Langue française

  • Le vide sous mes pas

    David Homel

    On dit volontiers que quiconque se souvient des années 1960 ne les a pas vécues. À 18 ans, David Homel, lui, y était : à la fin de la décennie, on voulut comme bien d'autres le forcer à se battre dans une guerre qui n'était pas la sienne. Alors qu'il fuit la conscription et la perspective funeste d'un aller simple pour le Vietnam, la mort le rattrape en Espagne, où elle l'abandonne au fond d'un ravin.
    Le corps détruit par l'accident, c'est ironiquement dans un hôpital militaire qu'il sera d'abord (mal) soigné, avant d'être obligé de tout réapprendre en menant cette fois son combat pour la renaissance du corps, l'affirmation de la vie, et la recherche de la beauté dans chaque visage.

  • L'Inconvénient consacre le dossier thématique de son numéro d'automne à l'autodérision. « Celui qui pratique l'autodérision consent à ce que les autres rient de lui ; en revanche, l'autodérision le laisse maître du jeu, puisque c'est lui-même qui décide de quoi l'on rit. Tandis que les autres rient, c'est lui qui parle. Faire rire les autres sera-t-il une façon de les faire taire ? » (extrait de l'éditorial) Lisez Gilles Archambault sur les ruses de l'autodérision, Laurence Côté-Fournier sur la question de l'authenticité, Robert Aird sur l'autodérision à la québécoise, Frédéric Saenen sur la belge et David Homel sur l'identité. Ce numéro comprend aussi la deuxième partie de Jazz et Java copains de Stanley Péan, un essai comparatif sur le rapport à la vérité dans les séries Feabag et Chernobyl, un portrait de l'artiste multidisciplinaire Isabelle Guimond et une fiction sur l'endettement d'Antonin Mireault-Plante, entre autres.

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