Jean Thomas

  • Des chauffeurs de taxi, des héroïnes de faits divers, des amoureux qui enferment leur cœur au cadenas traversent ces pages. Ils croisent tout naturellement Colette, Roland Barthes, Patti Smith, Voltaire ou Corto Maltese, sans oublier quelques figures chères de mon enfance, ma mère nageuse, mon grand-père bien-aimé... On peut dès lors lire ces Chroniques en passant comme un journal de voyage, si l'on croit que chaque matin contient une occasion de départ et une chance d'aventure, émotive, intellectuelle – la quête d'une certaine qualité de vibrations.
    Ce qui a piqué mon attention relève d'un intérêt essentiellement subjectif. Les rencontres, les lectures, les images et incidents qui m'inspirent et me donnent à rêver n'entrent pas dans un cadre préétabli. Ils participent de moments fugitifs, du charme de l'instant.
    J'ai écrit les textes ici réunis de 2014 à 2018, au rythme d'une chronique par mois, pour le journal Sud Ouest. Et à la fin, en me retournant, j'ai senti qu'ils formaient un livre. Le voici.
    C.T.

  • Camille, Aniss, Sarah. Ils se sont aimés, déchirés, haïs, séparés. Aujourd'hui, à l'appel de Camille, des années plus tard, ils se retrouvent pour tenter une expérience folle, parvenir à dépasser leurs propres réalités psychiques et physiques, leurs freins, leurs complexes, à révolutionner le monde et la vie elle-même. Pour se réunir, pour fusionner. Pour trouver l'essence de leurs corps alchimiques.

  • La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis.

    Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s'appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital.

    Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    En tirant de l'expérience des siècles passés des leçons pour l'avenir, cet ouvrage montre que des moyens existent pour inverser cette tendance.

  • Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c'est l'ensemble de l'édifice politique et social qui menace de s'effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C'est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l'on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.
    À partir de données comparatives d'une ampleur et d'une profondeur inédites, ce livre retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l'histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu'aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales-démocrates. À l'encontre du récit hyperinégalitaire qui s'est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c'est le combat pour l'égalité et l'éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.
    En s'appuyant sur les leçons de l'histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d'imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l'égalité, de la propriété sociale, de l'éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.
    Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et professeur à l'École d'économie de Paris, Thomas Piketty est l'auteur du Capital au XXIe siècle (2013), traduit en 40 langues et vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires, dont le présent livre est le prolongement.

  • Hector et Sacha sont amis et co-auteurs de BD. Alors qu'Hector file le parfait amour avec Jeanne, cette dernière lui fait part de son envie de faire d'autres expériences sexuelles, et invite son compagnon à se sentir libre de faire de même.   Perdu dans ce nouveau cadre de couple libre, Hector se confie à Sacha, éternel célibataire fasciné par l'idée mais pas plus à l'aise avec la mise en pratique ! Comme lorsqu'ils travaillent à un récit, ils décident d'associer leurs imaginations pour trouver la force d'agir et de partager cette aventure. De ce pacte naît « William », personnalité fictive que l'un ou l'autre endosse à chaque nouvelle expérience, jusqu'au jour où tout dérape...

  • « Par Horus, demeure ! » Le souvenir de la Grande Pyramide hante à nouveau Mortimer. Ses cauchemars commencent le jour où il étudie d'étranges radiations qui s'échappent du Palais de Justice de Bruxelles : un puissant champ magnétique provoque des aurores boréales, des pannes dans les circuits électroniques et d'épouvantables hallucinations chez ceux qui y sont exposés. La ville est aussitôt évacuée et enceinte d'un haut mur. Pour venir à bout du rayonnement, l'armée a conçu un plan qui met en péril l'avenir du monde. Pour Blake et Mortimer, malgré leurs vieilles querelles, malgré leur âge, il va s'agir de repartir à l'aventure, vers une Bruxelles abandonnée pour tenter encore une fois de sauver le monde. Et s'apercevoir que la zone interdite n'est pas si abandonnée que cela. Ce qu'ils trouveront là est en lien avec leur aventure passée, celle qui les avait menés au temps de leur jeunesse, vers les mystères de la Grande Pyramide. Dans "Le Dernier Pharaon", les Belges François Schuiten, Jaco Van Dormael, Thomas Gunzig et Laurent Durieux ont voulu revisiter l'oeuvre d'Edgar P. Jacobs, où se mêlent leurs talents respectifs et le plus grand respect pour la série originelle. Un hors série fidèle, mais à la fois très personnel, qui prend ses sources au coeur même des aventures de Blake et Mortimer. À ne pas manquer !

  • « Ce sont des mots que l'on a entendus derrière une porte et qui nous invitent dans l'intimité des autres. C'est la tête que l'on tourne vers un éclat de rire dans la rue. Le hoquet de tristesse d'une fille apprenant une mauvaise nouvelle au téléphone. C'est la phrase glissée dans une conversation, une phrase qui ne paie pas de mine, prononcée comme on dit ça comme ça et dont, pourtant, on se souviendra toute sa vie. C'est le bruit que font les autres sur le fil des secondes. »

    Ces autres qui nous entourent, David Thomas excelle à les dépeindre. Son art de la brièveté, son écriture vive et précise font naître des personnages inoubliables. Avec leurs qualités, leurs failles, leurs contradictions, leur noirceur parfois, leur drôlerie aussi.

    Seul entouré de chiens qui mordent offre une singulière façon de regarder le monde. Avec une pointe d'ironie. Et toujours beaucoup de tendresse.

  • En proie à de terribles cauchemars et démuni face au silence de
    Viviane, sa mère adoptive, le jeune Lancelot se lance avec son amie
    Aliénor à la recherche d'un vieil artefact druidique qui pourrait
    l'aider à percer le secret de ses origines. Une aventure qui va le
    mener à accomplir malgré lui son tout premier exploit de chevalier.
    Rejoignez Lancelot dans sa quête épique où émotion et aventure
    s'accordent dans un rythme haletant.

  • Au milieu des années 1970, Chantal Thomas, qui vient juste de soutenir sa thèse, décide de partir. Loin. À New York, alors ville de tous les dangers. Elle s'installe chez une amie d'amie. Le désir circule, les fêtes s'enchaînent. Un puissant souffle d'aventure anime la ville.
    Au milieu des années 1970, Chantal Thomas, qui vient juste de soutenir sa thèse, décide de partir. Loin. À New York, alors cité de tous les dangers. Elle s'installe chez une amie d'amie. Le désir circule, les fêtes s'enchaînent. Un puissant souffle d'aventure anime la ville.
    Aujourd'hui, amenée à séjourner dans l'East Village pour un été, elle retrouve un quartier totalement changé. Seules quelques traces demeurent de la marginalité d'autrefois, des graffitis sur les rares immeubles non encore " réhabilités " et dont Allen S. Weiss, partenaire de ce livre, va extraire des images photographiques qui rappellent un temps révolu.
    Car l'East Village était un lieu d'immigration et de bohème pauvre, inventive, où tout le monde se rêvait poète, où se rencontraient Allen Ginsberg, William Burroughs, Herbert Huncke, et les fantômes bien vivants d'Andy Warhol, de Lou Reed et du Velvet Underground.
    Au fil des pages, sur un mode à la fois précis et romanesque, Chantal Thomas évoque St. Mark's Church, le Chelsea Hotel, les bars, les rues, les peurs, les amours, dans un flottement des genres qu'elle restitue à plaisir, comme portée par la grâce d'une mémoire à même de revivre et faire revivre l'intensité d'une époque ouverte à tout. Par les temps qui courent, ce livre est une merveilleuse évasion, et le rappel d'une chose : la liberté est possible, elle est même un excellent principe de vie...
    I remember you well in the Chelsea Hotel
    You were talking so brave and so free...
    Leonard Cohen
    Avec des photos d'Allen S. Weiss

  • La mère d'Ernest est morte et son père a disparu. Ernest a été
    recueilli par Précieuse, sa grand-mère. Aujourd'hui, à dix ans, il ne
    connaît que la vie ennuyeuse qu'il partage avec elle. Excellent
    élève, Ernest prend garde à rester éloigné des autres. Jusqu'au jour
    où Victoire arrive dans sa classe. Elle a treize frères, ce n'est pas
    Ernest qui va l'impressionner. Au contraire, la voilà qui le sort de
    /> la monotonie pour le projeter dans la vie...

  • Nager. Nager pour fuir les contraintes, pour échapper aux vies imposées, aux destins réduits. Nager pour inventer sa sensualité, préserver sa fantaisie. C'est ce qu'a sans doute ressenti Jackie toute sa vie, commencée en 1919 et menée selon une liberté secrète, obstinée, qui la faisait, dans un âge bien avancé, parcourir des kilomètres pour aller se baigner sur sa plage préférée, à Villefranche-sur-Mer. Entre-temps, elle s'était mariée, avait quitté Lyon pour Arcachon, puis, devenue jeune veuve, avait échangé le cap Ferret contre le cap Ferrat, avec sa mer plus chaude, son grand été.
    Qu'a-t-elle légué à sa fille Chantal ? Quelque chose d'indomptable, ou de discrètement insoumis, et cette intuition que la nage, cette pratique qui ne laisse aucune trace, est l'occasion d'une insaisissable liberté, comme lorsque jeune fille, au début des années 30, Jackie avait, en toute désinvolture, enchaîné quelques longueurs dans le Grand Canal du château de Versailles sous l'oeil ahuri des jardiniers.

  • « Si l'on m'avait dit en 1990 que je publierais en 2020 un recueil de chroniques intitulé « Vivement le socialisme ! », j'aurais cru à une mauvaise blague. Du haut de mes dix-huit ans, je venais de passer l'automne 1989 à écouter à la radio l'effondrement des dictatures communistes et du « socialisme réel » en Europe de l'Est.
    Seulement voilà : trente ans plus tard, en 2020, l'hyper-capitalisme a été beaucoup trop loin, et je suis maintenant convaincu qu'il nous faut réfléchir à un nouveau dépassement du capitalisme, une nouvelle forme de socialisme, participatif et décentralisé, fédéral et démocratique, écologique, métissé et féministe.
    L'histoire décidera si le mot « socialisme » est définitivement mort et doit être remplacé. Je pense pour ma part qu'il peut être sauvé, et même qu'il reste le terme le plus adapté pour désigner l'idée d'un système économique alternatif au capitalisme. En tout état de cause, on ne peut pas se contenter d'être « contre » le capitalisme ou le néo-libéralisme : il faut aussi et surtout être « pour » autre chose, ce qui exige de désigner précisément le système économique idéal que l'on souhaite mettre en place, la société juste que l'on a en tête, quel que soit le nom que l'on décide finalement de lui donner. Il est devenu commun de dire que le système capitaliste actuel n'a pas d'avenir, tant il creuse les inégalités et épuise la planète. Ce n'est pas faux, sauf qu'en l'absence d'alternative clairement explicitée, le système actuel a encore de longs jours devant lui. [...] »

    T. P.

    Précédé d'une préface inédite, complété par des graphiques, tableaux et textes additionnels, ce recueil comprend l'ensemble des chroniques mensuelles publiées par Thomas Piketty dans Le Monde de septembre 2016 à juillet 2020.

  • Reda se lève et marche d'une extrémité à l'autre de la chambre.
    Reda
    tu vas le payer, je vais te buter moi sale pédé, tu m'as insulté de voleur, je vais te faire la gueule pédale.
    Édouard, voix intérieure
    voilà pourquoi. Il désire et il déteste son désir. Maintenant il veut se justifier de ce qu'il a fait avec toi. Il veut te faire payer son désir. Il veut se faire croire que ce n'était pas parce qu'il te désirait que vous avez fait tout ce que vous avez fait mais que ce n'était qu'une stratégie pour faire ce qu'il te fait maintenant, que vous n'avez pas fait l'amour mais qu'il te volait déjà.
    Reda, hurlant
    sale pédé ! T'es qu'un putain de sale pédé !
    Il secoue Édouard. Soudain il se calme. Il l'embrasse.
    arrête d'avoir peur, je suis sensible, j'aime pas quand les gens ont peur ou quand les gens pleurent.
    En 2018, Thomas Ostermeier a adapté pour le théâtre le roman d'Édouard Louis, Histoire de la violence, avec l'auteur. Au cœur de la violence est le fruit de cette collaboration.
    Édouard Louis est écrivain. Ses premiers romans ont été traduits dans une trentaine de langues et font l'objet de plusieurs adaptations théâtrales et cinématographiques dans le monde entier.

  • Il n'a pas de super pouvoir, pas un super costume. Il est un brin
    benêt. Mais il a une petite fille ! C'est un soir d'hiver, à
    l'approche de Noël, en pleine canicule, que la vie de Jean-Claude va
    basculer. Sa fille Léa, agacée par cet hiver exceptionnellement
    chaud, décide de ne plus aller à l'école tant que son jardin ne sera
    pas recouvert de neige. En effet, ça fait des années qu'il n'a pas
    neigé. Pire, les hivers deviennent de plus en plus doux et la
    possibilité de voir un jour tomber le moindre petit flocon,
    s'amenuise. Son papa décide alors d'agir, à sa manière, pour
    infléchir ce satané réchauffement climatique. Super Environman est
    né.

  • Une plongée passionnante et terrifiante dans l'univers étriqué et oppressant de la colonie de Salem, en Nouvelle-Angleterre, au 17e siècle. Un village dont le nom restera tristement célèbre pour l'affaire dite des « Sorcières » qu'Abigail nous raconte, elle qui, à 17 ans, fut une des victimes de l'obscurantisme et du fanatisme religieux à l'oeuvre. Tout commence quand un jeune garçon lui offre un joli petit âne en bois sculpté...

  • Malgré des avancées significatives durant le 20e siècle, le combat féministe reste toujours d'actualité. D'Olympe de Gouges à Virginie Despentes en passant par Simone de Beauvoir ou Angela Davis, cette bande dessinée retrace, à travers des événements et des slogans marquants, les grandes étapes de ce mouvement et en explicite les concepts-clés, comme le genre, la domination masculine, le « slut-shaming » ou encore l'intersectionnalité.

  • Il n'a pas de super pouvoir. Il n'a pas un super costume. Il est un
    brin benêt. Mais il a une petite fille C'est un soir d'hiver, à
    l'approche de Noël, en pleine canicule, que la vie de Jean-Claude va
    basculer. Sa fille Léa, agacée par cet hiver exceptionnellement
    chaud, décide de ne plus aller à l'école tant que son jardin ne sera
    pas recouvert de neige. En effet, ça fait des années qu'il n'a pas
    neigé. Pire, les hivers deviennent de plus en plus doux et la
    possibilité de voir un jour tomber le moindre petit flocon,
    s'amenuise. Jean-Claude décide alors d'agir, à sa manière, pour
    infléchir ce satané réchauffement climatique. Super Environman est
    né.

  • Le pouvoir du chien

    Thomas Savage

    " Les ombres de Steinbeck et de Tennessee Williams planent dans le ciel de Thomas Savage et l'Ouest, le vrai, est une nouvelle fois terre de littérature. " Pierre Sorgue, Télérama En évoquant la lente dégradation des relations entre deux frères, que vient troubler l'arrivée d'une femme, Thomas Savage signe un huis clos d'une rare intensité psychologique, un western littéraire d'avant-garde qui scandalisa la critique lors de sa sortie en 1967 pour avoir porté atteinte au mythe du rude et viril cow-boy de l'Ouest.
    Inexplicablement resté dans les limbes de l'édition pendant de longues décennies, redécouvert à la fin des années 1990, Le Pouvoir du chien est aujourd'hui reconnu comme un chef-d'oeuvre de la littérature américaine du xxe siècle.
    À lire ou à relire d'urgence.

  • 1810. Vienne est une ville ruinée et humiliée par le passage et la victoire de Napoléon. Agathe- Sidonie Laborde, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient des derniers jours de la reine à Versailles les 14, 15 et 16 juillet 1789, et particulièrement de ce jour où la famille royale s'est enfuie. Elle restitue le faste de la Cour, savamment orchestré par cette reine si controversée.

  • L'avocat Franck Pirondélis profite du retour en France de Ludovic, le frère de Romain, pour apprendre le passé trouble de ce dernier. Défenseur de toutes les injustices, Romain a définitivement sombré quand il a appris l'implication d'un ami de son père dans le scandale de l'exportation des poches de sang contaminé par le sida. Mais Ludovic n'a pas tout révélé à l'avocat. Il cache chez lui une personne-clé du procès contre son frère, la jeune Leïla Sahli, disparue depuis l'attentat.

  • L'expérience de Josiane et René l'a prouvé, les humains peuvent vivre dans un environnement totalement virtuel. Les corps sont peu à peu abandonnés, et des millions de consciences viennent peupler ce nouveau monde désincarné et sans limites. Entre-temps, René tente son expérience la plus extrême : il crée du néant un petit univers dont il devient le dieu vivant. Il pensait en maîtriser tous les aspects. Mais le jour où il y emmène Josiane pour lui montrer fièrement sa création, les événements prennent une tournure inquiétante...

  • À la fin des années 30, la maison Zaltzer était devenue un lieu de villégiature idéal. Les habitués qui sy retrouvaient chaque été, célibataires et juifs pour la plupart, venaient là avec un but précis : jouer aux cartes, boire et faire lamour. Cet été-là, Rita est la première arrivée. Elle a hâte que les autres envahissent de nouveau la pension, pour lui faire oublier langoisse diffuse qui létreint. Mais ils se font attendre. Un orage éclate, le fleuve en crue se gonfle et déverse sa boue dans la cour de lauberge. Linquiétude monte elle aussi, se glisse dans les âmes, exalte les conversations.
    Le monde vacille, et de ce tohu-bohu émergent quelques images une synagogue abandonnée, un bar, un pont sur une rivière. Et, très loin, comme en rêve, le rivage de la Terre promise. Proche de Badenheim 1939, avec sa ville deaux étrange et ses signes prémonitoires, ce roman dAharon Appelfeld est de ceux qui annoncent la fin dun monde, celui dune Mitteleuropa encore ignorante du sort qui lattend.

  • En l'espace d'un week-end, le quotidien de la ville de Soissons sombre dans le chaos. Le carré musulman de la nécropole dédiée aux soldats de 14-18 est atrocement profané et de l'autre côté de la ville, Julia, en convalescence à la suite d'un accident traumatisant, trouve une main sauvagement coupée sur les berges de l'Aisne. L'adjudant Gomulka, gendarme désabusé et proche de la retraite, se voit confier ces deux enquêtes. Face à la violence et la noirceur de ces crimes, il ne s'opposera pas à la demande de renfort en la personne du lieutenant Delahaye, surnommé « la Machine ». Milieu extrémiste, cités en crise, hôpitaux psychiatriques aux méthodes douteuses et migrants en quête d'un Eldorado, tels sont les terrains que Gomulka et Delahaye vont devoir défricher pour démêler l'écheveau de ces deux affaires, qui n'en formeront peut-être qu'une. « L'invasion s'arrête ici ».

    Une enquête sombre dans les méandres de notre société.

  • En 2151, la population mondiale a été divisée par dix en raison des dégâts climatiques. L'humanité vit dans un équilibre précaire. Regroupée dans sept zones urbaines, elle a inventé de nouveaux modèles de vie sociale. Ailleurs, la nature s'étend librement. Simone, astronaute, fait partie d'une mission d'exploration spatiale nommée « SOON » : un voyage sans retour, un projet d'une ambition inédite dans l'histoire de l'humanité. Avant le grand départ, elle emmène son fils Youri pour un dernier road-trip. Au contact du monde, Youri comprendra-t-il le désir d'absolu, d'aventure et d'inconnu de sa mère ?

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