Jean-Paul Jouary

  • Rousseau renversé par un chien, Descartes qui enquête sur un crime, Darwin qui déclame sans cesse la Bible pour l'équipage du Beagle, Diogène qui envoie un poulet à la figure de Platon, des femmes qui se déguisent en homme pour revendiquer leur droit à la philosophie...
    Si la philosophie est une discipline réputée abstraite, elle ne cesse de dialoguer avec la vie.

    C'est de ce va-et-vient entre la philosophie et la vie qu'il est question dans ce livre. Quelques interrogations choisies parmi d'autres, débattues depuis l'Antiquité mais toujours actuelles, formulées ici de façon accessible pour répondre à l'appel de Diderot : « Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire ! »

  • Nelson Mandela a réussi ce que peu d´êtres humains avant lui étaient parvenus à faire : imposer par la seule force de ses actes et de ses mots un respect unanime, une image de l´homme d´une élévation incontestable, une idée de la politique d´une noblesse rare. Il doit bien y avoir à cela quelques raisons de fond, qu´il serait dommage de voir bientôt enfouies sous les flots de sensations médiatiques. Ce livre est suscité par cette crainte : vite, revenir sur les raisons qui font des actes et des paroles de Nelson Mandela un événement important, avant que le silence et les vacarmes n´ensevelissent dans l´oubli ce qui doit - absolument - en rester. Mandela n'est pas philosophe au sens propre mais, pour l'auteur de ce livre, il est le créateur d'une philosophie en actes d'une grande richesse politique, éthique, juridique. Il faut lire cette philosophie dans son enfance, ses années de militantisme, sa vie en prison, sa façon de gouverner et de créer du droit, son art du dialogue - avec ses pires ennemis parfois. Il y a là de quoi penser une conception inédite de l'émancipation humaine.

  • La parole du mille-pattes... Titre étrange pour un essai de philosophie politique qui convoque les auteurs qui, depuis Platon, s'efforcent de cerner ce qui fonde notre existence sociale. « C'est avec de bonnes paroles que le mille-pattes traverse un champ fleuri de fourmis. » Selon ce dicton de Côte-d'Ivoire, ce n'est qu'avec ces bonnes paroles, sincères et raisonnables, que le mille-pattes a évité un conflit avec les fourmis. Noble ancienne tradition qui a souvent permis à la discussion collective de prévenir la violence des vengeances. Au siècle des Lumières, substituer le droit et le libre débat aux rapports de force fut une promesse liée à tout idéal démocratique. Or les siècles qui ont suivi ont comme jamais déployé des violences massives, souvent au nom de la liberté et du droit. Ici et là, malgré tout, le débat public et le souci de réconciliation ont permis de dépasser des contradictions qui paraissaient insurmontables. La métaphore du mille-pattes vient rappeler que ce fut longtemps une règle commune. Après avoir dépassé la logique des vengeances individuelles et collectives, la justice civile et internationale devient parfois une forme légale de vengeance des vainqueurs, qu'elle prétend pourtant remplacer. La popularité de Gandhi, Luther King et Mandela, qui ont triomphé par les vertus de la simple parole, est-elle un écho du passé de l'humanité ou la promesse d'une réinvention à venir de la politique ? En reprenant ces questions à la lumière de l'héritage de vingt-cinq siècles de pensée, tentons de tracer les contours de cette « philosophie du mille-pattes » que le monde actuel, plus violent et inégalitaire que jamais, laisse affleurer comme un avenir possible.

  • Entrer en philo

    Jean-Paul Jouary

    • Stock
    • 24 Août 1994

    ENTRER EN PHILO "Faire de la philosophie ?" Le plus souvent, cela intrigue ou inquiète : "C'est une matière trop complexe, trop abstraite pour moi !" Ce petit livre n'est ni un manuel, ni un aide-mémoire. Il n'a qu'une ambition : détruire les préjugés, en facilitant l'accès à cette discipline à partir de quelques interrogations. Par exemple : Qu'est-ce qu'"être libre" ? Une oeuvre d'art peut-elle être "belle" et pourtant ne pas me plaire ? Qu'est-ce qui différencie l'homme de l'animal ? Etc. Savoir passer les premiers obstacles peut permettre à chacun de gagner un temps précieux et faire de la philosophie une véritable aventure professionnelle.
    Agrégé de philosophie, Jean-Paul Jouary enseigne au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis.

  • En 1749 se produit une rupture majeure dans la pensée de Denis Diderot. Elle va à la fois le conduire en prison et donner une impulsion décisive à sa démarche philosophique. Jusqu´à cette date, Diderot abordait la compréhension de la matière vivante - son apparition, son évolution et sa reproduction - dans le cadre d´une explication créationniste déiste, la seule admise à son époque. Ce postulat de l´origine divine du vivant l´empêchait de renoncer à la foi. Or, une expérience biologique célèbre le convainc qu´il est possible de concevoir l´ensemble des phénomènes vitaux à partir des seules propriétés de la matière, en faisant l´économie de toute intervention de Dieu. Destiné avant tout aux élèves de terminale et aux étudiants de premier cycle, ce livre présente les éléments conceptuels et scientifiques essentiels pour aborder la philosophie de Diderot.

  • La pensée politique de Jean-Jacques Rousseau, mort il y a trois siècles, conserve une étonnante actualité, notamment sur les thèmes de la démocratie et de la représentation. Ce livre est destiné à alimenter la réflexion des citoyens qui aujourd´hui s´interrogent sur le sens que peut encore avoir la politique. Il s´adresse à tous ceux qui ne se résignent pas à la dégradation actuelle des formes politiques et cherchent à en inventer d´autres, propres à réconcilier la citoyenneté de chacun avec les exigences collectives de la vie sociale. L´ouvrage est composé de deux parties complémentaires : un exposé de la philosophie politique de Jean-Jacques Rousseau, accessible à un large public, suivi de textes (de Rousseau ou d´autres auteurs) qui éclairent et précisent cet exposé, et de quelques analyses qui sont autant d´invitations à poursuivre la réflexion.

    1 autre édition :

  • L'enseignement des sciences est couramment considéré comme la transmission de vérités indiscutables. Cette perspective est certes confortable mais illusoire : toute l'histoire des sciences démontre le contraire. Est-il possible d'échapper au dogme de la Vérité sans pour autant sombrer dans l'irrationalisme, ou dans un pédagogisme vidé de ses contenus ? Penser les sciences non seulement comme un ensemble de productions de savoirs, mais aussi et avant tout comme une culture et une aventure humaine, conduit à une meilleure intériorisation de leur apprentissage en même temps qu'à déployer le dialogue.

  • Dans cet ouvrage très personnel, Akrame et son ami philosophe Jean-Paul Jouary nous plongent littéralement dans l'univers créatif du jeune chef charismatique. Un cuisinier libre et inventif qui fait appel à la tradinovation et qui marque ainsi les esprits par ses créations résolument contemporaines.
    "Akrame crée en cuisine comme un musicien de jazz improvise, avec en soi un long cheminement culturel et technique, et une sensibilité propre. C'est ce que nous appelions une sorte de " supplément d'âme ", une créativité sereine, une façon rigoureusement personnelle de lier surprise et évidence, que ce livre avait le projet de faire sentir au lecteur, non pour donner des " recettes " à imiter, mais pour inviter chacun à tracer son chemin dans le monde des saveurs et des textures." Jean-Paul Jouary.
    Dans cet ouvrage très personnel, Akrame et son ami philosophe Jean-Paul Jouary nous plongent littéralement dans l'univers créatif du jeune chef charismatique. Un cuisinier libre et inventif qui fait appel à la tradinovation et qui marque ainsi les esprits par ses créations résolument contemporaines.
    À travers 9 chapitres (noir, sensualité, illusion, enfance...) qui sont autant d'inspirations essentielles decryptées par Jean-Paul Jouary, Akrame dévoile 55 recettes issues de son univers. Émotions, souvenirs, formes et couleurs s'y rencontrent pour faire naître des créations jubilatoires, comme le crémeux chocolat à la truffe, le millefeuille d'Osseaux Iraty, ou encore l'oeuf mimohuître.
    Les photographies de Francesc Guillamet, rencontré chez Ferran Adria, sont les reflets passionnants de la démarche inventive d'Akrame.

  • Des questions communes se posent au philosophe et au préhistorien concernant la naissance de l'art.
    L'art paléolithique manifeste-t-il une sorte de goût inné pour le beau ? Une pratique magico-religieuse ? Une sorte de métaphysique de l'amour et de la mort? Pourquoi avoir consacré du temps à une telle activité ? Nos ancêtres ont-ils inventé l'art parce qu'ils étaient humains, ou bien sont-ils devenus humains grâce à leurs pratiques de l'art ?

  • Ce livre regroupe trois textes de natures différentes mais qui ont en commun d'évoquer le Cynisme antique en rapport avec notre époque. Les deux premiers sont deux versions, à une voix ou à deux voix, d'une mise en scène théâtrale de la mort de Diogène. Le troisième texte est une farce qui pourrait offusquer quelques philosophes universitaires, mais qui ferait reproche à un philosophe de jouer vis-à-vis de ses amis le rôle du taon qui pique ou du chien qui mord ?

  • Il y a au moins trente-cinq mille ans, un événement inédit s'est produit : nos ancêtres se sont mis à créer des oeuvres non utilitaires pour des plaisirs d'un type nouveau, des oeuvres d'art. Depuis le XIXe siècle, on en découvre par millions sur toute la surface du globe. Que sont ces oeuvres ? Que nous disent-elles de ces ancêtres ? Comment les a-t-on interprétées ? Pourquoi ont-elles influencé toute la peinture moderne et contemporaine ? Comment s'est formé ce sens esthétique ? Et si l'art n'était pas la conséquence de la formation de l'homme, mais au contraire ce par quoi nous sommes devenus ce que nous sommes ? Ce livre richement illustré propose des réflexions philosophiques sur ces quelques questions, bien au-delà du cercle des spécialistes. Ce livre est publié en même temps qu'est inaugurée à Cap Sciences à Bordeaux l'exposition dite « Lascaux III », qui représente une première mondiale : une reconstitution grandeur nature d'une partie importante de la grotte ornée, qui doit pendant huit ans voyager en Amérique du Nord et en Asie, puis revenir en France. Cette exposition annonce aussi le Centre international qui permettra de visiter sous terre, à Montignac, l'essentiel de la grotte de Lascaux, reconstituée avec les moyens les plus modernes, et qui verra le jour dans trois ans. Le philosophe Jean-Paul Jouary, qui participe activement à ces deux réalisations, expose ici des réflexions amorcées dans des publications antérieures, et qui entrent dans la conception des deux projets.

  • 1964 : François Mitterrand dénonce comme un coup d'État permanent l'incroyable « domaine réservé » dont dispose le président dans les institutions de la Ve République. Il y voit le complément obligé de la domination de la haute finance. 1986 : François Mitterrand préside depuis cinq ans, et il n'y a plus de « domaine réservé » : les pouvoirs de l'Élysée n'ont pratiquement plus de limites ! C'est le complément obligé d'une domination sans partage de la haute finance sur toute la vie du pays et des gens. Le coup d'État continue... Les auteurs de ce livre décrivent le fonctionnement concret de cette monarchie élective, son lien organique avec le pouvoir patronal dans les entreprises, et son objectif essentiel : restructurer les comportements en vue d'une « bipolarisation » de la vie politique excluant le courant révolutionnaire. En s'appuyant sur les pratiques sociales les plus neuves, ils montrent qu'agir pour démocratiser toute la vie sociale et agir pour sortir de la crise, ne peuvent qu'aller du même pas. Les auteurs sont philosophes de formation. Jean-Paul Jouary est rédacteur en chef de l'hebdomadaire Révolution, et membre du Comité central du Parti communiste français. Arnaud Spire est journaliste à l'Humanité.

empty