Antoine Prost

  • Comment la formation des maîtres est-elle devenue une question centrale du débat sur l'école ? À partir d'une abondante documentation de première main : archives, textes et rapports officiels, revues spécialisées etc. et du témoignage des principaux acteurs pour la période la plus récente, une équipe d'historiens propose ici une vue d'ensemble de la formation des maîtres dans sa diversité depuis 1940, dont la première histoire objective des IUFM.

  • Alors que le parti radical, entre les deux guerres notamment, apparaît comme un parti du centre, certains de ses leaders, comme Jean Zay, sont incontestablement des hommes de gauche. Quelle est donc l'identité de cette gauche ? Quelles en sont les composantes ? À quels idéaux se reconnaît-elle ? C'est à ces questions que ce livre répond, en explorant la gauche radicale, à partir de la Belle Epoque jusqu'à l'internement de Jean Zay à Riom dans la Résistance.
    Ce parcours fait apparaître le radicalisme sous un jour renouvelé. Certes, on s'attendait à ce que des thèmes tels que la laïcité de l'État, l'importance de l'éducation, ou l'attachement aux usages parlementaires soient au centre des identités de cette gauche. Mais on découvre d'autres tendances : d'abord, la valorisation de la gauche comme telle, c'est-à-dire l'évidence du clivage gauche-droite. L'importance des questions internationales ensuite : cette gauche se distingue par ses positions en matière de défense nationale. Pour ces radicaux, la démocratie et la paix sont une seule et même cause. Enfin, ce livre montre la vitalité du débat politique à l'époque et donne à voir une culture politique d'un premier XXe siècle bien différente de la nôtre.
    Le radicalisme ainsi revisité ne mérite pas le discrédit dans lequel il est tombé aux yeux de beaucoup : l'identité de la gauche du radicalisme réside dans l'affirmation du sérieux et de la noblesse de la politique.

  • Une vaste enquête rétrospective faite dans les établissements scolaires d'une agglomération représentative, Orléans, pour reconstituer des séries statistiques cohérentes.

  • Au moment où la Résistance suscite de nombreux débats mêlant acteurs et historiens, explorer l'histoire sociale de ce mouvement devient nécessaire. Cet ouvrage, par le croisement de travaux nombreux et solides, à partir d'une problématique originale, permet, d'une part, d'analyser les résistants en tant que groupe social et, d'autre part, de cerner l'impact de la Résistance sur la société française.
    Si de toute évidence, la Résistance, dans chacune de ses composantes, ne correspond pas à l'image de la nation, une sociologie des groupes résistants affine le tableau : pourquoi, quand et comment entre-t-on en Résistance ? La différence entre réseaux, mouvement et maquis est-elle d'ordre social ? Y a-t-il eu, par vagues successives, des promotions de résistants ? Ce regard conduit à observer la Résistance dans son fonctionnement interne : qu'est-ce qu'une démocratie dans la clandestinité ? Comment se gèrent et s'organisent ces micro-sociétés ? Peut-on y déceler la matrice d'une, nouvelle organisation sociale ? L'approche sous l'angle des groupes professionnels est également riche d'enseignements : l'attitude des médecins, des écrivains et des cheminots révèle à quel point les engagements résistants sont dépendants des modes traditionnels de militantisme. Au total, cette contribution à une histoire sociale de la Résistance, dirigée par Antoine Prost, permet de replacer l'engagement résistant dans les traditions d'action collective.

  • Le recours simultané aux méthodes classiques de l'histoire ou de la sociologie et à celles, plus neuves de la linguistique ou de l'ethnologie, permet à l'auteur d'analyser les comportements et les mentalités des classes moyennes de la société française entre les deux guerres.

  • À partir d'une sélection de textes de références, cet ouvrage propose un parcours à travers les politiques de l'éducation menées depuis le début du XIXe siècle en France.
    Les textes sont introduits par une présentation qui éclaire leur nouveauté, leur portée ou au contraire, leurs limites. Au fil de plus de cent textes majeurs, connus ou plus rares (lois, circulaires, mais aussi discours, mémoires, etc.), introduits et commentés, le lecteur est invité à parcourir plus de deux cents ans d'histoire de l'École, des décrets fondateurs du Premier Empire aux récents aménagements des rythmes scolaires.

  • Verdun 1916

    ,

    Du 21 février au 19 décembre 1916, les armées françaises et allemandes s'affrontent à Verdun. Écrite par deux grands historiens de la Grande Guerre, l'un allemand, l'autre français, cette histoire de la plus célèbre des batailles est la première à croiser les deux points de vue.Verdun a été la bataille la plus longue, la plus dévastatrice - 700 000 pertes, dont 300 000 morts- et la plus inhumaine de la Première Guerre mondiale : violence extrême des combats, souffrances inouïes des soldats sur un terrain transformé en enfer, tout cela pour un résultat militaire dérisoire.Cent ans plus tard, la bataille de Verdun interroge toujours autant les historiens. Pourquoi a-t-elle eu lieu et a-t-elle duré presque un an ? Comment s'expliquent les premiers succès allemands ? Pourquoi et comment les Français ont-ils résisté ? Pourquoi cette bataille a-t-elle dans la mémoire française un statut si exceptionnel ? Avec finesse et perspicacité, Antoine Prost et Gerd Krumeich s'unissent pour suivre les soldats et leurs chefs des deux côtés de la ligne de front. En décrivant avec minutie leur quotidien et en suivant l'évolution de l'opinion publique, de 1916 à nos jours, ils racontent comment s'est construit le « mythe » Verdun, jusqu'à devenir le symbole même de la Grande Guerre.

empty