Lawrence Olivier

  • «En général, le langage et la parole ont pour enjeu de nouer des liens entre les hommes. Communiquer en résume la fonction vitale. Le langage est un médiateur puissant - le plus puissant sans doute - de la communication humaine. Cette conception n'est cependant que l'exigence d'une certaine expérience, certes la plus répandue, mais pas la seule.
    Le projet d'une sémiotique in-signe, une manière de " détruire " le langage, existe sous des formes variées, même si ce n'est pas sous celle d'un savoir institué. Des poètes, des " fous", se sont attaqués au langage pour le détruire, avant qu'ils ne le soient eux-mêmes par lui. De cette expérience nous gardons les traces d'un combat terrible et d'une défaite humiliante. Ils ne sont pas parvenus à détruire le langage, malgré une sagacité hors du commun face à lui. L'entreprise est apparue insensée car plusieurs y ont rencontré la mort. C'est dire que détruire n'est pas une de ces tâches dont on s'acquitte facilement : elle met en balance sa propre existence. Mais il y a au moins une autre expérience possible du langage, une expérience limite, celle de l'insensibilité, de l'insensé et de l'ignorance, qui reconduit le soi au bord de lui-même où il se dessaisit de ce qu'il vient de dire et met en question le pouvoir même d'énoncer. Le langage n'est, là, soumis à aucune exigence, n'étant porteur d'aucune médiation. Il n'est entremetteur de rien, ni échange réciproque ni arbitrage. La communication ne semble pas passer, la relation promise et espérée ne s'établit pas. On entre alors au coeur du langage, au plus profond de lui, là où il se refuse à lui-même. C'est cette expérience que nous allons privilégier dans l'étude de l'absurde.» (L.O.)


  • La pratique du bloc présente de grands atouts pour votre progression et le développement de votre explosivité.


    Apprenez avec ce livre à maîtriser chaque aspect de cette activité : maximiser le développement de la force, améliorer la technique, renforcer le gainage, gérer l'alimentation, mieux comprendre la fatigue...


    Grâce à 130 fiches pratiques accompagnées de conseils, de témoignages d'entraîneurs ou de grimpeurs professionnels, vous détiendrez toutes les clés pour exploiter au mieux l'escalade à bloc !

  • Ils sont partout : dans les journaux, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux, du matin au soir et du soir au matin, sur tous les tons et par tous les temps, ils débitent tous (à peu près) les mêmes poncifs tout en s'autofélicitant de briser des non-dits. Nouvel état des lieux des éditocrates français.
    Ils sont partout : dans les journaux, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux. Du matin au soir et du soir au matin, sur tous les tons et par tous les temps, ils débitent tous (à peu près) les mêmes poncifs en s'(auto)félicitant de lever les non-dits. Se flattant sur les plateaux de tenir un discours " incorrect ", ils accusent gravement leurs adversaires d'étouffer le " débat " par leur omniprésence...
    Publié en 2009, Les Éditocrates, ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi faisait le portrait savoureux de dix de ces prophètes des temps modernes. Près de dix ans plus tard, il était urgent de compléter la galerie.
    Car le cauchemar continue.
    Avec la prolifération des canaux de diffusion (chaînes de télé, Facebook, Twitter, etc.), la corporation éditocratique s'est partiellement renouvelée : elle s'est (légèrement) rajeunie et (un peu) féminisée. Mais surtout : elle s'est dangereusement radicalisée.
    L'éditocratie a toujours des avis sur (presque) tout. Mais, plus obsessionnelle que jamais, elle s'acharne sur celles et ceux qui ne lui ressemblent pas, et qui incarnent par conséquent le mal absolu : " le chômeur ", " le syndicaliste ", " le migrant ", " le musulman "...
    S'appuyant sur des démonstrations d'où le réel a été complètement banni, les éditocrates, toujours insensibles aux contestations citoyennes de leur magistère, continuent donc de fabriquer du consentement. Mais c'est avec une brutalité et un cynisme largement inédits qu'ils oeuvrent aujourd'hui au formatage des esprits.
    Jusqu'à quand ?

  • Nous naviguons dans un contexte social, économique, environnemental et sociétal complexe et changeant. C'est un challenge à la fois personnel et collectif de chaque instant. Comment maintenir une base stable permettant aux équipes d'agir, de progresser et de réussir ?Développer une forme de sérénité et accroître la puissance ainsi que la créativité collective est possible, en mettant en oeuvre des principes qui nous viennent d'une sagesse ancestrale : les « accords toltèques ». Cette approche multimillénaire trouve tout à fait sa place dans notre monde contemporain !Les auteurs nous montrent pourquoi et comment cette démarche d'équipe facilite l'émergence d'une intelligence collective, au profit de tous. Olivier Lecointre a, depuis 2009, intégré progressivement dans le quotidien de différentes équipes cette approche particulière et a priori étrangère au monde de l'entreprise que sont les accords toltèques, dans le but d'apporter plus de lumière, de confiance, de sérénité et de performance. Laurence Aubourg a, depuis 2005, intégré la « voie de la liberté personnelle » de la sagesse toltèque dans sa vie quotidienne et dans ses accompagnements professionnels. Leurs témoignages et leurs conseils pratiques vous proposent des clés pour explorer cette voie et mener votre propre projet de mise en place au sein de votre équipe.La nouvelle édition de ce livre intègre un large témoignage sur la création et la mise en mouvement d'une équipe fonctionnant au quotidien en intelligence collective, au sein d'un grand groupe industriel.

  • Entre 1900 et 1933 quarante journaux pour enfants voient le jour, au nombre desquels La Semaine de Suzette, l'Epatant, Fillette avec leurs héros phares, Bécassine, Les Pieds Nickelés et Lili. Les périodiques comme les "Livres Roses de la guerre" de Larousse alimentent une paralittérature de "bourrage de crâne". En effet, la déclaration de la guerre en août 1914 donne une inflexion patriotique à ces publications alors avant tout récréatives. Elles vont devenir des vecteurs idéologiques polémiques tant par leur contenu nationaliste que par la forme contestée.

  • Un tableau de Van Gogh est déniché dans une cave. Deux gravures de Picasso surgissent d'un cartable oublié. Un poème du XVIIIe siècle signé de l'Empereur de Chine dormait dans un tiroir. Un lot de vieilles photos s'est vendu un million d'euros...
    Les vingt-cinq histoires racontées dans ce livre sont toutes vraies ! Les propriétaires de ces objets, du jour au lendemain, ont trouvé fortune.
    Vite ! Fouillez vos placards ! Montez au grenier ! Il y a peut-être chez vous un trésor ignoré. La France en regorge.
    Dans un quatre mains joyeux et enlevé, Laurence Mouillefarine et Philippe Colin-Olivier signent avec Vous êtes riche sans le savoir une suite de récits rocambolesques où l'étonnement le dispute à la découverte et au rêve.

  • A une époque qui prône un retour aux valeurs de discipline et de solidarité, l'étude des enfants de troupe entend apporter un éclairage historique, littéraire et psychologique sur cette institution. Alors que les romans destinés à la jeunesse entre 1870 et 1918 édifient les enfants héros Bara ou Viala, la littérature testimoniale de la deuxième moitié du XXe siècle, relayée par le cinéma, bouscule l'image mythique du vaillant petit "Tambour d'Arcole" engagé à quinze ans dans les troupes bonapartistes.

  • Nous naviguons dans un contexte social, économique, environnemental et sociétal complexe et changeant. C'est un challenge à la fois personnel et collectif de chaque instant. Comment maintenir une base stable permettant aux équipes d'agir, de progresser et de réussir ?
    Développer une forme de sérénité et accroître la puissance ainsi que la créativité collective est possible, en mettant en oeuvre des principes qui nous viennent d'une sagesse ancestrale : les « principes toltèques ». Cette approche multimillénaire trouve tout à fait sa place dans notre monde contemporain !
    Les auteurs nous montrent pourquoi et comment cette démarche d'équipe facilite l'émergence d'une intelligence collective, au profit de tous. Olivier Lecointre a, depuis 2009, intégré progressivement dans le quotidien de différentes équipes cette approche particulière et a priori étrangère au monde de l'entreprise que sont les principes toltèques, dans le but d'apporter plus de lumière, de confiance, de sérénité et de performance. Laurence Aubourg a, depuis 2005, intégré la « voie de la liberté personnelle » de la sagesse toltèque dans sa vie quotidienne et dans ses accompagnements professionnels. Leurs témoignages et leurs conseils pratiques vous proposent des clés pour explorer cette voie et mener votre propre projet de mise en place au sein de votre équipe.
    La nouvelle édition de ce livre intègre un large témoignage sur la création et la mise en mouvement d'une équipe fonctionnant au quotidien en intelligence collective, au sein d'un grand groupe industriel.

  • Par-delà les effets de mode et les motifs politiques qui ont pu aider ou nuire à sa réception, l'oeuvre de Gilles Deleuze semble plus que jamais mobilisée et retravaillée dans des domaines étonnamment divers de la pensée contemporaine. Notre ouvrage s'inscrit dans ce contexte vivant par une série d'études et de dialogues critiques centrés sur trois aspects fondamentaux : les propositions deleuziennes pour une philosophie de la nature, ses propositions sur le statut et le propre de la pensée et, enfin, les horizons politiques d'une oeuvre protéiforme. Trois aspects par lesquels cet esprit classique qu'était aussi Deleuze retrouvait peu ou prou la tripartition stoïcienne de la philosophie. Mais trois aspects désormais traversés par une même intuition et une même visée : l'élaboration systématique de cette pensée de la différence qui hante notre époque.

  • L'humour coïncide d'ordinaire avec les champs de significations de la gaieté, du divertissement, de la liberté et de la cohésion sociale. Sous ce vernis candide et conciliateur, l'humour est pourtant loin d'être une activité humaine dénuée de violence. Alors que certaines productions humoristiques (plaisanteries quotidiennes, stand-up, films, etc.) portent avec elles une violence aisément (re)connaissable, d'autres en couvent une qui se révèle être beaucoup plus subtile, qu'on peine à discerner. À plus forte raison, cette subtilité s'accompagne souvent d'une banalisation des grands systèmes de domination symbolique comme le racisme, l'homophobie, le sexisme, la transphobie, le capacitisme et plus largement le dédain pour les classes populaires. L'imperceptibilité de cette violence liée aux systèmes de domination est parfois telle qu'elle (pré)dispose certains groupes à en user, (re)produisant par cela les conditions de leur propre marginalisation et/ou minorisation. Ce phénomène, Pierre Bourdieu l'a nommé « violence symbolique ». En adoptant cette notion comme outil de travail, et en la revisitant, ce collectif examine les parts sombres de l'humour, sans pour autant négliger sa puissance critique. Composé de réflexions théoriques et d'études de cas, cet ouvrage a pour but de rendre plus perceptibles ces liens qui unissent humour et violence qu'on peine encore aujourd'hui à discerner.
    Julie Dufort enseigne la science politique au collège André-Grasset et à l'École nationale de l'humour.
    Professeur au département de science politique de l'UQAM, Lawrence Olivier enseigne la méthodologie et la pensée politique.
    Martin Roy est candidat au doctorat en cotutelle internationale de thèse à l'Université d'Ottawa et à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris.

  • Dedicated to SiC-based 1D nanostructures, this book explains the properties and different growth methods of these nanostructures. It details carburization of silicon nanowires, a growth process for obtaining original Si-SiC core-shell nanowires and SiC nanotubes of high crystalline quality, thanks to the control of the siliconout-diffusion. The potential applications of these particular nano-objects is also discussed, with regards to their eventual integration in biology, energy and electronics.

  • Le Répertoire des villes disparues constitue un inventaire de moments limites d'usure, de dépossession, d'échec. La communication, qui jusque-là ne tenait qu'à un fil, se rompt ; les jours et les semaines perdent peu à peu leur sens, la confiance se désagrège. Ces dégâts n'apparaissent pas toujours, ils sont rarement spectaculaires.
    Actes manqués, coupures de journaux, renoncements : au fil des mois rien ne se résout, rien ne se recolle. Autour de nous la vie n'arrête pas de s'effriter, de nous malmener ou de nous pousser à l'extrême bord de nous-mêmes.
    À la fois aimant et inquiétant, le Répertoire des villes disparues se présente comme un catalogue de ces violences quotidiennes et secrètes.
    L.O.

  • -> Dossier : La nostalgie du roi La monarchie, figure symbolique ou figure gouvernante par Philippe Raynaud Philippe Raynaud analyse les ressorts qui font aujourd'hui vivre le système monarchique dans les pays européens. L'institution royale s'inscrit dans une continuité. La réinstallation du roi en France paraît de ce fait peu probable pour l'historien. Emmanuel Le Roy Ladurie : « La France a réussi une synthèse entre les deux traditions nationales » De Hugues Capet à Louis Philippe, l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie nous présente les rois qui ont construit l' É tat moderne tel qu'il subsiste encore au XXI e siècle. De la monarchie absolue à la monarchie impossible par Jean-Christian Petitfils L' É tat français moderne naît au lendemain des guerres de religions, affirme l'historien Jean-Christian Petitfils. Son émergence correspond à l'instauration de l'absolutisme. La « monarchie républicaine », une vieille tradition française ? par Jacques de Saint Victor L'histoire républicaine a, en France, de profondes racines. Les premières tentatives politiques pour contrebalancer la puissance royale date du Moyen Âge. Le drame des premières dames françaises par Stéphane Bern À la différence de certaines reines, qui jouèrent en France un rôle politique majeur, les premières dames de la V e République ont beaucoup de mal à s'imposer. Stéphane Bern explique pourquoi. Et aussi Sébastien Lapaque, Robert Kopp, François-Marin Fleutot, Jean-Pierre Naugrette et Marin de Viry. -> Littérature Inédit. Camille Laurens : Vaine Camille Laurens se souvient d'une rencontre avec l'artiste ORLAN. Son texte drôle et triste raconte l'abandon, le féminisme, la difficulté à communiquer. Extrait. Frédéric Mitterrand : Milada En novembre paraîtra aux éditions Robert Laffont Mes regrets sont des remords . La Revue des Deux Mondes publie, en avant-première, un extrait. Extrait. Jean Clair : « Les oeufs d'or. Journal » -> Études, reportages, réflexions Extrait. Régis Debray : « Que faut-il entendre par sacré ? » Régis Debray poursuit sa réflexion sur la place de la transcendance et des croyances dans notre société moderne. En exclusivité, un extrait de son nouvel ouvrage, Allons aux faits. Croyances historiques, réalités religieuses (Gallimard/France-culture)

  • Puisque l'humour semble si ordinaire - tout le monde rit et peut faire rire - il n'est généralement pas perçu comme un objet de recherche en science politique. Pourtant, quand l'on s'y attarde, les liens qui unissent le politique et l'humour saisissent par leur complexité. Pour certains, l'humour endort les foules et évite le politique par son cynisme inhérent. Pour d'autres, le rire est nécessairement politique par ses fonctions subversives et conservatrices.

    Il peut parodier le pouvoir en place tout comme pousser les gens à entrer dans la norme par la crainte qu'il inspire. Ce collectif est issu d'un désir partagé entre chercheurs de disséquer l'humour (satire, parodie ironie, comédie, etc.) et ses entrailles politiques. Il fait suite à un premier atelier de recherche, «L'humour comme la continuation de la politique par d'autres moyens», organisé à l'UQAM en 2012.

  • Qu'est-ce que l'épistémologie et quelle est son utilité en science politique? La science politique peut-elle nous expliquer le comment et les raisons qui ont causé un événement? Peut-elle permettre de trouver des solutions pour améliorer une situation? Voilà les questions auxquelles les auteurs de ce livre tentent de répondre. Ils nous permettent de constater toute l'importance accordée à la pratique épistémologique dans la quête d'une compréhension du monde politique qui nous entoure et de nous interroger sur le rôle du savoir dans la construction d'un ordre social.

  • Sans négliger la place de la méthodologie (collecte des données, outils et techniques d´analyse, etc.) dans la recherche en sciences humaines, il faut toutefois admettre que ce sont l´argumentation et la rhétorique qui prédominent à l´étape de la rédaction.

    Toute recherche veut démontrer ou faire admettre une thèse. Pour ce faire, il ne suffit pas d´accoler bout à bout les données empiriques, comme il ne suffit pas d´étaler sur une table des bleuets, de la farine, du sucre et du beurre pour prétendre qu´il s´agit là d´une tarte aux bleuets. Chaque argument doit s´enchaîner selon un ordre logique pour en arriver à présenter un énoncé vrai ou vraisemblable.

    S´adressant aux étudiants des cycles supérieurs, Argumenter son mémoire ou sa thèse explique comment bâtir une structure argumentative qui respecte les liens de nécessité unissant les arguments entre eux, tout en établissant une hiérarchisation entre les énoncés. L´ouvrage recense également les divers procédés rhétoriques qui, utilisés à bon escient, consolident la communication et engagent l´adhésion des pairs à la thèse.

  • Cet ouvrage réunit les principales contributions des intervenants du colloque international « L'idée sportive, l'idée olympique : quelles réalités au xxie siècle ? », qui s'est tenu à Dunkerque les 18 et 19 mai 2012. Conjointement organisé par le Cercle Bernard Jeu (CBJ), l'équipe de Recherche Septentrionale Sport et Société (ER3S, EA 4110), le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), l'Académie Nationale Olympique (ANOF), le Comité Régional Olympique et Sportif Nord - Pas-de- Calais (CROS) et le Syndicat Mixte de la Côte d'Opale (SMCO), il avait pour ambition, à quelques semaines des Jeux olympiques de Londres, d'inviter universitaires, dirigeants et praticiens du sport à une réflexion sereine sur les évolutions contemporaines du sport et de l'olympisme, à partir d'une ré-interrogation de la notion d'« idée olympique » (empruntée à Bernard Jeu) et des éléments qui fondent sa longévité et sa vitalité contemporaines.

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