Catherine Mayaux

  • Problématique du roman européen apporte une suite à Problématique de la littérature européenne publié en 2005 et, pour la période qui va de 1960 à nos jours, interroge la pertinence de la notion de "roman européen" en partant de l'hypothèse que le genre romanesque, perméable aux évolutions de l'histoire et des mentalités, est susceptible de refléter une certaine représentation de l'Europe ou de l'Européen après la chute du mur de Berlin

  • Les plis et déplis de l'écriture d'Henri Michaux fascinent et désarçonnent les lecteurs que nous sommes. Les auteurs de cet ouvrage tentent de mettre à jour les plongées exploratrices de son oeuvre, tant au niveau de l'écriture, de l'esthétique que de la mise en cause de soi et du monde telle qu'elle opère.

  • Trois fils directeurs ressortent des études ici proposées : d'une part le rapport de l'homme au monde et à travers lui, le rapport de l'homme à Dieu ; d'autre part la confrontation entre cette interrogation spirituelle, qui fonde l'entreprise poétique, et les Écritures, dont la lecture très personnelle irrigue de manière profondément intime la pensée de l'auteur ; enfin le souci de l'écriture qui affleure sans cesse dans l'oeuvre poétique de Jean Grosjean dont les travaux de traducteur révèlent aussi une maîtrise consommée du langage.

  • Les travaux rassemblés dans cet ouvrage étudient la représentation ou l'imaginaire muséographique d'écrivains de la fin du XIXe siècle à l'époque contemporaine. Ils interrogent la manière dont la réflexion sur le musée croise les préoccupations d'un écrivain et interagit avec sa création. Selon quelles lignes de force un écrivain invente-t-il de toutes pièces une forme muséographique ou reconfigure-t-il le musée qu'il a parcouru ? Comment parfois défait-il symboliquement l'institution muséale que ses références ou ses caprices rendent tout à coup plastique et délégitiment de sa forme académique? Comment encore nourrit-il son imagination créatrice d'oeuvres muséales et (re)crée-t-il son musée par les mots, mots puissamment vivants dans l'esprit du lecteur soumis à tous les pouvoirs de l'ekphrasis et des tropes métamorphiques du réel ? Comment la littérature travaille-t-elle à une autre forme de patrimonialisation de l'art, à l'élaboration d'une autre histoire de l'art, qui déjoue les académismes historiques et les contraintes institutionnelles ? Telles sont les questions auxquelles répondent les études proposées, à partir d'exemples variés d'auteurs majeurs des XIXe et XXe siècles.

empty