Langue française

  • Exploratrices ou scientifiques, les expéditions lancées à la découverte des pôles ont été des aventures extraordinaires. Depuis cinq cents ans, la France y joue un rôle de premier plan. Pour la première fois, voici retracées les incroyables épopées de ces explorateurs et marins d'exception.

    Qui se souvient de Balthazar de Moucheron ? Il est pourtant, en 1609, l'un des premiers à imaginer l'ouverture d'une route maritime au Nord vers la Chine. Savez-vous que Bougainville, après sa première circumnavigation, préparait une exploration vers le pôle Nord jusqu'à l'arrivée en 1772 d'un certain Kerguelen qui lui vola la vedette à la cour de Versailles ? Qui se souvient qu'un Français, Joseph-René Bellot, héros pour les Anglais, partit au péril de sa vie à la recherche de Sir John Franklin dans le passage du Nord-Ouest, en 1853 ? Que l'officier de marine et naturaliste Dumont d'Urville découvrit la Terre-Adélie où une station scientifique porte désormais son nom ? Mais c'est avec le commandant Charcot, homme de coeur habité par sa mission au Groenland et surnommé Polar gentleman, puis avec la fondation des Expéditions polaires françaises de Paul-Émile Victor, que la connaissance des pôles fait un bond en avant dans la première moitié du XXe siècle. Aujourd'hui, les stations scientifiques et les missions françaises tentent plus que jamais de contribuer à relever un nouveau défi majeur : le climat.

  • Un voyage aussi enthousiaste qu'érudit sur les traces des navigateurs d'antan et d'aujourd'hui

    L'
    Éloge passionné des navigateurs réunit cinquante-deux personnages tel un jeu de cartes. Pour autant, le choix de ces figures de l'histoire de la navigation résulte à la fois d'exigences sévères et de partis pris résolus assumés en toute subjectivité. L'auteur voulait en effet parcourir toutes les époques et tous les océans à bord de toutes sortes de navires : l'ouvrage s'ouvre ainsi sur Noé et son Arche, pour s'achever sur Klaus Vogel, capitaine de l'
    Aquarius, le sauveur des migrants de Méditerranée. Avec le Viking Leif l'Heureux, nous traversons l'Atlantique vers le Labrador, tandis que la flottille de Magellan nous emmène autour du monde et que les corvettes de Dumont d'Urville forçant la banquise sont les premières à toucher l'Antarctique. Nous sillonnons aussi le Pacifique, accompagnant Stevenson et London en quête d'inspiration littéraire. Quant aux navires, nous expérimentons le radeau d'Ulysse, le trimaran géant de Gabart et la
    Calypso de Cousteau.

    Dominique Le Brun tenait aussi à accueillir dans ces pages les femmes qui ont apporté une dimension nouvelle aux choses de la mer et de la navigation. Virginie Hériot, la yacht woman de la Belle Époque ; Anita Conti, s'alarmant de la surpêche dès les années 1930 ; Florence Arthaud qui, la première, démontra qu'une femme pouvait gagner une course en solitaire ; Isabelle Autissier et Ellen MarcArthur, poursuivant une carrière de compétition au sommet par un combat pour la sauvegarde de la planète. Et quelle rencontre de fascinantes personnalités ! Cook, aux trois grands voyages de découverte ; Bougainville et Lapérouse, parfaits " honnêtes hommes " du siècle des Lumières ; Maupassant et Signac, les plaisanciers ; Dumas, Verne, Conan Doyle, Hemingway, Brel, qui furent aussi de véritables navigateurs ; Monfreid, l'aventurier ; Tabarly, Kersauson et Colas, toute une époque de la course au large ; Moitessier, le philosophe pacifiste de la haute mer en solitaire et Watson, le défenseur des océans aux méthodes musclées...

    Dominique Le Brun a choisi de n'évoquer que des navigateurs qui pour une raison ou une autre, l'ont ému. Si les portraits qu'il brosse sont très personnels et affectifs, ils sont systématiquement argumentés et leur présence dans le livre est justifiée par un apport réel à l'histoire des liens qui unissent l'homme à la mer.

  • « Mon message n'est surtout pas nostalgique. C'est un appel à prendre conscience de tout ce qu'on est en train de perdre, sans bien savoir ce qu'on gagne à la place. » Cet ouvrage est issu d'un travail de reportage effectué par le photographe Alain Quemper sur plus de vingt années. Patiemment, avec une profonde compréhension des hommes et de leur vie, il a fixé le quotidien des marins en mer comme à terre, leurs bonheurs et leurs angoisses, les mille et un détails qui font une vie de labeur, d'aventure et de courage, aussi. Vérités de chaque jour que le texte de Dominique Le Brun, journaliste amoureux de la mer, évoque en contrepoint. La précision du geste, le rythme des opérations, les rituels du départ comme du retour, les objets immémoriaux, l'amour et le soin des bateaux... autant de sujets pour ces regards attentifs et discrets, qui se sont glissés sans bruit dans un monde que l'on croyait éternel parce qu'il était traditionnel. Mais, justement, depuis une dizaine d'années, cet univers s'efface peu à peu. L'impitoyable loi de l'économie, les contraintes de l'Europe, le cynisme de certains, pollueurs sans vergogne et autres massacreurs de fonds, condamnent progressivement les pêcheurs à rester sur le quai, où les voitures des touristes sont venues remplacer les bacs des mareyeurs. Ce beau livre rend hommage à ce monde-là, à ces hommes-là. Et nous invite à une saine colère qui nous ferait dire, avec Alain Quemper : « Tout va changer demain, parole de marin ! »

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