Galia Ackerman

  • Le soviétisme sans le communisme: telle est la Russie rêvée par Poutine.
    En perdant l'URSS, les Russes sont devenus une puissance régionale pauvre et mal aimée de ses voisins. Le génie de Poutine a été de redonner aux Russes la fierté de leur passé soviétique en occultant progressivement ses côtés sombres.
    Depuis quelques années, la Russie orchestre des célébrations de plus en plus grandioses de la " Grande Victoire " de la Seconde Guerre mondiale. Une fois par an, d'interminables cortèges défilent au son de chants patriotiques, un peu partout dans le pays mais aussi à travers le monde. On y brandit des photos de vétérans et on y croise le portrait de Staline.

    Ces cortèges s'appellent le Régiment Immortel.

    Pourquoi ces célébrations monumentales, alors que la guerre est terminée depuis plus de soixante-dix ans ? Après la chute de l'URSS, la Russie était devenue une puissance régionale pauvre et mal aimée de ses voisins. Le génie de Poutine a été d'utiliser la victoire contre le nazisme pour rendre aux Russes la fierté de leur passé soviétique, en occultant ses côtés sombres. Le peuple russe, qui a gagné la guerre contre le Mal, devient naturellement l'incarnation du Bien.

    La conscience nationale ainsi sacralisée, il n'est pas difficile de convaincre le peuple que tous les agissements du régime, quels qu'ils soient (agressions contre l'Ukraine et la Géorgie, abolition de la liberté d'expression et de réunion, assassinats politiques), sont légitimes : le Régiment Immortel ne doit-il pas rester prêt à défendre la Patrie et à écraser ses ennemis ?

    Fruit d'une vie entière d'observations et de recherches, ce livre nous alerte sur la folie ultra-nationaliste d'un pays qui embrigade ses enfants et militarise la société. L'auteure opère pour ce faire un retour limpide sur la longue histoire messianique de la Russie, racontée avec la rigueur de l'historienne et l'acuité du témoin.

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    LA PRESSE EN PARLE

    " Un livre indispensable pour comprendre les ressorts d'une politique identitaire et belliqueuse. " Michel Eltchaninoff,
    Philosophie Magazine

    " A lire absolument si vous vous intéressez à la Russie. " Télématin,
    France 2

    " [Galia Ackerman] démontre comment les "technologues politiques" du Kremlin ont accaparé le Régiment immortel, "apothéose païenne du culte de la nation", pour l'accorder à la nouvelle idéologie de l'État russe basée sur un patriotisme effréné et une militarisation sans précédent. " Isabelle Mandraud,
    Le Monde​

    "
    Le Régiment immortel éclaire, à la lumière de sa longue histoire, la "folie ultra nationaliste" d'un pays où règne encore le soviétisme - l'appareil autoritaire -, mais délesté de son essence communiste " Jean-Marie Durand,
    Télérama

    " Il fallait tout le sérieux de l'historienne et tous les souvenirs d'une Russe exilée en France depuis la perestroïka pour écrire ce livre quasi testamentaire sur la dérive militariste de la Russie de Vladimir Poutine. " François Clémenceau,
    Le Journal du dimanche

    " C'est l'évolution de la Russie poutinienne que décrit Galia Ackerman dans un tableau impressionnant et remarquablement documenté. "
    Etudes

    " Une enquête intellectuelle passionnante. (...) Courez acheter ce livre lumineux, complet et précis. " Michel Eltchaninoff,
    Les nouveaux dissidents

    " Dans son livre
    Le Régiment Immortel, l'historienne Galia Ackerman, qui vit à Paris, analyse le piège mental créé par Poutine. En réécrivant l'histoire du vingtième siècle, ce dernier a produit la vision délirante d'une Russie combattant de nouveau le "fascisme" en Ukraine -- comme si le fait de revivre, en permanence, la "Grande Guerre patriotique" de 1941-1945 était le seul moyen de rallier son peuple. " Nathalie Nougareyde,
    The Guardian

    " Un captivant essai. "
    L'Express

    " Dans
    Le Régiment immortel, Galia Ackerman revient sur les relations de la Russie à son Histoire, à partir des commémorations du 9 mai, [et] analyse surtout la récupération politique qui en est faite par Vladimir Poutine, plus de 70 ans après. " Olivia Gesbert,
    France Culture

    " Un essai profond et instructif. " Laure Mandeville,
    Le Figaro

    " L'histoire du Régiment Immortel peut être considérée comme l'allégorie de ce qui est arrivé à la Russie depuis que Poutine y a imposé un tournant politique décisif. " Brice Couturier,
    France Culture

    " Le livre de Galia Ackerman permet bien de mettre à nu le travail de construction d'une nouvelle idéologie d'État qui est actuellement conduit en Russie, au prix parfois d'une réécriture de l'histoire. " Alain Guillemoles, La Croix

    " Spécialiste de l'Ukraine, de la Russie post-soviétique et de son idéologie officielle, [Galia Ackerman] analyse dans ce livre passionnant l'utilisation très politique par Poutine de la victoire sur le nazisme. "​
    Politis

    " Un livre formidable et passablement inquiétant. [...] Il faut absolument [le] lire. "​
    RFI

    " Galia Ackerman propose un essai aussi cohérent dans la thèse qu'il défend que large dans les aspects qu'il envisage. "
    La vie des idées

    " Magistral. "​
    The Conversation

  • Depuis presque vingt ans, Galia Ackerman fréquente ceux qui sont la mémoire de Tchernobyl. Habitants de la zone restés malgré l'interdiction, travailleurs intermittents, liquidateurs, mais aussi scientifiques, artistes et ethnographes. Traverser Tchernobyl nous ouvre les portes de lieux insoupçonnés, composant un tableau unique et intime du désastre. Nous voici au sein de l'ancienne cité militaire ultra-secrète ; à la table des babouchkas, dans des villages abandonnés ; auprès d'un trafiquant de métaux contaminés ; entre les tombes du cimetière juif oublié ; au coeur de forêts irradiées, entourés de chevaux sauvages. Un récit personnel qui éclaire un parcours intellectuel semé de dialogues et de controverses - avec Vassili Nesterenko, Svetlana Alexievitch, Lina Kostenko, Igor Kostine, Paul Virilio - sur la façon de penser et de représenter la catastrophe. Un voyage sur une terre fantomatique, mais toujours vivante. Dans le monde d'après.

  • Femen

    Galia Ackerman

    • Polity
    • 5 Juin 2014

    'Ukraine is not a brothel!' This was the first cry of rage uttered by Femen during Euro 2012.
    Bare-breasted and crowned with flowers, perched on their high heels, Femen transform their bodies into instruments of political expression through slogans and drawings flaunted on their skin. Humour, drama, courage and shock tactics are their weapons.
    Since 2008, this 'gang of four' - Inna, Sasha, Oksana and Anna - has been developing a spectacular, radical, new feminism. First in Ukraine and then around the world, they are struggling to obtain better conditions for women, but they also fight poverty, discrimination, dictatorships and the dictates of religion. These women scale church steeples and climb into embassies, burst into television studios and invade polling stations. Some of them have served time in jail, been prosecuted for `hooliganism' in their home country and are banned from living in other states. But thanks to extraordinary media coverage, the movement is gaining imitators and supporters in France, Germany, Brazil and elsewhere.
    Inna, Sasha, Oksana and Anna have an extraordinary story and here they tell it in their own words, and at the same time express their hopes and ambitions for women throughout the world.

  • La propagande officielle russe présente la victoire soviétique dans la Seconde Guerre mondiale comme un élément fondateur de l'identité russe actuelle. La victoire soviétique, très présente dans la mémoire populaire, est détournée à des fins politiques, comme si elle était un gage de la moralité innée du régime Poutine et de son droit à la défense de ses intérêts géopolitiques, y compris l'annexion de la Crimée. Dans ce recueil, d'éminents chercheurs et essayistes français et étrangers analysent différents aspects du discours politique russe face à une réalité bien différente.

  • Tchernobyl : vivre, penser, figurer Nouv.

    Cet ouvrage aborde la problématique de Tchernobyl au sens large, autour de plusieurs axes : historique, environnemental, artistique et littéraire. La plupart des auteurs ukrainiens, russes et français ont un lien très profond et personnel avec l'accident nucléaire, les travaux de liquidation, le travail et la vie dans la zone interdite autour de la centrale sinistrée, mais aussi dans d'autres zones contaminées. Ce sont aussi bien des liquidateurs que des chercheurs, des artistes et des penseurs. La plus grande catastrophe industrielle du XXe siècle et ses conséquences recèlent encore bien des mystères et continuent de hanter les esprits. Comment ne pas s'interroger, avec Svetlana Alexievitch, : « Tchernobyl, est-il le passé ou l'avenir de l'humanité ? » Au moment où l'Ukraine demande à l'UNESCO de reconnaître Tchernobyl comme patrimoine de l'humanité, comprendre la portée de cette catastrophe et de l'univers qu'elle a engendré est plus que jamais essentiel.

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