David Laporte

  • Une grande constante traverse le dernier numéro de l'année de la revue Nuit blanche : celle du voyage. En plus de toutes les nouveautés québécoises et internationales, voici le menu qu'elle nous propose. Premièrement un panorama de la littérature routière et vagabonde, de Okanagan de Sara Lazzaroni à L'Astronome dur à cuire de Jonathan Ruel en passant par Le Fil des kilomètres de Christian Guay-Poliquin. Ensuite une approche particulière de l'« indianité » à travers l'oeuvre de Louise Erdrich et Thomas King. Puis, un anniversaire : la maison d'édition L'Instant même fête ses 30 ans et se raconte à rebours. De nombreuses pages seront consacrées aux correspondances du clan Ferron. L'écrivain méconnu du XXe siècle mis à l'honneur sera le moderniste et voyageur Luc Durtain (1881-1959). La publication nous propose également de découvrir le poème inédit de Robert Yergeau Les Muses chauves ainsi qu'un portrait de l'écrivaine Gracia Couturier, entre théâtre, albums jeune public et romans.

  • Avec ce numéro d'été, Nuit blanche salue la bonne idée qu'ont eue Vincent Lambert et Isabelle Miron de faire paraître le collectif J'écris fleuve, exercice de « géopoétique », recueil de prises de position, de récits de création en hommage au « fleuve qui soutient [notre] identité et nourrit le monde ». Chaque époque en ramène d'autres. Et l'air du temps serait à la contre-culture et aux années 1970. Par David Laporte, entre autres, tour d'horizon d'une période « à la fois bouillonnante et méconnue » qui aura laissé dans son sillage sexualité libre, groupes écologiques, coopératives d'habitation... Puis, retour en juillet 1936 pour la guerre d'Espagne. Prenant comme point de départ le roman Pas pleurer (prix Goncourt 2014) de Lydie Salvayre, Roland Bourneuf signe un texte aussi poignant qu'éclairant sur cette « guerre impitoyable et d'une extrême violence ». Ce numéro nous fait aussi découvrir Simone Chaput, l'une des voix les plus originales de la littérature franco-manitobaine, ainsi que Kebir Mustapha Ammi, écrivain d'origine marocaine, et nous propose un tour d'horizon de l'oeuvre de Yann Martel.

  • Au tournant des années 2010-2020, il n'est pas inutile « de savoir, de se rappeler, de découvrir que la boucane a déjà existé, ainsi que quelques barbus ». Avec le dossier ou plutôt collage, « Québec psychédélique », la revue Nuit blanche revisite, dans son édition estivale, une époque où « tout était à refaire ». Regards actuels, espiègles, critiques, voire acides s'entrecroisent à propos de ces années de révolte et d'utopie(s) : celles des communes, de la revue Mainmise; des Jean Basile, Geoges Khal, Denis Vanier et tant d'autres. Ce numéro propose aussi un 25e portrait d'écrivain franco-canadien, celui du Franco-Manitobain Jean Chicoine et un de Francis de Miomandre, écrivain méconnu du XXe siècle. Retrouvez aussi des articles sur Paul Auster, le Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec et plusieurs commentaires critiques de fictions et d'essais récemment parus.

  • À la une du numéro d'hiver de la revue Nuit blanche, retrouvez Dominique Fortier, autrice et traductrice dont les écrits, maintes fois primés, naviguent entre le roman et l'essai. Michèle Bernard l'a rencontrée. Découvrez ensuite la réédition du Canadien français et son double (2018 [1972]) de Jean Bouthillette, un essai dépeignant l'aliénation d'un peuple vers sa reconquête, la vie littéraire de l'auteure prolifique et éclectique Aline Apostolska et deux récentes parutions du Cheval d'août : Créatures du hasard de Lula Carballo et Les fins heureuses de Simon Brousseau, toutes deux imprégnées d'une poétique du prosaïsme. Puis, Gérald Baril retrace les critiques adressées au marxisme pour mettre au jour la dimension écologiste du programme émancipateur élaboré par Marx. Enfin, retrouvez plusieurs critiques d'ouvrages récemment parus, un article sur Le dernier chalet d'Yvon Rivard par Jean-Paul Beaumier, ainsi que « Pourquoi a-t-on décerné le prix Nobel à Bob Dylan ? » par Yves Laberge.

  • En couverture du numéro printanier de la revue Nuit blanche se trouve l'une des bibliothèques de survie de l'auteur et voyageur littéraire Charles Sagalane, rappelant comment un atlas littéraire, à l'image de celui qui est présenté en ouverture, permet de découvrir le paysage littéraire québécois selon l'itinéraire de chacun. En entrevue, voyez les ciels d'Abitibi qui colorent l'oeuvre de Louise Desjardins, puis, parcourez ces « espaces où tout flambe » que sonde Émilie Turmel. Lisez aussi un hommage rendu au poète Gilles Hénault. Ensuite, examinez les questions liées à l'antiracisme et aux mécanismes qui lui sont contraires dans « Le Noir et le Blanc ». La crise des médias est, elle, abordée à travers Le journaliste béluga de Mathieu-Robert Sauvé et Nous méritons mieux de Marie-France Bazzo. Eh oui, Pierre Nothomb, l'écrivain méconnu de ce numéro, « chantre de la nature et des arbres » est bien lié à une romancière belge bien connue... Il est son arrière-grand-père ! (source : Nuit blanche)

  • Dans le numéro de l'hiver de la revue Nuit blanche, marchez avec Jean-Paul Baumier sur les pas d'André Major dans ses plus récents carnets : Les pieds sur terre, puis avec Michel Pleau qui s'est entretenu avec le poète Pierre Chatillon. Luba Markovskaia, n'en déplaise à feu sa grand-mère, n'a jamais lu Guerre et Paix. Alexandra Rivard présente Odette Dulac, l'« Écrivaine méconnue » de ce numéro, célèbre chanteuse et actrice, qui délaisse la scène et s'affirme comme écrivaine engagée. Puis, David Laporte examine les nouveaux enjeux - complexes - liés à la liberté d'expression et à ses limites à travers quatre essais bien différents. Aussi au sommaire, le garçon qui raffolait des chasse-neiges » (une entrevue avec Sébastien L. Chauzu) et Louis Haché, « Le chantre de la Péninsule acadienne » dans la rubrique « Écrivains franco-canadiens ».  

  • Après un numéro consacré à l'imaginaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean et un sur celui de la Côte-Nord, c'est vers la Gaspésie et les Îles de la Madeleine que se tourne le magazine Nuit blanche, que ce soit aux Îles de Geneviève Boudreau, à Bonaventure chez Philippe Garon ou dans les terres de la Gespe'gewa'gi avec Philippe Ducros. Avec Andréanne R. Gagné et David Laporte, plongez au coeur du roman gaspésien contemporain. Suivez Rachel Leclerc dans sa quête de sens et de beauté. Revisitez, avec François Ouellet et Roland Bourneuf, les jours gaspésiens des classiques Ferron et Breton. Parcourez le pays fabuleux - expression de Sylvain Rivière - avec Yves Laberge. Rêvez à Miguasha avec Renaud Longchamps. David Lonergan vous invite à redécouvrir Françoise Bujold poète, dramaturge et graveuse qui a su unir lyrisme et parler gaspésien. Car ce n'est pas d'hier qu'on écrit la Gaspésie et les Îles : un coup d'oeil à la chronologie qui clôt ce dossier vous ouvrira des imaginaires à explorer. (source : Nuit blanche)

  • Pour son édition estivale, Nuit blanche propose discussion et réflexions autour des « arts littéraires ». Il est aussi question de sexualité avec un article sur trois ouvrages consacrés à « Marie-Victorin, un frère pas comme les autres », et un sur l'essai explosif de Laura Kipnis, qui n'a pas peur des positions impopulaires, Le sexe polémique. Quand la paranoïa s'empare des campus américains. L'écrivaine méconnue mise de l'avant cette fois est la licenciée ès lettres et danseuse nue Colette Andris. Aussi un sommaire, une entrevue avec Audrée Wilhelmy, le roman Ténèbre de Paul Kawczak, un hommage de Michel Pleau à Nicole Gagné et de nombreux commentaires critiques de lecture dont, entre autres, La trajectoire des confettis de Marie-Ève Thuot, Fabliau des temps nouveau d'Antonine Maillette et Shuni de Naomi Fontaine.

  • En couverture du numéro d'automne de la revue Nuit blanche, retrouvez la romancière et poétesse Judy Quinn dont le septième livre L'homme-canon vient de paraître. Bruno Lemieux l'a rencontrée. L'écrivain Renaud Longchamps, lui, poursuit sa réflexion sur la genèse de son oeuvre entamée dans le numéro précédent. La rubrique « Écrivains méconnus du XXe siècle » est consacrée à Panaït Istrati et celle sur les « Écrivains franco-canadiens » à Michel Ouellette. Puis, François Ouellet vous invite à découvrir Eudore Évanturel, poète canadien-français de la fin du XIXe siècle, un peu précurseur de Nelligan, un peu précurseur de la poésie moderne. Refroidi par la critique, il n'aura publié qu'un seul recueil, Premières poésies. 1876-1878. Enfin, retrouvez plusieurs critiques d'ouvrages récemment parus, une entrevue de Michèle Bernard avec Viveca Sten, prolifique autrice suédoise, anciennement avocate, et une discussion des écrits de la romancière Caroline Vu par Catherine Voyer-Léger.

  • Il y a 100 ans, les bolcheviks de Lénine prenaient le pouvoir en Russie. Pour son numéro d'automne, Spirale consacre son cahier critique à cet événement majeur de l'histoire du XXe siècle. Événement dont la réception et la commémoration resteront toujours délicates, surtout en Russie où les instances politiques, conservatrices et centralisées, sont réticentes à célébrer de façon trop faste le peuple prenant le pouvoir par et pour lui-même. Écrit sur le cinéma d'Eisenstein, bande dessinée de la vie de Lénine, littérature et histoire, ce cahier spécial offre un tour d'horizon critique de la révolution de 1917. En marge du dossier critique, la rubrique portfolio présente la pratique d'artistes russes actuels. Également au sommaire, un retour sur la parade des Géants présentée dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de Montréal et des recensions de romans et d'essais, dont celui d'Emmanuelle Walter, Le centre du monde. Une virée en Eeyou Istchee Baie-James avec Roméo Saganash, gagnant du prix Spirale Eva-Le-Grand 2017.

  • La revue Nuit blanche vous invite à (re)découvrir La Scouine, roman anti-terroir d'Albert Laberge, tel que revu et réécrit 100 ans plus tard par Gabriel Marcoux-Chabot. L'auteur expose sa démarche, extraits à l'appui, et François Ouellet offre un commentaire critique de cette relecture. Ce numéro estival invite aussi à lire ou relire Margaret Atwood dont le succès, après 60 ans de carrière et dans la foulée de la portée au petit écran de La servante écarlate, ne se dément pas. Il est aussi question de l'ouvrage de vulgarisation scientifique de Siddharta Mukherjee Il était une fois le gêne, d'auteurs à découvrir : le français Hervé Bel, puis Laurent Lussier et Éric Mathieu, publiés à La Mèche, ainsi que d'un portrait de l'écrivaine franco-ontarienne Andrée Christensen. Retrouvez également un large éventail de commentaires de lecture en fiction, en poésie et en essai, et qui sait, peut-être y dénicherez-vous le livre parfait pour accompagner votre été !

  • La révolution technologique provoquée par la cybernétique et qui s'est incarnée par la suite dans l'informatique et la réseautique a radicalement transformé notre rapport à la communication et à l'information. En développant un appareillage technologique permettant comme jamais auparavant de diffuser et de recevoir des messages, l'humanité a délégué aux machines le soin de transporter, stocker et réguler l'information, pour le meilleur et pour le pire. Le cinquantième anniversaire de la mort de Norbert Wiener, fondateur de la cybernétique, est une bonne occasion de faire un tour d'horizon des effets de ces mutations technologiques telles qu'elles s'expriment dans quelques ouvrages parmi une abondante bibliographie parue au cours des dernières années, sans distinction de genre : on retrouvera dans ce dossier des analyses d'essais aussi bien que de romans, d'ouvrages scientifiques et de séries télévisuelles, en passant par le roman graphique.

  • En couverture de l'édition automnale de Nuit blanche, retrouvez non pas une personne réelle, mais une modélisation 3D, un avatar numérique créé à partir de fragments d'images, de textures biologiques, tel un Frankenstein moderne. Il s'agit d'une oeuvre, inédite à ce jour, de l'artiste multidisciplinaire et autrice Karoline Georges qui signe un article soulignant les 200 ans du fameux personnage de Mary Shelley. À l'ère de l'intelligence artificielle, le mythe de Frankenstein est peut-être plus actuel que jamais. Jeanette Winterson, figure de proue de la littérature queer britannique, en fait la preuve avec Frankissstein comme l'écrit Patrick Bergeron dans l'article « De l'amour et des restes posthumains ». Aussi, Michel Pleau poursuit son enquête auprès de neuf poètes du Noroît, maison qui célèbre cette année son 50e anniversaire. Et toujours en poésie, Valérie Forgues présente le plus récent recueil de la Nord-Côtière d'origine Noémie Pomerleau-Cloutier. Bref, de parties d'échecs en réflexions sur le racisme, la misogynie ou encore le rêve, ce numéro vous réservent d'intéressantes réflexions. (source : Nuit blanche)

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