Elise Fischer

  • Entre l'Alsace et la Lorraine, le destin de deux enfants nés dans la tourmente de la dernière guerre.
    Édouard et Reine sont des enfants de la guerre, nés d'un père alsacien, Armand Baumann, et d'une mère lorraine, Léonie Peltier. Édouard est venu au monde en 1939 alors qu'Armand, mécanicien automobile, était sur la ligne Maginot. Fait prisonnier, le jeune Alsacien a été aussitôt enrôlé de force dans l'armée allemande,
    dont il est parvenu à s'échapper. Reine est née après ses brèves retrouvailles avec Léonie, en 1942.
    L'absence de leur père, parti rejoindre les Forces Françaises Libres, l'engagement inconditionnel de leur mère dans les rangs de la Résistance vont faire peser sur le frère et la soeur une lourde chape de deuil, de souffrance et de non-dits. Au point de les éloigner l'un de l'autre...
    Pour toujours ? Peut-être pas. Car cinquante ans après, Édouard propose à Reine d'affronter ensemble les spectres du passé.

  • Peinture d'une époque, les Trente Glorieuses, à travers deux générations de femmes issues des classes populaires. Odile et Isabelle accompagnent le destin plein d'altruisme de l'artiste Jean Prouvé qui a fait de sa ville, Nancy, le merveilleux champ de ses créations et de ses utopies. Un roman sous forme d'hommage à la ville de Nancy. Entre Nancy et Champigneulles, les vies d'Odile et de sa fille Isabelle reflètent les grandes mutations de la seconde moitié du xxe siècle. Odile, épouse d'un ouvrier de métallurgie, connaîtra la difficulté d'élever seule ses enfants et la pénurie de logements ; Isabelle, forte de ses convictions, sans jamais renier ses origines populaires, aura à coeur de travailler comme journaliste. Des hauts-fourneaux lorrains aux premiers logements sociaux, de l'appel de l'abbé Pierre en hiver 1954 à la guerre d'Algérie, Odile et Isabelle traversent ces décennies, courageusement, avec leurs choix de femmes.
    Avec, en filigrane, un hommage aux grandes figures emblématiques lorraines : l'abbé Pierre et Jean Prouvé, architecte, designer, qui a rêvé d'une " maison des jours meilleurs " pour les plus démunis.

  • Des coups de coeur aux coups au ventre, Lena a tout vécu. C'est en prison, accusée de la mort d'un mari tyrannique, qu'elle libère les mots et les souvenirs de sa vie tumultueuse marquée par l'exil, l'univers du cirque, une passion amoureuse et la violence conjugale. Un roman poignant qui met en lumière une cause toujours de triste actualité.1960. Dans sa cellule de la prison de Nancy, Lena attend, sans illusions, l'issue de son procès. 1960, Nancy. Dans sa cellule de prison, Lina attend sans illusions l'issue de son procès.
    C'est au parloir, grâce à sa visiteuse, soeur Marie-Bernadette, toute de patience et de douceur, que Lina peut malgré tout libérer sa parole, sa mémoire, et remonter le fil de son histoire : son enfance sous le soleil du Sud, sa vie de bohème dans les cirques, sa folle passion pour un danseur juif allemand pendant l'Occupation. Jusqu'à sa rencontre avec René...
    Parce qu'il lui avait montré un visage avenant, parce qu'il semblait réellement épris, elle, la jolie saltimbanque, a accepté de s'unir à lui. Mais comment se relever de l'épreuve quotidienne des coups, de l'humiliation, de la honte ? Un jour, à bout, elle l'a laissé mourir...

  • En cet été 1992, dans la petite église de la colline de Bouxières près de Nancy, Milou pleure la mort prématurée de Jacinthe. Plus qu'une cousine, Jacinthe était comme une soeur avec laquelle elle communiait dans une même passion pour les marionnettes.
    Toutes deux avaient participé, dans l'enthousiasme de la jeunesse, à un rendez-vous historique  : le premier festival international de la marionnette à Charleville en 1961.
    Jacinthe avait eu la chance de partager le succès de son spectacle avec celui qui allait devenir l'homme de sa vie. Pour Milou, il en était allé autrement. Elle est restée hantée par l'événement singulier qui a fait basculer son destin.
    Jacinthe a laissé à l'attention de Milou un paquet de lettres qu'elle ne lui a jamais envoyées. Au fil de sa lecture, Milou va peu à peu exhumer la clé d'un redoutable secret...
     
     
    Romancière emblématique de la Lorraine, récompensée par de nombreux prix littéraires et notamment la Feuille d'or de la ville de Nancy, Élise Fischer s'est prise de passion pour le monde prodigieux de l'art de la marionnette. Elle en a tiré un roman haletant où les marionnettistes sont parfois, à l'instar de leurs marionnettes, manipulés par des forces qui les dépassent...

  • 1940, à Nancy, Jeannette, fille adoptive d'un notable, a réalisé sa vocation. Elle qui s'était toujours vue derrière les fourneaux dirige, en plus d'un salon de thé, la brasserie La Lorraine sur la plus grande artère commerçante de la ville.
    L'armée d'occupation est omniprésente.  Jeannette est obligée de faire jouer des airs allemands pour divertir la nouvelle clientèle. elle s'y résigne d'autant mieux que l'établissement assure une "couverture" idéale pour ceux qui fuient les persécutions ou s'organisent pour résister. Beaucoup agissent dans l'ombre, serveurs, musiciens, habitués, en oubliant parfois qu'ils côtoient aussi des collaborateurs...
    Au cours de démêlés avec la Kommandantur, Jeannette fait la connaissance d'un officier de la Wehrmacht, un humaniste qui réprouve les exactions nazies. Leurs relation devient de plus en plus intime, au point qu'elle est bientôt confrontée à un dilemme terrible...
     

  • Près de Strasbourg, une jeune femme enquête sur le passé tragique de sa famille : une généalogie romanesque en terre alsacienne.L'Alsace est chère au coeur de Clémence. La jeune femme y a ses racines, un parrain, et
    une promesse à tenir. En mémoire de sa mère, elle doit faire la lumière sur un drame qui a
    anéanti les siens vingt-cinq ans plus tôt. Près de Strasbourg, Clémence s'installe dans une belle
    maison à restaurer jouxtant l'ancienne demeure familiale. Elle y trouve de vieilles lettres cachées.
    Imagine-t-elle alors jusqu'où les amours interdites, la guerre, l'ambition et la passion de la musique ont pu s'entremêler et conduire au destin tragique de sa famille ? Et de leurs voisins ?
    Dans la quête parfois périlleuse de Clémence, de belles âmes veillent sur elle, dont André,
    médecin, qui vit dans le merveilleux quartier de la Petite France. Ainsi qu'un couple de cigognes
    qui, les Alsaciens le savent bien, portent bonheur...
    Une superbe plongée au coeur de l'Alsace et dans les secrets des liens familiaux.

  • La grande saga des femmes des terres salées.
      En cette fin du XIXe siècle, le destin de Charlotte est placé  sous le signe du sel, grande richesse souterraine de la Lorraine,  à côté du charbon et du fer. Sa grand-mère maternelle était  ouvrière aux salines de Dieuze jusqu'à ce que la famille émigre  en France, après l'annexion de la Moselle par l'Allemagne.Elle-même est élevée près de Nancy, à Saint-Nicolas-de-Port,  autre pays du sel, par ses parents, Émilie et Paul Renaudot,  lequel est issu de la bonne société.À mesure que Charlotte grandit, les principes bourgeois  de son père se font plus pesants. Entre son amour pour  Maurice, brillant étudiant en médecine mais fils d'ouvrier,  et le prétendant huppé agréé par ses parents, Charlotte sera  placée devant un choix impossible.Plus tard sa fille, Gabrielle, sera confrontée aux épreuves de  l'Occupation et à la déportation. Mathilde, la fille de Gabrielle,  enfant des Trente Glorieuses et de 1968, s'autorisera toutes  les audaces et étreindra - enfin - le bonheur dont les femmesdes terres salées avaient, avant elle, tant rêvé...
      Avec Les Femmes des terres salées et La Promesse du sel,  impressionnante fresque du monde du sel et des salines  de Lorraine, Élise Fischer nous fait vivre, à travers les espoirs,  les rêves, les combats de cinq générations d'héroïnes  passionnément engagées dans leur époque, les extraordinaires  mutations qu'a connues en un peu plus d'un siècle la condition féminine

  • Dans la Lorraine contemporaine, le portrait d'une femme à la conquête de sa liberté.
     
    Annelise est envoyée en reportage par sa rédaction à Villey-Saint-Etienne, petit village des bords de la Moselle, pour couvrir la distribution de vin aux villageois le jour de Pâques, une tradition locale séculaire. L'occasion pour cette quinquagénaire de s'éloigner quelques temps de sa vie bousculée entre un mari infidèle, deux grands enfants sur le départ et un père âgé en perte d'autonomie, enfermé dans son silence.
    Sur la route des vignobles de Toul, les souvenirs ramènent Annelise une trentaine d'années auparavant, en 1969. Toute jeune cheftaine, elle a animé un camp scout non loin de là. Parenthèse enchantée où elle a connu son premier amour...
    Pourquoi a-t-elle renoncé à ce garçon qu'elle aimait  ?
    Alors que son existence vole en éclats, Annelise prend conscience de la chape de secrets et d'interdits qui pèse depuis toujours sur ses épaules.
    Est-il encore temps de se délivrer du passé  ? Et au prix de quelles révélations  ?

  • Un lourd secret de famille menace les rêves de bonheur d'une jeune virtuose lorraine.En 1975, Anaïs Lange, jeune pianiste d'origine nancéenne, vit à Strasbourg chez sa grand-mère quand on lui demande de remplacer au pied levé un interprète de renom pour un concert à Nancy.
    Elle y rencontre un violoniste, Nathanaël, avec lequel elle vit une intense histoire d'amour. Pour mieux se connaître, les amoureux évoquent leur passé familial. Le grand-père et le père de Nathanaël, qui tenaient un magasin de musique au coeur de la vieille ville de Nancy, sont morts en déportation. Sa mère a pu échapper à la rafle en emportant pour seul bagage un violon. Anaïs parle de son père, actif dans la Résistance nancéenne. Il a tout tenté pour soustraire les familles juives aux griffes de la Gestapo. Engagé dans la 2e DB, il a été l'un des héros de la libération de Strasbourg.
    Tout unit les deux artistes et ils envisagent de se marier quand Anaïs attend un enfant. Mais contre toute attente, la mère de Nathanaël s'oppose à leur union. Anaïs est désemparée. Rien ne semble justifier cette hostilité. À moins que le roman familial de la jeune pianiste ne soit trop beau pour être vrai...À la fois magnifi que histoire d'amour, roman à suspense, éloge lyrique de la musique, Élise Fischer nous offre une oeuvre chorale étonnante, fertile en rebondissements et en révélations, qui démontre une fois encore tout son savoir-faire romanesque.

  • 1857, en Lorraine. Après la disparition mystérieuse du  fermier qui l'employait, un homme brutal qui abusait d'elle,  Émilienne part rejoindre sa cousine Henriette, ouvrière aux  salines de Dieuze. Malgré la gentillesse d'Henriette et de son  mari Eugène, mineur dans les puits salés, Émilienne peine  à surmonter le traumatisme des violences qu'elle a subies,  d'autant que la gendarmerie la soupçonne de ne pas être  étrangère à la disparition de son ancien maître.Au moment où elle s'autorise enfin à connaître l'amour avec  François, un jeune fermier, de terribles accusations obligent  Émilienne à se cacher. Contrainte de vivre séparée de son  mari, elle espère connaître le bonheur quand éclatera son  innocence. Mais elle a fait une promesse, lourde de sacrifices,  qui a déjà scellé son destin...
      Du Second Empire jusqu'à l'Exposition universelle de 1889  où les artistes lorrains, dont Émile Friant, seront récompensés,  Élise Fischer nous entraîne dans une Lorraine méconnue,  celle des salines et des travailleurs du sel, pour nous faire  vivre les joies, les douleurs, les passions de femmes droites  et fortes malgré les tourmentes de l'Histoire et l'adversité.

  •  Le bouleversant destin d'une couturière lorraine au pied de la Colline de Sion au lendemain de la guerre de 1870.« Ne crois-tu pas que Marie-Victoire a assez souffert du qu'en dira-t-on ? Une fille mère montrée du doigt qui a accouché dans la solitude et a dû fermer son atelier... »    1919, en Lorraine. Quand Henri, électricien à la brasserie de Vézelise, annonce son désir d'épouser Marguerite, la réaction hostile de son oncle Charles surprend tout le monde. Que Marguerite soit un peu plus âgée que lui ne saurait constituer un obstacle sérieux à la réussite de leur couple. Sa mère, Marie-Victoire, soeur de Charles, est morte alors qu'il avait quatre ans. Il est né de père inconnu. Plus encore que sa grand-mère, c'est Charles qui l'a élevé avec un amour paternel. Pourquoi s'oppose-t-il soudain à son bonheur ? 
        Cette question lancinante ne trouvera de réponse que bien des années après, lorsqu' Henri découvrira les circonstances de sa naissance dans le journal intime de sa mère, petite couturière entreprenante et courageuse, prise au piège de sa sincérité et victime de l'opprobre dont les filles mères en ces temps-là étaient accablées.

  • Paris 1953. Pauline Delaumont et Anne, sa soeur jumelle, décevant les vues de leur père, notable de Nancy, sont chanteuses dans un cabaret de la butte Montmartre. Leur spectacle fait recette mais pas assez aux yeux de leur propriétaire qui, pour mieux rançonner la clientèle, exige qu'elles le pimentent de numéros de strip-tease. Elles décident alors d'ouvrir leur propre établissement  : ce sera Le cabaret des deux hirondelles à Saint-Germain des Prés. Elles peuvent compter sur le soutien amical des artistes les plus en vue  : Mouloudji, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, Stéphane Grapelli...
    Tout se présenterait au mieux pour les jumelles sans la menace que fait peser sur elles une abominable campagne de calomnies. Qui, dans l'ombre, les poursuit de sa haine  ?
    Quand les masques tomberont, il n'y aura pas assez de l'amour de leur nombreuse famille nancéenne pour panser les blessures et réparer les destins brisés...
     

  • "Votre père a eu une rupture d'anévrisme. Je l'ai opéré.."
    Annonce terrible d'un chirurgien qui croit dire l'essentiel. Techniquement, c'est vrai. Et après ? La ruée vers l'hôpital, l'attente, le monologue épuisant auprès du corps inerte d'où sortent les tuyaux et dont on ne sait s'il entend.
    Elise Fischer recrée cette mosaïque de sentiments d'une fille pour son père qui meurt. Sans fioritures. Elle se souvient, elle imagine, elle reconstitue et fait face aux mille impératifs du quotidien, celui de la journaliste qui doit lire, écrire, commenter, rassurer, choisir. Entre le rire et les larmes. En écoutant la musique inépuisable d'une nature découverte aux côtés du père, ce "manant" qui lit Zola et récite Hugo, ce "rouge" pour qui Dieu n'est peut-être pas tout à fait mort et qui a toujours su que "les pommes seront fameuses cette année"...
    Elise Fisher est journaliste à Bayard Presse. Elle a été longtemps productrice et animatrice de radio et est l'auteur de trois ouvrages chez Fayard : Les enfants de l'apartheid, Feu sur l'enfance et La colère de Mouche.

  • Une journaliste lorraine exhume le passé fabuleux d'une lointaine tante, femme hors du commun, qui vécut à la cour du tsar Nicolas II, auprès de la princesse Anastasia, et côtoya Raspoutine..
    Septembre 1899. La jeune Lucie quitte sa terre lorraine pour accomplir son fabuleux destin. Ou comment une orpheline née à Saint-Dizier à la frontière de la Meuse devient, à Saint-Pétersbourg, l'intime de la plus haute aristocratie impériale, la gouvernante des filles du dernier tsar de Russie, les princesses Olga et Tatiana, et l'amante passionnée du chef des cosaques du Don.
    Autant d'années lumineuses juste avant le chaos, la révolte d'un peuple acculé dont elle comprend pourtant la détresse. Et ses propres drames...

  • Après le succès des Cigognes savaient, Elise Fischer signe un nouveau grand roman dans les superbes vignes d'Alsace.En 1976, en Alsace, la confrontation de deux femmes dans le cadre superbe des vignes du domaine d'Obertor.Flora a quitté le vignoble bourguignon, pour venir Ammerschwihr. A trente ans, elle est libre de toute attache, mais cette liberté a le goût amer d'une quête éperdue de racines. Au domaine d'Obertor, elle travaille sous les ordres de l'impitoyable Grete, la digne petite-fille de Ruth. Malgré les beautés de la région, l'amour du Kaefferkopf, ce vignoble à nul autre pareil, la jeune femme pourrait désespérer. A mesure que passent les mois, le mystère s'épaissit au domaine. Qui est réellement Grete, la maîtresse des lieux ? Entre ces deux femmes que tout oppose mais qu'un rien pourrait rassembler, la guerre est déclarée, violente et passionnée, sous le regard de Clément, l'enfant de Grete, trop sage. Or, Clément, sait la vérité...

  • L'adolescence donne des ailes, et la Grenouille rêve : écrire, enseigner, devenir journaliste, sentir battre le coeur du monde et témoigner. Et le théâtre, jouer la comédie, être sur scène ! Les garçons ? Ils ne pèsent pas bien lourd, d'autant que la Grenouille n'est pas la Fouine, la petite soeur délurée. Mais avant que d'être enfin adulte, il faut encore compter avec l'omniprésence de la grand-mère, les décisions des parents qui, même pleins d'amour, ne comprennent rien. Tiraillée entre devoir, révolte et culpabilité, la Grenouille veut s'affranchir, et aimer, bien sûr. Mais comment faire quand chacun de ses gestes convoque tout un conseil de famille ? Le charme des années 1960. Une quête initiatique pour une petite grenouille qui veut se faire princesse.

  • De retour à Nancy, sa ville natale, Anne, la trentaine, tente de comprendre sa mère qui n'a jamais su la protéger. Son passé resurgit, brutal et dévastateur, par le biais de documents cachés...
    En 1975, choquée, dévastée, Anne, dix-huit ans, attrape le premier train pour Paris et jure de ne jamais remettre les pieds en Lorraine. Mais, vingt ans plus tard, sa mère se meurt et, par devoir, elle revient à son chevet, à Nancy. Les profondes blessures qu'Anne pensait avoir enfouies dans sa mémoire resurgissent lorsqu'elle découvre dans l'appartement familial des lettres et des coupures de journaux. Avec pour acteur central de ces affaires sordides Serge, un monstre qu'elle souhaiterait n'avoir jamais connu. Anne ne veut plus fuir son passé et doit se confronter à celle qui ne peut plus taire la vérité, Odile, sa mère...

  • Doué d'un tempérament d'artiste, Matthieu Thuillier, jeune apprenti à la prestigieuse verrerie Daum à Nancy, est devenu l'un de ses meilleurs ouvriers. Il côtoie les plus grands artistes et artisans d'alors, Louis Majorelle, Emile Gallé et tous ceux qui, rassemblés dans l'Ecole de Nancy, sont le fer de lance de l'Art nouveau. Pourtant sa quête perpétuelle de beauté et sa créativité ne lui font pas oublier ses blessures d'enfance, lui qui ignore une partie de ses origines. Qui de Lucie la muse ou d'Emélie la vertueuse saura apaiser les tourments du jeune homme ?

  • Au XVIIIe siècle, dans le duché de Lorraine, Manon trouve dans l'art naissant de la faïence de Lunéville une passion pour calmer le traumatisme de son enfance.Unique rescapée du massacre qui a décimé sa famille, Manon n'a eu la vie sauve qu'au prix d'une horrible mutilation. La fillette grandit, traumatisée et muette, sous la double protection du comte de Fontenoy à Champigneulles et du duc de Lorraine, au château de Lunéville. Seules deux passions l'animent : la peinture d'oiseaux mystérieux et la faïence, un art en plein essor. Parce qu'elle semble peu à peu retrouver la mémoire, elle devient gênante pour ses agresseurs et sa vie est à nouveau menacée. Qui est-elle vraiment ?

  • Dans une mine qui vit ses dernières années, Blanche, jeune infirmière, va trouver aux côtés des gueules noires de Lorraine la paix et l'amour dont elle a été privée. Un roman dédié à la dernière mine de charbon de Lorraine.Depuis que Blanche a quitté la Lorraine et le pays minier pour Paris, elle n'a plus donné signe de vie. Quinze ans ont passé. A l'hôpital des grands brûlés où elle travaille, Blanche croise un jour sa mère Renate qui lui apprend que son père est mourant. Si la colère est toujours aussi vive chez Blanche, elle a pitié de la douleur de sa mère. Quel secret lie ces deux femmes ? Auprès de son père, l'heure est aux confessions. Kurt lui raconte l'arrivée de ses parents allemands en Lorraine, puis sa rencontre avec Renate, fille de réfugiés italiens. Il lève ensuite le voile sur la blessure qui a poussé Blanche à tout quitter. C'est alors que survient une catastrophe au puits Simon à Forbach. Bouleversée, Blanche met ses compétences professionnelles au service des siens. Momentanément, clame-t-elle, car trop de révolte coule encore dans ses veines pour renouer avec une terre qui l'a à jamais meurtrie.
    Pourtant, au fil des jours, par-dessus les chevalements de la mine qui vit ses dernières années, Blanche va cheminer aux côtés des gueules noires de Lorraine dont elle est le soleil. Trouvera-t-elle la paix du coeur et, qui sait, l'amour dont elle a été privée ?




  • Extrait
    Lundi 14 avril
    Cette semaine d'avril ensoleillée commence bien ! Une visite au village du livre de Fontenoy-la-Joûte, à deux pas de la cité du cristal, Baccarat, et au pied des Vosges, c'est la pub qui le dit et fait rire p'pa qui se moque.
    – Bof ! Faut bien le vendre ce village de Fontenoy-la-Joûte où il ne se passe jamais rien.
    Je ne sais pas s'il a raison, mais il m'énerve.
    Cette visite, c'est une idée de la prof de français qui veut nous montrer toute la chaîne du livre. D'abord la classe s'est divisée en petits groupes de deux ou trois élèves pour écrire un texte, petit roman, nouvelle, forcément, c'est au programme de la troisième, mais en plus, avant d'apprendre à relier nos feuillets dans les règles de l'art, nous allons découvrir la calligraphie, en écrivant le titre de la nouvelle selon cet art, c'est encore ce qu'elle a dit. C'est-à-dire qu'on va s'appliquer, comme autrefois, avec une plume du style sergent-major et un encrier. J'en frémis d'aise autant que de trouille !
    Monday, 14th April
    This sunny week of April was off to a good start! A visit to the book village of Fontenoy-la-Joûte, a stone’s throw away from Baccarat, the homeplace of fine glassware situated in the foothills of the Vosges Mountains – that’s how the advertisers put it, which made Dad laugh scornfully.
    “Come off it! They’ve got to find some way of selling the village, ye old Fontenoy-la-Joûte where nothing ever happens.”
    I didn’t know if he was right but he got on my nerves.
    This visit was the idea of the French Literature teacher who wanted to show us the whole book production process. First, the class had been divided up into small groups of two or three pupils to write a text, a little novel or short story, which was normal, this being in the fourth-year syllabus. But as well as that, before learning how to bind the pages we had written according to the rule book, we were going to discover calligraphy by writing the title of the story in this style or that’s what she told us. That meant we were going to apply ourselves to using a French Sergent-Major steel-nibbed pen and an inkpot like they did in the old days. I quivered with both pleasure and fright at the very thought of it!

  • Nancy, 1913. Malgré ses accès de sévérité, Philippe Delaumont, professeur en pharmacie, est un époux aimant, un père tolérant. Il a laissé sa cadette partir étudier aux Beaux- Arts à Paris où elle ne cache pas avoir noué une idylle avec un peintre italien. Quant à son aînée, Marie-Amélie, il ne s'est pas opposé à ce qu'elle devienne médecin, ce qu'il juge pourtant peu convenable pour une fille de bonne famille. Ardent patriote, il serait sans doute moins ravi d'apprendre la tendre amitié unissant Marie-Amélie à un ami allemand de son cousin Rodolphe, qui vit à Metz de l'autre côté de la frontière. Mais Rodolphe lui-même vient s'installer à Nancy pour travailler comme journaliste et affirme que l'heure est à la réconciliation entre les ennemis d'hier.
    C'est sans compter avec l'implacable engrenage de la grande histoire. En quelques mois l'Europe bascule dans la guerre. Nancy est en première ligne. La famille Delaumont est emportée dans un cataclysme qui brisera les rêves de bonheur, n'épargnera ni les corps ni les coeurs, mais n'éteindra jamais l'espoir...
    À travers le destin d'une famille lorraine extraordinairement attachante, Élise Fischer brosse une fresque vibrante de la France dans la Grande Guerre et nous livre une magnifique réhabilitation du rôle décisif des femmes jusqu'au coeur de l'horreur.

  • « Écris, Jeanne, écris pour toutes les femmes qui n'ont jamais pu s'exprimer. Grâce à toi, elles seront reconnues », supplie Elise Fischer à sa mère qui, à la veille de sa mort, sur son lit d'hôpital, ose enfin lui ouvrir son cur. C'est le temps des confidences qui débute alors, quand chaque minute et chaque parole comptent. Ce temps passé à l'hôpital sera celui de la chance de Jeanne, celui du stylo tendu par sa fille qui lui permettra, enfin, de se dévoiler entièrement.
    Car Jeanne, d'origine alsacienne, a beaucoup à dire sur sa vie, sa famille, la guerre, son mariage ; beaucoup de questions aussi : pourquoi a-t-elle était élevée par ses grands-parents ? Pourquoi l'identité de ses parents ne lui aura-t-elle révélée qu'à l'âge de dix ans ? C'est aussi l'histoire d'un amour interdit pendant la guerre, puis celle d'un mariage non désiré à un Lorrain qu'elle nous révèle ici, car il faut bien donner un semblant de sens à sa vie Ce que Jeanne fera, sans rien montrer de ses blessures, grâce à une dignité, une force et un humour sans failles.
    Si ces pages scrutent l'intime, les secrets de famille, les non-dits, le rapport mère-fille, elles sont aussi le reflet d'un chapitre de l'histoire de la condition féminine dans une époque troublée. Qu'est-ce que signifie être une jeune femme alsacienne en terre étrangère pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'être une femme cultivée dans un milieu ouvrier ? Comment être heureuse lorsque les malheurs vous accablent ?
    Elise Fischer rend ici un bel hommage à sa mère, grâce à ses dernières paroles et à ses cahiers secrets retrouvés.

  • La Convention des droits de l'enfant fête les vingt ans de son adoption par l'ONU. Quel est le bilan de ces deux décennies ?
    Seize nouvelles donnent la parole aux acteurs du monde à venir. Au Brésil, l'enfant des favelas est toujours livré à lui-même. Au Pérou, des petites filles sont vendues comme bonnes à tout faire à de riches familles bourgeoises. Au Rwanda, bien des enfants qui ont survécu au génocide y ont laissé la raison. A Gaza, entre deux trêves, entre deux guerres, des gosses jouent au cerf-volant. Leur rêve ? Oser devenir grand.
    « L'enfant est le père de l'homme », a écrit le poète Wordsworth. Ce livre émet le voeu que l'homme ne devienne pas trop vite orphelin.
    E.F.
    Elise Fischer est l'auteur d'une vingtaine de romans et d'essais, dont Appelez-moi Jeanne et, dernièrement, Un rire d'ailleurs.

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