Christine Angot

  • L'inceste

    Christine Angot

    « Faut se calmer, essayer d'être ce qu'on est c'est-à-dire pas grand-chose. Mettre tout ça à peu près en ordre, déjà, déjà ce serait pas mal. Tout sera dans le bon ordre à partir de là, et dans le bonheur peut-être un jour. Et puis je vais essayer d'être polie. Précise, logique et claire pour une fois. »

  • Christine Angot a écrit ce court roman comme on prend une photo, sans respirer, sans prendre le temps de souffler. En cherchant la précision, en captant l'instant et le mouvement.
    Ce n'est pas à nous lecteurs de vouloir en connaître l'élément déclencheur, peu importe de le savoir.
    On s'aperçoit vite en le lisant que le texte possède en lui-même le pouvoir d'agir avec violence. Il suscite des sentiments dont l'angoisse ne peut être évacuée. Il provoque le saisissement par lequel on reconnaît un des pouvoirs de la littérature : donner aux mots toute leur puissance explicative et figurative, plutôt que de s'en servir pour recouvrir et voiler.
    C'est comme si l'écrivain levait ce voile, non pas pour nous faire peur, mais pour que l'on voie et comprenne.

    Christine Angot © Léa Crespi

  • La petite foule

    Christine Angot

    Ce sont des hommes, des femmes, ils sont jeunes, vieux, ou entre deux âges, riches, puissants, pauvres, ou ni l'un ni l'autre, Christine Angot les passe, en radiologue du genre humain, à son laser, croisant leurs similitudes et leurs différences, perçant

  • Les petits

    Christine Angot

    Billy et Hélène se rencontrent à Paris.
    Ils prennent un appartement dans le 15e et font plusieurs enfants.
    Christine Angot entre dans cette intime régularité de la vie, celle des luttes sociales internes, celle des confrontations raciales, et celle enfin des mystères sexuels tacites. Où deux femmes sont en rivalité. Où deux êtres sont en guerre, qui prétendent pourtant s'aimer. Avec, entre eux, des « petits »

  • "J'ai donné la vie. Ça m'a tuée. J'en avais une seule. Je n'écris plus. Depuis aujourd'hui. Ça, ça ne s'appelle pas écrire, ça s'appelle marquer. Je marquerai chaque jour quelque chose sur elle, au moins une ligne. Il n'y a qu'elle. Que ça. Que ça. Qui m'a tuée."
    Une jeune mère relate, sous la forme d'un journal, et comme en temps réel, l'arrivée au monde de son enfant. La petite fille a huit mois, le quotidien nous est livré, mais il est marqué par la force paradoxale des sentiments qui l'assaillent : l'amour inconditionnel qu'éprouve la jeune femme efface-t-il la complexité ? Et quels sont les enjeux de cette nouvelle passion entre la jeune mère et la toute petite fille ?

  • Quand on est seule, vraiment seule, et vraiment perdue, vidée et épuisée, prête à renoncer à tout, même au plus important - c'est-à-dire à l'amour -, les gens, les autres, l'entourage, les amis, les ennemis, sont tous prêts à vous rassurer. Ils vous demandent gentiment d'y croire encore, de ne pas abandonner. À ce moment-là, si la personne tant espérée, tant attendue, arrive enfin, sera-t-on capable de la reconnaître et d'être reconnue ?
    Christine Angot décrit la peur de s'engager et la difficulté de communiquer, les thèmes essentiels de son oeuvre prennent dans cette histoire d'élan et de rejet amoureux une intensité et un relief inédits.

  • « Je traversais la rue... Vincent passait sur le trottoir d'en face. Je me suis arrêtée au milieu du carrefour. J'étais là, figée. Le coeur battant. Je regardais son dos qui s'éloignait. Torse large, hanches étroites, il avait une stature impressionnante. J'aurais pu courir, le rattraper. Il a tourné au coin de la rue. Je suis restée debout, les jambes coupées. Les yeux fixés sur la direction qu'il avait prise. Je tremblais. Je n'arrivais plus à respirer. J'ai pris mon téléphone dans mon sac, j'ai appelé une amie. »

  • - Les gens veulent l'amour conjugal, Rachel, parce qu'il leur apporte un bien-tre, une certaine paix. C'est un amour prvisible puisqu'ils l'attendent, qu'ils l'attendent pour des raisons prcises. Un peu ennuyeux, comme tout ce qui est prvisible. La passion amoureuse, elle, est lie au surgissement. Elle brouille l'ordre, elle surprend. Il y a une troisime catgorie. Moins connue, que j'appellerai... la rencontre invitable.- Pour toi, notre rencontre, elle appartient quelle catgorie ? Pierre et Rachel vivent une liaison courte mais intense Chteauroux la fin des annes 1950. Pierre, rudit, issu d'une famille bourgeoise, fascine Rachel, employe la Scurit sociale. Il refuse de l'pouser, mais ils font un enfant. L'amour maternel devient pour Rachel et Christine le socle d'une vie heureuse. Pierre voit sa fille pisodiquement. Des annes plus tard, Rachel apprend qu'il la viole. Le choc est immense. Un sentiment de culpabilit s'immisce progressivement entre la mre et la fille.Christine Angot entreprend ici de mettre nu une relation des plus complexes, entre amour inconditionnel pour la mre et ressentiment, dpeignant sans concession une guerre sociale amoureuse et le parcours d'une femme, dtruite par son pch originel : la passion voue l'homme qui aura finalement ananti tous les repres qu'elle s'tait construits.

  • Anglais Incest

    CHRISTINE ANGOT

    A daring novel that made Christine Angot one of the most controversial figures in contemporary France recounts the narrator's incestuous relationship with her father. Tess Lewis's forceful translation brings into English this audacious novel of taboo.@16@@16@The narrator is falling out from a torrential relationship with another woman. Delirious with love and yearning, her thoughts grow increasingly cyclical and wild, until exposing the trauma lying behind her pain. With the intimacy offered by a confession, the narrator embarks on a psychoanalysis of herself, giving the reader entry into her tangled experiences with homosexuality, paranoia, and, at the core of it all, incest. In a masterful translation from the French by Tess Lewis, Christine Angot's @18@Incest@19@ audaciously confronts its readers with one of our greatest taboos.

  • Catalogue de la rentrée littéraire 2018 des éditions Flammarion : Christine Angot - Amélie Cordonnier - Simonetta Greggio - Serge Joncour - Matthieu Mégevand - Thomas B. Reverdy - Laurent Seksik - Jennifer Clement - Franzobel - Emma Glass - David Trueba

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