Denis Tougas

  • Le Québec est une des sociétés les plus sécularisées dans le monde. Malgré le peu d'espace que la religion y occupe aujourd'hui dans la sphère publique, on constate néanmoins un regain de l'athéisme militant, notamment dans le cadre du débat sur la laïcité de l'État, jetant le discrédit sur le phénomène religieux. Ce dossier tente d'explorer les visages d'un athéisme ouvert à un dialogue essentiel entre athées et croyants, au-delà de l'affrontement stérile. Salutaire aux uns comme aux autres, ce dialogue permettra d'approfondir non seulement le sens de l'existence, mais aussi celui de la laïcité et de la démocratie, dans une époque où l'argent s'érige à bien des égards comme un nouveau Dieu et son culte comme une nouvelle religion. À lire aussi dans ce numéro: un débat sur le retour du Canada au sein des missions de paix de l'ONU; un texte sur la guerre oubliée au Yémen; et une analyse sur le revenu minimum garanti, mesure qui pourrait bientôt être adoptée au Québec.

  • Depuis plusieurs années, les élites néolibérales martèlent que le Québec est dans le rouge et vit au-dessus de ses moyens. À force d'être répété, le message a fini par être largement accepté. Or, le mythe tenace qui prétend que l'état des finances publiques québécoises est catastrophique et qu'il justifie les mesures d'austérité des dernières années doit être déboulonné. Car ces mesures cachent plutôt un projet politique de privatisation accrue et de dépossession de la majorité au profit d'une minorité fortunée et des multinationales. Pourtant, des solutions existent et d'autres voies permettent de penser un Québec plus juste et solidaire. Il en est question dans le dossier central de ce numéro. À lire aussi hors dossier, une analyse de la montée de la droite en Amérique latine ainsi qu'un entretien avec Gregory Baum, théologien et proche collaborateur de Relations depuis 30 ans, un homme libre au parcours atypique. Également au sommaire, un débat sur la figure du pape François : s'il incarne un vent de fraîcheur au sein de l'Église catholique, peut-il vraiment être un agent de changement et de progrès?

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