Gérard Streiff

  • Taupes

    Gérard Streiff

    Le leader des Indignés est retrouvé mort dans un puits : aurait-il été la victime de la banque devant laquelle il manifestait avec les membres de son mouvement ?
    Une manifestation des Indignés tourne mal lorsque leur représentant est retrouvé mort dans un puits. Accident ? Meurtre ? Les Indignés pointent du doigt la banque devant laquelle ils manifestaient. Elle, nie toute implication. Entre revendications, manipulations, complots et corruptions, Caro, jeune lycéenne, va s'infiltrer chez les Indignés pour démêler le vrai du faux, et quelle ne sera pas sa surprise lorsqu'elle découvrira la vérité...
    Sur fond de polar, Gérard Streiff met en scène le mouvement des Indignés. Lire Taupes, c'est continuer de s'indigner.
    Suivez pas à pas les investigations de Caro, jeune lycéenne qui, prête à tous les danges pour démêler le vrai du faux, s'infiltre chez les Indignés.
    EXTRAIT
    Amy se confie peu ; c'est tout juste si elle reconnaît être venue de province, avoir été tentée par le conservatoire de musique dont elle s'est ensuite fait virer. Depuis, elle squatte au petit bonheur la chance. Mais elle qui sait tout du « village » tient volontiers Caro au courant du rituel indigné. Le nombre de ses habitants varie, selon les heures et les jours ; il y a en permanence plusieurs dizaines de « résistants » et ce noyau dur est rejoint en milieu de journée par des employés de la Défense, ou en soirée par des Parisiens, après leur travail.
    On y croise aussi bien des étudiants, des retraités, des salariés quelconques ou des babas à chiens, de vrais prolétaires ou des banquiers qui aimeraient faire autrement leur métier. Un quinqua traîne une valise à roulettes, pleine de livres, qu'il expose à tout bout de champ. Libraire retraité, il offre à présent ses ouvrages, fictions, essais, à qui les veut, attend qu'on les lui rende une fois lus. Il paraît que ça marche.
    Dans l'ensemble, l'accueil des riverains est sympathique. Un bar proche livre le matin un panier de viennoiseries. On improvise une manière de cantine, selon la débrouillardise du moment. Un type des bureaux, costard trois-pièces, apporte une couverture. Un vieux monsieur très digne houspille les manifestants puis chuchote : « Vous em... le système. » Est-ce un reproche ou un compliment ? Une critique ou un encouragement ? Des passants laissent des messages de soutien, « Tenez bon » ou « Suis 100 % O.K. avec vous ». Il y a même des visiteurs venus de loin, Pépé l'Espagnol, Nana la Grecque. Dans les groupes, on parle beaucoup des « cousins » de Wall Street, un mouvement similaire aux Indignés en plein quartier des banques à New York.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Gérard Streiff a plusieurs cordes à son arc. Journaliste, il a été correspondant à l'étranger et a participé à plusieurs rédactions parisiennes. Historien, il a soutenu une thèse sur Jean Kanapa en 2001 sous la direction de Jean-Noël Jeanneney. Il enseigne l'histoire des médias dans différentes universités. Écrivain, il a publié une quarantaine d'ouvrages - essais, récits historiques, biographies, polars, littérature pour la jeunesse - chez différents éditeurs. Il dirige la collection policière Polarchives, créée chez Baleine, reprise par les Éditions Le Passage.

  • Adam Saulnier (1915-1981) fut LE journaliste d'art à l'ORTF. D'abord homme de radio, il exerça à la télévision au cours des années soixante et soixante-dix. A partir d'un beau fonds d'archives, cette biographie présente trois entrées : sur la télévision de l'ère gaullienne ; sur la vie politique via André Malraux ; sur le monde des peintres.

  • Pigeon viol

    Gérard Streiff

    "Le crime aurait été parfait sans ces putains de volatiles. Méfiez-vous des pigeons !"
    Adaptation de la nouvelle publiée chez ska-librairie.net

  • L'inconnu du B.L.B. est un roman policier qui entraîne le lecteur à la découverte d'énigmes intriquées, celle de la recherche d'un inconnu entrevu par un livreur de pizzas dans les lacis d'une cité, celle de la découverte progressive de ce qui rythme et anime la vie de cette cité de banlieue, rassemblements explosifs, tumultueux ou festifs, celle de la recherche de soi que les jeunes citoyens poursuivent à travers un mode d'écriture - matérialisé dans l'ouvrage par les scansions de rap et de diverses créations - dans un désir d'inscription sociale hors de la ségrégation qui les plombent. La solidarité qui se dévoile, au fil de l'ouvrage, entre les habitants de cette cité est un enseignement pour ceux qui lui sont étrangers. Cette solidarité ne se constitue pas « contre » l'extérieur : elle met en lumière la nécessité pour chaque jeune d'avoir un interlocuteur qui lui permette d'être reconnu, de découvrir ce qui l'anime en son for intérieur et qu'il ne fait qu'entrevoir, car cette part de lui-même lui est aussi inconnue qu'une rencontre impromptue dans les rues de la cité. Gérard Streiff : journaliste, essayiste et romancier français auteur de 25 ouvrages dont Le Cas G.B., La Baleine-Le Poulpe, 2000 ; Le Putsch, Issy-Les-Moulineaux, Ed. du Toucan, 2008, et directeur de collection chez Passages ; et des jeunes d'une cité de banlieue parisienne Le Bois L'Abbé, qui ont participé à l'élaboration d'un roman dans le cadre d'un atelier d'écriture entre janvier et juin 2006.

  • Ah ! les parties interminables de cache-cache ! David trouve que Lucie lambine un peu... Quand il la retrouve enfin, Lucie se tient debout, immobile, l'air absent comme si elle venait de rencontrer un extraterrestre. En fait, elle a simplement découvert une grotte et dans cette grotte... une paroi entièrement recouverte de fresques préhistoriques ! Une sacrée trouvaille pour nos deux héros ! Mais ils ne sont pas les seuls à avoir fait cette découverte... Quelques heures plus tard, la grotte est entièrement pillée. Une course-poursuite acharnée s'engage alors. David et Lucie arriveront-ils à mettre un terme à l'activité peu scrupuleuse des pilleurs de fresques ?

  • C'est l'agitation générale sur le quai de la gare de Saint-Gervais ! Après une semaine fabuleuse à la montagne, il est malheureusement temps, pour Elodie et ses copains de monter dans le train à destination de Paris ! L'énervement général est renforcé par une soudaine coupure de courant qui plonge l'ensemble des wagons dans la nuit noire ! En maîtresse consciencieuse, Chantal compte un à un les élèves. Mais l'un d'entre eux manque à l'appel : Antoine a disparu ! Et le train démarre... Que s'est-il passé ?

  • Jean Kanapa, intellectuel et dirigeant communiste est un personnage emblématique de l'histoire du communisme français de l'après-guerre. De son itinéraire, nous pouvons distinguer six étapes : ses années de formation et son passage de Sartre à Staline, son expérience de dix ans à la tête de la revue La Nouvelle Critique, ses séjours à l'Est, son intimité et sa collaboration avec Waldeck Rochet puis surtout avec Georges Marchais, sa participation active de 1975 à 1978 à la direction du PCF et enfin son héritage. Du sectarisme le plus véhément à la novation eurocommuniste, cette singulière histoire communiste rend intelligible une étape, essentielle de l'existence du PCF, notamment " l'ère Marchais ".

  • Un soir de mai 1949, Marguerite Duras (écrivain), Dionys Mascolo (éditeur), Robert Antelme (écrivain, auteur de l'espèce humaine), Monique Régnier, entre autres, sont attablés au café Bonaparte à Saint Germain des Prés. Ils sortent d'une réunion de cellule communiste et, sur le ton de la plaisanterie, bavardent de tout et de rien. Leurs propos serviront bientôt à un très long procès stalinien qui se conclura par leur exclusion du PC. Cette pièce est inspirée du récit "Procès stalinien à Saint Germain des Prés" (Syllepse, 1999), un ouvrage construit à partir de la correspondance de ces quatre personnages historiques avec le PCF.

empty