Isabelle Beaulieu

  • L'Etat rentier ; le cas de la Malaysia

    Isabelle Beaulieu

    • Les presses de l'université d'ottawa
    • 26 Novembre 2008

    La stabilité de la Malaysia -- gouvernée depuis 1957 par le même parti politique -- n'est pas assurée, ni par les mécanismes de la démocratie libérale, ni par des traits culturels, mais par l'État rentier et ses institutions. Les États rentiers puisent la majeure partie de leurs revenus à l'étranger, sous forme de rentes -- ces États sont redistributeurs et non pas extracteurs de ressources. Parce que leurs revenus ne proviennent pas de la taxation de la population, ils sont réputés autonomes et peu dépendants de la société dont ils sont issus. Cette étude compare les différentes périodes de l'histoire de la Malaysia, utilisant les indicateurs conventionnels pour classifier des États rentiers : les activités d'exportation, la structure de la taxation, les investissements publics et les choix gouvernementaux en matière de développement socio-économique, ainsi que le cadre législatif autoritaire. L'ouvrage analyse la stabilité politique du régime non-démocratique de la Malaysia. Cette analyse, qui puise à l'histoire du développement politique et économique, met en lumière la dynamique spécifique d'un État rentier.

  • Lettres québécoises a eu une bonne idée : nous faire pénétrer dans l'univers de Jimmy Beaulieu, auteur de bandes dessinées autodidacte et passionné originaire de l'Île d'Orléans. Son parcours d'éditeur, d'animateur d'atelier, de commissaire, etc. est aussi riche que son oeuvre éblouit. Cette édition d'hiver nous offre aussi une belle sélection d'oeuvres marquantes des derniers mois, notamment le magnifique Recommencements d'Hélène Dorion, l'angoissant et psychologique Bondrée d'Andrée A. Michaud et le passionnant roman historique Les filles peintes de Cathy Marie Buchanan. À lire aussi : un dossier sur l'état « critique » du métier de critique, un compte-rendu des 12e Correspondances d'Eastman et un article soulignant les 15 ans de l'événement Livres comme l'air.

  • Lettres québécoises donne la couverture de son numéro de printemps à Jean Désy, une personnalité d'exception. Le poète-aventurier-médecin-professeur - et surtout profond humaniste - poursuit depuis 1986 une oeuvre protéiforme et allergique aux barrières. Il nous offre ici son autoportrait en « Amériquoise nordicité » et partage une rencontre avec Rodney Saint-Éloi. Le dossier de ce numéro nous propose quant à lui un portrait de l'UNEQ (Union des écrivaines et des écrivains québécois), qui protège et célèbre les acteurs de notre littérature depuis quarante ans. Puis, les nombreuses et habituelles recensions critiques. En roman, les nouvelles parutions de Normand Cazelais, Sophie Bienvenu, Larry Tremblay et Ying Chen; en récit, Victor Lévy-Beaulieu et un ouvrage autour de Mark Twain; en poésie, les voix puissantes de Chantal Neveu et Louise Dupré; en essai, la passion de la chronique littéraire selon Jean-François Crépeau et le Prix du Gouverneur général 2016 de Michel Morin; et finalement, en roman graphique, le tour de force S'enfuir de Guy Delisle.

  • Profondément québécois et pourtant parmi les plus exotiques des romanciers d'ici, Éric Dupont écrit à partir d'un pays loin d'être figé dans son passé et limité par son territoire. Chez Dupont, les Gaspésiens vont à la recherche du vent (La logeuse) et les gens du Bas-du-Fleuve conquièrent la planète (La fiancée américaine). S'il a été abreuvé d'une ferveur catholique, souverainiste et féministe, Éric Dupont est aussi l'enfant arraché au pays béni, fruit d'un divorce et de nombreux exils, lancé très tôt dans une vie de voyages formée pour le roman d'aventure. L'auteur se livre à nous dans un savoureux autoportrait et une entrevue signée Elsa Pépin, tandis que son éditrice, Mélanie Vincelette, vient compléter le profil de ce portraitiste hors-pair en commentant sa bibliographie.

  • C'est à l'écrivain acadien Claude Le Bouthillier, emporté par un cancer en mars dernier, à qui Lettres québécoises rend hommage dans ce numéro. Préparé juste avant sa mort, ce dossier comportant un auto-portrait, une entrevue ainsi qu'un profil de son oeuvre littéraire nous fait (re)découvrir le parcours de cet homme qui, issu de la plus ancienne famille de la Péninsule acadienne, a été bercé par la mer et les récits de huit générations d'aventuriers et de pêcheurs. Cette édition dévoile aussi de nombreuses critiques, dont notamment celles des romans récents de Michel Tremblay, Marie Laberge et Marie-Claire Blais, des premiers romans de Fanny Britt, Tristan Malavoy et Laurence Olivier, et s'intéresse au récit troublant de Juliana Léveillé-Trudel, Nirlit, ainsi qu'au premier livre superbe d'Antoine Dumas, Au monde. Inventaire. Les essais de Martin Gibert, Voir son steak comme un animal mort, ainsi que celui d'Yvon Rivard, Exercices d'amitié, sont aussi analyés dans ce numéro.

  • Au sommaire de ce numéro d'automne se retrouve le poète d'origine haïtienne Rodney Saint-Éloi, fondateur de la maison d'édition Mémoire d'encrier et récemment admis à l'Académie des lettres du Québec. Les pages qui lui sont consacrées incluent notamment un autoportrait et un entretien effectué par Dany Laferrière. Lettres québécoises nous propose également un dossier sur l'ANEL (Association nationale des éditeurs de livres), regroupement toujours aussi pertinent près de 25 ans après sa fondation : des enjeux de taille, tels que la question épineuse du droit d'auteur ainsi que les défis de la littérature numérique, y sont abordés. Le numéro renferme de nombreux comptes rendus sur tous les ouvrages qui comptent, autant en roman (les nouveautés de Robert Lalonde ou de Sergio Kokis) qu'en poésie, en essai ou en bande dessinée. La rubrique « premier roman » met en exergue Les Murailles d'Érika Soucy. Complétez votre lecture par un portrait de la maison d'édition Héliotrope, qui fête ses 10 ans.

  • Ce numéro de printemps de Lettres québécoises est sous le signe de la poésie. La discrète poète Martine Audet (en couverture) se dévoile dans un autoportrait poétique et répond aux questions de son amie Catherine Mavrikakis dans « un entretien n'en est pas un, car c'est l'oeuvre d'Audet qui parle ». Gaston Bellemare est en entrevue pour souligner la 30e édition du Festival international de poésie de Trois-Rivières qui se tenait en octobre dernier et un article sur le Printemps des poètes nous rappelle que le Mois de la poésie est à nos portes. À lire aussi dans ce numéro, un dossier abordant la problématique de l'enseignement et de l'apprentissage de la littérature québécoise au secondaire et au collégial.

  • Ce printemps, la revue Lettres québécoises se penche sur un sujet tumultueux, le milieu littéraire et l'argent. Qui en fait, qui n'en fait pas ? Comment sont réellement répartis les profits de la vente d'un ouvrage ? Vous pourrez lire des enquêtes sur la popularité des romans historiques et des maisons d'édition grand public, un retour sur la protestation des écrivains contre le travail gratuit, un récit sur le « travail » d'autrice, et une réponse à la question « est-ce que le temps, c'est de l'argent ? » Également au sommaire : moult critiques d'ouvrages en tout genre, en création : Annie Lafleur, Fanie Demeule et une lecture illustrée de Sara Hébert, ainsi qu'une liste de 40 autrices autochtones ou racisées à (re)lire en ligne, une discussion entre Mathieu Bélisle et Mélikah Abdelmoumen autour de l'écriture, du Québec et de la France et une lecture croisée de la série Paul (Michel Rabagliati) qui fête ses 20 ans.

  • Comme à chaque numéro, Lettres québécoises réussit un tour de force, soit celui de nous faire pénétrer dans l'univers d'un écrivain ou d'une écrivaine, et ce d'une manière toujours aussi surprenante et révélatrice : grâce à l'autoportrait. On y découvre ici Michaël La Chance vu par lui-même, à travers ses questionnements, sa poésie, ses postures, ses réflexions intimes. Ailleurs dans la revue, un dossier sur les résidences d'écrivains, une solution souvent privilégiée par les auteurs pour mener à terme leurs projets. Le livre-fleuve 666 Friedrich Nietzsche, dithyrambe beulblique de VLB, le roman Solomon Gursky de Mordecai Richler, récemment traduit chez Boréal, et le recueil de Carole David, L'année de ma disparition, font notamment partie des critiques de cette édition.

  • Quel avenir pour le droit d'auteur et les sociétés de gestion qui le protège? Lettres québécoises fait le point sur les défis importants qu'attendent les Copibec de ce monde face à aux modifications des lois et des politiques en cours au Canada et ailleurs. En couverture de ce numéro, l'écrivaine Marie-Hélène Poitras, journaliste et recherchiste de profession, se prête au jeu de l'autoportrait et se livre dans une entrevue menée par Catherine Lalonde. Ailleurs dans la revue, la chronique d'Éric Dupont salue le talent de Sarah Rocheville, auteure de Go West Gloria, et Sébastien Lavoie s'entretient avec Antoine Tanguay, président des éditions Alto qui soulignent leurs dix ans cette année.

  • Lettres québécoises. No. 164, Hiver 2016

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    • Lettres québécoises inc.
    • 19 Décembre 2016

    Le poète Bernard Pozier est à l'honneur de ce numéro d'hiver 2016 : couverture, entrevue, ainsi qu'un autoportrait intitulé La Langue intérieure. Isabelle Beaulieu nous propose quant à elle un dossier sur les festivals littéraires du Québec. Des célèbres FIL, Métropolis Bleu et Jamais lu aux événements plus confidentiels, ils oeuvrent tous avec ardeur pour rendre la création accessible à tous les publics. Dans le même esprit, ce numéro de Lettres québécoises met aussi en lumière les Correspondances d'Eastman. Outre de très nombreuses critiques sur les ouvrages qui comptent, vous y trouverez également un portrait de Luc Bossé et de sa merveilleuse maison d'édition de bandes dessinées et romans graphiques Pow Pow, qui fête ses six ans d'existence et se lance à l'assaut des marchés européens et anglo-américains. Pour clore le tout, cinq Québécois nous racontent leur récent périple en Suède et la création de nouvelles passerelles poétiques.

  • Le conflit opposant Dimedia à Renaud-Bray perdure depuis avril 2014. André Vanasse, directeur de Lettres québécoises, signe un éditorial où il détaille les faits des derniers mois et spécule sur les conséquences futures, pour le moins inquiétantes, de cette impasse sur le milieu littéraire québécois. En une, l'enseignant et chercheur en littérature Michel Biron est à l'honneur. Par le biais d'un portrait signé André Ricard et d'une entrevue menée par sa collègue Élisabeth Nardout-Lafarge, nous découvrons la carrière de ce critique et penseur hors du commun. Aussi dans ce numéro, un dossier « Littérature et technologie » qui s'interroge sur les modifications qu'apportent les nouvelles technologies au travail d'écrivain, transformant l'idée même que l'on se fait de la littérature.

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