Axel Kahn

  • « "Sois raisonnable et humain !" m'a lancé Jean Kahn, mon père, avant de se donner la mort. Ai-je bien suivi ce fil d'Ariane qui m'a été offert ? Lorsque beaucoup du ruban de la vie a déjà été déroulé, on se retourne parfois pour en juger l'aspect. J'en ai ressenti le besoin pour apprécier la cohérence d'un parcours, confronté aux questions, situations, dilemmes, engagements et combats auxquels j'ai été mêlé. Encore en cette année 2020, j'ai eu à prendre position et à analyser la crise sanitaire de la Covid-19. En tant que Président de la Ligue nationale contre le cancer, mobilisé pour la protection des personnes malades et spécialiste du sujet. Et en tant que citoyen engagé et attentif, explorateur anxieux de la  "voie bonne"  en tout domaine : la politique, la violence, le Progrès, les technologies, la vie humaine...
      La route a déjà été longue, semée d'embûches comme toute existence, souvent contournée, presque un labyrinthe. Cependant, j'avais, comme Thésée, mon fil d'Ariane. À moi aussi, il a été confié par amour. L'ai-je toujours tenu ? »
      Axel Kahn

  • Chemins

    Axel Kahn

    Marcher n'est pas une activité pour Axel Kahn, c'est une manière d'être. Il se définit comme un homme qui marche, un chemineau de la vie. Au rythme de son pas, sur les chemins et les sentiers, sur les pavés parfois, il a pensé, cherché, douté, le cas échéant, trouvé. Il a aimé, aussi, passionnément. Son ouvrage est un hymne à l'esprit, à la beauté et à la liberté. Un hymne à l'amour. L'existence d'un homme en chemin, au fil de ses souvenirs de l'enfance à la vieillesse. Cent cinquante ans après Julien et André dans Le Tour de la France par deux enfants, Axel Kahn, marcheur obstiné et attentif, peint de ce pays un tableau émerveillé mais lucide.

  • Comme en 2013, Axel Kahn a parcouru au printemps 2014 la France en diagonale : depuis la Pointe du Raz, en Bretagne, jusqu'à Menton et la Méditerranée, cette fois.
    Tout diffère cependant entre ces deux périples, à commencer par la difficulté du second, qui s'est apparenté à une épreuve physique que le marcheur n'a pas toujours été certain de mener à son terme. Il a parcouru, souvent hors tout chemin balisé, 2 057 km, et, surtout, il a gravi 43 000 m... et descendu autant ! Cette fois, le périple a été un vrai « voyage au bout de soi », que des genoux douloureux et une épaule déboîtée ne sont pourtant pas parvenus à écourter. Un voyage intérieur, aussi.
    /> Par ailleurs, les régions traversées cette année sont apparues moins éprouvées par les crises que celles du nord-est de la France, leur dynamisme mieux conservé semblant aller de pair avec la vigueur de l'attachement des habitants à l'identité de leurs territoires.
    Comme Pensées en chemin, Entre deux mers est un récit de voyage passionnant, poétique et drôle, celui d'un marcheur épris de beauté. Axel Kahn ne manque aucune occasion de rencontres et de débats, à chaque étape. Son livre est riche de réflexions politiques sur la France réelle, celle des gens, ses difficultés mais aussi ses atouts et ses espoirs.

  • Dewi et Eka sont de vraies jumelles nées dans la province sud du Kalimantan, à Bornéo. La première est sauvée d'un effroyable incendie dans lequel tout le monde pense qu'a péri Eka. En fait, cette dernière a été récupérée par une femelle orang-outan qui l'élèvera. Dewi, elle, sera l'une des femmes les plus brillantes de sa génération, et recevra le prix Nobel de physiologie et médecine. Eka, quant à elle, bien que recueillie dans une société humaine à dix ans, restera une enfant sauvage souffrant d'un grave retard mental.
    Elle mourra misérablement. Les deux soeurs ont pourtant les mêmes gènes. Comment Dewi a-t-elle pu développer les outils d'un brillant épanouissement pleinement humain, quelles en furent les étapes et les conditions ? Pourquoi tout cela n'a-t-il pu s'enclencher chez Eka
    Axel Kahn utilise la fiction pour introduire la thématique qu'il développe à travers un essai, s'attachant à enrichir, touche après touche, l'observation de  ses héroïnes gémellaires dont l'image et l'exemple traversent l'ouvrage. Il rappelle le rôle de l'altérité de l'un et l'autre, comme deux bûches incandescentes qui s'embrasent l'une l'autre, et nous enjoint : « Osons vouloir, alors nous pourrons, peut-être. »

  • Jean Kahn-Dessertenne, enseignant et philosophe, se donne  la mort à 54 ans le 17 avril 1970 en se jetant d'un train. Il  laisse une lettre à son fils Axel qu'il dit « capable de faire  durement les choses nécessaires ». Quarante-sept ans après,
    ce dernier s'acquitte d'une dette, il obéit à l'injonction  paternelle, durement, en donnant la parole à son père. Dans  les instants qui précèdent le saut mortel, la vie de Jean défile  à vive allure, ses engagements politiques, ses tumultueuses
    relations aux femmes, son souci de sa relation à ses fils, son  itinéraire intellectuel. Sont ainsi évoqués en toile de fond  l'essentiel de l'histoire de la France au XXe siècle, la place  qu'y prirent la bourgeoisie, le communisme et de Gaulle,  les crises et ébranlements de tous ordres, économiques,  guerriers, littéraires et personnels. Le sourire et la dérision  ne disparaissent pas toujours à l'heure de mourir, Jean en
    témoigne. Cependant, Axel Kahn a surtout écrit là un livre  vibrant et déchirant.

  • Il n'y a pas d'humanité sans échange entre les hommes, Axel Kahn, en est, comme d'autres, persuadé. C'est pourquoi le partage, le troc et le commerce ont joué depuis les origines un rôle si essentiel dans l'édification des sociétés humaines. Il s'est toujours agi, jusqu'au XVIIe siècle, de garantir la meilleure satisfaction conjointe des besoins individuels et du bien commun. Le pessimisme de la conception libérale quant à la nature humaine devait cependant perturber cette belle certitude : comment une société d'êtres fondamentalement égoïstes peutelle défendre l'intérêt général ? Dès cet instant, deux courants du libéralisme économique se sont opposés, celui pour lequel les vices privés conduisent à eux seuls aux vertus publiques et celui qui juge indispensable l'intervention d'un régulateur garant du bien commun.
    Axel Kahn explique comment le succès, dans les années 1980, de la première ligne, a plongé le monde dans la crise ; il fait le pronostic que, sans réhabilitation du concept d'intérêt général, cette crise sera fatale au libéralisme.

  • Raisonnable et humain ?

    Axel Kahn

    " À sa mort, mon père m'a laissé une lettre. Avec cette ultime injonction : "Sois raisonnable et humain ! " C'était il y a trente-trois ans, mais ces mots ne m'ont jamais quitté. Quelles sont les choses nécessaires, et au nom de quoi le sont-elles ? Que signifie être raisonnable, quelle est la source de la raison ? Comment pourraiton ne pas être humain quand on est un homme, et comment devrait-on l'être ? Suis-je raisonnable et humain ? "
    L'homme rêve de posséder tous les pouvoirs, de dominer la nature, à commencer par la sienne. Il y parvient presque. Fort de cette omnipotence, comment peut-il déterminer ce qu'il convient de faire tout en restant " raisonnable et humain " ?
    Axel Kahn s'arme de tous les outils théoriques - génétique, neurobiologie, métaphysique, philosophie - pour confronter ses actes au précepte de son père. Dans une brillante approche pluridisciplinaire, il s'interroger sur l'homme, son environnement et le monde animal, la vie et la mort, le déterminisme et la liberté, le progrès et la raison.
    Axel Kahn prouve encore une fois, par ce nouvel essai lumineux, qu'il est possible d'être à la fois érudit et accessible.

  • - 55%

    Axel Kahn marcheur ? On le savait généticien, médecin, humaniste. On le découvre ici en randonneur de haut niveau, capable d'avaler deux mille kilomètres en parcourant « sa » France de la frontière belge dans les Ardennes à la frontière espagnole sur la côte atlantique, au Pays basque. Itinéraire buissonnier qui le conduit de la vallée de la Meuse à Saint-Jean-de-Luz, en passant par Vézelay, le Morvan, la Haute-Loire, les Causses et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle pendant sept cents kilomètres.
    Le livre qu'il a tiré de ce périple est plusieurs choses à la fois : un carnet de voyage curieux, drôle, rêveur, où nous sont contées les anecdotes d'une traversée haute en couleurs ; une sorte de manuel d'histoire, où remontent à notre mémoire quelques-uns des lieux célèbres du passé de la France. Mais aussi une réflexion sur l'état de notre pays, la désertification de beaucoup de régions, la pauvreté de certaines, les effets ravageurs de la mondialisation. « Sécession », énonce-t-il : « J'appelle ainsi la rupture d'une partie de la population avec la vie politique ordinaire, l'apparente rationalité de son discours et ceux qui le tiennent. » Comme on voit, l'humaniste engagé n'a pas disparu derrière le marcheur.
    Et puis ce livre est aussi l'occasion de rencontrer à chaque étape des hommes et des femmes qui racontent chacun un bout de la vraie France d'aujourd'hui, celle dont on n'entend jamais parler.

  • "Par deux fois mon père m'a lancé des injonctions qui n'ont cessé de me poursuivre : "Un garçon bien ne dit pas ça" après que, à l'âge de sept ans, j'ai interpellé un petit camarade avec des accents racistes. Et "Il faut faire durement les choses nécessaires, sois raisonnable et humain" dans la dernière lettre qu'il écrivit avant de se jeter d'un train à pleine vitesse. Déchiffrer ces messages a été l'un des fils rouges de mon itinéraire intellectuel et de ma vie d'homme. Je ne suis pas certain d'y être parvenu dans le sens exact que Jean Kahn donnait à ses propos, mais j'ai élaboré moi-même un corpus de valeurs que je suis capable d'expliciter, de fonder en logique, de telle sorte que mes interlocuteurs et lecteurs puissent s'en saisir pour les contredire ou se les approprier."
    Dans ce nouvel ouvrage, le célèbre généticien revisite les fondamentaux de sa réflexion éthique à la lumière de sa propre vie. Il montre comment s'élabore une réflexion approfondie autour de questions aussi cruciales que la procréation pour autrui, l'homoparentalité, l'euthanasie... et s'insurge contre les "icônes corruptrices" (dévalorisation de l'Autre, utopie scientiste, passion, argent...) qui peuvent fausser le jugement des médecins ou des scientifiques, même les plus éminents. Salutair


  • L'homme est un roseau, et en cela il est infiniment petit ; mais un roseau pensant, et en cela il est infiniment grand. À la suite de Pascal, Axel Kahn s'interroge sur ce qui fait notre misère et notre grandeur.

    " Nous sommes, en tant qu'Homo sapiens, d'une affligeante banalité biologique. Sur le plan génétique, notre proximité avec les grands singes est considérable ; elle atteint 98,7 % avec le chimpanzé, elle est encore de 80 % avec la souris et de 50 % avec la levure. "
    Pourtant, seuls parmi les êtres vivants, nous nous interrogeons sur notre nature et sur la valeur de nos actes. Ce paradoxe, au coeur du questionnement philosophique depuis des millénaires, est ici revisité à l'aide des données croisées de la théorie de l'évolution, de la génétique et des sciences cognitives, à la recherche du "propre de l'homme".
    Avec L'Homme, ce roseau pensant..., Axel Kahn clôt la trilogie qui a fait sa renommée littéraire et son succès, entamée avec Et l'homme dans tout ça ? suivi de Raisonnable et humain ? Comme toujours, il propose une approche pluridisciplinaire, à la fois érudite et accessible à tous les lecteurs.
    La Vérité, la Beauté, la Liberté, le Bonheur, les Croyances et la Mort... Les grandes questions philosophiques à la lumière de la science moderne.

  • Médecin, chercheur à l'Inserm, membre du Comité consultatif national d'éthique, Axel Kahn fait le point sur la dimension éthique des problèmes que pose l'avènement du génie génétique, en particulier dans le champ de la médecine humaine. En qualité d'ancien président de la Commission du génie biomoléculaire instituée auprès du ministre de l'Agriculture, il est aussi un acteur privilégié des débats relatifs au développement des biotechnologies dans le secteur agricole. L'actualité confère une singulière résonance à cette réflexion en forme de plaidoyer pour une recherche plus respectueuse de la relation entre l'Homme et la Nature.

  • L'ultime liberté ?

    Axel Kahn

    Doit-on légaliser l'euthanasie ? Axel Kahn revient sur ce sujet brûlant, et propose une réflexion humaniste nourrie de son expérience de médecin et de membre du comité d'éthique français.
    Le débat sur l'euthanasie est régulièrement réactivé par des situations dramatiques. Pourtant, en 2005, a été votée la loi Leonetti, qui permet de soulager les souffrances du malade, d'éviter l'acharnement thérapeutique et d'organiser les soins palliatifs. Ainsi, aujourd'hui, la médecine française a réduit le retard accumulé par rapport aux autres pays européens. Pour le professeur Kahn, cette loi offre aux personnels soignants, aux malades et à leur famille, un cadre qui permet de résoudre la question douloureuse de la fin de vie. Il est vrai que dans des situations particulières, extrêmes, l'euthanasie peut constituer un recours, envisagé dans l'intimité entre un patient et son médecin, mais cela ne veut pas dire que cette action doit être généralisée. Face au tapage médiatique suscité par les affaires récentes souvent instrumentalisées par des militants du " droit à mourir dans la dignité ", Axel Kahn pose des questions fondamentales : n'est-il pas choquant de faire d'un cas douloureux le fondement d'un " principe " souverain, contraire à la valeur fondamentale qui est celle du respect de la vie ? A-t-on pensé à toutes les dérives qui pourraient résulter d'une légalisation de l'euthanasie ? Car personne ne peut affirmer qu'il n'y aura pas de dérives. Il suffit d'entendre certains hommes politiques pour entrevoir le pire. Ils n'hésitent pas à déclarer que, vue la situation difficile des hôpitaux français, " on ne pourra pas continuer longtemps à supporter la charge d'un trop grand nombre de maladies incurables ". La quête d'une considération de tous les instants pour les personnes en fin de vie demeure plus que légitime. Les réponses au problème de l'euthanasie ne doivent donc pas être guidées par l'émotionnel, mais par le souci de proposer un projet d'ensemble pour l'homme et la société.

  • Copernic a chassé l'Homme du centre de l'Univers, Lamarck et Darwin du sommet de la création, notre société a tendance à le chasser du coeur de ses projets. Il n'est pourtant pas utopique de concilier le progrès, créateur de richesses, les avancées scientifiques et les logiques économiques avec l'humanisme.
    Axel Kahn ouvre un débat majeur sur le devenir de l'Homme : les biotechnologies, le clonage humain, l'assistance médicale à la procréation, les essais sur l'être humain, la place de notre espèce dans la nature, le déterminisme et la liberté, le racisme, la sexualité...

    Au-delà de l'éclairage décisif porté sur ces différentes questions, la réflexion claire et passionnée menée ici incite chacun de nous à un nécessaire sursaut moral : dissociée des valeurs éthiques, au premier rang desquelles la solidarité, la maîtrise croissante des mécanismes de la vie par la science et les forces du marché constitue bel et bien une menace pour l'humanité.

  • Saurons-nous, un jour, percer le secret de la salamandre? L'homme pourra-t-il, lui aussi, régénérer tout ou partie de son corps?
    La salamandre, symbole de l'immortalité, a été extraordinairement gâtée par la nature: son corps peut s'autorégénérer. Son organisme est capable de recréer des membres tels que ses pattes ou sa queue, voire des portions d'organes comme son oeil ou son coeur. Pourrons-nous un jour faire repousser des tissus humains ou même des organes entiers? Les paralytiques pourront-ils remarcher, et les manchots recouvrer leurs bras? Et, si l'on pousse plus loin, pourrons-nous vivre éternellement?L'apparition de techniques scientifiques ultramodernes, telles que la génomique, la thérapie génique, la biologie cellulaire ou le clonage thérapeutique, laissent penser que la régénération d'une partie du corps humain est désormais chose possible. Ce livre novateur et à la pointe des dernières découvertes fait la synthèse des avancées dans un domaine encore méconnu du grand public, mais qui mobilise ? et fait jubiler ? toute une population de scientifiques et de médecins: la médecine régénératrice (toutes les méthodes qui permettront de "réparer" l'homme).Après "Raisonnable et humain?", le récent succès d'Axel Kahn, le tandem Kahn-Papillon ? le chercheur et le vulgarisateur ? prouve par ce nouvel essai lumineux qu'il est possible d'écrire un livre à la pointe du progrès scientifique et pourtant accessible à tous...

  • Axel Kahn est médecin généticien, entre autre ancien directeur de l'INSTITUT COCHIN puis président de l'Université Paris Descartes. Ses responsabilités à la tête de la Fondation Internationale du Handicap, du Comité d'Éthique de la Ligue du Cancer, du Comité de déontologie du Comité National Olympique et Sportif Français, ou du Comité d'éthique commun à l'INRA, au CIRAD et à l'IFREMER, lui confèrent une légitimité toute particulière en matière d'éthique. En 2019, le Parlement est appelé à débattre d'un projet de loi sur les questions de bioéthique. C'est à débroussailler les grands enjeux de cette échéance majeure, mais aussi à désacraliser un mot aux multiples significations, manifestations, questionnements, que s'emploie ce dialogue.

    Axel kahn est un scientifique, médecin généticien et essayiste français


  • Un débat droite-gauche, à un an de la présidentielle, sur l'université, la recherche, l'emploi...
    Et donc l'avenir de la France.

    De prime abord, tout sépare les deux auteurs : leur formation, leur parcours, leur famille politique, leur expérience professionnelle, leurs fonctions actuelles et plus de vingt ans d'âge... L'une est de droite, l'autre de gauche. Pourtant, ils ont au moins un point commun : leur passion pour l'université. En tant que ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse s'est attelée à une réforme à haut risque qu'elle entend, contre vents et marées, mener à son terme. En tant que président de l'université Paris-Descartes, Axel Kahn se place à la pointe de la mise en oeuvre de cette réforme qu'il approuve dans sa philosophie tout en en contestant certains aspects et certaines méthodes.
    C'est à un dialogue parfois vif que nous invite ainsi cet ouvrage, où plusieurs sujets de fond sont abordés : réformes, diplômes, emplois, révoltes, recherche... En cette période où la notion de progrès est souvent attaquée, ces deux responsables s'interrogent sur l'avenir de nos enfants, à travers l'éducation poussée qui pourra leur être donnée... ou non. Et s'affrontent sur certains objectifs de cette éducation. " N'oublions pas l'humanisme ", dit Axel Kahn. " N'oublions pas la nécessité d'allier connaissance et croissance, invention et innovation pour nos entreprises ", dit Valérie Pécresse.
    S'ils se rejoignent sur l'absolue nécessité de garantir la bonne santé des universités et " éviter la fuite des cerveaux ", ils n'ont pas forcément les mêmes priorités : " La question de savoir quelles seront les utilisations des moyens conquis par la raison humaine est majeure ", insiste ainsi Axel Kahn lorsque la ministre, se situant dans une tradition gaulliste, rappelle que " 22 milliards d'euros sont investis pour développer l'emploi et pour des raisons économiques ". Éthique et politique au coeur des bouleversements économiques et de la mondialisation.

  • Des voix toujours plus nombreuses s'élèvent pour demander que les malades incurables souffrant de handicaps très lourds ou de douleurs invalidantes chroniques se voient reconnaître, comme c'est déjà le cas dans certains pays, le droit de mettre fin à leurs jours avec l'aide de médecins. Le débat est régulièrement relancé par les médias relayant les appels de patients désespérés, mais aussi de leur famille ou des équipes soignantes qui se sentent abandonnées face à un choix tragique : se mettre hors la loi en « donnant la mort » ou bien « laisser souffrir mille morts ». Entre le maintien du statu quo par crainte qu'un pas vers l'« euthanasie active », même sévèrement encadrée, n'ouvre à d'incontrôlables dérives et le cas extrême de la Suisse où des sociétés privées peuvent faire de la publicité pour un service de « suicide assisté », quel parti adopter ?Luc Ferry et Axel Kahn mettent en perspective les arguments qui plaident pour ou contre une évolution de la loi en ce domaine. Philosophe et ancien ministre, Luc Ferry est notamment l'auteur de Vaincre les peurs. Médecin généticien, auteur de nombreux essais, Axel Kahn a notamment été membre du Comité consultatif national d'éthique.

  • Après avoir, par ses écrits, défendu les idées socialistes, Axel Kahn a décidé de passer de la position de chercheur engagé à celle de militant. Il a été candidat aux législatives de juin 2012 dans la deuxième circonscription de Paris, qui comprend les trois-quarts du viie arrondissement, soit 23 500 électeurs dont les suffrages se portent en grande majorité vers la droite depuis toujours, la partie nord du vie arrondissement, et le Quartier Latin proprement dit (ve arrondissement). Campagne particulièrement difficile puisque son adversaire de droite s'appelait François Fillon. Mais aussi occasion inespérée de défendre les idées de gauche dans un bastion de droite.Axel Kahn a « joué » le jeu en se donnant à fond : il a parcouru à pied toute sa circonscription, il a multiplié les rencontres et développé les occasions de dialogues. Finalement, au second tour, il a obtenu 43,54% des suffrages exprimés, ce qui constitue indéniablement une performance.Ce livre est le récit de sa campagne, accompagné de plusieurs photos avec des anonymes ou des personnalités connues. Mais c'est aussi un exposé de ses idées en matière de pensée politique, sous la forme de courts textes. En quelques pages, Axel Kahn excelle à donner une analyse précise des grandes questions qui, à n'en pas douter, vont constituer les principaux débats de la présidence de François Hollande.

  • Axel, le médecin biologiste, engagé depuis longtemps dans la réflexion éthique, Jean-François, le journaliste, homme de média et agitateur d'idées. Ils sont frères mais se connaissaient peu avant ce livre. Elevés l'un et l'autre dans la religion catholique, ils sont devenus farouchement agnostiques, mais demeurent tous deux obsédés par la quête de sens. Ils croisent ici leurs souvenirs, avec la tendresse de l'éloignement et la lucidité des intellectuels qu'ils sont : deux enfances séparées à cause de la guerre, une adolescence dans la France de la TSF et de la reconstruction, le couple de leurs parents et leur frère Olivier, les premiers choix politiques, les grandes désillusions de l'âge adulte. Mais le genre humain n'est pas leur ennemi, tout au contraire. Même si on ne croit ni au Grand Horloger de l'univers, ni à la Rédemption, ni non plus aux lendemains qui chantent, la place est immense pour l'engagement de deux hommes qui n'ont pas cessé de croire qu'aujourd'hui peut être meilleur qu'il n'est, et demain meilleur qu'aujourd'hui : à la condition d'oser le vouloir. Etre capable d'enthousiasme, voilà qui les réunit, qu'il s'agisse de dire leur émotion devant un air d'opéra, leur admiration devant le personnage de De Gaulle, leur goût pour la cuisine - qu'ils font eux-mêmes-, ou de célébrer les grandes avancées de la démocratie. Dégrisés des illusions confortables, sans concession pour les mensonges d'où qu'ils viennent, ils montrent que le métier d'homme n'est pas un vain mot.

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