Emmanuel Bouchard

  • La meme blessure

    Emmanuel Bouchard

    La vie d'Antoine Beaupré est remplie de frustra­tions. La plus grande provient de son amour impossible pour Rose, sa belle-soeur. D'Arvida à Québec, cet être tourmenté et imprévisible traîne cette blessure affective comme un misérable.
    Avec La même blessure, Emmanuel Bouchard signe un roman à l'atmosphère tendue dont le récit, solidement campé dans le milieu ouvrier du Québec des années 1940 à 1960, est porté par un personnage principal qui a la capacité de marquer les esprits.
    Emmanuel Bouchard a fait paraître, chez Hamac, un recueil de nouvelles (Au passage, 2008) et un roman (Depuis les cendres, 2011). Il enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy.

  • Depuis les cendres

    Emmanuel Bouchard

    • Hamac
    • 30 Août 2011

    «J'ignore si je voyage vraiment, mais je me déplace. C'est-à-dire que je n'ai pas appris à voyager, à faire ceci ou cela dans telle circonstance. J'avance pour voir du pays, peut-être aussi pour me débarrasser de quelque chose. Pour user mes bottes sur un parcours dont le tracé n'a pas réellement d'importance. Pas tellement pour me nourrir au fond. L'étranger, je le rencontre de toute façon au coin de ma rue ou quelque part en moi.»
    Depuis la mort de son père, Hubert, enchaîné à sa mémoire et à ses certitudes, erre entre Marseille et Porquerolles, entre Arles et Avignon, hésitant entre le repli et le consentement. Mais le hasard le force à sortir de lui-même et à soupeser l'importance de son propre drame, comme si la fin et le commencement devaient nécessairement se confondre.
    Avec Depuis les cendres, Emmanuel Bouchard nous offre un roman intimiste sur le thème du deuil. La prose qui caractérise son écriture est une fois de plus au rendez-vous.
    Emmanuel Bouchard est né à Chicoutimi en 1973. Il enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy. Il a publié des articles, des comptes rendus et des nouvelles dans différents périodiques et ouvrages collectifs. En 2008, toujours dans la collection Hamac, il a fait paraître Au passage, un premier recueil de nouvelles bien reçu par la critique.

  • « Au moment où son tour arriva, elle aperçut l'étoile, juste au-dessus du comptoir-caisse : un assemblage de carton et de cures-pipes jaunes retenu par des fils étincelants qui
    imitaient le mouvement de l'astre. De longues pointes pendaient vers le bas, menaçant les employés qui allaient et venaient entre leur poste, le comptoir à cigarettes et la valideuse de billets de loterie. "Drôle d'étoile protectrice !" songea Mariette. »

    Au passage met en scène des personnages laissés à eux-mêmes. En plus de la solitude, ils ont en commun un territoire, la basse-ville de Québec, qui devient le théâtre de leurs croisements. Aux prises avec leurs habitudes, voire leurs obsessions, ces hommes, ces femmes et ces enfants acceptent, pour un temps, de s'abandonner aux jeux du hasard ou de suivre les signes qui s'offrent à eux. Vulnérables, toujours tentés de se réfugier quelque part, ils traversent leur espace intime autant que les lieux publics pour avancer vers l'autre et, peut-être, le rencontrer.
    Il y a beaucoup de magie et de poésie qui se dégage de l'écriture d'Emmanuel Bouchard et les petits riens qui unissent chacune de ces histoires sont tout à fait charmants.

    Emmanuel Bouchard est né à Chicoutimi en 1973. Il enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy. En 2007, il a complété un doctorat en littératures de langue française à l'Université de Montréal. Il a publié des articles, des comptes rendus et des nouvelles dans différents
    périodiques et collectifs.

  • Les faux mouvements

    Emmanuel Bouchard

    • Hamac
    • 29 Août 2017

    Hubert revient de voyage. Bientôt rejoint par Helena, il s'installe, se réinstalle, comme si tout devait être réinventé. L'amour, le travail, les livres et le fantasme d'un prochain départ, ce sont là les fils que le jeune homme croit pouvoir tenir entre ses mains, les guides qui commandent ses mouvements les plus sûrs. Pourtant...
    Ce que racontent les nouvelles rassemblées dans ce recueil, ce sont les accrocs et les impondérables, mais également les sursauts de l'âme et les élans spontanés. Ce qui déroute et ce qui fait vivre.
    Emmanuel Bouchard a publié deux romans (La même blessure, 2015 ; Depuis les cendres, 2011) et deux recueils de nouvelles (Les faux mouvements, 2017 ; Au passage, 2008) chez Hamac. Il enseigne le français et la littérature au Cégep de Sainte-Foy.

  • Les personnages de On s'est promis de chercher ailleurs cherchent à afficher leurs forces en dépit des circonstances, mais c'est presque toujours leur vulnérabilité qui finit par éclore.
    Grâce à son écriture fine, calme et vibrante, où le trouble se faufile et marque, Emmanuel Bouchard tient tendu le fil existentiel entre personnages et lecteurices. Il sait créer des énigmes et troubler les attentes. Tirailler les doutes et les émotions. Il connait aussi la force de suggestion qui nait entre le silence et les mots ; entre la littérature et les autres arts, puisque toutes les nouvelles rassemblées dans ce recueil sont inspirées des oeuvres de l'artiste céramiste Myriam Bouchard.

  • Que nous promettent les chambres d'hôte du numéro estival de XYZ. La revue de la nouvelle ? Qu'elles aient enseigne au Bic, à Percé, à Kamouraska, à Magog ou à Séville, en bord de mer ou à la montagne, qu'elles fassent espérer l'exotisme ou le charme suranné d'une autre époque, elles vous réservent plus d'une surprise. Projet de retraite (Gaëtan Brulotte), lieu inquiétant (Christiane Lahaie, Emmanuel Bouchard), évasion au bout d'un long confinement (Hélène Rioux, JeanPaul Beaumier), espace de rencontres (Noëlla Deschênes, Emmanuel Poinot), de déceptions (Geneviève Boudreau), véritable prison (Camille Deslauriers) : les fameux bed and breakfast sont innombrables, s'offrant en infinies narrations. En thème libre, Monique Danis raconte les émois d'une peintre ; Olivier Gamelin présente quant à lui une maladie mentale littéraire ; David Hoon Kim met en scène une errance (sous influence !) dans les rues d'Amsterdam et Florence Chadronnet donne la parole à une femme dépendante aux relations interdites.

  • Le numéro 142 de Les écrits passera à l'histoire comme le premier de deux volumes soulignant les 60 ans de la revue. Intitulés « Passage de témoins », chacun des volumes rassemblent vingt duos d'écrivains jeunes et moins jeunes témoignant de l'éternelle jeunesse d'une littérature qui a atteint, à l'instar de la revue, une grande maturité et un plein épanouissement à travers plus d'un demi-siècle d'épreuves et d'expériences qui n'ont cessé de la renforcer. Un passage de poètes, de romanciers et d'essayistes saisi au moment où le « bâton à message » que représente la parole-témoin passe de main en main ou de bouche en bouche pour assurer la transmission de la voix et du regard que la littérature consacre depuis toujours à notre monde et à son histoire.

  • Vous cherchez une lecture d'été pour vos vacances? C'est facile. Mettez le numéro 126 de la revue XYZ, « Nouvelles d'une plage », dans votre sac de tissu, avec l'huile solaire et le maillot de bain. Onze nouvelles vous raconteront la plage, le soleil, la mer, ses rivages, la faune des baigneurs... Pendant que tout autour piailleront les enfants qui s'éclaboussent, que les corps rôtiront comme des poulets sur la broche, que coulera la sangria, vous vous isolerez sous le parasol, à l'ombre, en compagnie de nos nouvelliers. Vous constaterez avec que la mer est le miroir de nos âmes et qu'elle est le réservoir de notre inconscient. La section « Thème libre » nous fait découvrir Roxanne Lajoie, une nouvelle auteure qui pratique une écriture minimaliste très évocatrice, ainsi que des textes de Jean-Pierre April et Nicolas Tremblay.

  • Historiquement, la ponctuation sépare tout d'abord les mots. Elle permet aux copistes d'être fidèles aux textes et aux lecteurs à voix haute de pouvoir respirer. Puis l'imprimerie lui confère une fonction de régulation du langage, régulation que les écrivains rebelles remettent parfois en question selon les modes du moment. Cet automne, XYZ, la revue de la nouvelle, fait de la ponctuation son thème central. « Si la nouvelle tend vers la brièveté, sans toujours l'atteindre, la ponctuation, elle, émane du point sans pouvoir s'y limiter » : écrit Jean-Sébastien Lemieux dans sa présentation du numéro. Les nouvelles qui le composent n'expérimentent pas forcément avec la ponctuation en tant que telle, mais elles en tirent toutefois un certain principe : celui de l'autoréflexion sur la littérature elle-même, la fiction venant remettre en question les pouvoirs du langage. La revue propose onze textes courts signés Sophie Prévost, Thomas Mainguy ou Julius Nicoladec, ainsi que le lauréat du concours de nouvelles XYZ, L'Épouvantail de David Bélanger, et trois comptes-rendus d'ouvrages théoriques ou de recueils divers.

  • Comment la littérature exprime-t-elle la transcendance du cadre national comme principal point de repère identitaire et socioculturel? Se donnant pour aire d'analyse la littérature africaine et caribéenne, ce dossier d'Études littéraires nous montre la représentation littéraire du transnationalisme comme un champ foisonnant, aux procédés narratifs et énonciatifs diversifiés. Les articles composant ce dossier examinent une belle variété de romans, allant de Rose déluge du Togolais Edem Awumey à L'Étoile noire de la Martiniquaise Michelle Maillet, en passant par La Fabrique de cérémonies du Togolais Kossi Efoui, Le Terroriste noir du Guinéen Tierno Monénembo, La Saison de l'ombre de la Camerounaise Léonora Miano et La Dot de Sarah et Le Livre d'Emma de l'Haïtienne Marie-Célie Agnant. Transportant le lecteur dans une grande diversité d'univers, cette nouvelle livraison d'Études littéraires nous fait voir le transnationalisme comme un puissant moteur de création littéraire.

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