Jean-Louis Fournier

  • « Je ne voulais pas attendre plus longtemps pour vous écrire, vous parler de mon impatience, peut-être pour apprendre à attendre et ne plus être l'enfant gâté qui veut tout, tout de suite. En attendant, j'attends le bonheur et mon plombier. »
    Avec son ton unique, son humour, son esprit inimitable, Jean-Louis Fournier nous offre un récit plein de tendresse, de mélancolie et de rires sur la patience et son contraire : nos impatiences, nos urgences, notre rapport au temps.
     

  • Le premier souvenir de solitude  ? Un petit garçon coiffé en brosse qui réclame sa mère à l'accueil d'un grand magasin.Plus tard, c'est un enfant de 10 ans qui nage seul dans la mer du nord et qui lorsqu'il se retourne découvre la plage vide  : personne ne l'a attendu. Puis c'est la première danse refusée, la première rupture, le premier deuil, mais c'est aussi tous ces moments choisis, voulus, espérés, goutés  : seul avec un livre, avec une musique, seul à regarder les autres, seul en écrivant. Jean-Louis Fournier est toujours ce petit garçon, fils unique qui rêvait d'amitiés et d'une grande famille mais qui espérait aussi s'échapper, grandir, rester seul.Aujourd'hui dans un grand appartement, après la mort de sa femme, de ses amis, de son éditeur, ce désir des autres et ce besoin de solitude sont restés les mêmes et il passe de l'un à l'autre. Avec un mélange de douceur, de tristesse et d'espièglerie, il regarde les fenêtres toujours fermées de ses voisins (des gens seuls comme lui  ?), il observe ce monde où les hommes sont ultra connectés et semblent n'avoir jamais été aussi seuls, il attend la visite d'une jeune femme qui l'emmène au musée, qui le distrait, lui apporte sa jeunesse  : mais des deux qui est le plus seul  ?Un livre tendre, délicat, mélancolique parfois qui ressemble à une aquarelle de Turner et à un dessin de Sempé.«  Une plume alerte et incisive  »  Marie France  «  Un livre tendre, cocasse, drôle comme un dessin de Sempé.  »  Marie France  «  Jean-Louis Fournier se soigne par l'humour, les traits d'esprit, la provocation hilarante  »  La Croix 

  • On ne dit jamais « merci » aux animaux. Pourtant, on devrait. Ils enchantent le ciel, la mer et la terre. Sans les animaux, il n'y aurait pas de paradis terrestre. Ils ne méritent pas l'ingratitude des hommes. Ils méritent leur reconnaissance. Alors, comme ils ne le demandent jamais, on va leur dire « merci ».
    Jean-Louis Fournier est le créateur de La Noiraude, émission culte de la télévision, et le réalisateur de La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède de Pierre Desproges. Il est l'auteur, de Grammaire française et impertinente, Où on va, papa ? (prix Femina 2008), Veuf, Ma mère du Nord, Je ne suis pas seul à être seul... Il vit à Paris avec sa chatte, Artdéco.

  • Mon autopsie

    Jean-Louis Fournier

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    • 30 Août 2017

    "Je suis mort. 
    C'est pas le pire qui pouvait m'arriver."
    Jean-Louis Fournier s'est fait autopsié par la charmante Egoïne pour qu'on sache ce qu'il avait dans la tête, dans le coeur et dans le ventre.

  • Ma mère du Nord

    Jean-Louis Fournier

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    • 30 Septembre 2015

    « Petit, chaque fois que j'écrivais quelque chose ou faisais un dessin, j'avais besoin de le montrer à ma mère pour savoir si c'était bien. Qu'est-ce qu'elle penserait aujourd'hui de ce que je suis en train d'écrire sur elle ? Je suis inquiet. Elle doit en avoir assez qu'on parle de son mari alcoolique. Ne pas avoir envie qu'on parle d'elle, la discrète, la réservée, de ses maladies imaginaires, de sa tristesse. Va-t-elle savoir lire entre les lignes, comprendre que ce livre est une déclaration d'amour ? Que j'essaie de me rattraper, moi qui ne lui ai jamais dit que je l'aimais, sauf dans les compliments de la fête des Mères dictés par la maîtresse. Ce livre, je l'ai écrit pour la faire revivre. Parce qu'elle me manque. »

  • "Avec la Mer du Nord comme dernier terrain vague..."
    "Quand on m'a proposé d'écrire un dictionnaire amoureux du Nord d'abord j'ai été flatté, impressionné. J'ai regardé les noms des auteurs, des dictionnaires précédents, j'allais être en bonne compagnie.
    Ensuite, j'ai eu peur.
    Je suis un sprinter, pas un coureur de fond. Mes livres font 200 pages cette fois j'étais embarqué pour un livre de 600 pages... ou plus.
    Je crois-être capable d'escalader le Mont Cassel, pas l'Himalaya.
    Et puis j'ai réfléchi.
    J'ai toujours conservé pour le Nord une immense tendresse, j'ai toujours à mes sabots de la terre du Nord, et dans ma tête des souvenirs de ciels infinis.
    Je suis né à Calais.
    /> Plus tard dans la grande cathédrale d'Arras j'ai renoncé (provisoirement ) à Satan et à ses pompes.
    A l'institution St Joseph d'Arras, dont j'ai été viré . J'ai fait mes études secondaires.
    A la télévison de Lille j'ai été assistant réalisateur. Mes livres sur ma famille, se passent dans le Nord. mon pére était médecin à Arras, ma mére du Nord étudiante de lettres à Lille , moi, un moment , poéte et paysan à Hesdin.
    Eternel amoureux, j'ai été attiré par le collage surréaliste du titre :"Dictionnaire amoureux.'
    De tous mes dictionnaires, du Gaffiot, dictionnaire latin, du Bailly, dictionnaire grec, jusqu'au Larousse, aucun jamais n'avait été amoureux.
    Et puis surtout, j'ai découvert que j'allais avoir le pouvoir de faire connaitre des illustres inconnus que j'aimais, qui méritaient d'être connus, et peut-être leur offrir la postérité, en les faisant entrer dans ce dictionnaire.
    Alors, ému, comme la jeune mariée devant le maire, j'ai dit oui.
    Je crois que j'ai bien fait, je prends un plaisir extrême à visiter le Nord . J'y découvre et redécouvre des merveilles des diamants scintillent dans les gaillettes d'anthracite."

  • Veuf

    Jean-Louis Fournier

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    • 5 Octobre 2011

    « Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre, c´est bien triste, cette année on n´ira pas faire les soldes ensemble. Elle est partie discrètement sur la pointe des pieds, en faisant un entrechat et le bruit que fait le bonheur en partant. Sylvie m´a

  • « Quand on promet le bonheur, vous connaissez quelqu'un qui va refuser ? » Les livres sur le bonheur se vendent comme des petits pains, aujourd'hui il faut « se développer personnellement » et courir après le bonheur si on ne veut pas avoir raté sa vie. Jean-Louis Fournier, pourtant « bien placé pour savoir qu'on n'est pas sur terre pour être heureux », décide néanmoins de tester la montagne de « petits secrets » mis à notre disposition : le développement personnel, la méditation, la rigolothérapie, la croisière du bien-être, la résidence Paradis, les huiles essentielles, la pierre de rhodonite...  Mais « c'est trop dur ». Il n'arrive pas à « se forcer ». Alors, il dénonce l'arnaque, l'injonction absurde. Après tout, il n'y a pas de honte à être malheureux ? Et s'il manquait quelque chose aux gens trop heureux, ceux qui « sont passés entre les gouttes et sont restés secs » ? Surtout, que cela fait du bien d'en rire ! Jean-Louis Fournier nous offre avec ce livre à l'humour aussi corrosif que tendre le meilleur des remontants. Un livre salutaire sur le marché du livre du bonheur.

  • Ma fille était belle, ma fille était intelligente, ma fille était drôle... Mais elle a rencontré Monseigneur. Il a des bottines qui brillent et des oreilles pointues comme Belzébuth. Il lui a fait rencontrer Jésus. Depuis, ma fille n´est plus la même. Elle veut être sainte. Rose comme un bonbon, bleue comme le ciel.

  • J'irai pas en enfer

    Jean-Louis Fournier

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    • 16 Avril 2009

    Le petit Jean-Louis a toutes les bonnes raisons pour aller cuire dans les marmites de l'enfer. Il a mis la Sainte Vierge dans les WC de l'Institution Saint-Joseph. Il regarde les dames toutes nues dans les livres. Et surtout, il a fait à Dieu une promesse qu'il ne va certainement pas tenir... Après les démêlés avec un père alcoolique, les démêlés avec le Père éternel et ses émissaires, les curés de l'Institution Saint-Joseph d'Arras.

  • Satane dieu

    Jean-Louis Fournier

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    • 2 Mars 2005

    Dieu a fini le monde. Il a ses 150 trimestres, il peut prendre sa retraite. Il choisit de loger avec Saint Pierre au dernier étage d´une tour, au-dessus des hommes. Parfois, il joue au « domino » avec Saint Pierre, mais souvent il s´ennuie. Il entend les voisins du dessous s´amuser. Il est jaloux, leur bonheur lui fait mal. Il va alors mettre au point les petites et les grosses vacheries qui vont gâcher la vie quotidienne des hommes : les moustiques, la famine, la rouille, les arêtes, le lundi, l´acné, le pétrole, les guêpes, TF1, la peste, la surpopulation, l´enfant qui pleure, le cholestérol... Chaque nuit, Dieu et Saint Pierre s´amusent maintenant comme des petits diables. Après avoir créé le paradis sur terre, Dieu était en train d´inventer l´enfer.

  • Pourquoi les enfants pleurent ? C'est la faute des parents. Pourquoi les enfants s'ennuient ? C'est la faute des parents. Pourquoi les enfants ont de mauvaises notes ? C'est la faute des parents. Pourquoi les

  • Le petit meaulnes

    Jean-Louis Fournier

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    • 5 Février 2003

    Comme je m'appelle Fournier, on me demande quelquefois si ce n'est pas moi qui ai écrit Le Grand Meaulnes. Je suis bien obligé de répondre non, et chaque fois je sens que je déçois. Pour cette raison j'ai décidé d'écrire Le Petit Meaulnes. Maintenant, je peux répondre : « Je n'ai peut-être pas écrit Le Grand Meaulnes, mais j'ai écrit Le Petit Meaulnes. » Quand on lit le titre : Petit Meaulnes, on croit d'abord à une énorme faute d'impression, un lapsus d'imprimeur ou, pire, un jeu de mots provocateur destiné à faire rire. Ce n'est pas le cas. Le Petit Meaulnes existe, je l'ai rencontré. La première fois c'était à la page 11 du Grand Meaulnes en édition de poche. Il y fait un passage éclair. On a tout juste le temps d'apprendre qu'il s'appelle Antoine, qu'il est le cadet du Grand Meaulnes et qu'il est mort jeune. La seconde fois c'était beaucoup plus tard, après sa mort, dans les souvenirs qu'il a laissés. Parce qu'il n'est pas mort si jeune que ça, le petit Meaulnes. « C'est jamais drôle d'être le petit, à cause du grand qui est au-dessus », écrit le petit Meaulnes. Il a passé son enfance avec un grand frère surdoué, parfois surestimé, qui l'a physiquement et moralement étouffé. « Quand il arrivait, j'avais l'impression de ne plus exister. Pourtant moi aussi j'avais des choses intéressantes à dire. » Le petit Meaulnes s'en est sorti parce qu'il avait une bonne nature. Il a compris qu'il ne pourrait s'épanouir qu'en quittant une famille où il n'était ni accepté ni aimé, sauf par son serin : « ... le seul qui a l'air content quand je rentre à la maison... » Cruel et tendre à la fois, comme savent être les enfants, le petit Meaulnes nous livre ses souvenirs. Si le Grand Meaulnes n'en sort pas indemne ce n'est pas une vengeance. « Il ne faudrait pas croire que j'ai envie de me venger, parce que je l'aimais bien quand même. » Son récit apporte un éclairage nouveau sur le personnage du Grand Meaulnes. Son déséquilibre mental, enfin révélé, nous le rend pathétique et encore plus proche. Et puis, surtout, nous qui avons quitté le Grand Meaulnes jeune, partant pour de nouvelles aventures, nous avons l'extraordinaire surprise de le retrouver quinquagénaire. La révélation tragique de la fin de l'ouvrage nous oblige malgré tout à juger très sévèrement le petit Meaulnes. Pourquoi a-t-il fait ça ? Mais peut-être que nous serons quelques-uns à penser que le Grand Meaulnes ne l'a pas volé.
    Jean-Louis Fournier

  • Cher Mathieu, cher Thomas, Quand vous étiez petits, j´ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après.
    Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois. Je ne l´ai jamais fait. Ce n´était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu´à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures...

    Jusqu´à ce jour, je n´ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J´avais honte ? Peur qu´on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c´était pour échapper à la question terrible : " Qu´est-ce qu´ils font ? " Aujourd´hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j´ai décidé de leur écrire un livre.

    Pour qu´on ne les oublie pas, qu´il ne reste pas d´eux seulement une photo sur une carte d´invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n´ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d´ange, et je ne suis pas un ange. Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d´une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d´eux avec le sourire. Ils m´ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.

    Grâce à eux, j´ai eu des avantages sur les parents d´enfants normaux. Je n´ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n´avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu´ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien. Et surtout, pendant de nombreuses années, j´ai bénéficié d´une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j´ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.

    Jean-Louis Fournier

  • Reprise d'une série de chroniques intitulées Quand il y en a pour 4, y'en a pas pour 5, diffusées sur France Inter dans le cadre de l'émission Le Pain des Français.

  • «Mon papa était docteur. Il soignait les gens, des gens pas riches, qui souvent ne le payaient pas, mais ils lui offraient un verre en échange, parce que mon papa, il aimait bien boire un coup, plusieurs coups même, et le soir, quand il rentrait, il était bien fatigué. Quelquefois, il disait qu´il allait tuer maman, et puis moi aussi, parce que j´étais l´aîné et pas son préféré. Il était pas méchant, seulement un peu fou quand il avait beaucoup bu.
    Il n´a jamais tué personne, mon papa, il se vantait.» Jean-Louis Fournier raconte ses souvenirs d´enfance dans une ville de province, au milieu d´une famille pas tout à fait comme les autres, avec un papa docteur qui s´habille comme un clochard, fait ses visites en pantoufles, perd sa voiture dans un champ de betteraves. Un papa qui faisait rire ou qui faisait pleurer ?

  • Nous avons écrit ce livre pour que tous ceux qui souffrent de
    migraines puissent entrevoir la fin de leur calvaire. Nous avons voulu
    être aussi complets et précis que possible aussi certains passages sont
    signalés comme étant plus particulièrement destinés aux médecins.
    Qu'ils survolent ces passages un peu rébarbatifs pour n'en retenir
    que les conclusions ! Par contre qu'ils lisent plus attentivement les
    descriptions cliniques, les exemples et les observations où ils se
    retrouveront. Ils devraient alors réaliser que leur maladie est curable,
    que leur avenir est plein d'espoir. Notre souhait est qu'ils terminent
    cette lecture avec la certitude de pouvoir sortir de l'obscur et infernal
    tunnel de leurs souffrances.

  • Sa mère fait tout comme il faut, elle prend du sucre avec une pince, elle ne pouffe pas, elle sourit et baisse la voix pour ne pas déranger même quand il n´y a personne. Son père a des chaussettes en fil d´Écosse, l´été il met des espadrilles bleu marine. Guillemette, elle, rêve de sabots en bois cloutés, d´aller au Flunch le dimanche à midi, d´intégrer le corps des majorettes et de danser avec les Clodettes.
    Ça ne peut plus durer.
    À sept ans, sa petite valise à la main, elle annonce à ses parents : « Je vous quitte. »

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