Jean-Louis Fournier

  • "Avec la Mer du Nord comme dernier terrain vague..."
    "Quand on m'a proposé d'écrire un dictionnaire amoureux du Nord d'abord j'ai été flatté, impressionné. J'ai regardé les noms des auteurs, des dictionnaires précédents, j'allais être en bonne compagnie.
    Ensuite, j'ai eu peur.
    Je suis un sprinter, pas un coureur de fond. Mes livres font 200 pages cette fois j'étais embarqué pour un livre de 600 pages... ou plus.
    Je crois-être capable d'escalader le Mont Cassel, pas l'Himalaya.
    Et puis j'ai réfléchi.
    J'ai toujours conservé pour le Nord une immense tendresse, j'ai toujours à mes sabots de la terre du Nord, et dans ma tête des souvenirs de ciels infinis.
    Je suis né à Calais.
    /> Plus tard dans la grande cathédrale d'Arras j'ai renoncé (provisoirement ) à Satan et à ses pompes.
    A l'institution St Joseph d'Arras, dont j'ai été viré . J'ai fait mes études secondaires.
    A la télévison de Lille j'ai été assistant réalisateur. Mes livres sur ma famille, se passent dans le Nord. mon pére était médecin à Arras, ma mére du Nord étudiante de lettres à Lille , moi, un moment , poéte et paysan à Hesdin.
    Eternel amoureux, j'ai été attiré par le collage surréaliste du titre :"Dictionnaire amoureux.'
    De tous mes dictionnaires, du Gaffiot, dictionnaire latin, du Bailly, dictionnaire grec, jusqu'au Larousse, aucun jamais n'avait été amoureux.
    Et puis surtout, j'ai découvert que j'allais avoir le pouvoir de faire connaitre des illustres inconnus que j'aimais, qui méritaient d'être connus, et peut-être leur offrir la postérité, en les faisant entrer dans ce dictionnaire.
    Alors, ému, comme la jeune mariée devant le maire, j'ai dit oui.
    Je crois que j'ai bien fait, je prends un plaisir extrême à visiter le Nord . J'y découvre et redécouvre des merveilles des diamants scintillent dans les gaillettes d'anthracite."

  • « Quand on promet le bonheur, vous connaissez quelqu'un qui va refuser ? » Les livres sur le bonheur se vendent comme des petits pains, aujourd'hui il faut « se développer personnellement » et courir après le bonheur si on ne veut pas avoir raté sa vie. Jean-Louis Fournier, pourtant « bien placé pour savoir qu'on n'est pas sur terre pour être heureux », décide néanmoins de tester la montagne de « petits secrets » mis à notre disposition : le développement personnel, la méditation, la rigolothérapie, la croisière du bien-être, la résidence Paradis, les huiles essentielles, la pierre de rhodonite...  Mais « c'est trop dur ». Il n'arrive pas à « se forcer ». Alors, il dénonce l'arnaque, l'injonction absurde. Après tout, il n'y a pas de honte à être malheureux ? Et s'il manquait quelque chose aux gens trop heureux, ceux qui « sont passés entre les gouttes et sont restés secs » ? Surtout, que cela fait du bien d'en rire ! Jean-Louis Fournier nous offre avec ce livre à l'humour aussi corrosif que tendre le meilleur des remontants. Un livre salutaire sur le marché du livre du bonheur.

  • Reprise d'une série de chroniques intitulées Quand il y en a pour 4, y'en a pas pour 5, diffusées sur France Inter dans le cadre de l'émission Le Pain des Français.

empty