Jean-Jacques Becker

  • Le traité de Versailles est accusé d'être à l'origine de la Deuxième Guerre mondiale. C'est oublier que les mentalités de l'époque ont rendu toute autre politique impossible et que ce traité a créé un organisme de conciliation entre les nations. À partir d'une analyse de la conférence de la paix durant laquelle les traités ayant mis fin juridiquement à cette Grande Guerre furent élaborés, puis de la période des armistices et de celle de l'application des traités, cet ouvrage propose une vision moderne du traité de Versailles en donnant à voir le rôle des peuples dans l'élaboration de la paix.

  • Si les guerres ont scandé l'histoire de l'humanité, les Européens du début du XXe siècle ont presque immédiatement eu conscience qu'ils vivaient un événement hors normes, d'où le terme de Grande Guerre, appelée plus tard Première Guerre mondiale. Une guerre européenne en fait. Une guerre multiple, se déroulant à l'Ouest, à l'Est, au Sud, sur mer, sous mer mais aussi outre-mer. Une guerre où l'esprit national a été porté au plus haut, où les populations toutes entières se sont intégrées à la lutte comme jamais. Une guerre presque totale par ses moyens et ses méthodes. Une guerre telle qu'elle fut la matrice d'un siècle tout entier. À lire également en Que sais-je ?...
    La guerre, Bruno Tertrais

  • À la veille de 1914, toute la stratégie allemande repose sur l'hypothèse d'une défaite rapide de la France en cas de conflit militaire, permettant aux Empires centraux de tourner ensuite toutes leurs forces contre la Russie. Le plan Schlieffen doit permettre de vaincre, en quelques semaines, une nation réputée légère, frivole, inconstante, affaiblie par l'anarchie républicaine et les Folies-Bergère. Quatre ans plus tard, c'est l'Allemagne qui s'effondre. La France a tenu, à la surprise générale de l'Europe. Grâce à son armée, mais aussi, grâce à la coopération pleine et entière de ses populations civiles. Jean-Jacques Becker montre ici comment les différentes couches sociales ont réagi à l'épreuve de cette guerre de quatre ans qui fit plus de morts que la guerre de Cent Ans. Pourquoi et comment, paysans, bourgeois et ouvriers ont-ils résisté à l'usure d'un interminable carnage ? Pourquoi, pour la France, la révolution, que certains avaient promise, ne fut pas au rendez-vous de la guerre ? Jean-Jacques Becker utilise l'extraordinaire et inédite documentation laissée derrière eux par les fonctionnaires et les soldats de cette Troisième République en guerre. Entre 1914 et 1918, et surtout à partir de 1917, l'État ausculte passionnément le corps social, s'inquiétant de chaque mouvement d'humeur national ou local, de chaque chute du moral, de chaque grève, prêt à sévir s'il le faut vraiment, mais aussi déterminé à beaucoup accorder - aux paysans, aux ouvriers - pour que rien ne vienne désagréger la communauté nationale, que rien ne se mette en travers de la seule chose qui compte : la Victoire.

  • « En croisant leurs regards et les histoires nationales dont ils sont porteurs, Jean-Jacques Becker et Gerd Krumeich, deux des plus grands spécialistes de 14-18, signent l'un des livres sans doute les plus originaux et les plus stimulants. Au fil des chapitres qui embrassent largement l'histoire de la Grande Guerre, depuis l'histoire militaire jusqu'à l'histoire sociale et culturelle du conflit, notre connaissance est sans cesse renouvelée par la perspective comparée adoptée par les auteurs. » L'Histoire

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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