Antoine Prost

  • Voici un manuel court qui constitue en même temps une synthèse originale. Un manuel par son plan clair, ses repères chronologiques en début de chapitre, ses annexes statistique et bibliographique, ses petites biographies sur les hommes politiques, etc. ; une synthèse car l'auteur ne se limite pas à tel ou tel aspect de l'évolution française mais lie l'économique, le social et le politique en montrant leurs influences réciproques. Pour son passage dans la collection de poche "Ekho", une  mise à jour permet l'actualisation des données biographiques, chronologiques  et  bibliographiques.

  • Tout ce qu'il faut savoir sur l'histoire et le métier d'historien.En douze chapitres, qui proviennent d'un cours donné à la Sorbonne, Antoine Prost démonte clairement les étapes de la méthode historique, tout en replaçant l'histoire et l'historien dans la société contemporaine et dans sa profession. Cet ouvrage est à la fois un traité d'initiation au travil de réflexion, nourri par d'amples lectures, et une pensée originale.
    Cette nouvelle édition est augmentée de deux articles complémentaires.

  • 1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.
    Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient – et mouraient – les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les États-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?

  • L'Ecole semble impossible à réformer, et pourtant, elle a beaucoup changé. C'est ce paradoxe qu'on éclaire ici, en retraçant l'histoire des réformes depuis Jean Zay au temps du Front populaire jusqu'à François Fillon en 2005. Certaines ont suscité la polémique et fait beaucoup de bruit ; d'autres sont passées inaperçues. Les unes ont été réalisées par des lois, d'autres par circulaires et décrets. L'enchaînement commission/rapport/loi/textes d'application, n'est pas général. Bref, le changement a pris de multiples visages. Peut-on, en les examinant de plus près, découvrir pourquoi certaines réformes ont réussi et d'autres échoué ?
    Pour répondre à cette question centrale, et évaluer le rôle des divers acteurs, politiques, administrateurs, commissions, syndicats et autres, Antoine Prost revisite les principaux épisodes de l'histoire de notre enseignement, le Front populaire, la Libération, les années de Gaulle, puis les ministères socialistes d'Alain Savary, Jean-Pierre Chevènement et Lionel Jospin. La consultation de nombreuses archives le conduit à réviser certaines interprétations et à mettre en évidence le rôle d'acteurs trop négligés comme Georges Pompidou.
    Ce livre n'est ni un manuel, ni une thèse. C'est un ouvrage de première main pour un large public, comme les historiens anglo-saxons en publient beaucoup.

  • L'histoire du mouvement ouvrier français se confond à bien des égards avec l'histoire de la société elle-même. Antoine Prost livre ici, au terme de recherches menées pendant quarante ans, une analyse remarquable des grands moments qui ont jalonné la chronique du monde des "travailleurs".
    Grève de février 1934, Front populaire (des grèves de juin 1936 à celle de novembre 1938), mouvement de mai 1968 : l'histoire du mouvement ouvrier est d'abord ponctuée de luttes. Mais le regard de l'historien s'attache aussi à l'évolution des effectifs syndicaux depuis 1918, au rôle central de la CGT, aux mutations profondes des lendemains de la Seconde Guerre, sans négliger les bouleversements qui affectent au cours du siècle la classe ouvrière et substituent progressivement le salarié au travailleur.

  • « Si nous vivions en 1913, nous aurions déjà enterré bien des amis. Si nous vivions en 1913, nous serions surpris de voir autant de militaires. Si nous vivions en 1913, nous serions paysans, maréchaux-ferrants, couturières ou bourgeois, peut-être même rentiers. Si nous vivions en 1913, nous travaillerions beaucoup. Si nous vivions en 1913, nous serions fiers d'être une République. »A travers une série de chroniques originales et passionnantes qui réveillent le passé dans tout ce qu'il a de plus quotidien, Antoine Prost nous dresse un portrait de la société française en 1913 tel qu'on ne l'apprend pas dans les manuels scolaires. Une façon d'entrer dans la grande Histoire par une petite porte. Un livre qui nous en dit long sur cette « Belle Epoque », si lointaine, comme exotique, ce monde d'avant auquel mit fin la Grande Guerre.

  • René Cassin

    Antoine Prost

    Né en 1887, mort en 1976, René Cassin a, en quatre-vingt huit ans, vécu plusieurs vies. Né de parents juifs, il fréquente le lycée Masséna, à Nice, puis étudie le droit à Aix-en-Provence et à Paris. Licencié es-lettres puis docteur en sciences juridiques, il est mobilisé en 1914. Grièvement blessé, il mettra des mois à se remettre de ses blessures. Son action, dès 1916, auprès de l'Union fédérale des associations de mutilés et réformés (UF) est le socle de sa première vie. L'épreuve du feu, la blessure, l'hôpital, l'expérience partagée avec les autres mutilés, son entrée parmi les professeurs de droit sont autant d'étapes décisives qui lui donnent, à l'âge de 32 ans, son orientation définitive. Il devient fondateur de la CIAMAC, dont le but est de faire pression pour qu'« aucune génération future de jeunes hommes ne connaissent les ravages de la guerre ». Mais l'approche de la Deuxième Guerre mondiale ruine le projet, il concentre son action à la SDN où il a été nommé membre de la délégation française, qui va lui permettre d'accumuler un capital social, politique et intellectuel au service de la paix entre les nations. Dès 1940, deuxième vie, il rejoint de Gaulle et, avec d'autres exilés londoniens, commence à examiner les buts de guerre alliés afin de faire sortir du conflit un « nouvel ordre international » démocratique. C'est à ce moment que prend forme la contribution capitale de Cassin à la pensée des Droits de l'homme, l'idée que la loi ne suffit pas à définir le droit : il existe au-dessus des principes généraux qui s'imposent, qu'elle doit respecter et dont la violation doit être punie.

  • Antoine Prost, professeur d'histoire contemporaine à l'université de paris I et à l'institut d'études politiques de Paris, est connu pour ses travaux réputés sur l'histoire de la famille et de l'enseignement. Chargé de mission dans le cabinet de Michel Rocard, il a pu suivre de près les dossiers brûlants de la question scolaire, sur laquelle il pose un regard aiguisé. Il regroupe ici une série d'études majeures sur l'histoire de notre éducation depuis la Seconde Guerre mondiale : le nouveau statut de l'enfant, les mutations de notre système scolaire à travers les réformes successives, la crise de 1968, la crise de 1984..., autant de matériaux indispensables à la compréhension d'un " cas français " toujours problématique.

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