Cyril Lemieux

  • La subjectivité journalistique

    Cyril Lemieux

    • Éditions de l`école des hautes études en sciences sociales
    • 3 Septembre 2015

    Les journalistes disposent-ils de marges de manoeuvre face à leur hiérarchie, aux contraintes économiques qui encadrent leur activité, aux stratégies de communication que développent leurs sources ? Sociologues, politistes et historiens apportent ici une réponse inattendue. À partir d'enquêtes qu'ils ont menées dans différents médias (quotidiens nationaux, régionaux, presse en ligne, agences de presse, télévision.), ils proposent, sous forme de leçons, une façon nouvelle de penser le rôle de l'inventivité personnelle et du libre arbitre dans le travail des journalistes. Cette réflexion sur la subjectivité journalistique ne contribue pas seulement à une plus fine connaissance des mondes du journalisme et de leurs évolutions actuelles. Elle soulève aussi un enjeu démocratique crucial : est-il légitime de fonder la critique des médias d'information sur la reconnaissance d'une responsabilité personnelle des journalistes ? Question dont dépend peut-être aujourd'hui, plus que jamais, l'avenir du journalisme lui-même. Cyril Lemieux est sociologue, maître de conférences à l'EHESS et membre de l'Institut Marcel Mauss.

  • Naturalisme versus constructivisme ?

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    • Éditions de l`école des hautes études en sciences sociales
    • 26 Juin 2020

    Peut-on penser autrement que de façon binaire les phénomènes - construits sociaux ou réalités naturelles ? Anthropologues, sociologues, historiens et philosophes invitent à surmonter l'opposition entre constructivisme et naturalisme, proposent des voies possibles. L'enjeu est pour les sciences sociales de relever le défi que leur posent aujourd'hui le néo-darwinisme et l'évolutionnisme des sciences de la vie. L'ambition ici est d'accompagner le mouvement à travers lequel un nombre croissant de chercheurs essaient aujourd'hui, par des voies différentes, de dépasser l'opposition entre constructivisme et naturalisme et d'intégrer dans l'un ce qu'il ignore de l'autre. Pour n'en citer que quelques-unes : la voie socio-empiriste, la sociologie dite pragmatique, le naturalisme culturel, la démarche de P. Descola. Publiées en français pour la première fois, et discutées, les analyses d'Anne W. Rawls renouvellent le regard porté sur Durkheim, et notamment sur son dernier ouvrage. Elle montre que Durkheim est conduit à affirmer la priorité des pratiques sur les croyances. La relecture des Formes élémentaires de la vie religieuse peut offrir un modèle aux sciences sociales pour dépasser l'opposition entre constructivisme et naturalisme. Elle permet ainsi de faire un rapprochement inattendu avec le courant ethnométhodologique. Il en existe d'autres que des anthropologues, des sociologues, des historiens et des philosophes défendent dans cet ouvrage, à partir de leurs objets propres.

  • Le socialisme et l'Europe ; trois études

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    • Éditions de l`école des hautes études en sciences sociales
    • 15 Juillet 2019

    Comment faire barrage au retour des nationalismes réactionnaires en Europe ? Inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, leur poussée laisse les partis libéraux dans un état d'hébétude. Quant au socialisme, il connaît l'un des ébranlements les plus profonds de son histoire, lui qui, jusqu'à une date récente, fournissait son assise au camp des progressistes. Foyer de la critique, il est passé du côté de sa cible. Mais c'est alors la critique elle-même qui échoue à s'articuler. Les trois études réunies dans ce livre cherchent à reprendre à la racine le double problème de l'hégémonie nationaliste et de la crise du socialisme. Cette tâche impose d'abord de redéfinir le socialisme dans son irréductibilité aux autres doctrines politiques et courants idéologiques. Elle oblige ensuite à reprendre le dossier de la contribution des sciences sociales à la politique. Elle conduit enfin à envisager l'avenir de l'Europe à la lumière de deux questions majeures : l'éducation et l'écologie.

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