Sciences humaines & sociales

  • Les larmes de Christine Boutin, les fous rires de Christiane Taubira, les colères de Philippe Seguin, les indignations de Jean-Luc Mélanchon...  Si la figure de l'homme d'État s'est construite dans la distance aux émotions, la valorisation du sang-froid et de la retenue, l'expression des émotions lui est désormais permise.
    Le livre analyse le rapport aux émotions des personnalités politiques et l'illustre par des épisodes marquants en étudiant  leur contexte et le commentaire médiatique qui les ont ponctués. Un ouvrage passionnant en forte résonance avec le quotidien médiatique et politique.
     
     

  • Loin des représentations ordinaires qui font de l'individu une catégorie qui va de soi, les sciences sociales s'efforcent de mettre en évidence un processus relativement continu d'individualisation. L'individu est d'abord une construction façonnée par les institutions les plus diverses (État, Église, école...).
    Cette genèse de l'individu est explorée à travers l'histoire sociale et économique, l'histoire religieuse, l'histoire politique, l'histoire littéraire et artistique, et à travers les figures les plus diverses de l'individualisation : artiste, électeur, entrepreneur, croyant, élève.
    Synthèse sur la sociologie de l'individualisation, cet ouvrage permet de réfléchir à la façon dont la question de l'individu se pose. Qu'est-ce qu'être soi aujourd'hui alors que nos sociétés ne cessent de formuler des injonctions à l'authenticité individuelle, et que les identités collectives s'effacent ?
    À chacun de produire désormais son identité singulière. Mais cette individualisation émancipatrice quand les individus échappent aux identités prescrites, peut générer de nouvelles formes d'inégalités dans l'accès aux ressources identitaires. Selon leur position sociale, les individus sont en effet inégalement en mesure de réussir le travail toujours inabouti de construction de soi.

  • La citoyenneté est au coeur de la vie démocratique ; pour donner des repères sur le rôle du citoyen dans la société, cet ouvrage en présente tour à tour tous les aspects. Comme chacun des ouvrages de la collection, les chapitres comprennent une série de "questions-réponses" permettant de circonscrire le domaine traité avec des encadrés qui portent sur des sujets plus spécifiques.

  • Mémoires, livres-programmes, témoignages, essais, biographies historiques, romans... l'homme politique se doit de publier un ou plusieurs livres. Faut-il y voir le signe d`une passion très française pour la posture littéraire ? Un outil de communication parmi d'autres, proche du storytelling, qui confère une visibilité médiatique indispensable à la carrière politique ? Ou le reflet de l`individualisation contemporaine du champ politique, chaque personnalité cherchant de la sorte à exister par elle-même ? 
    Christian Le Bart analyse ici deux cents livres publiés depuis 1958 : on y voit évoluer les dispositifs d'auto-légitimation construits par les professionnels de la politique. Les auteurs ne prétendent plus guère s'exprimer aujourd`hui qu'en leur nom personnel. Ils invoquent la sincérité plus que la vérité. Ils débordent des rôles institutionnels pour laisser transparaître une personnalité plus complexe qu'il n'y paraît. Ils laissent à l'occasion entrevoir des moments de doute et de découragement. Descendant du piédestal de l'homme d'État visionnaire, ils s`efforcent de décrire le monde social à hauteur d'individu, en référence au terrain et à leur expérience personnelle. 
    L'analyse des ouvrages et de l'accueil (souvent ironique) que leur réservent les journalistes permet de prendre la mesure des rapports de force internes au champ politique. En ce sens, les livres politiques sont un formidable révélateur des transformations contemporaines de la légitimité politique. 
    Christian LE BART est professeur de science politique à l'IEP de Rennes et directeur de la Maison des Sciences de l`homme en Bretagne.

  • Dans un contexte de relatif désenchantement à l'égard du personnel politique, le maire fait exception : figure familière du paysage institutionnel, il continue à jouir d'une forte popularité auprès des citoyens. L'environnement socio-politique s'est pourtant considérablement transformé en quelques décennies : décentralisation, montée en puissance de l'intercommunalité, concurrence entre les territoires... Le rôle de maire s'est ajusté à ces bouleversements. L'univers municipal s'est professionnalisé, l'action publique s'est recomposée, de nouveaux acteurs ont pénétré la scène municipale... Ces transformations ne peuvent faire oublier la pérennité du travail symbolique accompli par ces élus : ils sont dans l'obligation, aujourd'hui comme hier, d'incarner le territoire, de faire exister la communauté des citoyens. Cette analyse du rôle de maire doit être complétée par une réflexion sur l'élection municipale. Au-delà de la législation en vigueur, il convient de prendre la mesure de la singularité de ce scrutin. Est-il politisé ? Quel rôle les partis politiques jouent-ils ? Comment les électeurs se déterminent-ils ? Quel est le profil des élus ? Cet ouvrage se veut d'abord une synthèse des travaux existant sur les maires français. Sans négliger la diversité de ce groupe (le maire rural n'est pas le maire urbain), il tente de concilier une approche en terme de vie politique et une approche en terme d'action publique. Ainsi pourra-t-on repérer les évolutions les plus manifestes qu'a connues le rôle de maire au fil des décennies, sans pour autant négliger la part d'inertie qui continue à le structurer.

  • Effondrement des grands partis, recours aux primaires, élection présidentielle disruptive, formes inédites de mobilisation populaire... Le paysage politique traditionnel et le modèle démocratique ont connu d'importants changements ces dernières années, et ces phénomènes récents viennent interroger les acquis routinisés de la sociologie politique classique : le mouvement LREM a-t-il remis en question la définition "classique" des partis politiques ? En quoi la victoire d'Emmanuel Macron a-t-elle bouleversé les conceptions habituelles du champ politique, du vote et des logiques de carrières ? Que signifie l'émergence des mouvements sociaux comme "Nuits debout" ou les "Gilets jaunes" ? En quoi Internet a-t-il modifié la communication politique française ?
    En interrogeant ces nouveaux objets, cet ouvrage propose une nouvelle sociologie politique de la France qui vient articuler les outils théoriques des différentes approches sociologiques (sociologie de l'Etat, de l'action publique, des mobilisations...) à l'actualité la plus récente.

  • Ces dix contributions examinent la construction de la figure du leader et du leadership dans des démocraties contemporaines d'Amérique Latine. Trois axes prédominent : l'importance accordée au leadership présidentiel , le rôle des médias de masse et enfin la question du genre dans l'exercice du leadership.

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