Guy Konopnicki

  • Au nouveau chic ouvrier

    Guy Konopnicki

    • Grasset
    • 5 Janvier 1994

    Voici les tribulations drolatiques et politiques du bon Joseph Kaplan - ainsi prénommé en souvenir de Staline par des parents militants. Après avoir gravi tous les échelons du "Parti" dans les années 50, après avoir ambitionné de devenir "un petit Staline français", Joseph s'éprend soudain, et contre toute sa "culture de classe", d'une jeune fille un peu prostituée de luxe, un peu intello-idéologiquement suspecte. Elle l'entraîne dans des palaces, loin de ses bases militantes, et pour le bon Joseph ce sera une véritable déniaiserie idéologique plus encore que sentimentale ou sexuelle (quoique...) Guy Konopnicki a voulu aborder, sur un mode qui reste toujours celui de la plaisanterie et de l'autodérision, des sujets extrêmement graves comme ceux de la déstalinisation des esprits et de la démarxisation du monde. Au passage ressuscite tout un monde de petites gens pittoresques, immigrés, juifs, anciens résistants, futurs ex-communistes...

  • Ce livre est un tissu de calomnies sans fondements dont le but est de ternir le grandiose centenaire du parti communiste français. L'auteur se livre à une falsification grossière de l'histoire dans le but de dédouaner le parti socialiste et de masquer les plans néfastes du grand capital et de l'impérialisme. Il calomnie bassement les dirigeants passés et présents du P.C.F. Il ne respecte rien. C'est un scandale ! Les travailleurs et les démocrates ne se laisseront pas amuser.

  • Les ouvriers. La culture. On associe ces deux mots-là de toutes les façons, pour repousser le temps des ouvriers cultivés. Et si c'était aujourd'hui ? Ne peut-on trouver, dans le "désert culturel", des usines et des banlieues-dortoirs, ce qui participe de la culture nationale, ce qui donne - dans ce domaine - à la France, d'ores et déjà, ces couleurs qui seront celles du socialisme ? Guy Konopnicki est parti au gré des allées de grands ensembles, et des murs interminables des fabriques : il rapporte ce livre. Interviewant des travailleurs, des animateurs culturels, il présente une image inhabituelle de la culture en milieu ouvrier. Puis, il montre que rien ne se fera vraiment, sans qu'on tienne compte de cette réalité, construite à force de luttes et d'expériences, d'échecs et d'avancées.

  • Les ouvriers. La culture. On associe ces deux mots-là de toutes les façons, pour repousser le temps des ouvriers cultivés. Et si c'était aujourd'hui ? Ne peut-on trouver, dans le "désert culturel", des usines et des banlieues-dortoirs, ce qui participe de la culture nationale, ce qui donne - dans ce domaine - à la France, d'ores et déjà, ces couleurs qui seront celles du socialisme ? Guy Konopnicki est parti au gré des allées de grands ensembles, et des murs interminables des fabriques : il rapporte ce livre. Interviewant des travailleurs, des animateurs culturels, il présente une image inhabituelle de la culture en milieu ouvrier. Puis, il montre que rien ne se fera vraiment, sans qu'on tienne compte de cette réalité, construite à force de luttes et d'expériences, d'échecs et d'avancées.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Hier le bourgeois, même le petit, offrait une fourrure à sa femme : le néo-bourgeois d'aujourd'hui lui offre un ordinateur ou une cuisine équipée. La réussite se mesure à la taille du congélateur. Elle est glaciale, cette fin de siècle!

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'âge démocratique

    Guy Konopnicki

    • Grasset
    • 18 Mars 1987

    Dépolitisation de la jeunesse, rejet de la politique : ces lieux communs volaient en éclat en novembre 1986 ; et la levée en masse des étudiants et lycéens a totalement bouleversé la donne. C'est ce bouleversement qu'analyse Guy Konopnicki dans ce livre. Avec, au coeur de son commentaire, ce constat - et cette thèse : parce qu'il entrait en scène alors que les grandes illusions s'étaient effondrées et que les modèles totalitaires avaient enfin perdu de leur pouvoir de fascination, ce mouvement de jeunesse était le premier depuis très longtemps à se situer d'emblée, et de plain-pied, dans le cadre de la pensée démocratique. La vérité, étrangement oubliée, c'est que l'Université est d'abord le lieu de transmission de la culture d'une société ; et que le mouvement de novembre sans mettre en cause les institutions, sans se référer une seule seconde à une utopie despotique, imposait un nouveau type de dialogue entre le pouvoir et les citoyens. La nouvelle contestation ne met plus la démocratie en péril : tend à la régénérer et, peut-être, à la réinventer.

  • Le coq gaulois... Le petit coq français monté sur ses ergots... La vanité nationale... L'impression d'être le centre du monde... Voilà quelques traits français qui ne datent pas d'aujourd'hui... Un livre pour fustiger le chauvinisme français. Un livre pour nous rappeler quelques autres aspects du mal français. Mais l'essentiel de ce livre est ailleurs. C'est une méditation sur le déclin, l'exténuation d'une démocratie. Oui, nous dit Konopnicki, les démocraties peuvent {encore} finir. La fin du communisme ne les prémunit pas contre la maladie, la mort, ou, en tout cas, le ridicule. De la montée du Front National aux écarts de langage de Mme Cresson, du spectacle pitoyable donné par les politiques à nos réactions frileuses face aux révolutions de l'Est, Guy Konopnicki analyse tous les aspects du très étrange malaise qui s'est emparé de la France et semble miner les bases de l'esprit civique, démocratique et républicain.

  • L'amour de la politique

    Guy Konopnicki

    • Grasset
    • 23 Octobre 1985

    Pourquoi cet étrange discrédit qui frappe, en France, la politique ? Pourquoi ce mépris convenu envers les "politiciens" ou la politique dite "politicienne" ? Pourquoi "le" politique pour faire chic, "la" politique quand on veut signifier l'infamie de la chose ?

    Cet inquiétant rejet, nous dit l'auteur, qui dirigea l'Union des étudiants communistes, traduit une sourde dénégation de la démocratie elle-même : quand l'art de gouverner est considéré comme une simple affaire de compétence, quand, entre l'Atlantique et le mur des SS 20, la conduite des nations est limitée à la gestion et au commerce, ce sont les droits élémentaires du citoyen que l'on nie. Il nous dit, encore, que la politique, avec sa grandeur et ses misères, avec sa noblesse et ses mesquineries, fait partie de ce qui nous préserve de la tentation totalitaire. Guy Konopnicki nous rappelle, enfin, que la liberté et ses droits n'existent que si l'on s'en sert, c'est-à-dire en faisant de la politique, en revendiquant ce bon et réel plaisir.

  • Cet essai est né d'une nausée : celle qui a saisi Guy Konopnicki à la lecture du dernier livre de Renaud Camus. Il y a senti, à l'instinct, tout le fumet d'une France "moisie" et éternellement pétainiste. Dans ce pamphlet corrosif, Guy Konopnicki fustige les tenants d'une France prétendûment ouverte et progressiste, se réclamant à tout instant de la République. Masques glorieux et mensongers que cette idéologie de la res publica, affirme Konopnicki qui dévoile sous ces beaux propos une France figée, conservatrice et xénophobe. L'auteur s'attaque ainsi au mythe toujours persistant de la IIIe République, il rappelle les compromis d'une certaine France, soi-disant de gauche, en réalité patriotique et réactionnaire, qui ne sut offrir au monde qu'un modèle de démocratie bourgeoise bradant ses propres principes humanistes. De Pasqua à Régis Debray, ses cibles ne manquent pas... S'en prenant à la France d'aujourd'hui avec tout autant de virulence, l'auteur met à mal le progrès dont se targue notre pays et stigmatise l'hypocrisie d'une France dont "l'exception" peut inspirer de légitimes inquiétudes.

  • Waldeck-Rochet, secrétaire général du PCF arrive au siège de l'Humanité, boulevard Bonne-Nouvelle, le soir du 27 avril 1969. Les premières estimations des RG donne le référendum perdant. De Gaulle va sans doute démissionner. Mauvaise nouvelle pour Waldeck et son parti qui ont fait campagne pour le Non mais qui ne souhaitent pas que le Général s'en aille. Cet homme-là, Waldeck le connaît depuis la guerre. Libéré du bagne de Maison-Carré, en février 1943, Waldeck Rochet représentait le PCF dans les instances de la France Combattante à Alger, et il soutenait De Gaulle contre Giraud. Il a été ensuite le porte parole de son parti à Londres. Sous la Ve République, il est dans l'opposition, tout en reconnaissant les aspects positifs du gaullisme, décolonisation et indépendance vis-à-vis des Etats-Unis. Or le départ du Général risque de ramener la France dans le giron américain. Les Soviétiques sont également inquiets et l'ont fait savoir. Commence alors une soirée étrange et mélancolique au cours de laquelle Waldeck ira jusqu'à envisager de contacter de Gaulle retiré à Colombey pour lui demander de ne pas quitter le pouvoir. Ce récit est un voyage dans le temps : le Paris de la fin des années 1960 ; Londres et Alger en 1942-43 où de Gaulle et les communistes se côtoient, s'observent et se soutiennent mutuellement ; le Moscou du début des années 1930 où Waldeck Rochet fait ses classes à l'école du Parti et découvre la réalité soviétique. Le départ du Général va provoquer une élection présidentielle avec une campagne de trois semaines qui conduira à des résultats étonnants. C'est aussi une réflexion sur la fin d'une époque, où la politique est encore dominée par des hommes issus de la Résistance et où selon le mot de Malraux «entre les communistes et les gaullistes, il n'y avait rien».

  • Par le rire, par le renversement des perspectives, ce plaisant essai devrait non seulement apporter des informations et connaissances mais aussi répondre aux interrogations de ceux qui souhaitent se situer dans une société pluriethnique.

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