Christophe Dubois

  • Partie retrouver la trace d'un père disparu, c'est sur le pont d'un navire, en plein coeur de l'Océan Indien, que Léonie de Sars fait la connaissance du capitaine Lukian Bruckner et de sa nièce Magdalena. Tout son être lui crie de s'éloigner au maximum de ce rustre misanthrope, aussi impitoyable que « son » océan. Seulement voilà, le détestable personnage est également le dernier être à avoir vu son père en vie.

  • Par la circulaire ministérielle du 4 octobre 2000, le ministre de la Justice décide d'introduire en Belgique le concept de «justice réparatrice en milieu carcéral». Pour réaliser cet ambitieux projet, il crée un nouveau métier - celui de consultant en justice réparatrice (CJR) - à qui il confie la mission d'orienter la culture de la détention vers une culture de la réparation. Entre 2000 et 2008, un CJR a travaillé au sein de chaque établissement pénitentiaire belge. Cet ouvrage propose une meilleure compréhension des processus de production de cette politique pénitentiaire orientée vers l'intégration d'une valeur - la réparation - dans des organisations bureaucratiques et routinisées. Il retrace également l'émergence et l'intégration des CJR, ainsi que leur travail concret en détention.L'approche mobilisée par l'auteur se base sur une étude empirique approfondie (120 entretiens) réalisée dans quatre prisons. Elle vise à rendre compte des interactions concrètes dans et par lesquelles le concept de justice réparatrice a pu prendre forme et, finalement, toucher des auteurs, des victimes, des agents pénitentiaires, des associations extérieures, la société civile, etc.Ce livre retrace les pratiques (activités, dispositifs, actions) à travers lesquelles le concept criminologique de justice réparatrice a été traduit, concrètement, dans les organisations carcérales. Il vise également à ouvrir une réflexion autour des modalités d'innovation en prison, mais également à illustrer les évolutions managériales de l'administration pénitentiaire belge.

  • Face aux polémiques suscitées par les décisions de la Commission Européenne en matière de concurrence, comment saisir la ligne de conduite réellement suivie par Bruxelles ? Cet ouvrage aide à la compréhension de la régulation de l'économie en Europe, en examinant l'action de la Commission. Illustrant le poids des enjeux du commerce européen, cette étude offre, à chaque citoyen européen, une occasion de mieux connaître le "gendarme" de notre économie.

  • Trois cents ans d'institution raciste partent en poussière quand Washington se désagrège, balayé par une catastrophe naturelle d'un genre nouveau.

    Soudain, les dominations basculent, les minorités s'inversent, les Noirs prennent le pouvoir. Deuxième roman de l'auteur, Paradis Année Zéro, écrit avant l'ère Trump et les violences policières récentes, s'est imposé à lui comme une prophétie.

  • La SNCF telle qu'on ne vous l'a jamais racontée.
    En 2013 et 2015, à Brétigny-sur-Orge et à Eckwersheim, la société nationale a vécu deux déraillements mortels. Bilan  : 18 morts. Quatre pannes majeures ont paralysé la gare Montparnasse pendant plusieurs jours entre l'été 2017 et janvier 2019. Chaque année, deux milliards de minutes se perdent dans les trajets du quotidien et les TGV. Plus de 10  % du réseau ferré est ralenti pour cause de vétusté.
    Le drame de la SNCF  : son destin dépend de facteurs politiques qui lui sont souvent étrangers. Il se décide dans les cabinets ministériels, entre les partenaires sociaux, l'administration et les barons régionaux. À sa tête, Guillaume Pepy, un des énarques les plus doués de sa génération, a vu passer trois présidents de la République, cinq Premiers ministres et cinq ministres des Transports.
    Marie-Christine Tabet et Christophe Dubois ont enquêté pendant deux ans au coeur de l'entreprise la plus connue et la plus secrète de France. Ils ont recueilli les témoignages de voyageurs, de cheminots, de cadres de l'entreprise, de syndicalistes, de parlementaires, d'anciens ministres. Ils ont eu accès à des pièces des dossiers judiciaires mais aussi à des rapports internes. Et leur récit fait froid dans le dos.
    Toutes les grandes crises récentes vécues par la SNCF sont les symptômes de la mort d'un modèle industriel français. À la veille de l'enjeu de l'ouverture à la concurrence, l'entreprise retrouvera-t-elle une seconde vie  ?
     
    Rédactrice en chef du Parisien-Dimanche, Marie-Christine Tabet est notamment l'auteur d'EDF, un scandale français (Robert Laffont, 2004), avec Laurence de Charette, L'Argent des politiques, avec Christophe Dubois (Albin Michel, 2009), Grâce à Dieu, c'est prescrit (Robert Laffont, 2017).
    Grand reporter à la télévision, Christophe Dubois a notamment écrit Les islamistes sont déjà là (Albin Michel, 2004), Sexus politicus (Albin Michel, 2006), avec Christophe Deloire, et plus récemment Où sont passés nos espions ? (Albin Michel, 2017), avec Éric Pelletier.

  • Comment penser la société dans laquelle nous vivons ? Quels sont les fondements du raisonnement sociologique ? Voici deux questions au coeur de ce livre qui propose d'articuler les concepts fondamentaux d'intérêts et de valeurs.
    La première partie rappelle les différentes articulations entre ces concepts qu'ont imaginées les sociologues classiques (Machiavel, Montesquieu, Tocqueville et Weber) durant les siècles où les valeurs s'imposaient aux individus et étaient situées en dehors de la négociation des hommes.
    Dans la seconde partie, les auteurs s'attachent à saisir les processus d'action collective au cours desquels les individus redéfinissent leurs intérêts et leurs identités. La sociologie des organisations développée par Michel Crozier et Erhard Friedberg ainsi que la sociologie de la traduction initiée par Michel Callon et Bruno Latour constituent deux approches permettant de saisir les processus de production, de négociation et d'interprétation des accords normatifs. Le questionnement est ainsi inscrit dans le tournant majeur de ces quarante dernières années : le passage des valeurs aux normes.
    Mettant en lumière le raisonnement sociologique dans ses transformations successives, l'ouvrage propose une introduction à la sociologie, mais aussi diverses sources d'approfondissement et d'articulation des oeuvres présentées.
    L'ouvrage est destiné aux étudiants des 1er et 2e cycles en sociologie, aux chercheurs et aux enseignants.

  • L'Algérie est le pays avec lequel notre histoire est la plus imbriquée, de la colonisation (1830) jusqu'à aujourd'hui, en passant par l'indépendance (1962).
    Environ 10 % de la population française entretient un lien personnel avec ce pays : les Algériens vivant en France, les binationaux et les citoyens français d'origine algérienne ainsi que les pieds-noirs, les harkis et les anciens combattants de la guerre d'Algérie. Les drapeaux algériens qui saluent l'élection de Hollande ou qui flottent sur les matchs de foot, le président algérien qui se fait soigner en France, le statut si particulier des immigrés algériens, les embarras de la classe politique française avec le « système Boutef » sont les conséquences d'un divorce non... consommé.
    Aujourd'hui, cette relation est à un tournant : le régime algérien est à bout de souffle. Le président Bouteflika, de plus en plus malade, n'ira pas au terme de son mandat. Son départ probable pourrait rebattre les cartes d'un système avec lequel la France a appris à composer depuis plusieurs décennies.
    Sur le plan sécuritaire, la France a plus que jamais besoin de l'Algérie pour gagner la guerre contre les djihadistes qui sévissent au Sahel. Sur le plan économique, la France tente de reprendre la place de premier partenaire qu'elle a perdu l'année dernière (au profit de la Chine). Sur le plan politique, François Hollande soigne son image auprès de l'électorat issu de l'immigration, très sensible à la politique menée des deux côtés de la Méditerranée.
    Mais ces (bonnes) relations coûtent cher et amènent des compromis, voire des compromissions. Si la justice est prompte à traquer les biens mal acquis des dirigeants d'Afrique noire, elle est beaucoup plus timide pour les responsables algériens. Cette enquête journalistique fourmille de révélations : grâce à des notes secrètes, elle révèle le « coût » en France de la guerre d'Algérie et dévoile le patrimoine caché des hommes du pouvoir algérien en France.

  • La France a longtemps été épargnée sur son sol par les attentats. Ce n?est plus le cas.
    Nos services antiterroristes sont-ils dépassés par les événements? Comment tant de fanatiques ont-ils pu échapper à la traque des plus grandes agences de renseignement ? À plusieurs reprises, les services les ont manqué de peu.
    Ces échecs se sont doublés d?une erreur d?analyse. Pourquoi la montée en puissance de l?Etat islamique et de son « Califat » a-t-elle été sous-estimée ? Que va-t-il se passer lorsque les Français radicalisés rentreront de l?étranger ?
    Malgré des arrestations à répétition qui ont permis de déjouer des attentats, l?Etat peine à combattre une forme de guerre, souterraine, discrètement enracinée dans des cités hors d?atteinte de la police et de l?armée. Nos espions ont-ils su s?adapter à ces nouvelles menaces ?
    Dès lors, à quoi sert-il de surveiller 10 500 suspects si l?on ne parvient pas à exploiter les informations recueillies ? Comment l?Etat peut-il mieux nous protéger ?
    Un document qui nous concerne tous, fondé sur une remarquable enquête.

  • Mitterrand, entre deux dossiers, consacrait beaucoup de temps à son harem. Chirac nommait ses favorites au gouvernement. Ses disparitions nocturnes entraînaient l'inévitable question de Bernadette : « Savez-vous où est mon mari ce soir ? » C'est ainsi : en France, sexe, amour et politique sont indissociables. Au XVIIIe siècle, la Maintenon et la Pompadour ont régné sur le coeur et la politique du roi. Aujourd'hui, presque rien n'a changé : le pouvoir reste obsédé par la conquête des femmes. Épouses, elles font partie des stratégies présidentielles ; maîtresses ou courtisanes, elles font parfois trembler l'État. La séduction est plus que jamais au coeur du système politique et de la course à l'Elysée.
    Pour la première fois, d'anciens Premiers ministres, des ministres passés ou en fonction, des conseillers et des hauts fonctionnaires évoquent ce sujet délicat en toute franchise. Rien n'y manque : ballets roses, espionnage, vendettas, pièges... Quant aux services de l'État, ils enquêtent sur les candidats. La bataille qui mènera à l'élection présidentielle de 2007 sera impitoyable.

  • En dépit des efforts d'Ajjer, la République a récupéré l'uf du Grand Dragon et compte bien asseoir sa légitimité populaire par un procès en bonne et due forme qui lui permettra d'exécuter le dragonneau à peine éclos. Pendant ce temps, sur le front, les révolutionnaires déploient les armes méca-magiques par lesquelles ils pourront écrire l'Histoire. Mais, Ajjer n'a pas dit son dernier mot. Et Christophe Dubois a encore l'occasion de marier le rouge et le blanc au fil des planches de cet épilogue.

  • A quelques mois de l'élection présidentielle de 2012, les Français sont saisis d'angoisse à l'idée que la fête électorale débouchera sur une gueule de bois. La crise aidant, la politique se révèle un théâtre d'ombres où les signes du pouvoir servent surtout à masquer l'impuissance. Qui gouverne ? Qui décide ? Circus politicus révèle les dessous d'un véritable « putsch démocratique », une tentative de neutralisation du suffrage universel par une superclasse qui oriente la décision publique. Il montre comment le Pouvoir a capitulé devant les puissances financières. Il dévoile les stratégies de double discours et d'hypocrisie française entre Paris et Bruxelles.
    Histoires, anecdotes, preuves, documents... tout dans ce livre tend à démontrer que les Indignés ont raison de réclamer une « vraie
    démocratie » ! Entrons dans ce Circus politicus où le peuple est jugé dangereux et la démocratie archaïque. Nous voici dans les réunions ultra secrètes des Conseils européens où tout se joue, dans les coulisses, dans de mystérieux clubs d'influence où les banquiers américains expliquent la vie à nos politiques, dans les officines et les bureaux d'agents secrets... La France est sous la tutelle d'un pouvoir aveugle. La souveraineté, nationale ou européenne, n'est plus qu'une image pieuse entretenue par des « idiots utiles ». Une enquête inédite, iconoclaste qui fait surgir une réalité qu'il vaudrait mieux affronter plutôt que de la nier.

  • Pourquoi les hommes politiques, en France, sont-ils aussi mal à l'aise en face de l'argent ? Ont-ils des raisons d'avoir mauvaise conscience ? Y a t-il un poids de l'histoire qui explique cette méfiance proche d'une certaine paranoïa ?Christophe Dubois, journaliste sur TF1, et Marie-Christine Tabet, journaliste au Journal du Dimanche, ont enquêté sur ce sujet qui reste, étrangement, tabou. Ils ont interrogé une centaine d'élus et de membres de cabinets ministériels et ont rencontré les hauts magistrats qui ont pour mission de veiller à l'application des textes, au demeurant nombreux. Du luxueux appartement de Jacques Chirac à la villa de Julien Dray, des amis fortunés de Ségolène Royal à ceux de Nicolas Sarkozy, des petits travers des uns aux grandes combines des autres, tous, ou presque entretiennent des rapports ambigus avec l'argent.Alors peut-on parler de liaisons dangereuses ? Le financement des campagnes électorales reste, aujourd'hui encore, souvent aux frontières de l'illégalité, sans que celle-ci soit toujours sanctionnée. Et l'enrichissement de la classe politique est une réalité sur laquelle, par complaisance ou par familiarité sociale ou mondaine, les instances en charge du sujet ferment les yeux depuis vingt ans.L'argent honteux, l'argent facile et l'argent sale.Un document choc, ni moralisateur, ni complaisant.

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