Jean-Pierre Pelletier

  • L'auteur épingle ici et là ses pensées, ses désirs et ses souvenirs.

    À la lecture du recueil une correspondance intime se dévoilera d'un poème à l'autre.

    Extrait:

    Je prends une plume dans le carquois cupidon

    Chaque soir, je tirerai cette flèche, en prose ou en vers

    Toute la nuit, l'empennage s'enveloppera de poésie

    Seul ta rose en comprendra l'univers

    À l'aube, ma lettre t'arrivera

    Sur la pointe des pieds

    Droit au coeur

  • Oscillant entre la colère et la nostalgie, mêlant souvenirs et faits historiques, ce récit de Pierre Raphaël Pelletier nous replonge dans l'époque, pas si lointaine, où le centre-ville de Hull a été sauvagement démembré sous les coups, souvent complices, des promoteurs et des politiciens.

  • Intellectuels de gauche, amis de longue date, Pierre Vadeboncoeur et Hélène Pelletier-Baillargeon ont été l'un et l'autre, depuis les années 1960, à travers leurs actions et leurs écrits, d'ardents militants de l'indépendance du Québec. Pas un instant ils n'ont hésité à afficher et à défendre publiquement leurs positions politiques, en particulier, mais pas seulement, lors des deux référendums sur la souveraineté.
    Or, c'est précisément ce qui rend cette correspondance à la fois si étonnante et si précieuse, et qui explique pourquoi ils tenaient à ce que leurs lettres demeurent confidentielles. Car les pensées et les émotions qu'ils y expriment en toute franchise ont quelque chose d'éminemment paradoxal. D'un côté, jamais ils ne renient leur foi en l'indépendance, en la nécessité de l'indépendance ; mais d'un autre côté, ils voient bien que le pays attendu ne se fera pas, qu'il ne peut pas se faire, que tout joue contre la possibilité concrète de l'indépendance, aussi bien les forces extérieures, trop puissantes pour être renversées, que l'état intérieur et la psychologie de la nation elle-même.
    Document de première importance pour la compréhension du Québec récent, ce dialogue secret sur un rêve impossible mais qui refuse de s'effacer concerne tous ceux et celles qui ont encore le souci du Québec.

  • Comme tous les grands ministères, celui des Affaires Étrangères - le Quai d'Orsay - a été fortement marqué par les événements et les nécessités nouvelles et demeure auréolé de mystère dans son être comme dans sa finalité. Les auteurs ont bien voulu accepter de démonter les mécanismes et d'exposer le cheminement de la politique étrangère, depuis sa conception jusqu'à son accomplissement.

  • Journaliste et documentariste, Francine Pelletier a cofondé le magazine féministe La vie en rose. Nous sommes revenus avec elle sur son parcours journalistique et militant.

  • En couverture du numéro d'hiver de la revue Séquences figure The Twentieth Century, premier long métrage du canadien Matthew Rankin, connu pour ses nombreux courts-métrages et ses univers déjantés. Maxime Labrecque offre son point de vue critique et Jason Béliveau, nouveau rédacteur en chef de la revue, a rencontré le réalisateur. Retrouvez un portrait du cinéma hongkongais, un article soulignant le centième anniversaire du Cabinet du Docteur Caligari et dans la rubrique Gros Plans, des critiques des films Les misérables de Ladj Ly, The Irishman de Martin Scorsese et Parasite de Bong Joon-Ho. Ce numéro comprend aussi un hommage à Michèle Lagny, théoricienne et historienne du cinéma, et une toute nouvelle rubrique consacrée aux courts-métrages et plusieurs critiques brèves dont entre autres, Les Barbares de la Malbaie de Vincent Biron, Les fleurs oubliées d'André Forcier et Matthias et Maxime de Xavier Dolan.

  • Depuis la parution du précédent numéro d'Études françaises, des changements importants sont intervenus au sein de l'équipe de rédaction de la revue.

    En premier lieu, Brigitte Faivre-Duboz, secrétaire à la rédaction depuis janvier 2001, a quitté en février son poste pour occuper celui de coordonnatrice du Centre de recherche sur l'intermédialité, qui a son site à l'Université de Montréal mais regroupe des chercheurs de plusieurs institutions et disciplines. Si Études françaises a pu maintenir une qualité éditoriale et une efficacité de fonctionnement qui ont suscité des évaluations très positives de la revue ces années récentes, c'est en grande partie grâce au travail exemplaire et toujours aimable qu'a su accomplir Brigitte Faivre-Duboz durant la période où elle a rempli ses fonctions. L'équipe de la revue tient à la remercier et à lui souhaiter un grand succès au sein d'une équipe de recherche qui saura sûrement lui offrir des défis à la mesure de sa compétence et de ses talents.

  • De circonstance, ce numéro printanier de la revue Séquences s'inscrit sous le signe de la survie, en consacrant d'abord sept pages au film-événement Jusqu'au déclin, de Patrice Laliberté. Lisez entre autres une longue entrevue avec le réalisateur. Le film, un suspense sis dans un camp de survivalistes, est disponible sur la plateforme Netflix depuis le 27 mars. Deux autres pages sont ensuite consacrées au film de survie en tant que genre, de Deliverance de Boorman à Battle Royale, de Fukasaku. La revue présente aussi deux nouvelles sections, l'une qui offrira un survol d'un genre à travers un choix de films emblématiques (ici le giallo, par Pascal Grenier), l'autre, en dernière page, qui décortiquera une scène précise d'un film (ici La Notte d'Antonioni, par Yves Laberge). Comme d'habitude, retrouvez également plusieurs critiques de films récemment parus.

  • La tragédie de Lac-Mégantic a attiré l'attention générale sur le transport ferroviaire et ses dangers. D'aucuns se sont étonnés que le train passe si près du centre-ville. C'est pourtant la ville qui s'est construite autour de la voie ferrée et non l'inverse. Ce rajustement de perspective rappelle le rôle majeur joué par le train dans l'histoire du pays. Sans minimiser les conséquences dévastatrices du déraillement de l'été dernier, le dossier de printemps de Continuité fait acte de mémoire en explorant notre patrimoine ferroviaire, qu'il prenne la forme de véhicules conservés au musée, de gares transformées en centre d'interprétation, de construction de génie toujours en opération ou de tronçons de chemin de fer transformé en piste cyclable, par exemple.

  • « Bête du pouvoir. Bête tout court.

    Entre l'étreinte de la rue et la fièvre des cafés, à écrire, à lire, à peindre, à marcher, à vadrouiller, à parler avec mes enfants, mes amis, les corneilles et les petites bêtes autour de moi, j'ai espoir qu'un jour toute cette beauté l'emportera sur le pouvoir de la bêtise, en commençant par la mienne.

    Bras-dessus, bras-dessous, je respire mieux à nicher dans le maquis.

    [...] Sans autre exutoire que la marche, je parcours à pied les rues quiètes ou en retrait, les chemins de travers, les ruelles par lesquelles se succèdent les dérives vers d'autres cieux plus dégagés.

    Pas à pas, je marche à me narrer, à m'égarer, à m'ignorer, à me rapprocher du prochain jour à marcher.

    Je gîte en moi à marcher. »

  • Ce livre est l'aboutissement d'un questionnement sur l'art et la beauté que Pierre Raphaël Pelletier entretient depuis les années 1960. D'abord, à travers la lecture des philosophes, tels Héraclite, Hegel, Schiller ou Merleau-Ponty, qui ont été des repères importants dans le cheminement de sa pensée. Puis, comme créateur, en étant amené à réfléchir au sens de son travail et à fréquenter de nombreux artistes habités par les mêmes interrogations.
    C'est en situant sa démarche à la jonction de ces deux pôles - la réflexion et la pratique artistique - que Pierre Raphaël Pelletier se sent d'ailleurs autorisé à s'exprimer sur ce sujet. Pour lui, méditer sur l'art semblerait difficile sans être lui-même engagé dans la création. Le style de ce livre, plus près de la poésie que de l'essai, y fait d'ailleurs écho. La philosophie, cependant, n'est jamais très loin. « L'ombre d'Héraclite circule dans le texte », admet l'auteur avec un sourire.

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