Bernard Simiot

  • Après les fièvres du règne de Louis XIV, où se sont enrichis et illustrés ces Messieurs de Saint-Malo, le Régent s'est installé et John Law a créé la grande Compagnie des Indes. Le temps des Carbec est venu.Mère, fils et fille vont se lancer à l'assaut des grandes affaires, de l'administration, de l'armée et des beaux mariages. On les verra à Paris et à Venise, en Guinée et à Saint-Domingue, à Pondichéry avec Dupleix, à Versailles avec le cardinal Fleury, à Nantes devenu le premier port du royaume grâce à la traite négrière et à ses manufactures. Ils n'en resteront pas moins d'éternels Malouins, face à la mer qui demeure la condition et la fierté de leur vie.Beaucoup plus qu'une saga familiale, le Temps des Carbec, c'est le roman puissant et profond d'une époque traversée d'idées nouvelles, d'une société effervescente où la bourgeoisie, avide d'honneurs et d'argent, affronte la noblesse, s'installe au parlement et dans les bureaux du roi.Le Temps des Carbec, c'est aussi un passionnant roman d'aventures, animé par des comploteurs et des négriers, des séducteurs et des banquiers, des capitaines et des diplomates et toute une galerie de femmes dont le charme, la force et l'audace ont une résonance curieusement moderne.On retrouvera ici le style coloré, l'invention et le rebondissement imprévu des situations, plus encore, la permanence et l'ampleur de l Histoire qui avaient signé, dans une mise en scène spectaculaire, la réussite de Ces Messieurs de Saint-Malo.Bernard Simiot est l'auteur de Moi, Zénobie, reine de Palmyre qui a obtenu le Goncourt du récit historique, et de Ces Messieurs de Saint-Malo, où commençait la saga des Carbec, et qui connut un immense succès de librairie.

  • La saga des Messieurs de Saint-Malo commencée sous Louis XIV s'est poursuivie sous Louis XV avec Le Temps des Carbec. Après les remous de la Révolution, leurs descendants se retrouvent périodiquement dans la propriété familiale de la Couesnière, l'ancien

  • De quoi vivait Bonaparte ? Les historiens s'en tiennent volontiers à la légende du petit officier pauvre et du général Vendémiaire au costume râpé, légende soigneusement entretenue à Sainte-Hélène par Napoléon lui-même. Bernard Simiot, le romancier de Ces messieurs de Saint-Malo, prix Goncourt du récit historique, s'est posé la très indiscrète et redoutable question : le goût de l'argent a-t-il exercé une influence déterminante sur la carrière de Bonaparte ?Dépoussiérant le mythe du héros de la campagne d'Italie, il nous offre un portrait clair et passionnant de l'homme, retrace sa jeunesse et son extraordinaire ascension où l'attrait de l'argent mêlé à la passion du pouvoir ne joua pas le moindre des rôles.

  • Moi, Sylla, dictateur

    Bernard Simiot

    « Moi, Lucius Cornelius Sylla, détenant la magistrature suprême, j'ai renoncé à des honneurs et à des pouvoirs qu'aucun Romain n'avait connus avant moi. J'avais reçu ceux-là sans vanité, j'ai exercé ceux-ci sans faiblesse. Premier magistrat de la République, j'avais vécu dans la pourpre, maintenant j'allais connaître le bonheur auprès de la jeune femme que j'aime : plus de messages à dicter, d'ambassadeurs à recevoir, de décrets à signer, de poignards à craindre...Né patricien, ni le pouvoir ni l'or ne m'ont jamais ébloui. Je les ai utilisés pour mieux courber, enchaîner ou compromettre ceux dont le service ou la complicité m étaient nécessaires. J'ai dit à Pompée qu'il était grand, il l'a cru. J'ai mis des vierges dans le lit des pères de famille et des garçons dans celui des matrones, ils ne les ont pas repoussés. J'ai assuré Metellus qu'il était le meilleur général romain, il le savait déjà. J'ai murmuré à Caecilia qu'elle était la plus belle de toutes, elle m'a épousé. J'ai couvert d'or Archélaos, il a trahi Mithridate... »Renouant avec un genre qui lui valut pour Moi, Zénobie, reine de Palmyre le Goncourt du récit historique, l'auteur de Ces Messieurs de Saint-Malo nous entraîne dans les dernières décennies de la République romaine. À travers l'émouvante et apocryphe confession de Sylla, Bernard Simiot nous livre le portrait romancé d'un des personnages les plus énigmatiques de l'histoire, qui trouve dans son exil consenti le lieu d'une réflexion sur le pouvoir et l'impuissance, la démocratie et l'argent d'une troublante actualité.

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