Julie Beaulieu

  • Cet ouvrage invite à suivre au plus près les mouvements d'oscilla­tion de l'écriture de Marguerite Duras - d'un genre médiatique à l'autre - et les modulations d'une trame narrative présente d'une oeuvre à l'autre : la romance, la jeune fille et l'amant, le bal... La « nature indécise » de la langue durassienne est ici révélée, décor­tiquée, par une relecture attentive et enthousiaste de l'auteure. Celle-ci met au jour un aspect inexploré de l'esthétique de l'artiste en comparant un triple corpus (littérature, théâtre, cinéma) et se penche notamment sur les croisements entre poétique et politique dans leur relation à l'Histoire, ainsi que sur les aspects subversifs qui marquent l'entrécriture de Marguerite Duras.

  • Le numéro d'automne de Séquences met en couverture Juliette Gosselin et Émile Schneider, héros romantiques d'Embrasse-moi si tu m'aimes. Le film s'illustre dans la critique principale signée Luc Chaput, et Élie Castiel a également rencontré l'enfant terrible André Forcier. Autre entrevue de ce numéro : Aliocha Schneider, acteur du moment et à l'affiche du Closet Monster de Stephen Dunn. Des sorties récentes ou à venir (Juste la fin du monde, Notre petite soeur, Les Cowboys, The Neon Demon) se taillent une place de choix de la section Gros plan, suivies de recensions d'ouvrages consacrés à Todd Haynes ou Pedro Almodóvar. Malheureusement particulièrement fournie, la rubrique Salut l'artiste, dédiée aux disparus, renferme un hommage substantiel à Michael Cimino. Côté exposition, Julie Vaillancourt nous propose de faire vibrer notre fibre contestataire avec une visite virtuelle de 25 X la révolte d'Hugo Latulippe, présentée au Musée de la Civilisation de Québec jusqu'en mars prochain.

  • En couverture de ce numéro, nous découvrons le personnage de King Dave, nouveau film de Daniel Grou (qui délaisse, le temps d'un film, son pseudonyme Podz). Récit d'une simplicité ahurissante, ce plan-séquence de 90 minutes demeure une surprise estivale qui partagera sans doute la critique et le public par son je-m'en-foutisme, son ton bordélique, son refus de narration linéaire, ses erreurs assumées. La revue nous offre, en plus d'une analyse critique, une entrevue avec le réalisateur. Ailleurs dans ce numéro, des articles abordent Francofonia d'Alexandre Sokourov, documentaire offrant un regard fascinant sur l'histoire du Louvre sous l'occupation nazie, La loi du marché de Stéphane Brizé, qui a valu à Vincent Lindon le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2015, et Au-delà des montagnes du réalisateur Jia Zhangke, surnommé le Balzac chinois. Le dernier long métrage d'Emmanuelle Bercot, La tête haute, portrait minutieux du parcours d'un jeune délinquant, ainsi que la dernière oeuvre du grand Nanni Morretti, Mia madre, sont aussi à l'honneur dans ces pages.

  • Si l'on a longuement disserté sur le passage du littéraire au cinématographique, qu'en est-il exactement du passage du théâtre au cinéma? Avec pour objectif de mieux comprendre les processus d'appropriation et de recréation caractéristiques de l'adaptation de procédés théâtraux au cinéma, cette nouvelle parution d'Études littéraires transporte le lecteur dans des univers diversifiés, dévoilant toute la diversité des rapports entre les arts théâtral et cinématographique. Parmi les oeuvres à l'étude : L'esquive d'Abdellatif Kechiche dont le processus de scénarisation s'inspire d'une pièce de Marivaux; les films que Jean Cocteau a produits à partir de ses propres pièces de théâtre; Opening Night de John Cassavetes, qui « remédiatise » le fait dramatique; Dogville de Lars Von Trier, qui en appelle au genre théâtral sur le plan de la représentation spatio-temporelle et de l'intrigue; et plusieurs autres.

  • Dans son édition hivernale, l'équipe de la revue Séquences propose son palmarès des meilleurs films de 2020 auquel se greffent les palmarès personnels d'autres collaborateurs, collaboratrices et ami.e.s de la revue. Au sommaire, retrouvez des critiques des films Souterrain, My Salinger Year, La déesse des mouches à feu, Sibéria, Je m'appelle humain, Il n'y a pas de faux métier, Sin La Habana et Errance sans retour, ainsi que plusieurs recensions de livres sur le cinéma publiés récemment. Lisez aussi des entretiens avec Philippe Falardeau et Abel Ferrara. Le numéro se penche ensuite sur le genre de la comédie musicale, la représentation des Québécois dans le cinéma français et les monstres dans les franchises d'horreur américaines. La rubrique Hommage quant à elle, est consacrée à Sean Connery, premier interprète du célèbre James Bond, alors que sont aussi soulignées les carrières de feue Juliette Gréco et feu Michael Lonsdale. Du côté des festivals, lisez un retour sur l'édition 2020 des RIDM et du Filmfest Dresden.

  • En couverture du numéro d'automne de Séquences, Antigone de Sophie Deraspe. Élie Castiel s'est entretenu avec la cinéaste et Guilhem Caillard en signe le commentaire critique. La rubrique Gros Plan met de l'avant des critiques de Once Upon a Time... in Hollywood de Quentin Tarantino, The Death and Life of John F. Donovan de Xavier Dolan et The Last Black Man in San Francisco de Joe Talbot. Également au sommaire : une critique rétrospective de Easy Rider, un essai sur L'étranger de Luchino Visconti d'après le roman de Camus, un hommage à Jean-Claude Labrecque, de courtes critiques de plusieurs films récents dont Les drapeaux de papier, The Lion King et Marianne & Leonard : Words of Love, ainsi que de nombreuses recensions d'ouvrages sur le cinéma et une rubrique Salut l'artiste ! soulignant les décès du critique Freddy Buache, du réalisateur Jean-Pierre Mocky, de l'actrice Édith Scob et du réalisateur et scénariste Franco Zeffirelli.

empty