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  • Décider de vivre ? Comme si nous faisions quotidiennement de mener notre existence à travers notre statut notre environnement familial ou professionnel ! Et pourtant...
    Cette vie nous l'avons reçue à l'origine, nous avons acquis des autres des savoir-faire, passeports indispensables pour l'existence. Nous nous débrouillons dans domaines multiples et nos compétences sont garantes d'une vie que chacun de nous a pu appeler « sa » vie : capacité d'autonomie au milieu des autres, et en même temps de cette aptitude à agir comme eux et avec eux.
    Mais il suffit parfois d'un événement, d'une période difficile, pour renverser ce fragile équilibre. Nous savons « faire », nous savons « agir », mais est-ce que nous savons « vivre » ?
    Dans cet ouvrage qui s'adresse à un large public, l'auteur propose un parcours, confrontant notre manière d'exister et la manière d'exister de Jésus. Une invitation à nous mettre en route et à choisir la Vie par une décision qui s'origine dans l'amour.

  • Cinq artistes : David Altmejd ; Shary Boyle ; Rosalie D. Gagné ;
    Laurent Lamarche ; Véronique La Perrière M.
    Cinq univers : une fantasmagorie du désir et de l'angoisse ; une faërie acide et acidulée ; une utopie bruissante ; une réinvention de l'avenir ; une fiction surréalisante.
    Les auteures explorent la façon dont chaque artiste a su fabriquer son propre univers reposant sur des fondements mythopoétiques.

  • Le nouvel opus d'Apichatpong Weerasethakul, Cemetery of Splendour, incarne une oeuvre soutenue qui ne cède en rien aux multiples formes fictionnelles en vogue aujourd'hui. Cette couverture prouve à quel point Séquences continue, depuis ses débuts, d'être solidaire d'un cinéma autre qui se veut innovateur, qui propose de nouvelles lectures des images en mouvement, mais surtout, qui engage activement le spectateur cinéphile à repositionner ses habitudes, à ajuster son regard et à se compromettre dans un rapport à l'écran à la fois complice et solidaire. C'est ce que ce numéro cherche à faire : vanter les mérites des cinéastes qui osent. C'est dans cet ordre d'idées que la revue nous offre un entretien avec Michel La Veaux, réalisateur du documentaire hors-norme Hôtel La Louisiane, ainsi que des critiques de Truman, le nouveau film de Cesc Gay gagnant de 5 Goyas, de Youth de Paolo Sorrentino et de Every Thing Will Be Fine de Wim Wenders, entre autres.

  • On a peut-être cru qu'il n'était plus possible de se mentir sur la question de la confiance, que le 20e siècle l'avait désenchantée à jamais, qu'il ne restait qu'à pleurer sa disparition. Pourtant, l'heure du dépôt de bilan ouvre l'ère des questionnements, où la confiance doit impérativement s'interroger à la lumière du conflit. Parce que celui-ci est une énergie en puissance, un chaos qui cherche à prendre forme. La pensée mythique rejoint les plus fines hypothèses actuelles: le conflit peut se manifester ailleurs que dans la destruction et la désolation, s'épanouir à travers des pratiques créatives et innovatrices. C'est une dizaine de collaborateurs venus d'horizons aussi divers que la cour de justice, l'amphithéâtre d'une université ou un service privé de psychothérapie qui, ici, pensent ensemble la confiance altérée, entre suspicion et désabusements. Ainsi nous aident-ils à mieux saisir comment les arts, les pratiques culturelles et les sciences humaines parlent de ces figures fragiles de la confiance qui sont autant de liens en péril.

  • À la fin du XIXe siècle, une véritable « mode » catholique se développe dans les milieux littéraires londoniens, et nombreux sont les écrivains de la période qui puisent dans les traditions de l'Église romaine comme dans un réservoir d'images et de mythes. Cet ouvrage se penche sur les représentations du catholicisme dans la littérature décadente anglaise, pour montrer le jeu d'influences qui conduit de Walter Pater aux poètes « uraniens » du début du XXe siècle, en passant par Aubrey Beardsley, Ernest Dowson, Lionel Johnson, George Moore, Frederick Rolfe, Arthur Symons et Oscar Wilde. Il se propose de mettre en lumière, à partir d'un corpus vaste et divers (poèmes, romans, nouvelles, pièces de théâtre, pamphlets, revues, oeuvres collectives, pastiches), les implications idéologiques, culturelles et esthétiques de cet imaginaire catholique, marqué tout autant par les controverses religieuses de l'époque que par les idées du Mouvement esthétique. Face au spectre fin de siècle d'une langue qui s'épuise, le catholicisme se fait écriture, offrant le vaste palimpseste de son histoire, de ses légendes et de ses textes liturgiques, que ces auteurs sont prompts à s'approprier, sur le mode sérieux de la traduction, de la citation et de l'allusion, ou sur le mode irrévérencieux de la parodie. Pour les décadents, particulièrement sensibles au rôle prépondérant de l'image, du geste et du symbole dans la liturgie, la foi et le culte de la beauté se rejoignent dans un catholicisme fantasmé, où le pittoresque et l'exotisme l'emportent souvent sur l'authenticité. Le rite, considéré avant tout pour ses qualités esthétiques, y devient l'élément central d'une religion sensuelle et poétique qui substitue l'art à la transcendance.

  • Pour avoir du courage, je m'imagine parfois en guerrier indien. J'ai de longs cheveux noirs, le regard fier et impénétrable. Dans ma tribu on m'appelle Guesaro, ce qui signifie l'indomptable. Et, en ce moment, il m'en faut du courage... Fraîchement débarqué d'une vie campagnarde sans histoires, Yannick découvre peu à peu les règles de la cité des Charmilles : les caïds que l'on doit respecter, les faibles que l'on terrorise. Faut-il accepter ces règles ou les refuser ?

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