Gérard Mordillat

  • Les roses noires

    Gérard Mordillat

    Cybèle, Nora, Rome, Vivi : quatre femmes, quatre histoires qui représentent chacune une forme de résistance. À la guerre, au fascisme, à la mort, à l'oubli. Quatre roses noires qui n'ont pour arme que leur courage, leur détermination et leur force d'aimer. Ce sont elles les véritables héroïnes de cette dystopie. Entraînant dans leur sillage Orden, un poète réfractaire, poursuivi par la milice armée à la solde de l'ordre nouveau qui gouverne le pays, elles sont les fers de lance d'un réseau de résistance qui prépare une insurrection.
    Dans ce roman politique, engagé, Gérard Mordillat, l'auteur de La Tour abolie et La Brigade du rire, nous parle de la France d'aujourd'hui et d'un monde qui est presque déjà le nôtre : celui de la confiscation des outils démocratiques, de la carte blanche laissée à la police, de la surveillance généralisée, de l'ambiance insurrectionnelle qui ne cesse de croître. L'écrivain des Vivants et les morts va droit au but : « Ce livre d'urgence, il faut le lire comme on boit un alcool fort ! »

  • Ces femmes-là

    Gérard Mordillat

    « Personne n'avait jamais entendu un tel rugissement. Personne n'avait jamais vu ça : les jeunes, les vieilles, les vierges, les prostituées, les amoureuses, les musulmanes, les Africaines, les Asiatiques, les échevelées, les tondues, les sévères, les robes rouges, les pantalons noirs, les beautés, les disgraciées, les en fauteuil, les béquillardes, les sirènes, les gorgones, les talons hauts, les chaussures basses, les myopes, les lunettes noires, les battues, les battantes, les voilées, les seins nus, les callipyges, les hurleuses, les timides, les grandes, les petites, les grosses dondons, les fils de fer, les roploplos, les oeufs au plat, les révoltées, les rebelles, les révolutionnaires...
    Elles étaient le chaos, l'insurrection. »

    Après La Tour abolie et La Brigade du rire, Gérard Mordillat capte, à travers une multitude de destins individuels, la puissance d'une action collective. Épique, politique et humaine : une fresque visionnaire.

  • Lui, c'est Rudi. Il n'a pas trente ans. Elle, c'est Dallas. Bien malin qui pourrait dire pourquoi tout le monde l'appelle comme ça. Même elle a oublié son nom de baptême. Rudi et Dallas travaillent à la Kos, une usine de fibre plastique. Le jour où l'usine ferme, c'est leur vie qui vole en éclats, alors que tout s'embrase autour d'eux.À travers l'épopée d'une cinquantaine de personnages, Les Vivants et les Morts est le roman d'amour d'un jeune couple emporté dans le torrent de l'histoire contemporaine. Entre passion et insurrection, les tourments, la révolte, les secrets de Rudi et Dallas sont aussi ceux d'une ville où la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les règles intimes, sociales, politiques.Dans ce monde où la raison financière l'emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre ?

  • Il y a Kowalski, dit Kol, né en colère. Betty, licenciée de l'imprimerie où elle travaillait. Dylan, prof d'anglais et poète. Les jumelles Dorith et Muriel, pour qui la vie est une fête permanente. L'Enfant-Loup, coureur et bagarreur. Suzana, infirmière en psychiatrie. Rousseau, beau gosse et prof d'économie. Hurel, industriel, lecteur de Marx et de Kropotkine. Isaac le rouquin, distributeur de films, et Victoria que personne n'attendait...Constitués en « Brigade du rire », par jeu, ils kidnappent Pierre Ramut, l'éditorialiste vedette de Valeurs françaises, et, dans un bunker transformé en atelier, l'installent devant une perceuse à colonne. Forcé de travailler selon ce qu'il prescrit dans ses papiers hebdomadaires - semaine de 48h, salaire de 20% inférieur au SMIC, productivité maximum, travail le dimanche -, Ramut saura désormais de quoi il parle...Dans une grande fresque tragi-comique, fidèle à son univers - Vive la sociale, Les Vivants et les Morts - Gérard Mordillat parle du monde d'aujourd'hui, de ses injustices, de ses luttes, de ceux qui refusent de se soumettre et se vengent d'un grand éclat de rire.

  • La tour abolie

    Gérard Mordillat

    « Quand les pauvres n'auront plus rien à manger, ils mangeront les riches. »
    La tour Magister : trente-huit étages au coeur du quartier de la Défense. Au sommet, l'état-major, gouverné par la logique du profit. Dans les sous-sols et les parkings, une population de misérables rendus fous par l'exclusion. Deux mondes qui s'ignorent, jusqu'au jour où les damnés décident de transgresser l'ordre social en gravissant les marches du paradis.
    Avec la verve batailleuse qui a fait le succès de La Brigade du rire, Gérard Mordillat, l'auteur de Vive la sociale ! et de Les Vivants et les morts, livre une fable prodigieuse sur la société capitaliste et la révolte de ceux qu'elle exclut.

  • Comme Jack London, l'emblème de la collection, l'écrivain et cinéaste Gérard Mordillat est né dans la classe ouvrière. Ce qui pour lui signifie tout : ce qu'il est, ce qu'il pense, ce qu'il fait.

    Comme Jack London, l'emblème de notre collection, Gérard Mordillat est né dans la classe ouvrière. Ce qui pour lui signifie tout : ce qu'il est, ce qu'il pense, ce qu'il fait. Avec un enthousiasme décapant, l'auteur de Vive la sociale ! revendique son appartenance, nous invite à partager sa fierté d'être de ceux-là, du côté de ces femmes et de ces hommes trop souvent oubliés des médias ou de l'Histoire, les opprimés, les crève-la-dalle, les insurgés, les militants, les résistants. Qu'ils soient d'hier ou d'aujourd'hui, d'ailleurs ou d'ici, Gérard Mordillat leur rend grâce et se raconte dans un même élan. Il évoque l'esprit de la Commune et revit l'école buissonnière du côté de Belleville et de Ménilmontant ; il s'attendrit sur son frérot le prolo et son paternel qui lui laissa un super cadeau : exiger le droit à l'écriture, " une force que la classe ouvrière ne devait pas négliger " ni laisser aux nantis. Il nous parle de ses chemins de traverses, de son premier boulot dans une imprimerie, de ses rencontres déterminantes, de la découverte de la poésie et de la cinémathèque ; et puis de sa passion du vélo, le bitume comme une feuille blanche à conquérir. Sans étiquette politique sinon celle d'homme libre, l'écrivain et cinéaste réinvente avec force et humour ce qu'être de gauche signifie : avoir le goût des autres, du bien commun, du partage, de l'égalité, de la fraternité.

  • Dans Subito presto, des monstres qui nous ressemblent s'appellent et se répondent. Que ce soit la tragédie d'un homme ridicule qui rejoint l'extrême droite, le délire d'une présidente prête à rétablir l'esclavage pour combattre le chômage, un chauffeur routier vendant son âme au diable pour devenir patron, le fantôme d'un bouffon ou l'homme au cerveau d'enfant qui traverse le monde sans le voir... tous disent ce que nous sommes, ici et maintenant. Autant de textes, autant d'histoires arrachées par poignées à l'actualité, autant de pierres lancées dans le miroir du quotidien pour le briser ; pour découvrir la réalité du monde où nous sommes -  violent, grotesque et parfois terriblement drôle.Après Ces femmes-là, visionnaire et dérangeant, Gérard Mordillat, prix de l'Humour de résistance pour La Brigade du rire, reste fidèle à ses convictions dans ce recueil surprenant, provocateur et ludique.

  • Carvin, la trentaine, est ouvrier mécanicien dans une usine du Nord. Sa femme Chantal rêve de confort et de soleil. Ne supportant plus la dureté de leur vie ni les luttes quotidiennes, elle le quitte et emmène avec elle Océane, leur fille de quatre ans. Anath, la trentaine elle aussi, est DRH dans l´usine où travaille Carvin. Elle est mariée à un professeur d´université qui lentement s´éloigne d´elle, perdu dans les livres, l´alcool et d´inavouables secrets.  Rien ne semblait devoir rapprocher Carvin et Anath. Un monde les séparait. Mais quand l´usine est brutalement fermée par ses actionnaires américains, qui rayent de la carte presque 400 emplois, la tempête qui se lève unit leurs destins.  Les ouvriers s´insurgent, occupent le site, incendient le stock, les ateliers, les camions de ceux qui voulaient déménager les machines. La révolte se propage à une deuxième usine, puis à une troisième, portée par l´espoir que le pays tout entier s´embrase.  C´est au coeur du brasier qu´Anath et Carvin se découvrent. Contre toute attente, contre toute raison, c´est dans la lutte que naît leur amour. L´un et l´autre n´ont plus rien à perdre, mais une vie à gagner. Sont-ils fous, criminels, insensés ? Ont-ils une chance de triompher ? Qu´importe !  Dans la folie du temps présent, ils auront su dire non. Ils auront fait entendre leur voix.

  • Xenia

    Gérard Mordillat

    Xenia a vingt-trois ans, mère célibataire, elle galère comme toutes celles qui sont comme elle.
    Blandine, sa voisine, la trentaine épanouie, mère d´un grand ado métis, est sa meilleure amie, son unique alliée face aux jours diffi ciles, aux nuits d´orage.
    Quand Xenia se retrouve sans travail, Blandine réussit à la faire embaucher au supermarché, à ses côtés. Dès lors, l´horizon de Xenia s´éclaircit. Elle trouve l´amour auprès de Gauvain et s´éloigne alors petit à petit de Blandine.Mais un jour tout bascule pour Blandine, menacée de licenciement. C´est alors au tour de Xenia de lui venir en aide.
    Les deux jeunes femmes vont faire front ensemble malgré les incompréhensions et les malentendus qui s´étaient installés entre elles...Xenia, c´est une histoire d´amitié, de rébellion, de solidarité.
    Xenia, c´est l´histoire de deux femmes, Thelma et Louise en lutte contre la violence de la société, deux héroïnes portées par les élans du coeur.

  • " Le jour où ma mère est morte, j'ai pleuré comme une madeleine. Pater est arrivé. Il m'a demandé ce que je comptais faire pour l'enterrement. J'ai répondu dans un hoquet : - Je ne sais pas. J'irai lundi, place Gambetta......- Ah non ! s'exclama-t-il alors, t'es con. Tu ferais mieux d'aller rue des Rigoles, il y a des Pompes beaucoup moins chères !Ce n'était pas la première fois que, d'une rigolade inattendue, Pater m'arrachait aux noires eaux de la mélancolie. "Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste, a notamment réalisé Vive la sociale !, En compagnie d'Antonin Artaud, Corpus Christi et publié A quoi pense Walter ?, L'Attraction universelle, Béthanie, Vichy-Menthe, Mme Gore......

  • À vingt-trois ans, Jennie n´a qu´un but dans la vie : réunir ses soeurs et son frère dispersés dans des familles d´accueil et un foyer afin de les emmener voir la mer depuis les falaises d´Étretat.
     Au cours de cette quête à travers la France, Jennie va rencontrer Quincy, un acteur qui ne veut plus l´être. Lui aussi est animé d´une volonté sans faille : venger le suicide de sa mère.  Unis face au pire et portés par une détermination farouche, ces amants tragiques mettront tout en oeuvre pour parvenir à leurs fins.Un récit incarné par une héroïne bouleversante et sublime, où l´espoir mène tout droit à la folie.

  • « Vous êtes vraiment trop noeuds pour comprendre ma révolution nationale. Allez, dégagez, le futur est en marche ! »Avis de tempête à l'Élysée. La nouvelle Présidente, héroïque, cinglante, dévoile ses plus brillantes mesures : rétablissement de l'esclavage pour supprimer le chômage, polygamie obligatoire pour combattre la crise du logement, levée d'une croisade pour exiler les SDF, les pauvres et les désoeuvrés, etc.Son credo ? « Purger la France de toute la racaille. » Ses ministres du Racisme Efficace et de la Précarité Raisonnable applaudissent. Mais la révolte gronde. Une farce réjouissante aux accents de cauchemar : et si c'était pour demain ?

  • Merci Paris !

    Gerard Mordillat

    La ville lumière a été maintes fois célébrée, rêvée, inventée par les poètes. Mais si la capitale compte vingt arrondissements, dans le coeur du Parisien, il n'y en a qu'un : le sien !
    Demandez-lui d'où il vient, il vous répondra : « Je suis du XXe », « de la Butte », « de Javel », « de Bastille » ou « des Batignolles ».
    Une Franco-Britannique converse avec le Zouave du pont de l'Alma, un écrivain voyageur fait le tour de son pâté de maisons très cosmopolite comme on ferait le tour du monde, un flâneur érudit passe de l'autre côté du mur place Marcel-Aymé pour se fondre dans un Montmartre oublié, une ex-Bretonne perd le nord et se retrouve à l'ouest, tandis qu'un gamin de Paris se souvient de ses glissades sur les pavés de Belleville, qu'un autre revit ses traîneries post-adolescentes de cafés en boîtes de nuit et qu'un Américain débarque à 19 ans, dans un hôtel miteux, avec un seul rêve, écrire.
    Vingt romanciers d'aujourd'hui racontent avec coeur, verve, tendresse, humour ou poésie leur « petit coin de Paris » pour notre bonheur de marcher dans leurs pas et de réinventer avec eux, cet éternel rêve
    de Paris.

  • Hamlet le vrai

    Gérard Mordillat

    • Grasset
    • 2 Mars 2016

    Hamlet, la pièce la plus célèbre du répertoire mondial, a toujours fait l'objet de nombreuses spéculations érudites, notamment au sujet d'une éventuelle version antérieure. Ces hypothèses seraient-elle en passe d'être levées ? C'est la conviction de Gérard Mordillat, qui présente ici la formidable découverte qu'il doit à un universitaire anglais excentrique, Gerald Mortimer-Smith. Grâce à ce dernier, Mordillat a eu entre les mains une version d'Hamlet inédite, précédant de toute évidence la plus ancienne connue : le fameux « proto-Hamlet », écrit à quatre mains par Thomas Kyd et William Shakespeare ! A partir de ce document désormais disparu, Gérard Mordillat a reconstitué la pièce d'origine et il nous en propose ici la lecture, précédée du récit de sa découverte, dans lequel il reprend les hypothèses les plus audacieuses de Mortimer-Smith. On lit ici Shakespeare comme on ne l'a jamais lu. Il y aura un avant et un après Hamlet le vrai.

  • 21 juillet 2012 : les astronautes Neil Amstrong et Edwin Aldrin s´apprêtent à marcher sur la Lune. A Toulon, dans le quartier du petit Chicago balayé par des trombes d´eau, deux marins, le quartier-maître Duval et Victor, son mousse, dit « Vichy-Menthe », poussent la porte du Miami-bar. Comme le veut la tradition, l´aîné doit « offrir une femme et une bière » à son cadet. Autour d´eux, le premier-maître Lipziwski, juif et communiste, Madame Lin Ho, la patronne du bordel, les filles, Linda, Maggie, Josy et Kuku, le vieux Youssouf... toute une humanité en quête d´amour. Le téléfilm tiré de ce livre et coproduit avec Arte a obtenu le FIPA d´or 2012 dans la catégorie « Fictions unitaires ».
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  • Devant un film de Jean Cocteau ou de Pasolini, devant un scénario de Jacques Prévert ; devant les photos de Georges Azenstarck, celles des prêtres-ouvriers par Joël Peyroux, celles des albums de famille en banlieue ; devant les toiles de Patrice Giorda ou d´Ernest Pignon-Ernest, mais aussi devant une page des Cantos d´Ezra Pound ou d´un texte d´Antonin Artaud, qui ne s´est posé la question : qu´est-ce qu´on y voit ? Et plus interrogateur encore : qu´est-ce qu´on y lit ? Au regard de textes écrits séparément mais tous gouvernés par cette même question : le mot et l´image seraient-ils frères de sang de l´écriture ?, Gérard Mordillat interroge les oeuvres picturales, photographiques, littéraires ou cinématographiques qui, depuis toujours, sous-tendent et ses films et ses livres.

  • « À l'angle de la Brasserie Météore, Bijou tendit le bras vers une vaste étendue de mâchefer et de gravats où les scrapers avaient creusé un lac artificiel.  Regardez! dit-il. Ppa et Mman se tournèrent vers l'endroit qu'il indiquait. Sur l'eau noire il y avait un couple de mouettes rieuses. Deux taches blanches et délicates dans ce pays de suie.Soudain, elles s'envolèrent. Bijou, qui ne désirait rien, désira quelque chose pour la première fois. Il voulait être une mouette, celle qui passait au-dessus de lui, légère, et se perdait dans le ciel d'ardoise. »  Depuis déjà trois ou quatre ans Bijou vit en pension à Denain, chez Bonne Maman, quand ses parents viennent le rechercher. Son père a trouvé du travail dans le Sud, dans une raffinerie, et, avec sa mère, ils veulent l'emmener pour commencer une nouvelle vie, réunir la famille, repartir d'un bon pied.Le paradis annoncé n'est pas au rendez-vous. À peine installés dans une maison en rase campagne, la raffinerie se met en grève et Ppa, accaparé par la lutte, laisse Bijou et Mman face à face, dans un terrible tête à tête sans pitié ni merci.L'Attraction Universelle a été publié une première fois en 1990. On y retrouve le style et la force qui ont fait le succès de Les Vivants et les Morts.

  • Le père de Walter est parti il y a douze ans, le jour même de la naissance de son fils. Walter vit seul avec sa mère, Madame Ostrovski, professeur de chant au collège Saint-Joseph. Un matin, Walter perd la vue : il n'y voit plus que du rouge. Madame Ostrovski s'affole, consulte médecin après médecin et sombre lentement dans un désespoir maniaque. Walter devient sauvage. Il ne supporte plus d'autre compagnie que celle d'Herman, un garçon de son âge aussi sauvage que lui. Les deux enfants sont envoyés dans un camp d'adolescents. A peine installés, Walter et Herman rompent ensemble la loi des adultes. On les pourchasse. Huit ans plus tard, aussi soudainement qu'il l'avait perdue, Walter retrouve la vue. Il a vingt ans. Il est joyeux. Tout ce qu'il voit est à lui. Walter devient un voleur. Il retrouve Herman et, à nouveau réunis, ils vont ensemble piller la tombe d'une femme très riche, Madame Ogmore-Pritchardà Dans la nuit, Walter et Herman feront travailler les morts, laissant seule Sweetie, la copine d'Herman, dans un appartement vide de la tour Azur. Walter et Herman volent les bijoux de Madame Ogmore-Pritchard, ignorant que les patrouilles du Front envahissent la cité, la tour, l'appartement où Sweetie les attend Walter le sauvage, Walter le voleur sera le premier à percer le secret : la guerre est là et personne ne la voit.Gérard Mordillat est romancier et cinéaste. Après Vive la Sociale ! et les Cinq Parties du Monde, A quoi pense Walter ? est son troisième roman.

  • Béthanie

    Gérard Mordillat

    Il dit qu'il s'appelle Coltrane, mais il ment. Elle dit qu'elle s'appelle Béthanie, que son nom sort des Evangiles. Sans doute ment-elle, elle aussiElle peint des aquarelles.Il enquête sur les blockhaus.Cet homme qui ment, cette femme qui ment, sont des prisonniers en permission. Des voleurs. Peut-être des assassins ? Ils n'ont qu'une nuit devant eux pour se raconter des histoires. Une nuit pour s'aimer, pour se faire sauter la tête. Une nuit pour s'avouer ce qui met leur vie en danger.Mais, soudain, leurs mensonges débordent la réalité.

  • Zartmo

    Gérard Mordillat

    « Ici Zart, ici Mo, ici Zartmo qui vous parle en direct sur Radio Parano [...].  Zartmo sur 69 points sexe en compagnie de Miss Gros Lolos, la super-nana, la garce, la meuf qui pue, qui pète, qui chie dans l'eau. »Texte lyrique, blasphématoire et enragé, Zartmo est une grenade à fragmentation lancée dans le salon petit-bourgeois de la bonne conscience occidentale. Une voix qui s'insurge contre l'idéal standard et son ordre établi. Qui fait d'une pièce aux fenêtres et portes closes son théâtre, et soudain, comme une bête, un nègre déchire, arrache, fracture ce qui l'enferme et le tue. Car le Zart tue le Mo. Et c'est ce qu'on va voir.

  • " Alors le Top a dit on va en saquer un. Alors le DG a répété on va en saquer un. Les managers ont applaudi, l'actionnaire coréen ne plaisante pas. Right, il faut dégraisser. Dégainer notre plan social. Il faut prendre les mesures qui s'imposent.
    Il faut en saquer un !
    Alors ils ont saqué Bracke et ça a été le début de la fin... "

  • «  Il n'y a pas de hasard ou il n'y a que des hasards  », comme disait Rimbaud, et c'est dans un vide-greniers à Saint-Lunaire que François Morel a trouvé un vieil exemplaire défraîchi de La Cancalaise. Dans cette revue, endommagée par le temps, étaient reproduites une douzaine de chansons d'un poète et marin breton, Yves-Marie Le Guilvinec. Intrigué par l'originalité, la singularité de ce qu'il lisait, François Morel, avec l'aide de Gérard Mordillat, a voulu enquêter sur l'auteur oublié de ces textes et établir sa biographie.
     
    Yves-Marie Le Guilvinec, né en 1870 à Trigavou, pêcheur sur les grands bancs de Terre-Neuve, cadet d'une famille nombreuse, est mort en mer en 1900. Il vécut sans autre horizon que la pêche à la morue et disparut au moment où la gloire lui tendait les bras.
     
    La biographie d'Yves-Marie Le Guilvinec complétée par l'intégrale du texte de ses chansons est accompagnée de plusieurs lettres émouvantes à sa mère et d'une étude sur sa mort que nous devons à l'amabilité du Dr Patrick Pelloux, ainsi que de portraits par Ernest Pignon-Ernest.

  • Champagne, février 1357. Henri, évêque de Troyes, chevauche vers le lazaret de Lirey, pour tenter de convaincre sa cousine Lucie, dont il est amoureux, de renoncer à ses voeux religieux.

    Dans la chapelle où ils sont réunis, les moines font cet amer constat : les caisses sont vides, et les travaux de l'abbatiale, qui doit accueillir un morceau de la Vraie Croix, seront bientôt arrêtés, faute de moyens... Nous avons fait le serment de bâtir une abbatiale qui accueillera la relique, et nous serons fidèles à notre parole, quoi qu'il en coûte, s'exclame Thomas, le prieur de la communauté.

    Les ressorts de la tragédie, tant amoureuse que religieuse, sont désormais en mouvement...

  • Un récit de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur. Dessins d'Éric Liberge

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