Arbour Marie-Christi

  • Marie-Christine fait une maîtrise en littérature portant sur un essai hermétique de Roland Barthes, une étude sémiologique consacrée à l'analyse d'une nouvelle de Balzac. Mais elle se perd dans les méandres d'une recherche absconse qui ne la mène apparemment nulle part.

    Surmenée, seule, malheureuse, inquiète, névrosée, prise d'un vertige existentiel, Marie-Christine se regarde sombrer peu à peu. « La folie est le début du non-être. Seul le fantasme est vrai. Je suis devenue une folle qui raisonne sa folie », estime-t-elle. Des visions, des voix sèment le trouble dans son esprit. Elle se sent entourée de danger, les autres deviennent ses ennemis, le mal est partout, les méchants envahissent le monde.

    Elle trouve néanmoins réconfort, amitié et compréhension auprès d'un petit groupe de marginaux « qui voient Dieu », mais elle va être entraînée avec eux dans un drame affreux, où se mêlent réalité et faux-semblants, hallucinations et psychédélisme, mythologie et ésotérisme.

    Un voyage aux confins de la folie et de la schizophrénie.

  • Schizo

    Arbour Marie-Christi

    Enfant, je recherchais l'absolu, je rêvais d'unité, ce que j'appelais déjà l'Un. Mais pour survivre, j'ai dû apprendre à me compartimenter. Je me rebellais contre la réalité. L'anorexie dont j'ai souffert à l'adolescence a été pour moi une manière d'atteindre la purgation morale ; je me refusais aux changements de mon corps. J'ai commencé à couver la noirceur. Je pleurais en espérant qu'on m'entendrait, mais je ne croyais pas en Dieu. Mes parents m'ont emmenée chez le psychiatre. J'ai pris des médicaments. Ma personnalité a changé. Mes frontières se sont écroulées. J'ai eu vingt ans avec la conviction d'avoir une très vieille âme, une âme usée. Puis, amortie par les tranquillisants, je me suis mise à fréquenter les boîtes de nuit. À ma manière, je recherchais l'extase. J'ai commencé à entendre des voix, des chants plutôt. Malheureuse, je rêvais d'un amour absolu. J'ai été hospitalisée à quelques reprises. Puis le temps a passé. À trente ans, je suis devenue follement amoureuse d'un homme qui se droguait. Déçue, je me suis réfugiée auprès d'un compositeur. Puis tout a été de mal en pis. J'ai enfin vécu une psychose. Ma mère est morte, et c'est alors qu'on m'a déclarée schizophrène. Mais qu'est-ce que la schizophrénie ? Un mal mystique ? Un désordre chimique ? Je n'ai toujours pas de réponse...

  • Trans

    Arbour Marie-Christi

    On connaît bien le vers «Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage». Mais les voyages ne sont pas toujours merveilleux. Très jeune, Christine en fait l'épreuve dans des périples étranges, au péril parfois de sa vie. Quand vient le temps des amours, elle s'éprend d'êtres excentriques. Quand vient le temps de la pensée, elle accueille en elle les mots des poètes. Elle poursuit sa route tandis qu'elle puise une force nouvelle dans le dépaysement, y trouvant peu à peu une autonomie. Elle traverse les apparences, d'où le titre du roman, Trans, préposition latine qui signifie « à travers ».
    Une fois atteint l'âge adulte, Christine abandonnera cette folle fuite en avant et fera de ses errances dans le monde le roman que voici.

  • À travers l'amour, l'admiration et le rejet, ce roman décrit la fascination qu'exerce une mère sur sa fille. Prise en otage par elle, celle-ci se mesure à ses propres peurs face au sexe et aux hommes.

    Déçue et trompée, mais toujurs en quête de l'amant idéal, Madeleine est une femme très singulière. Narcissique et mégalomane, elle voue un culte à la beauté et à la richesse. Caroline, son enfant unique, raconte la vie de cette mère et sa propre vie à ses côtés.

    Au fil des souvenirs qui surgissent chez Caroline au moment du décès de sa mère, l'histoire de cette relation ambiguë et de ses personnages se tisse peu à peu et réussit à nous tenir en haleine avec brio et style.

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