Damien Detcheberry

  • Le numéro d'hiver de la revue 24 images propose un dossier sur les mises en scène du pouvoir. À l'aune de la transition qui s'opère chez les États-uniens, le dossier amorce la réflexion quant aux fonctions et aux dérives de la représentation du pouvoir. Au moment où, un peu partout, on déboulonne les statues, plusieurs filmographies dont celles de Denys Arcand, Nanni Moretti, Alexandre Sokourov et Olivier Stone passent sous le regard des collaborateurs et collaboratrices. Ce regard ouvre sur les problématiques qui sont les nôtres, mais cherche aussi à retracer l'évolution de la figure du pouvoir, partant des images d'archive réinterprétées par le montage jusqu'aux horizons incertains des mèmes et autres outils numériques issus d'une culture Internet en effervescence. Retrouvez-y entre autres un long entretien avec Denys Arcand sur les hommes politiques dans ses films. L'index qui accompagne le dossier propose, lui, 80 films sortis entre 1933 et 2020. (source : 24 images)

  • C'est au cinéma des années 2010 que la revue 24 images consacre le dossier thématique de son numéro d'hiver. Dans cette rétrospective, il est question de la place de plus en plus grande du numérique, d'un bilan de 10 ans de festivals, de la mutation du cinéma d'animation, d'un retour en force de l'interstellaire, de la nouvelle scène indépendante torontoise, de cinéma chinois et de cinéma de genre. Pour ce numéro, plutôt qu'un index de films incontournables, les collaborateurs et collaboratrices vous proposent quatre avenues, soit la décennie vue par 10 cinéastes, les découvertes, les plans subjectivement mémorables et les fulgurances, soit 27 films étonnants, testaments, imprévisibles ou qui auront su marquer l'époque. Aussi au sommaire, des points de vue sur The Twentieth Century de Matthew Rankin, The Irishman de Martin Scorsese, Antigone de Sophie Deraspe, The Lighthouse de Robert Eggers et Wilcox de Denis Côté, entre autres.

  • En février dernier, 24 images consacrait sa couverture à Ben Wheatley. De Wheatley à Sylvain L'Espérance, le grand écart est immanquable. En effet, rien de plus éloigné que les démarches créatives d'un cinéaste de genre britannique et d'un documentariste québécois. En choisissant de mettre en valeur leurs parcours respectifs, 24 images réaffirme son désir de réfléchir sur toutes les formes du cinéma. Par un texte, un long entretien, un carnet de travail et l'édition de deux de ses films sur DVD (Les printemps incertains et Bamako temps suspendu), le présent numéro explore ainsi la démarche de Sylvain L'Espérance, en mettant l'accent sur la production de Combat au bout la nuit, son prochain long métrage. À la fois culmination d'une démarche documentaire entreprise à la fin des années 1980 et exploration d'un nouveau langage hétéroclite capable de rendre compte des multiples enjeux observés sur le terrain, ce film affirme haut et fort la nécessité de créer un nouveau type de documentaire affranchi de tout formatage et totalement à l'écoute du monde qu'il observe.

  • Dans un dossier intitulé « Industrie en crise. Cinéma en mutation », 24 images aborde les multiples facettes de la polémique autour de la fameuse crise du cinéma au Québec. Les révolutions numérique et cyberculturelle ont été foudroyantes et forcent l'industrie à se questionner : faut-il repenser la salle de cinéma, abolir le strict raisonnement commercial ou encore tenter de réveiller un public en désertion? La revue s'engage ensuite dans la réflexion sur les nouvelles avenues qu'emprunte le cinéma pour demeurer un art vivant en nous offrant un entretien avec Dominic Gagnon, auteur de RIP in Pieces America (DVD accompagnant ce numéro), film constitué de vidéos trouvées sur le Web, puis en nous présentant une analyse de l'oeuvre d'Apichatpong Weerasethakul, cinéaste et artiste multidisciplinaire dont la dernière exposition, For Tomorrow for Tonight, figure en page couverture.

  • 24 images consacre au cinéaste américain David Lynch sa seconde livraison automnale. Artiste multidisciplinaire, et avec le succès populaire de Twin Peaks : The return, un des rares cinéastes à encore relever le défi de rassembler critique, cinéphile et grand public, Lynch est un touche-à-tout. Le premier article du dossier présente d'ailleurs son travail d'artiste visuel. Puis, avec de multiples et divers angles d'approches, les collaborateurs de ce dossier spécial abordent la filmographie du cinéaste, de ses premiers courts-métrages à Inland Empire, son dernier film avant le retour de Twin Peaks en 2017, en passant par The Elephant Man, Dune, Blue Velvet, Lost Highway et Mulholland Drive. Se définissant comme un « constructeur de mondes », il est certes un créateur hors-norme probablement le plus célèbre des cinéastes narratifs d'avant-garde selon Dennis Lim. Ses films sont loin d'avoir épuisé leurs mystères, malgré l'abondance d'écrits qu'ils ont suscités et susciteront encore.

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