Editions du Rocher

  • À l'instar de la rencontre en 1930 entre Black Elk, homme-médecine lakota, et John G. Neihardt, de laquelle résultat le célèbre Élan Noir parle (Black Elk Speaks), la rencontre dans les années 1970 entre Thomas E. Mails et Frank Fools Crow, chef cérémoniel lakota, procède du même « hasard » de Grand Rendez-Vous spirituel. Né en décembre 1890, année et mois du massacre de Wounded Knee, dans la réserve des Sioux oglalas de Pine Ridge, ce neveu de Nicholas Black Elk est le dernier descendant d'une grande lignée de Saints-Hommes. Outre son parcours personnel, il nous relate un monde et un mode de vie entrelacés à des valeurs morales et spirituelles consubstantielles de l'identité lakota. Au début de sa vie, Fools Crow dut vivre caché, presque exilé sur sa propre terre, pour échapper à l'école des Blancs. Longtemps il pratiqua des rites secrets interdits par le Bureau des Affaires indiennes, particulièrement la danse du Soleil. Toute sa vie au service des siens, Fools Crow a conduit aussi d'autres cérémonies des plus importantes dont celle du Yuwipi, de la Pipe Sacrée, du Hunka, de la quête de la Vision. Tenant à la fois du passé comme du présent, les propos de l'homme-médecine, à leur façon, répondent aux questions que se pose aujourd'hui un vaste public quant au devenir des Indiens d'Amérique du Nord, en l'occurrence sur l'héritage spirituel les Sioux lakotas. En cela la préface de Didier Dupont répond en partie, aujourd'hui, à certains aspects de ce questionnement.
    Reconnu comme un des principaux interlocuteurs de personnalités indiennes d'Amérique du Nord à l'instar de John G. Neihardt, Richard Erdoes, Harvey Arden, Thomas E. Mails (1920-2001) pasteur luthérien, a notamment publié Mystics Warriors of the Plains, Buffalo Soldiers, People Called Apache, The Hopi Survival Kit, Secret Native American Pathways, The Cherokee People.

  • Ils avaient vu l'Allemagne, ce jeune et puissant empire, humiliée par la défaite de 1918. Ils rêvaient d'une revanche, d'une victoire éclatante. Ils s'étaient lancés avec enthousiasme dans l'aventure du IIIe Reich qui devait durer mille ans... Mais ce Reich avait pris sous l'autorité d'Hitler un visage monstrueux. Ils avaient reconnu dans les nazis et leur Führer les pires ennemis de leur pays ! Ayant revêtu l'uniforme du guerrier pour servir leur patrie, ils n'allaient pas se détourner de leur devoir. Ils devaient mener le plus dur de tous les combats : affronter l'ennemi niché au coeur de leur patrie bien-aimée et disposant de toute la puissance d'un État totalitaire. Le choix le plus difficile de leur vie était fait : Hitler devait mourir.

  • C'est l'histoire vraie d'un garçon propulsé chef de village, contre sa volonté. Pour être fidèle à la parole qu'il a donnée à son père, il doit aller encore plus loin. Ne plus craindre les esprits, comprendre et épouser la « religion des Blancs ».Comme son éléphante au caractère acariâtre, Pukamo, le destin de Preu Po Pou semble bien difficile à dompter ! Pour commencer, il ne connaît aucun « Blanc », et comme tous les Karens, il a très peur des esprits.Mais Preu Po Pou est têtu.

  • Si Roger Federer apparaît comme « le plus grand joueur de tennis de tous les temps », nous savons peu de choses sur lui. Parce qu'il parle peu. Parce que sa discrétion agit tel un paravent. Parce que son palmarès est la plus évocatrice des cartes de visite. Bref, Federer possède tous les charmes d'une énigme aux multiples inconnues.Pour faire enfin connaissance avec l'homme aux vingt titres du Grand Chelem (série en cours...), raconter sa vie et son oeuvre tennistique, il fallait un passionné. Devant à « Rodgeur » de nombreuses nuits blanches passée à regarder ses matches, Thomas Sotto livre un portrait très personnel du champion. De ses premiers coups de raquette à ses dernières victoires de légende, à Wimbledon ou à l'Open d'Australie.Bien plus qu'une classique biographie, Thomas Sotto raconte Federer comme un puzzle, une aventure humaine, dont chaque pièce est apportée par celles ou ceux qui l'ont connu, contre qui il a joué ou qui l'admirent. Qu'ils soient célèbres ou pas. Une vision plurielle, gourmande. Et forcément subjective. Une vision où le plaisir est omniprésent.
    Journaliste de radio et de télévision, Thomas Sotto a présenté Capital sur M6 et animé la matinale d'Europe 1. Il est aujourd'hui à la tête de Complément d'Enquête sur France 2 et occupe le poste de joker des journaux de 20 heures du week-end.

  • Vous voyez l'ombre et moi je contemple les astres. Chacun a sa façon de contempler la nuit.Victor Hugo
    Loin de sa Normandie natale, le jeune Renaud marche en Inde où il découvre ses propres désirs et les plaisirs de la vie en même temps qu'une tradition qu'il ignore. La secrète Sanjana se réfugie auprès de lui et l'éveille au lien de l'amour et du sacré. Au cours de son périple, il croise aussi Flavia, une ardente Brésilienne qui lui offre le feu de la chair. Puis un sage facétieux lui ouvre la voie de la méditation.Les initiations se poursuivent avec d'autres signes venus du ciel : le premier sourire d'un enfant, l'appel d'un précipice... le souvenir d'une parole glissée par l'un des siens : « En te perdant, tu prendras des forces.»S'attachant aux présences mystérieuses qui émaillent son chemin, Renaud va s'interroger radicalement sur le sens de son existence.D'une écriture méditative et entraînante, ce roman invite à accueillir les mouvements intérieurs qui parcourent nos vies. Une aventure déroutante où sensualité et spiritualité s'entremêlent au fil de la rivière Narmada.
    Olivier Germain-Thomas a reçu un Grand Prix de Littérature décerné par l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre ainsi que le prix Renaudot essai pour Le Bénarès-Kyôto.

  • À rebours des « belles âmes » qui mettent l'automobile à la casse de nos vies, Thomas Morales refuse ce diktat d'époque. En guise de réponse, il lui offre une déclaration d'amour et célèbre le plaisir que les voitures lui procurent. Les jolies Françaises et les belles étrangères. Les sportives et les berlines. Les « vintage » et les futuristes.Dans sa symphonie mécanique, Morales nous parle de modèles disparus, de lignes à se damner, de musique de chambre (de combustion), de rêveries d'enfant, de notre roman national. L'automobile ne se résume pas à une tonne d'acier et à un moteur à explosion. Il y a de la féerie sous les capots. L'auto, c'est de l'histoire, de la culture, du mouvement, de la vitesse et de l'introspection.L'essai de Thomas Morales pétarade comme une Bugatti sortie de grange, il ne respecte rien, il file sur la bande d'arrêt d'urgence. Le temps nous est compté ? Alors il est urgent de saluer l'auto passion, l'auto nostalgie, l'auto sans laquelle notre monde serait si triste et terne.
    Journaliste passionné par les Hussards et le cinéma des années 1960/1970, auteur d'essais littéraires et créateur de Joss B., un détective privé, aux Éditions du Rocher (Les Mémoires de Joss B., 2015, et Madame est servie !, 2016), Thomas Morales a publié Mythologies automobiles (L'Éditeur, 2011) et Dictionnaire élégant de l'automobile (Rue Fromentin, 2013).

  • Un avion en provenance de Damas, en Syrie, fait débarquer à Paris, en 2015, une équipe de 600 hommes super-entraînés et parfaitement organisés. Entre autres exactions, ils vont s'emparer d'un objet d'art sacré exposé au Louvre et issu du trésor de la basilique de Saint-Denis, devenue un lieu de culte partagé par les chrétiens et les islamistes. Que représente vraiment cet objet, et pour quelle raison la Syrie a-t-elle déployé autant de moyens pour se l'approprier illégalement ?. Qui, en Syrie, a les moyens de mettre sur pied une attaque d'une telle envergure ?. Les meilleurs enquêteurs français seront diligentés et il faudra remonter à l'histoire de l'abbé Suger, initiateur de la reconstruction de la basilique au cours de la première moitié du XIIe siècle, pour percer le secret de l'intérêt mystérieux des Syriens pour cet objet précieux appelé " Aigle de Suger ". Les disparitions et les cadavres vont peu à peu dévoiler une intrigue haletante

  • Aventure unique : une traversée de l'Asie par voie terrestre et maritime. De l'imprévu, des rencontres, des trains fantaisistes, des jeteurs de sorts... et de l'érudition, mais avec cette éjouissance chère à Montaigne, un des compagnons du voyageur qui pratique la philosophie par la marche et l'ironie d'un regard perçant. Voici l'Inde avec cette union si troublante de l'éros et du divin. La Thaïlande et une femme prête à sauter d'une falaise au-dessus du Mékong. Le Tonkin avec un combattant de Diên Bien Phu qui aimait la France. Le dévoilement d'une Chine méconnue, le Tao et le Bouddha, une audience pleine d'humour avec l'empereur. Le Japon, une marche rituelle dans les montagnes habitées par les Esprits, les miroirs secrets dans les sanctuaires... On en ressort avec l'intelligence nourrie par d'autres manières de concevoir la vie. Ecrivain voyageur et romancier, Olivier Germain-Thomas a notamment publié En chemin vers le Bouddha (Albin Michel Poche), Le Voyage des Indes (Imprimerie nationale), avec des photographies de R. et S. Michaud, La Traversée de la Chine à la vitesse du printemps (Le Rocher), Mosaïque du feu (Le Rocher) et en 2005, Un matin à Byblos (Le Rocher). Grand Prix de littérature décerné pour l'ensemble de son oeuvre par l'Académie française (Prix Henri Gal, Institut de France).

  • Ancien journaliste, Joss B. est devenu détective privé presque par hasard, par romantisme et nostalgie. Lui qui n'aime que les longues voitures américaines et les rôles flamboyants du cinéma français d'après-guerre, n'a ni le courage ni la détermination nécessaires pour mener à bien ses enquêtes. Et pourtant... Sans course-poursuite ni fusillade, ce quinquagénaire au charme suranné arrive toujours à ses fins. Dans ces mémoires en deux actes, Joss B. va croiser la route, parsemée de morts, de toute une galerie de personnages aussi fantasques qu'intrigants : un homme d'affaires hispanique, une ambitieuse call-girl, un brocanteur des bords de mer mais aussi une troublante voyante, une assistante berbère au franc-parler, une douce avocate et un cercle secret de personnalités peu recommandables... Un hymne à la variété française, à Belmondo, aux dialogues d'Audiard, à la presse d'antan, qui n'oublie pas l'amour ni les amitiés indéfectibles.

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