Claude Langlois

  • Les actes pédophiles des prêtres suscitent le scandale voire la fureur, non seulement à cause de leur grand nombre et de leur gravité, mais aussi du fait de leur dissimulation par l'Église. Chaque révélation soulève encore et encore la question : les gens d'Église savaient-ils ? Et que savait-on au juste ? Pour répondre à ces questions, Claude Langlois revient sur l'histoire longue : comment, depuis la Révolution française, l'Église a-t-elle géré la sexualité des clercs, célibataires par obligation sinon par vocation, et plus précisément : comment, en interaction permanente avec l'évolution de la société civile, a-t-elle traité les " fautes " sexuelles des prêtres ? Qu'a-t-elle fait de ceux qui commettaient des délits (viols, actes pédophiles et autres) ? L'enquête historique éclaire la question aujourd'hui essentielle : pourquoi a-t-on si longtemps et avant tout protégé les prêtres, au lieu de reconnaître la douleur des victimes.
    Claude Langlois, directeur d'études émérite à l'École pratique des hautes études. Ce spécialiste reconnu des diverses manifestations du catholicisme au féminin a aussi exploré le domaine de la sexualité dans Le Crime d'Onan. Le discours catholique sur la limitation des naissances (1816-1930).

  • Quelle personne saine d'esprit envisagerait aujourd'hui de s'offrir « comme victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux » ? Ces mots, trop chargés d'histoires tragiques, restent encore énigmatiques. C'est dire combien Thérèse de l'Enfant-Jésus peut paraître éloignée de nous. Et pourtant, sans ce point de départ de juin 1895 dont il faut à tout prix restituer la portée, toute son évolution spirituelle, d'une soudaine révélation à une ardente prédication, serait incompréhensible, comme le serait aussi sa découverte d'un Dieu dont la justice se fait miséricordieuse, dont la paternité devient maternelle. malgré son enténèbrement durable, à sa fonction de messagère d'une doctrine qu'elle confie, au printemps 1897, en plusieurs versions parallèles, à ses soeurs carmélites et plus encore à ses frères missionnaires. Une étude majeure de cette année de la Miséricorde.

  • Dès le lendemain des grandes journées de juillet et d'octobre 1789, l'imaginaire royaliste subit un traumatisme dont il ne se relèvera jamais : la royauté est morte, mort est le royaume et le roi est pourtant toujours vivant. Dès lors, les caricatures se multiplient comme autant de mises à mort du roi.

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