Dominique de Villepin

  • « Depuis quinze ans, le monde semble emporté dans une folle course à la guerre. Le Moyen Orient est pris dans une spirale suicidaire sans fin, le terrorisme international nous défie, de grands empires entrent en confrontation. Le virus de la guerre est en nous, rendu plus agressif par les peurs, les humiliations et les colères. La crispation des nations occidentales sur leurs privilèges et sur une vision du monde dépassée ne peut qu'aggraver les maux. Toute ma vie durant, j'ai voulu mettre le travail de la paix au coeur de mon action. En 2003, auprès de Jacques Chirac, j'ai mené le combat de la paix à l'ONU contre l'intervention américaine en Irak, conscient des dangers de la vision néoconservatrice du monde. Nous devons apprendre à regarder le monde et à en comprendre les métamorphoses. A nous d'entendre ce qui anime aujourd'hui les peuples et les nations, en Russie, aux Etats-Unis, comme en Chine, en Turquie, en Côte d'Ivoire ou en Colombie. C'est au plus près de la réalité que nous pourrons mesurer la faillite des Etats-Nations et le jeu des revendications identitaires dans une mondialisation qui semble condamnée à l'accélération perpétuelle. Le moment est venu de s'atteler au travail de la paix, d'ouvrir les yeux sur les blessures du monde et de nous doter des outils pour construire un nouvel ordre, stable  et juste. Des solutions existent, mais elles nécessitent de la patience, de l'imagination, de la volonté. Pour contrer les épopées mensongères de la guerre, nous avons besoin d'un récit de la paix, qui constitue le grand défi, le seul héroïsme possible de notre temps, adapté à un monde fragile aux identités blessées, en mal de réconciliation.  J'ai la conviction que la France a un rôle à jouer dans ce nouveau monde, à condition de retrouver sa vocation d'initiative, de médiation et de dialogue, fidèle à son message et à son histoire. » D. d  V.

  • Troisième volume de la grande fresque napoléonienne de Dominique de Villepin, La chute est une profonde analyse historique et une réflexion sur la tragédie du pouvoir. Au zénith de son règne, Napoléon remet à nouveau son sort au hasard des batailles. Cet homme seul, écartelé entre la confiance en son étoile et le doute perpétuel, cède à l'illusion de la puissance, obsédé par l'écriture d'une page supplémentaire de son roman personnel. De la guerre civile espagnole aux déserts glacés de Russie, Dominique de Villepin montre comment la fragilité d'un empire impossible, bâti trop vite, trop tôt et sans véritable légitimité, précipite sa chute. En entremêlant, selon la méthode qui a fait le succès des précédents tomes, analyses, portraits, récit très écrit des événements et réflexions sur la solitude de tout pouvoir, Dominique de Villepin livre une fresque inspirée de ces années tragiques pour la France. Les Cent-Jours (Grand Prix de la Fondation Napoléon et Prix des Ambassadeurs) et Le Soleil noir de la puissance ont chacun conquis des dizaines de milliers de lecteurs. " La chute est un gros, beau, clair et solide volume consacré à l'Empire de 1807 à 1814, de Tilsit à l'abdication. " Alain Duhamel, Le Point " Une fresque passionnante sur la chute de Napoléon. " Le Parisien

  • Au cours de mes nombreux déplacements à travers la France, j´étais sans cesse désarçonné par le changement des paysages. Ce n´était plus le pays que j´avais connu. Ce n´était pas non plus le pays tel qu´il s´imaginait, tel qu´il se montrait à lui-même et aux autres.Je me suis rendu compte que je préférais les Français tels qu´ils étaient, changeants, incertains, vivants, aux images d´Epinal immuables et ridicules qui occupent l´espace public. La France au quotidien, ce n´est ni une pagnolade ni une caricature hip-hop sur fond de souffrance urbaine. On peut l´aimer telle qu´elle est, et passeulement comme on croit qu´elle a été ou comme on voudrait qu´elle soit.Je n´ai guère la nostalgie d´une France de l´enfance, car la France, je l´ai rêvée avant de la connaître, depuis l´autre rive de la Méditerranée où je suis né, depuis l´autre rive de l´Atlantique où j´ai grandi.Recommencer, encore recommencer, voilà le mot d´ordre de toujours des amoureux de notre pays. Rien ne serait pire que de le figer dans le marbre. Faisons nous encore peuple, faisons-nous encore société ? Quelle étrange et fière nation, de si haute ambition et de si peu de citoyens.D. V.

  • Son diagnostic est décapant. Ses solutions sont radicales.

    Dominique de Villepin livre les raisons profondes de son combat politique et dévoile le projet qu´il nous propose pour redresser la France.

    Un projet qui s´articule autour de trois idées : le devoir, la dignité des citoyens et l´indépendance de la France.

  • Une autre histoire de Napoléon.

    Il a fallu près d'une décennie à Dominique de Villepin pour écrire une trilogie inspirée sur la vie de Napoléon. Unanimement saluée par les critiques, elle a connu un grand succès public et déjà conquis plus de cent mille lecteurs.
    Le Soleil noir de la puissance (1796-1807) raconte l'ascension spectaculaire de Bonaparte de la victoire de Lodi à l'apogée de Tilsit.
    La Chute ou l'Empire de la solitude (1807-1814) déroule le fils implacable de la crise, puis de l'écroulement du Grand Empire à partir de la campagne de Russie.
    Les Cent-Jours ou l'Esprit de sacrifice propose un récit élevé et enlevé du vol de l'Aigle et de sa chute foudroyante, dans la foulée de Waterloo, jusqu'à son dernier exil à Sainte-Hélène (Grand Prix de la Fondation Napoléon et prix des Ambassadeurs).
    La voici pour la première fois rassemblée dans une édition de prestige revue et actualisée à l'occasion du bicentenaire des Cent-Jours et de la chute de l'Empereur.

  • Le second tome (1796-1807) de la trilogie-évenement de Dominique de Villepin. "Passionné depuis toujours par Napoléon et par l'époque, j'ai préféré privilégier l'analyse de la chute plutôt que la "gloire de l'Empire'. Car, bien qu'ébloui par le soleil d'Austerlitz, je pressentais qu'il ne s'agissait que d'un "soleil noir'.
    "Pour comprendre la chute, il faut partir du sommet, et plus précisément disséquer la décennie triomphale qui relie le point de départ de Lodi à l'apogée de Tilsit. Et ses deux choix majeurs accomplis au zénith de la gloire : l'hérédité rétablie avec le sacre de 1804 ; le pari de la conquête avec le Blocus continental fin 1806.
    "Ce livre, remanié sans cesse depuis 2002, se nourrit d'une conviction fortifiée par l'expérience personnelle de la solitude du pouvoir, de sa fragilité, de son immense complexité, enfin de son caractère foncièrement tragique, appuyé sur les ressorts de la peur et du rêve. " D. de V.
    " Bien documenté, magnifiquement écrit de surcroît, avec une élégance de style qui ne fait aucune place aux envolées lyriques, Le Soleil noir de la puissance n'a pas que l'apparence d'un ouvrage d'historien ; il l'est, pleinement. " Elie BARNAVI, Marianne

  • Le journal littéraire d'un Premier ministre insomniaque tenu pendant deux ans à Matignon.0500« Ici, rue de Varenne, les Ouvriers de l´Heure passent, mais ils ne se livrent guère. Voici donc consignés quelques fragments d´un registre sans date, arrachés à une longue nuit. Face aux Minotaures, ce fil d´encre et de papier m´a aidé à tenir le cap. A chaque feuillet, j´ai voulu m´alléger, me désamarrer : creuser en moi pour trouver la force d´avancer jusqu´au retournement de la conscience où l´épreuve devient une chance de libération. Quoi que l´on entreprenne, il y a toujours vautours et gibets au bord du chemin. Mais peut-être notre meilleur allié est-il le mauvais sort. A minuit, la solitude se brise par la grâce de compagnons sollicités, compagnons invisibles qui défrichent la vie aux avant-postes, qui fixent des repères, qui nous donnent des mots comme autant d´armes pour notre propre combat. A leur suite, tout un peuple de riverains s´élance à l´assaut des horizons neufs. Et au matin, le miracle se renouvelle : l´homme s´éveille, libre de toutes entraves. » D.V.0300« Ici, rue de Varenne, les Ouvriers de l´Heure passent, mais ils ne se livrent guère. Voici donc consignés quelques fragments d´un registre sans date, arrachés à une longue nuit. Face aux Minotaures, ce fil d´encre et de papier m´a aidé à tenir le cap. A chaque feuillet, j´ai voulu m´alléger, me désamarrer : creuser en moi pour trouver la force d´avancer jusqu´au retournement de la conscience où l´épreuve devient une chance de libération. Quoi que l´on entreprenne, il y a toujours vautours et gibets au bord du chemin. Mais peut-être notre meilleur allié est-il le mauvais sort. A minuit, la solitude se brise par la grâce de compagnons sollicités, compagnons invisibles qui défrichent la vie aux avant-postes, qui fixent des repères, qui nous donnent des mots comme autant d´armes pour notre propre combat. A leur suite, tout un peuple de riverains s´élance à l´assaut des horizons neufs. Et au matin, le miracle se renouvelle : l´homme s´éveille, libre de toutes entraves. » D.V.0300« Ici, rue de Varenne, les Ouvriers de l´Heure passent, mais ils ne se livrent guère. Voici donc consignés quelques fragments d´un registre sans date, arrachés à une longue nuit. Face aux Minotaures, ce fil d´encre et de papier m´a aidé à tenir le cap. A chaque feuillet, j´ai voulu m´alléger, me désamarrer : creuser en moi pour trouver la force d´avancer jusqu´au retournement de la conscience où l´épreuve devient une chance de libération. Quoi que l´on entreprenne, il y a toujours vautours et gibets au bord du chemin. Mais peut-être notre meilleur allié est-il le mauvais sort. A minuit, la solitude se brise par la grâce de compagnons sollicités, compagnons invisibles qui défrichent la vie aux avant-postes, qui fixent des repères, qui nous donnent des mots comme autant d´armes pour notre propre combat. A leur suite, tout un peuple de riverains s´élance à l´assaut des horizons neufs. Et au matin, le miracle se renouvelle : l´homme s´éveille, libre de toutes entraves. » D.V.

  • Dans un monde dont les repères vacillent, il est nécessaire de repenser les condtions d'une nouvelle cité des hommes comme rempart contre les barbaries.0300L'histoire accélère. Le monde bascule. Dans la frénésie des krachs et des guerres, il paraît à bout de souffle. Une crise de plus ? Non, c'est aujourd'hui la faillite d'un monde. Un triple effondrement sape les fondements de l'ordre international : la démesure de la spéculation et de la mondialisation financière ; la perte de repères de nos modèles industriels vieux de deux siècles ; et surtout la mort de l'Occident, parti il y a cinq siècles à la conquête matérielle et morale du monde et aujourd'hui exsangue. Il est urgent de renoncer aux folies qui nous ont menés à l'abîme, le vertige de la force incarné par l'Amérique de Bush, le fantasme de pureté de l'Occident qui lui fait tenir sans cesse un double langage, l'enfermement de la peur qui rôde depuis les attentats du 11 septembre. Nous trions les décombres d'un monde en train de s'écrouler. Il faut le refonder. C'est une chance historique. Les atouts sont là : l'élection de Barack Obama, la prise de conscience des défis climatiques, le désir de paix. Pour la première fois, l'humanité vit à la même heure. Le temps du choix est donc venu : construire la cité des hommes ou être englouti par une nouvelle barbarie.Dominique de Villepin en dessine ici la carte.

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