Celine Gobert

  • L'accueil complètement délirant qu'a reçu au dernier Festival de Cannes le premier film de Julia Ducournau, Grave, a inspiré à la rédaction de 24 images un grand dossier consacré au cinéma de genre au féminin. Portraits, rencontres et textes de réflexion tracent la route ce ces réalisatrices qui ont choisi des genres longtemps méprisés, et encore parfois marginalisés, autant par la critique que par l'industrie. Des pionnières (Ida Lupino) aux « Hollywoodiennes » (Kathryn Bigelow) en passant par les sensations actuelles Marina de Van, Lucile Hadzihalilovic ou Andrea Arnold, ces créatrices certes très différentes partagent un même but : questionner et défier les catégorisations. La vitalité du cinéma de genre inspire d'ailleurs une bonne partie du contenu de ce numéro qui propose une entrevue avec le maître japonais Takashi Miike (Audition) et revient sur plusieurs films vus cet été lors du festival Fantasia. Pour couronner les tout, un hommage à la carrière inestimable du regretté Abbas Kiarostami.

  • Les femmes sont nombreuses à fréquenter les salles de cinéma ou les différentes formations préparant aux métiers du cinéma, mais elles sont pourtant encore rares à occuper les postes clés sur les plateaux de tournage.
    Céline Gobert et Jean-Marie Lanlo ont rencontré quelques praticiennes de notre cinématographie pour comprendre les raisons de cette faible représentativité. Leur choix s'est porté sur des réalisatrices d'horizons divers telles Chloé Robichaud (Sarah préfère la course), Sophie Deraspe (Le profil Amina), Isabelle Hayeur (La bête de foire), qui est également présidente de l'association Réalisatrices Équitables, ou Izabel Grondin (La table), qui prépare actuellement son premier long-métrage.
    Les deux critiques ont également convié à la réflexion Ségolène Roederer (directrice générale de Québec Cinéma), la directrice photo Jessica Lee Gagné (Boris sans Béatrice) et la productrice Nicole Robert (Québec-Montréal).
    Ces différents témoignages leur permettent de dresser un état des lieux du cinéma québécois au féminin, tout en donnant au lecteur des éléments lui permettant de saisir une réalité qui dépasse le seul milieu du cinéma pour toucher notre société dans son ensemble.

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