Daniel Cohn-Bendit

  • « Cours, cours, camarade, le vieux monde politique est derrière toi ! »L'homme qui participa, en Mai 68, à la réinvention de la société, propose ici de fonder une forme d'action collective qui ne passe pas forcément par un parti politique.« Un parti, écrit-il, c'est un blindage, une structure fermée, presque génétiquement hermétique à la société. » Mais comment résoudre cette exigence d'ouverture quand notre imaginaire baigne dans une conception figée, contraignante, des rapports de force, quand il est vampirisé par « l'imaginaire capitaliste-libéral » ? Pour construire ce sujet pensant autonome capable d'engendrer un collectif lui-même pensant et autonome, « Dany » exhume une chaîne de penseurs comme le Français André Gorz, premier théoricien de l'écologie politique ; le psychanalyste grec, Cornelius Castoriadis, adepte de « l'utopie plausible » ; l'universitaire de Rabat, Fatima Mernissi, et son « miracle de la boîte noire où tu mets ton bulletin de vote » ; le sociologue allemand Ulrich Beck qui réinvente un contrat social fondé sur le risque. Une nouvelle fois, Cohn-Bendit agrandit le champ des possibles, tout en restant fidèle à ce qu'il appelle « ma ligne libertaire ».

  • « On ne peut pas penser 68 sans Daniel Cohn-Bendit. Car Dany, comme on l'appelle souvent familièrement, est une des figures les plus fortes de notre vie publique depuis le 22 mars 1968. Il n'a pas traversé les événements d'alors, franchi et refranchi le Rhin, il nous a accompagnés durant un demi-siècle, je dirais, de sa "bonne nature". Engagé, franc, décontracté, respectueux des autres, fort dans ses valeurs, européen. Aussi, il y a dix ans, avec Stéphane Paoli, nous avons eu envie de commémorer 68 avec lui. Un privilège. C'est ainsi qu'est né ce petit livre. Pas un texte factuel, mais le dessin d'un chemin, d'un désir de vivre, hier comme aujourd'hui. Republier ce texte aujourd'hui sans une retouche, s'il est un acte de fidélité à notre jeunesse, est aussi une contribution à l'aventure de la France qui fut, cette année-là, bouleversée. » Jean Viard, sociologue et éditeur

    « L'ensemble des propos de ce livre est détonant. » Le Figaro
    « Cet éternel provocateur dépous¬sière ici la mythologie soixante-huitarde. » Bernadette Atlan, Le Nouvel Observateur
    « Il raconte combien les événements ont fait avancer les mentalités sur la question. » Catherine Robin, Marianne

    Daniel Cohn-Bendit, né en France en 1945, s'entretient ici avec le journaliste Stéphane Paoli et le sociologue Jean Viard.

  • Petit traité d'imagination politique à l'usage des Européens. « Changer notre économie et notre façon de vivre : la crise nous y pousse, la menace écologique nous l'impose, l'Europe devrait nous le permettre, vous et moi en avons envie ; mettons ensemble l'imagination au pouvoir. »

  • Que faire de l'héritage de 68 ? Le liquider, répond Nicolas Sarkozy. Il fallait donc s'adresser au principal protagoniste. La tempétueuse éloquence de Daniel Cohn-Bendit fait merveille. Mais les arguments d'un sarkoziste converti, Georges-Marc Benhamou, brillant conseiller à la culture à l'Elysée, sont souvent pertinents. Un débat qui dominera l'année 2008, pour le quarantième anniversaire...» Laurent Joffrin - Libération
    « La radio ou la télévision proposent en général des débats duels, où le formatage du média et le nombre de questions posées empêchent quasi systématiquement les intervenants de développer des idées parfois complexes. Tout l'intérêt du Forum Libération de Grenoble est de proposer un débat sur une seule problématique, qui donne aux interlocuteurs la liberté de s'exprimer totalement, d'approfondir et de donner au public tout l'enjeu intellectuel de la question et parfois même de la réponse. » Patrick Frémeaux

  • "L'importance des événements de mai-juin est telle, la mise en avant du nom de Cohn-Bendit est si bien orchestrée, que nous n'avons plus besoin d'aller supplier un éditeur, c'est lui qui vient nous chercher pour écrire un livre qui, de toute façon, bon ou mauvais, intéressant ou pas, devrait devenir - en bon objet de consommation - le gadget révolutionnaire de la rentrée... Pourquoi avons-nous alors accepté de faire ce livre ? Pour retourner l'arme contre cette société, en y disant ce qu'on a pu dire longtemps avant et pendant les événements, ce qui nous paraît important dans ce mouvement révolutionnaire et pour en dégager l'essentiel : les perspectives d'avenir, car il n'est pas question pour nous d'en rester là. Ce n'est qu'un début, continuons le combat !" C.-B.

  • Chaque jour, du 28 août 2013 au 30 mai 2014, Daniel Cohn-Bendit a donné une chronique dans la matinale d'Europe 1.
    Chroniquer au jour le jour, c'est vibrer, s'émouvoir, réagir à chaud à la manière dont l'humanité, dans son invraisemblable diversité, affronte à chaque minute les aléas du quotidien.
    Animé par une insatiable curiosité, Daniel Cohn-Bendit s'est livré à cet exercice périlleux avec gourmandise. Jouant sur toutes les gammes des émotions - la colère, le rire, l'exultation, le chagrin, la compassion, l'effroi - il s'est efforcé d'amener ses auditeurs à réfl échir, à s'amuser, à prendre parti ou même à rêver pendant le reste de la journée.
    Il a redit inlassablement son attachement viscéral à la démocratie et aux libertés fondamentales, à la cause écologique et à la construction d'une Europe puissante et unie.
    Dans cet ouvrage qui regroupe l'intégralité de ces chroniques, le lecteur retrouvera le rire, l'énergie, la fougue, l'insolence, la sincérité de Daniel Cohn-Bendit, et surtout cette qualité aujourd'hui si rare, la joie de vivre.

  • Pendant deux ans, Daniel Cohn-Bendit accompagné d'une équipe de télévision, a voyagé de Francfort à Rio de Janeiro, de Paris à New York en passant par la Pologne. Il a sillonné les routes d'Allemagne, de France, d'Italie et de Hollande. Il a retrouvé les créateurs des mouvements contestataires qui ont ébranlé la planète depuis les années soixante : Les Yuppies, les Black Panthers, les femmes du Women's Lib mais aussi les provos, les Brigades rouges, les guérilleros d'Amérique latine et, plus proche de nous, les établis en usine et les militants de la Gauche prolétarienne. Beaucoup étaient de ses amis, d'autres l'avaient impressionné par leurs discours ou par leurs actes. Il a voulu savoir ce qu'ils étaient devenus. Qu'y a-t-il de commun désormais entre Jerry Rubin, ex-Yuppie installé dans un somptueux appartement de New York et un terroriste enfermé à vie dans une prison italienne ? Qu'auraient à se dire aujourd'hui Serge July directeur de Libération et Fernando Gabeira, ancien guérillero devenu star de la télé brésilienne ? Comment Joschka Fischer s'est-il retrouvé ministre de l'environnement en Allemagne de l'Ouest pendant que Hans Joachim Klein est encore traqué par toutes les polices d'Europe ? Pour quelles raisons Susan Brownmiller en est-elle venue à dénoncer le viol et Jane Alpert à poser des bombes ? Pourquoi certains se sont-ils jetés dans la lutte armée tandis que les autres devenaient pacifistes ? À travers l'histoire de chacun de ces êtres, de leur évolution, de leurs convictions, Daniel Cohn-Bendit a tenté de comprendre pourquoi cette génération a pu croire l'espace d'une décennie, qu'elle allait changer l'ordre des choses et comment, malgré les échecs et les drames, elle y est sans doute parvenue. Ce livre a été conçu à partir d'une série télévisée de quatre films, « Nous l'avons tant aimée la révolution », produite par la société Belbo Films, et programmée sur FR 3.


  • " On aime toute sa vie ce dont on s'est régalé enfant... "

    ... et ce livre le prouve, où Dany Cohn-Bendit explore avec la verve, l'enthousiasme, l'emportement, parfois, qu'on lui connaît, sa passion pour le football. Du jeune garçon émerveillé par le Brésil de 1958 (celui qui révéla au monde un génie nommé Pelé) à l'homme qui pourfend le foot-business des dernières années tout en défendant contre vents et marées la conception d'un jeu offensif, généreux, festif, on retraverse avec ces souvenirs plus de cinquante ans de notre mémoire collective. Et pas seulement footballistique, tant le foot est le reflet de la société, particulièrement quand c'est Dany qui nous le raconte, chez qui le virus de la politique ne peut jamais être bien loin.
    À la veille d'une nouvelle Coupe du monde (en Russie) qu'il suivra avec la même gourmandise que les précédentes, Daniel Cohn-Bendit célèbre ici à sa manière le cinquantième anniversaire de Mai 68, dans un de ces contre-pieds réjouissants et " provocs " dont il a le secret.

  • L´Europe est en crise. Comment en est-on arrivé là ? Qu´est-ce qui n´a pas fonctionné ? Une fédération à 27 pourrait-elle fonctionner efficacement ?
    Ce livre est un appel. Un appel qui s´adresse à l´intelligence de chaque citoyen. Un exercice de lucidité et une incitation à la réflexion. Un cri d´alarme aussi.

    Le ton est franc, enflammé, les arguments implacables :
    "L´Europe doit une fois pour toutes se défaire du nombrilisme de ses États-nations. Une révolution radicale s´impose !"

  • Qu'est-ce qui coince ? La France n'est pas la Grèce, mais elle se révèle tout aussi incapable de faire les réformes qui lui permettraient d'échapper à un lent déclin. En 2007, Nicolas Sarkozy a promis une « rupture » : elle a été invisible. En 2012, François Hollande a promis le « changement » : il est homéopathique. Pourquoi nos présidents, dotés de larges pouvoirs, se contentent-ils de réformettes ? Et si la France souffrait d'abord d'anémie démocratique ? Et si on avait juste oublié qu'en démocratie, un gouvernement doit représenter une majorité d'électeurs. S'il veut vraiment gouverner ! Combien pèsent les Républicains dans l'opinion ? Moins de 25% ! Combien pèse le PS ? Pas davantage ! Et si on arrêtait les conneries ? Comme dans la plupart des autres pays européens, il faut former un gouvernement de coalition. Si Marine Le Pen est au deuxième tour en 2017, c'est un président droite-gauche (hier, on aurait dit UMPS) qui sera élu. Depuis les régionales de décembre 2015, on sait qu'on ne pourra plus tricher avec cette réalité. Que cela plaise ou non aux partis, la France doit changer de culture politique. Passer du culte de l'homme providentiel à la recherche de compromis. Ce serait se condamner à l'impuissance ? Au contraire ! C'est la condition pour retrouver un dynamisme collectif, en démocratie. #stoplesconneries  Daniel Cohn-Bendit a derrière lui une longue carrière politique en France et en Allemagne, commencée en mai 1968 à Nanterre. Député européen pendant vingt ans, il tient aujourd'hui une chronique matinale sur Europe 1. Hervé Algalarrondo est journaliste politique et essayiste.

  • Le mois de mai 1968 restera, dans notre histoire, marqué par un mouvement sans précédent, parti de l'université, saisissant les usines, ébranlant le pays jusqu'en ses profondeurs, manquant d'un souffle d'abattre le régime gaulliste. Un mouvement qui est peut-être à la source d'une vraie révolution, sociale et culturelle. Quels furent les inspirateurs, les organisateurs de cet assaut sans exemple, quelles organisations y participèrent, et au nom de quelles idéologies, avec quels objectifs ? C'est ce que disent ici les animateurs de la révolte étudiante.

  • Un débat d'idées sur l'Europe politique et sociale, à la veille des élections de 1999.

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