Littérature générale


  • L'ÉCRITURE PEUT-ELLE SAUVER UN HOMME ?
      Dans un Paris plus que jamais miroir aux vanités, l'extrême droite est sur le point de remporter les élections. William Kenfcet, journaliste à l'indépendance farouche, sent que le pire va advenir. Il l'a écrit et fait savoir. Est-ce pour cela qu'un soir il se fait salement agresser devant les grilles du jardin du Luxembourg ? Et que, voulant le sauver, un jeune couple est assassiné ?
    Quand William se réveille à l'hôpital, il s'effondre. Écrasé par son histoire familiale, rongé par ses démons et par l'âge qui avance, il décide de partir à New York sur la tombe du jeune homme mort pour le secourir.
    Un matin, dans le journal, il découvre l'histoire de Harvey Miller, un homme que le déclassement social a transformé en monstre - il a tué sa femme et ses quatre enfants - et qui vomit la morale de la société américaine. Cette histoire, William s'en empare, et le livre qu'il se met à écrire lui permettra de creuser ses propres zones d'ombre.
    Roman gigogne, noir comme l'encre, où se mêlent les destins de ces personnages en fuite, Où cours-tu William... est aussi un polar politique, une réflexion sur la filiation, la transmission, et le pouvoir de la littérature.

  • Mara se vit en guerrière de ces principes fondamentaux, impérieux, que sont, à ses yeux, le droit à la défense et la présomption d'innocence. Certains  hroniqueurs judiciaires la surnomment même l'Invincible dans des articles qu'elle ne lit guère, car elle se tient loin des médias. Elle gagne souvent, en effet. Pas assez à son goût. Elle voudrait ne jamais s'incliner.
    Ce livre est le roman d'une vengeance. Mara, 29 ans, brillante jeune avocate, croit ardemment en la justice. Lors d'un procès mémorable, elle défend une femme musulmane qui a tué son mari, un homme d'une extrême violence pratiquant un islam radical. Mais que peut la justice face au terrorisme ? Le verdict tombé, Mara va tout perdre. Dès lors, elle va renoncer au droit, pour choisir la loi du talion. OEil pour oeil, dent pour dent.

  • « Quelque chose qui devait s'appeler la jeunesse s'était brisé en lui et il ne parvenait pas à recoller les morceaux de cette porcelaine intime. » Denis Jeambar revient à la fiction avec ce recueil de 29 « nouvelles nocturnes » (nuit réelle ou figurée), dont l'atmosphère tantôt désenchantée, tantôt glaçante, flirtant parfois avec le fantastique, ne cesse de nous surprendre. La quête d'éternité et la certitude qu'elle n'existe pas, la recherche d'absolu, la fuite du temps, la duplicité, la cruauté comme la bonté, la nostalgie du temps des possibles, le délabrement de l'âme ou du corps sont au coeur de ces Dark Nights qui saisissent le lecteur et qui, par un étrange effet miroir, le conduisent à l'introspection. Dark Nights convoque des personnages dont le regard sur le monde change, se déforme, et qui ont une chose en commun : quelque chose en eux, d'une manière ou d'une autre, s'est brisé... Une diva, un boxeur à gueule d'ange, un clown blanc, un homme qui choisit de devenir un tueur au sang froid, un collectionneur malchanceux, un commissaire assassin, un voyeur littéraire, un écrivain anachronique, une belle cubaine, etc. Autant de destins qui se dévoilent en quelques pages, ou plus. Le recueil d'un idéaliste désenchanté, d'un jeune homme devenu mûr, traversé par une fêlure qui affleure à chaque page. Pour autant, ces Darks Nights ne sont pas tristes, juste douces-amères, parfois jusqu'au grincement, au craquement, à la détonation.

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