Jean-François Klein

  • Avec plus de 130 cartes et infographies, voici le premier atlas historique mondial qui aborde l'ensemble des empires coloniaux du XIXe au milieu du XXe siècle.
    o Un projet d'histoire globale : des grands empires, français et britannique, aux empires plus petits, non européens ou continentaux
    o Dynamiques, conflits, révoltés et résistances : une emprise coloniale inégale et discontinue
    o Une analyse des sociétés coloniales à différentes échelles : locale, impériale et mondiale
    o Une attention particulière portée aux colonisés et à leurs interactions avec les colonisations, loin des stéréotypes.

  • Six siècles d'histoire, des premières colonisations à l'héritage colonial d'aujourd'hui.

    Nourri des apports les plus récents de l'historiographie, cet ouvrage permet de prendre la pleine mesure de l'histoire des colonisations, du XVe au XXIe siècle, tout en portant une attention particulière aux colonisés.

    o Le déploiement sans précédent de cette conquête «civilisatrice», rapidement destructrice, qui a fondé de vastes empires coloniaux sur la traite négrière et l'esclavage
    o Les Empires s'étendent aux Amériques, à l'Afrique et à l'Asie pour connaître leur apogée au XIXe et au début du XXe siècle avant de s'écrouler aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale
    o Le phénomène des décolonisations, trop souvent réduit à la lutte pour l'indépendance politique, révèle une émancipation économique, des luttes sociales et de grands leaders.

    Projet d'histoire globale et connectée, cet atlas est riche de plus de 370 cartes et infographies originales qui en font un ouvrage de référence indispensable pour les étudiants comme pour les amateurs d'histoire.

  • Depuis le XVe siècle jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, un certain nombre de pays européens ont été des puissances coloniales. À cet égard, les espaces portuaires situés dans les différentes régions du monde où les Européens se sont installés ont constitué des marchepieds stratégiques de leur présence puis de leur emprise progressive sur les territoires ultramarins. Ces ports ont reçu plusieurs formes et été investis de différentes fonctions, parfois spécialisées, parfois cumulatives : militaire, commerciale, administrative, centre de transit des travailleurs déportés, etc. Pour ces diverses raisons, ils se sont imposés comme des lieux d'implantation privilégiés des Européens servant ou travaillant aux colonies. À bien des égards même, ils se sont imposés comme des espaces de centralité des empires en construction et en développement. Les articles présentés dans ce numéro proposent donc, à travers certaines études de cas, de considérer les différentes formes d'instrumentalisation par les Européens de ces espaces que sont les ports en situation coloniale.

  • Bien avant l'ère chrétienne, des négociants de tous horizons contribuèrent à la première mise en connexion globale dans l'océan Indien et en mer de Chine formant un véritable « système-monde afro-eurasien ». Au XVe siècle, les Portugais suivis immédiatement par les Espagnols et les Hollandais, puis les Anglais et les Français au XVIIe siècle, viennent s'immiscer dans « ce long filet de synchronie » commercial. Ce fut alors, pour ces négociants européens, le temps d'un apprentissage pour, finalement, concurrencer ces marchés locaux. Normé ou privé, sur l'océan Indien, Pacifique ou Atlantique, ce commerce transforma le monde dans une mesure qui dépasse de très loin la sphère marchande et financière. Avec leurs marchandises, ces négociants exportèrent également des cultures, des idées et des croyances, participant tous, à leur échelle, à la mise en connexion du monde. L'histoire des négociants est, par essence, une histoire transnationale et connectée. En dépit de cela, les patrons de maisons de commerce ont été longtemps des laissés-pour-compte de l'historiographie, et, jusqu'à récemment, bien peu s'intéressèrent aux trajectoires de ces hommes et aux réseaux qu'ils tissèrent. Il n'est donc pas illégitime de tenter ici ce petit essai avec pour but d'évaluer, dans la mesure du possible, la place et le rôle joué par les négociants européens dans cette mise en connexion des hommes et des territoires du XVIe au XXe siècle. Ce livre tente une approche discursive et synchronique, prenant des exemples très diversifiés des lieux où les opérations commerciales eurent lieu. Ces négociants, de toutes origines, agissent en des temps qui s'étalent du XVIe au XXe siècle et en des lieux divers : en Europe mais aussi dans le monde américain (Canada et États-Unis) ; en Afrique (golfe de Guinée, Cameroun) ; dans l'espace caribéen ; dans l'océan Indien (La Réunion et Madagascar) ; en mer d'Oman ; en Indochine et en Chine mais également en Amérique latine. Nombreux sont Français (Marseillais ou Nantais) mais on y retrouve aussi des Anglais, des Italiens et des Espagnols. Si tous appartiennent à la grande famille du négoce, leurs activités et leurs pratiques sont tout aussi hétérogènes que leurs origines, qu'ils soient négociants-armateurs ou trafiquants, ou au service des multiples activités liées au commerce. Cependant, tous participent à la mise en connexion du monde et, par leurs activités, à des dynamiques d'intégrations culturelles et spatiales participant aux bases d'une pré-mondialisation que l'on semble découvrir aujourd'hui comme un fait accompli.

  • Le Viêt Nam est devenu en janvier 2007 le 150e membre de l'OMC (Organisation mondiale du commerce). Depuis le lancement du « Doi Moi » (Renouveau) intervenu fin 1986, ce pays connaît une croissance économique très rapide, parmi les plus élevées du monde. Le processus d'intégration accélérée du Viêt Nam à l'économie mondiale après plusieurs décennies de guerre et d'isolement, dont l'adhésion à l'OMC représente une étape supplémentaire, joue un rôle majeur dans le développement du pays. Grâce à la croissance, la pauvreté a reculé très rapidement. Même si le Viêt Nam fait partie des pays en développement les moins inégalitaires selon les comparaisons internationales, les inégalités sociales sont en augmentation depuis le début du processus d'ouverture. En quoi l'adhésion du Viêt Nam à l'OMC, qui intervient peu après celle de la Chine (2001), est-elle susceptible d'influer sur le sentier de croissance de l'économie vietnamienne et sur son intégration à l'économie mondiale ? Quel peut être son impact sur l'emploi et sur le processus de restructuration de la population active ? Au-delà, quel impact sur les inégalités et la pauvreté ? Toutes ces questions sont au coeur des débats de politique économique au Viêt Nam. La Table ronde consacrée à « L'adhésion du Viêt Nam à l'OMC ; l'impact sur la croissance et l'emploi », co-organisée en janvier 2008 par l'Ambassade de France au Viêt Nam et l'Académie des Sciences Sociales du Viêt Nam dans le cadre du Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) en Sciences sociales, cherchait à apporter des premiers éléments de réponse à ces questions un an après l'adhésion du pays à l'OMC. Cette synthèse comprend les quatre articles présentés par des chercheurs vietnamiens et français lors de cette Table ronde. Pour enrichir l'analyse, les éléments de réflexion apportés par les deux discutants des communications lors de la Table ronde sont également publiés.

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