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  • Les « événements de Mai » à Paris, l'Armée rouge à Prague, la Convention démocrate de Chicago... l'année 1968 s'est achevée sur une série de fiascos monumentaux. 1969, année gueule de bois, est le point d'orgue d'une décennie de ruptures radicales et d'expériences sans filet. 

    Nixon arrive à la Maison Blanche avec un « plan pour le Vietnam » et de Gaulle rentre à Colombey. Jan Palach se suicide par le feu place Venceslas et une purge antisémite décime le PC polonais. Grâce à leurs ordinateurs, les Américains posent des hommes sur la Lune. Les Beatles se séparent et la nation hippie vit son dernier grand rassemblement, à Woodstock. Charles Manson, qui se prend pour l'Antéchrist, assassine Sharon Tate, enceinte. À Milan, l'attentat de la Piazza Fontana lance les « années de plomb » italiennes. Musique et drogues psyché­déliques, anti-westerns mélancoliques, érotisme échevelé, groupuscules, communautés... Les sixties projettent leur ultime feu d'artifice, qui retombe en cendres : rage et désillusion mêlées.
    Passant en revue les principaux événements politiques et culturels de cette année décisive, Brice Couturier interroge le « mauvais chemin » que nous continuons de fouler. Des groupuscules extrémistes qui préfigurent le terrorisme moderne aux « catastrophes intellectuelles » que sont le radicalisme des élites, le relativisme culturel des intellectuels et la politique des identités qui fait perdre la gauche... tout remonte à 1969.

  • Journaliste culturel, Brice Couturier a été rédacteur en chef du Monde des débats et collabore au Point. Il est l'une des voix de France Culture, où il a animé les émissions « Cause commune », « Du grain à moudre » et été l'éditorialiste des « Matins ». Depuis septembre 2016, il présente tous les jours « Le tour du monde des idées ».

  • "Les régimes autoritaires, Chine en tête, parce qu'ils disposent d'une capacité de décision centralisée et rapide, et de moyens de coercition supérieurs, ont-ils démontré une plus grande efficacité dans la lutte contre cette nouvelle épidémie de coronavirus ? Pour l'essayiste Brice Couturier, la réponse est non ! Il y aura certes une accélération du glissement du monde vers l'Asie du Sud-Est, mais pas nécessairement au bénéfice de la Chine. Car les États qui ont le mieux géré la crise n'ont pas été les dictatures, mais bien les démocraties (Taïwan, Corée du Sud).

    Présentation de la collection : Et après ? Notre monde post-coronavirus ne sera sans doute plus le même. Quel sera le rôle de l'État ? Doit-on remettre en cause la mondialisation ? Doit-on se méfier ou s'appuyer davantage sur les scientifiques ? Autant de questions, et bien d'autres, sur lesquelles il faudra se pencher.
    Les Éditions de l'Observatoire, depuis leur création, ont l'ambition d'anticiper et de créer les débats d'idées. Nous continuons donc notre mission dans cette période propre à la réflexion en publiant de courts livres numériques qui amorcent déjà les thèmes de ce « monde d'après ». Nos auteurs ont répondu présents, conscients de former au sein de leur maison d'édition une véritable communauté de pensée.
    Muriel Beyer
    Directrice des Éditions de l'Observatoire"

  • Par le rire, par le renversement des perspectives, ce plaisant essai devrait non seulement apporter des informations et connaissances mais aussi répondre aux interrogations de ceux qui souhaitent se situer dans une société pluriethnique.

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