Jean-Philippe de Tonnac

  • Au début des années 2000, Roland Feuillas quitte une carrière de chef d'entreprise pour se tourner vers le pain. Mais pas n'importe quel pain : un pain issu des variétés anciennes et qui en restitue la puissance nutritionnelle. Pour ce faire, il a travaillé à maîtriser toutes les séquences du cycle de la transformation du grain au pain, en ingénieur qu'il est de formation, en artisan dans la famille desquels il s'est inscrit, en artiste des longues fermentations et des cuissons au feu de bois, en paysan qu'il rêve de devenir.

  • Je suis allé à la rencontre de guérisseuses en France, en Suisse, au Canada. Guérisseuses ? Des femmes qui prennent en charge les maux ne trouvant plus aucune écoute, qui prennent indistinctement soin du corps et de l'âme, qui soignent à partir de dons. Vous pouvez les appeler énergéticiennes, magnétiseuses, naturopathes, médiums, écothérapeutes, chercheuses en mémoire cellulaire, chamanes, etc. Elles sont pour notre temps celles que les pouvoirs temporels et religieux ont autrefois malmenées, persécutées avant de les faire disparaître par le feu. À chacune j'ai demandé de me confier la manière dont elle était devenue guérisseuse, les dons à partir desquels elle pouvait déclencher chez ses patients un processus de guérison. Pour connaître leur art, j'ai reçu de leur part un soin, parfois plusieurs. Ce sont les notions de « maladie » et de « guérison » qu'interroge ce voyage, entrepris un jour après être allé voir une médium qui m'envoya libérer l'âme de ma mère auprès d'un prêtre exorciste. Adolescent, en écoutant les garçons parler des filles, en questionnant la condition des femmes partout dans ce monde, j'ai souvent eu honte d'être un homme. Me diriger vers ces femmes qui, parce qu'elles se sont relevées de leurs blessures, peuvent venir au secours de leurs semblables, porter assistance à une humanité en danger, était pour moi entreprendre mon chemin de guérison. Elles incarnent la puissance du féminin dont nous avons, hommes et femmes, si terriblement peur. Une peur qui a justifié qu'on discrédite longtemps leur art né de l'expérience et de l'élan d'apaiser. Elles représentent l'accès à ce monde que nous avons perdu.

  • "La musique peut rendre les hommes libres."
    Né d'une mère noire jamaïcaine et d'un père blanc d'origine anglaise, Bob Marley (1945-1981) a révélé au monde l'universalité du reggae. Ses chansons - Get Up Stand Up, No Woman No Cry, etc. - en font, aujourd'hui encore, un des symboles de la contestation. Mais il est impossible de comprendre la singularité de cet auteur-compositeur-interprète sans essayer de le replacer non seulement dans l'histoire de la Jamaïque et de la musique noire américaine et caribéenne, mais aussi dans ces terreaux profonds que sont le panafricanisme et l'éthiopianisme. C'est ce à quoi s'attelle cette biographie d'un réfractaire lumineux qui assurait ne jamais prendre de congés "parce que ceux qui s'emploient à rendre le monde encore plus mauvais ne sont jamais en vacances".

  • "Des mains de femme sur le pain, le corps du Christ". La nuit de son dernier repas, le Christ partage l'azyme pascal, il se fait pain de Vie. Mais qu'était ce pain par lequel les douze ont communié ? Qui l'avait panifié pour lui ? Azyme c'est le mariage de l'eau et de la farine, de l'histoire singulière d'Ahava, qui a pétri le pain du seder, et de l'histoire pluriséculaire judéo-chrétienne. Un récit, doux et grave, qui touche par son évidence et sa délicatesse. 

  • René Daumal est un écrivain aujourd'hui encore méconnu. Contemporain d'André Breton, de Simone Weil, d'Antonin Artaud et de Roger Vailland, il fut l'un des artisans du Grand Jeu avec Roger-Gilbert Lecomte. Ce livre retrace l'itinéraire de cet homme qui tenta toute sa vie des expériences limites, tant dans la littérature que dans sa vie personnelle : ascèse intérieure, corps à corps avec la langue, abus de drogues, apprentissage du sanscrit, étude de la métaphysique indienne, compagnonnage avec Gurdjieff. Son livre principal, Le Mont Analogue, inspira le film d'Alexandre Jodorowsky La Montagne Sacrée. Ce texte se présente à la fois comme la vie mouvementée et ardente d'un jeune homme, double de Rimbaud, qui brûla sa vie à la comprendre, et comme un panorama de la littérature française des années 1920-1940. C'est la première fois qu'une biographie de ce type est consacrée à René Daumal. Jean-Philippe de Tonnac a disposé de sources inédites.

  • à la recherche du blé vivant Nouv.

    Roland Feuillas et Jean-Philippe de Tonnac poursuivent leur dialogue passionnant initié en 2017 avec A la recherche du pain vivant où l'on prenait conscience que le pain, loin de n'être qu'un simple aliment, est en réalité le fondement de nos civilisations. Ce nouvel ouvrage explore cette fois la question primordiale des semences.

  • Ces gens ont de curieuses manières de vivre. Ils laissent venir des trous à leur manteau, enseignent dans une école vide, s'accouplent en public, tombent en extase. Leurs façons de mourir ne sont pas moins singulières : l'un se jette dans un volcan, l'autre s'enduit de bouse de vache, un troisième ne s'arrête plus de rire. Presque tous ont des problèmes avec l'argent.
    Ces expérimentateurs obstinés, on les appelait dans l'Antiquité chercheurs de sagesse, ou encore philosophes. La modernité a oublié combien ils furent étranges.
    Pour rencontrer ces sages perdus, deux écrivains ont choisi de fouiller dans une poussière d'histoires, de propos et d'anecdotes. Ils ont filtré et restauré. Résultat : une face inhabituelle et très surprenante de la philosophie occidentale.

  • « Dans une société où nous sommes censés ne penser qu'à ça, qui fait vraiment l'amour ? Pas ces jeunes gens qui restent vierges jusqu'à leur mariage. Pas ces asexuels ou ces non-libidoïstes qui refusent toute référence à la sexualité. Moins encore ces êtres à qui leur religion interdit de nourrir la pensée de la concupiscence. Mais le font-ils davantage, ces célibataires qui rêvent d'accéder au corps de l'autre ? Prennent-ils leur pied, ceux qui voient leur partenaire se refuser à eux ? Jouissent-ils, ces internautes qui virtualisent la rencontre à travers un écran ? Connaissent-ils de grands émois, ceux qui redoutent d'être défaillants et s'empêchent de le vérifier ? J'ai recueilli les témoignages de ceux qui, par choix ou par contrainte, ne font pas l'amour. Je les ai recoupés avec les réflexions des spécialistes de la sexualité. De cette enquête, il résulte que les Occidentaux ne se sentent plus coupables de ne pas le faire. Ces expériences singulières nous invitent alors à méditer sur la place du plaisir dans nos existences, au-delà de la réclame qui en est faite. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les témoignages des jeunes filles qui ont traversé l'épreuve de l'anorexie se multiplient depuis près de trente ans. Ils suscitent l'intérêt et l'émoi grandissants du grand public et des milieux médicaux. Cette écrasante proportion de femmes et le silence que les hommes victimes de cette pathologie ont observé jusqu'à ce jour ont fait croire qu'on ne pouvait parler de l'anorexie qu'au féminin. L'enquête que propose Jean-Philippe de Tonnac est sans précédent. C'est en interrogeant son expérience de la faim, celle des anorexiques qu'il a rencontrées, en questionnant des thérapeutes, des sociologues, des historiens de la mode, des spécialistes de la mystique, qu'il a cherché à comprendre ce qu'est l'anorexie et les raisons de la fascination qu'elle exerce. De quoi a faim celui qui dit qu'il a faim d'autre chose ? Quel rêve, quelle nostalgie, quelle souffrance partagent les femmes et les hommes des sociétés occidentales qui se laissent mourir de faim ?

  • Quand il faut évoquer la mort, nous savons que... nous ne savons rien. Quand il nous faut parler des morts de notre vie - qui vivent encore en nous, habitent notre coeur -, les mots nous manquent. De cette perte, de la mort même, nous préférons ne pas parler. Et pourtant, les absents n'en finissent pas d'être présents. Nous en sommes les gardiens fidèles.À travers les entretiens qu'elles ont accordés à Damien Le Guay et Jean-Philippe de Tonnac, sept personnalités acceptent ici de témoigner. Juliette Binoche, Christian Bobin, Catherine Clément, Philippe Labro, Daniel Mesguich, Edgar Morin et Amélie Nothomb nous livrent avec profondeur et générosité leurs sentiments intimes, leurs croyances ou leur incroyance, leur philosophie de la vie. Au-delà des chagrins, des douleurs, ils disent tous le lien vital qui les relie à leurs morts - les morts de leur vie. L'extraordinaire diversité de ces paroles nous invite au partage pour être plus vivants.

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