Gallimard

  • De l'Unesco, comme des autres institutions spécialisées des Nations-Unies, le public ne sait guère que le nom. Même parmi les professeurs, savants, érudits, écrivains ou techniciens qui collaborent à ses travaux, rares sont ceux qui connaissent et apprécient le sens et les modalités de son action. Pourtant, comme l'écrit Jean Thomas, « les choses dont l'Unesco s'occupe tiennent une grande place dans notre vie de tous les jours, puisque ce sont l'éducation de la jeunesse, la science et ses applications, la littérature et les arts, les livres et la presse, la radiodiffusion, la télévision et le cinéma ». C'est pourquoi Jean Thomas, qui dirigea le département des activités culturelles de l'Unesco avant d'en être nommé sous-directeur général, a entrepris d'exposer, dans cet ouvrage, la nature et la raison d'être de cette institution, le mécanisme de son fonctionnement et quelques-uns des principaux problèmes auxquels elle a eu jusqu'ici à faire face. Ce livre n'est ni une étude savante, ni un panégyrique, pas plus qu'un recueil de souvenirs, mais un essai, aussi objectif que possible, et un témoignage toujours véridique, mais personnel. Si l'auteur s'est interdit de puiser à d'autres sources que celles qui sont accessibles au public, il ne s'est pas abstenu d'exprimer chemin faisant ses opinions, ses regrets ou ses voeux. Son but est de faire mieux comprendre et mieux apprécier le sens de la coopération internationale, de lui gagner ainsi quelques amis et même, à l'occasion, quelques collaborateurs.

  • Automne 1959. L'élimination d'un avocat algérien lié au FLN tourne au carnage. Toute sa famille est décimée. Antoine Carrega, ancien résistant corse qui a ses entrées dans le Milieu, Sirius Volkstrom, ancien collabo devenu exécuteur des basses oeuvres du Préfet Papon, et Luc Blanchard, jeune flic naïf, sont à la recherche de l'assassin.
    Une chasse à l'homme qui va mener ces trois individus aux convictions et aux intérêts radicalement opposés à se croiser et, bien malgré eux, à joindre leurs forces dans cette traque dont les enjeux profonds les dépassent.

  • Paris, 1962. Luc Blanchard enquête sur un groupuscule soupçonné d'être un faux nez des services secrets, impliqué dans l'assassinat à Genève, deux ans plus tôt, d'un leader de l'Union des populations du Cameroun. Une piste conduit le jeune journaliste à Yaoundé, mais il met son nez où il ne devrait pas et devient la cible du gouvernement local et de ses conseillers de l'ombre français.
    Avec l'aide de son ami Antoine et d'un ancien barbouze, il va tenter de s'extraire de ce bourbier pour faire éclater la vérité.
    Frakas nous plonge dans un événement méconnu du début de la Ve République : la guerre du Cameroun, qui a fait des dizaines de milliers de morts dans la quasi-indifférence générale et donné naissance à ce qu'on appellera plus tard la " Françafrique ".

  • Longtemps, au mot de "communarde" on a préféré celui de "pétroleuse", qui pourtant est une fiction. Une flétrissure misogyne qui raconte d'abord la façon dont on a dévalué, disqualifié et réprimé les femmes engagées dans la Commune de Paris au printemps 1871. En pionnière, Édith Thomas s'est attachée en 1963 à faire sortir de l'ombre ces femmes mobilisées pour la révolution sociale. Chartiste, elle a fouillé des archives fragiles et lacunaires, et excavé des traces qui n'avaient jamais été regardées comme des objets légitimes. En débusquant ce stigmate qui charrie une foule de représentations sur la violence féminine, et euphémise l'épaisseur politique de leur lutte pour déplacer les frontières de l'émancipation, l'autrice n'a pas seulement élargi l'histoire de la Commune de Paris. Elle a aussi enrichi l'histoire des féminismes.
    Figure centrale de la Résistance intellectuelle sous Vichy, qui fit elle-même les frais d'une puissante invisibilisation, Édith Thomas restaure les femmes de 1871 dans une souveraineté proprement politique, aux antipodes de cette image d'hystériques du baril à quoi les ont longtemps reléguées les récits habituels ou virilistes de la Commune de Paris.

  • Lyra et Will se sont rencontrés à Cittàgazze, étrange citée envahie de spectres mangeurs d'âmes. Lyra est investie d'une mission dont elle ne connaît pas l'importance; Will est désormais détenteur d'un couteau à la puissance unique. Tous deux sont à la recherche de leur père. Alors que le danger les guette de toutes parts, pourront-ils compter sur des alliés pour les aider à lutter contre les forces obscures du mal? Une guerre universelle se prépare, dans laquelle leurs destins seront irrémédiablement liés...

  • Putzi

    Thomas Snégaroff

    Il mesurait deux mètres, mais on le surnommait Putzi, 'petit bonhomme'. Marchand d'art dans le New York bohème des années 1910, musicien à ses heures, Ernst Hanfstaengl devint dix ans plus tard le confident et le pianiste d'Hitler. Cet excentrique, jalousé par les nazis, était fasciné par leur chef, à qui il offrit de l'argent, une famille, et des airs de Wagner à toute heure du jour et de la nuit. Il rêvait d'honneurs et d'une alliance entre l'Allemagne et les États-Unis, ses deux patries. Nommé responsable de la presse étrangère du Reich en 1933, il crut en son destin. Il n'obtint que la disgrâce. Son incroyable exil le conduisit jusqu'à Roosevelt, qui pendant la Seconde Guerre mondiale fit de lui son principal informateur sur le Führer.
    Pour les uns il fut un traître ou un bouffon sans conséquence, pour les autres, l'un des artisans du mal. Son histoire tragique, burlesque, nimbée de mystère, est celle d'un héros de roman. Le roman d'un siècle de splendeur et de désastre, où l'on croise Goebbels, Goring et les soeurs Mitford, mais aussi Thomas Mann, Carl Jung ou encore Romy Schneider.

  • L'hiver du mécontentement, c'est ainsi que le journal le "Sun" qualifia l'hiver 1978-1979, où des grèves monstrueuses paralysèrent des mois durant la Grande-Bretagne. Voici venir l'hiver de notre mécontentement, ce sont aussi les premiers mots que prononce Richard III dans la pièce de Shakespeare. Ce personnage, la jeune Candice va le jouer, dans une mise en scène exclusivement féminine. Entre deux tournées à vélo pour livrer des courriers dans un Londres en proie au désordre, elle cherchera à comprendre qui est Richard III et le sens de sa conquête du pouvoir. Au théâtre Warehouse, lors d'une répétition, elle croisera une Margaret Thatcher encore méconnue venue prendre un cours de diction et déjà bien décidée à se hisser à la tête du pays. Elle fera aussi la rencontre de Jones, jeune musicien brutalement licencié et peu armé face aux changements qui s'annoncent.
    Prix Interallié 2018

  • D'après l'oeuvre de Philip Pullman.
    À Cittàgazze, Will poursuit ses recherches pour retrouver son père disparu. À ses côtés, Lyra est investie d'une mission dont elle ne connaît pas l'importance et qui la mène droit à la Tour des Anges. Mais dans ce monde parallèle hanté par de terribles spectres, les ennemis sont là où on ne les attend pas.
    Ensemble, Will et Lyra devront lutter contre les forces obscures et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans cette tour énigmatique...

  • Fin de saison

    Thomas Vinau

    QU'EST-CE QU'UN CATAKIT ?
    Quelle est la différence entre un bon vivant et un bon survivant ? Peut-on s'hydrater avec de l'eau-de-vie ? Quelle est la valeur nutritionnelle d'un rêve ? Peut-on se sauver en se sauvant ? Les lapins sentent-ils venir la mort ? Autant de questions que Victor, père de famille et gentil loser, ne s'est jamais posées... jusqu'au jour où il se retrouve enfermé dans sa cave avec un chien et un lapin pendant que le monde s'écroule. Survivaliste pathétique, cet antihéros ironique et incisif dit, sur un mode burlesque, quelque chose de nos aspirations et de nos échecs.

  • D'après l'oeuvre de Philip Pullman.
    Le jeune Will, à la recherche de son père disparu depuis de longues années, est persuadé d'avoir tué un homme. Dans sa fuite, il franchit une brèche presque invisible qui lui permet de passer dans un monde parallèle. Là, à Cittàgaze, la ville au-delà de l'Aurore, il rencontre Lyra, l'héroïne des Royaumes du Nord. Elle aussi cherche à rejoindre son père, elle aussi est investie d'une mission dont elle ne connaît pas encore l'importance. Ensemble, les deux enfants devront lutter contre les forces obscures et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans la mystérieuse Tour des Anges...

  • Léviathan

    Thomas Hobbes

    Léviathan de Hobbes (qui paraît en 1651) est un des rares textes fondateurs de la philosophie, comme la République de Platon, auquel son auteur le comparait. Il jette, en effet, les bases de la tradition politique moderne, en inventant le mythe de la souveraineté : considérant leur état naturel, effrayés par l'exacerbation mortelle de leurs passions, les hommes décidèrent, par leur faculté propre de vouloir et de penser, de se doter d'une loi commune, artificielle, qu'un individu ou une assemblée aura pour tâche d'élaborer et de mettre en oeuvre. Avec Hobbes, l'histoire se substitue à la théologie : ce n'est plus dans le divin que la loi se fonde, mais dans l'humanité.

  • Nana entre au CP, joyeuse et optimiste. Comme elle fait du karaté, elle n'a peur de rien ni personne. Mais elle ne se doute pas de ce qui l'attend à l'école: madame Bébé, avec sa tête de "si tu te crois maligne, tu te trompes complètement", la surveillante la plus sévère de l'histoire mondiale des surveillantes. Entre la petite fille follement dissipée et l'impossible madame Bébé, les histoires ne font que commencer...

  • '... Il est vrai que me guettait toujours ce Vouloir qui attendait anxieusement de faire irruption. Mon cerveau était aussi prompt et silencieux qu'un chat sauvage, mes sens comme de la boue lui entravant les pieds, et mon moi (toujours conscient de lui-même et de sa timidité) disant à la bête qu'il était de mauvais goût de bondir et vulgaire de se repaître de la proie. Ainsi empêtrée dans les nerfs et l'hésitation, ce ne pouvait être une chose dont avoir peur, et pourtant c'était une vraie bête, et ce livre est sa peau galeuse, séchée, empaillée et dressée à la face des hommes...'
    T.E. Lawrence.

  • "Voici l'un des plus beaux textes de Thomas Bernhard. Il date apparemment de la fin des années soixante-dix, et l'on y retrouve bien sûr les thèmes habituels : l'existence "au degré de difficulté le plus haut" d'un "être de l'esprit" engagé dans une recherche totale et mortelle. Ici, c'est la physiognomonie appliquée à quatre personnages ordinaires rencontrés à la cantine populaire (à ce qu'il y a de plus quotidien donc), dans le discours bernhardien en abyme, et en écho aux périodes difficiles dont parlent les romans autobiographiques.
    Mais au-delà de la thématique, ce texte est peut-être surtout, lui aussi, une composition grandiose, une magnifique dentelle, une partition magistrale dont les amateurs auront le plus grand plaisir à découvrir une variation supplémentaire."
    Claude Porcell.

  • Il existe de nombreuses histoires des papes. Mais les historiens hésitent, de manière fort compréhensible, à aller au-delà de leur période de spécialisation, préférant rédiger des ouvrages collectifs. Dans certains cas, il s'agira d'études centrées sur la papauté contemporaine, sur la relation entre les papes et la France, fille aînée de l'Église ; dans d'autres, qui se révéleront parfois engagées, on se limite à raconter la vie des papes.Pourtant, la papauté comme institution globale, cherchant à guider les sociétés, doit aussi être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, qui s'est désigné comme « chrétienté » puis comme « Occident », se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la « mondialisation » actuelle.Le rôle de la papauté dans cette histoire a été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Église, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des États, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sur la papauté sera au contraire de réinsérer celle-ci dans une histoire complexe, qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.

  • Le sang coule lors des massacres perpétrés par les fanatiques Paladins Rouges. La jeune Nimue leur échappe de justesse, grâce à l'épée que vient de lui confier sa mère et qui fait d'elle la Sorcière Sang-de-Loup, une combattante féroce. Sa mission : remettre l'épée à Merlin pour qu'elle ne tombe pas entre les mauvaises mains. Avec Arthur, jeune homme séducteur et faux chevalier, et la dévouée Morgane, elle part en quête de l'enchanteur légendaire. Mais à la cour du roi Pendragon, le jadis redoutable Merlin n'est plus que l'ombre de lui-même... Ses pouvoirs l'ont abandonné.

  • "J'ai écrit ce qu'il y a de plus grand, cela ne fait aucun doute, mais c'est aussi de cette façon que j'ai tétanisé la littérature allemande pour quelques siècles. J'aurai été, mon cher, avait dit Goethe à Riemer, le tétaniseur de la littérature allemande. Ils sont tous tombés dans le piège de mon Faust." La férocité de Thomas Bernhard fait rage dans les quatre récits rassemblés ici en un volume, selon le souhait de l'auteur. Qu'il s'agisse de Goethe mourant, de la haine de l'Autriche ou la détestation de la famille, l'humour et l'ironie du grand prosateur se révèlent toujours aussi percutants. Mais surtout, ces quatre miniatures contiennent tout l'univers de Bernhard et forment un condensé très maîtrisé des motifs qui traversent toute son oeuvre.

  • La République est paralysée. L'Élysée est à gauche mais l'Assemblée à droite. Très à droite : impossible pour Hélène Cassard, nommée à Matignon, de gouverner sans le soutien des députés du Rassemblement national, le parti extrémiste. Dans un paysage politique en pleine déliquescence, les convictions sont mises à l'épreuve du pouvoir et les hommes de l'ombre s'agitent autour d'un enjeu de taille : l'appartenance de la France à l'Europe.
    L'un d'eux, François Belmont, ambitionne de faire éclater les vieux clivages. Rien ne semble résister au grand argentier de la campagne d'Hélène Cassard. À moins que la mort de Christian Dumas, président de la Commission des comptes de campagne, chargé de veiller sur la légalité du financement de la vie politique, ne vienne compromettre ses plans ?

  • Quelques années après la chute de Lehman Brothers, alors que le monde politique voit enfin la sortie de crise à l'horizon, le Crédit parisien est sur le point de sombrer. La plus grande banque française a besoin d'un plan de sauvetage en urgence mais la ministre de l'Économie, au sommet des sondages, symbole de la gauche revenue aux affaires, entend tout faire pour que Bercy ne mette pas sur pied un plan similaire à celui de 2008 lors de la crise des subprimes. C'est ce plan qu'étaient chargées d'évaluer deux inspectrices des finances, Nathalie Renaudier et Stéphanie Sacco. La première s'est suicidée plusieurs années avant que le corps de la seconde ne soit retrouvé dans la cour de l'Hôtel des ministres à Bercy. Au milieu du champ de bataille où s'opposent pouvoirs publics et monde de la finance, Christophe Demory, l'homme qui partageait la vie de Nathalie, devenu directeur de cabinet de la ministre, surnage comme il peut. Alors que les technocrates ont commencé à broder le linceul d'Isabelle Colson et que la religion de l'argent exige ses martyrs, le piège risque de se refermer sur ceux qui n'appartiennent pas à la corporation des initiés.

  • L'Occident n'a cessé depuis les origines de s'interroger sur la différence des sexes. Mais parle-ton de l'homme et de la femme que l'on a encore rien dit : se réfère-t-on au genre - définition culturelle par des qualités morales, affectives, sociales... - ou au sexe - définition par des spécificités anatomiques ?
    Jamais, en effet, les deux notions ne se recouvrirent. Dès l'Antiquité, Aristote, par la définition de l'ordre des êtres, et Galien, par la définition du corpus anatomique, fondent le modèle du sexe unique, qui sera dominant jusqu'au XVIIIe siècle, et dans lequel le genre définit le sexe.
    Au XVIIIe siècle, émerge l'autre modèle de la différence sexuelle : le modèle des deux sexes, dans lequel, au contraire du premier, le sexe définit le genre : parce que, au niveau de l'anatomie comme de la physiologie, femmes et hommes sont incommensurablement différents, les genres définissent dès lors qualités, vertus et rôles selon des racines biologiques.
    Ces deux modèles, toutefois, ne se succèdent pas dans une histoire linéaire : dès le XVI> siècle, des auteurs posaient l'irréductible différence anatomique ; au XXe siècle encore, d'autres - tel Freud - pensent la sexualité selon le modèle du sexe unique... Les deux modèles coexistent dans le temps ; si leur prégnance sur les esprits peut être liée à des évolutions générales - économiques, culturelles, sociales - elle ne peut en aucun cas être strictement expliquée par celles-ci, et moins encore par les progrès de la connaissance anatomique qui se moulent le plus souvent dans les représentations dictées par chacun de ces modèles...

  • L'enfant roman

    Fabienne Thomas

    "Clara possède un autre langage. Subtil et impalpable, elle lit chez l'autre les bruissements du coeur."

    Violette et Baptiste sont rêveurs, pleins d'espoir en l'avenir. Le bébé à naître est une promesse de bonheur. L'arrivée de Clara viendra pourtant faire vaciller leurs certitudes. Confrontés au handicap de leur petite fille, les jeunes parents abandonnent précipitamment leur innocence. Tandis que le monde extérieur pointe du doigt la différence de leur enfant, le couple réinvente l'amour à sa façon et se redécouvre.

    D'une écriture pudique et précautionneuse, L'enfant roman évoque l'écroulement d'un monde, la perte totale de repères, mais est aussi le récit d'une reconstruction familiale unique.

  • Intérieur

    Thomas Clerc

    "Comme j'ai été lent à faire le tour de ma maison! 3 ans pourtant c'est 3 fois moins qu'Ulysse revenant de Troie. Ulysse ne voulait pas rentrer à Ithaque, et moi je m'évertue à rester ici, je supplie de ne pas sortir." L'appartement de Thomas Clerc fait 50 mètres carrés. Il y vit depuis 10 ans. Il y passe la majeure partie de son temps. Sans doute parce qu'il est un homme d'intérieur, il a entrepris d'en faire le tour intégral avec cette espèce de vertige qui le pousse toujours à épuiser la totalité d'un espace.

  • Eric Moore a toutes les raisons apparentes d'être heureux : propriétaire prospère d'un magasin de photos et d'une jolie maison dans une petite ville sans problème de la côte Est, il mène une vie de famille épanouie auprès de sa femme Meredith et de son fils Keith, un adolescent de quinze ans. Cet équilibre parfait va pourtant voler en éclats à jamais...
    Un soir comme les autres, ses voisins demandent à Keith de garder Amy, leur fille de huit ans. Au petit matin, Amy est introuvable. Très vite, l'attention de la police se porte sur Keith et ce dernier, pataud et mal dans sa peau, se défend maladroitement.
    Du jour au lendemain, Eric devient l'un de ces parents qu'il a vus, à la télévision, proclamer leur foi dans l'innocence de leur enfant. Alors que l'enquête de la police se recentre autour de Keith, Eric doit lui trouver un avocat et le protéger contre les soupçons croissants de la communauté. Mais est-il tout à fait sûr de l'innocence de son fils? Si Keith était coupable, et s'il était prêt à répéter son geste... Quelle devrait être alors la responsabilité d'un père?
    Les feuilles mortes est le récit d'une confiance brisée et celui des efforts héroïques d'un homme pour retenir coûte que coûte les liens qui l'unissent à tous ceux qu'il aime.

  • Moscou-Paris en side-car : une folle épopée de 4 000 km sur les traces de Napoléon...
    Octobre 1812, Napoléon entre dans Moscou. Les Russes ont mis le feu à la ville, bientôt elle sera réduite à un tas de cendres. L'Empereur tergiverse, se décide à rebrousser chemin. Il donne le coup d'envoi de la Retraite de Russie, une page d'Histoire passée à la légende pour la somme de ses souffrances et de ses actes héroïques.
    Deux cents ans plus tard, Sylvain Tesson, accompagné de quatre amis, décide de répéter l'itinéraire de la Retraite. Juchés sur des side-cars russes de marque Oural, ils rallieront Paris depuis Moscou, guidés par les récits des spectres de 1812. Quatre mille kilomètres à la mémoire des soldats de la Grande Armée. Une équipée sauvage pour saluer les fantômes de l'Histoire, à travers les plaines blanches.
    Cette édition du récit de Sylvain Tesson est illustrée de près de 100 photographies inédites rapportées par Thomas Goisque et immortalisant les moments-clés du périple.

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