce projet, entamé il y a plus d'un quart de siècle, s'est accompagné d'un souci de désenclaver l'art des Impatients. Leurs oeuvres, introduites dans des espaces muséaux, ont ainsi été mises en dialogue avec celles d'artistes reconnus, qu'ils soient invités à animer des ateliers ou à exposer avec des Impatients.
    />
    En interrogeant plus généralement les sources intimes de la créativité et en établissant des ponts avec d'autres acteurs de la scène sociale et culturelle dont la démarche s'inscrit dans un esprit semblable, Les Impatients contribue à jeter un regard différent sur la santé mentale, l'art et la créativité. C'est cette démarche, ce qui la porte et en fait la force ainsi que l'ouverture dont elle témoigne, qu'explorent les textes de cet ouvrage

  • L'édition printanière de la revue Cap-aux-Diamants propose un dossier dirigé par Julie Francoeur sur l'activisme et les mobilisations féministes au Québec. Dominique Deslandres s'intéresse au féminisme en Nouvelle-France, alors que Sophie Doucet et Karine Hébert mettent en lumière des figures phares moins souvent retenues du mouvement féministe au tournant du XXe siècle. Andrée Rivard discute de revendications liées à l'accouchement au XXe siècle et Marie-Laurence Raby d'avortements illégaux dans les années 1970. Adèle Clapperton-Richard se penche ensuite sur les enjeux de représentation des femmes dans les manuels scolaires et Julie Francoeur sur ceux liés plus largement aux commémorations des féminismes. Finalement, Diane Lamoureux étudie la longue tradition antiféministe au Québec. Le numéro comprend également les rubriques habituelles où il est cette fois question des Béliveau (Ancêtres), de l'Hôpital du Saint-Sacrement à l'heure de la Révolution tranquille (Patrimoine) ou encore de l'acquisition de la Floride par les États-Unis (Je me souviens).

empty